UCOI : la mondialisation en débat

L’université aborde le thème de la résistance au changements dû aux technologies de l’information, forme de résistance à la mondialisation.

Si la résistance s’organise, c’est peut-être que cela va trop vite…
Michel Carpentier rappelle que si la société de l’information va aussi vite, c’est qu’elle essaie de se hisser au niveau de la société économique qui s’est mondialisée grâce à ces technologies. La faiblesse de la démocratie élective conduit à l’apparition d’ONG qui luttent contre les effets. Le premier facteur de résistance vient de la télévision, il suffit d’observer ce qui se passe dans les grands centres de production de contenus. L’autre point est la masse des capitaux, qui est de 150.000 milliards de dollar US, qui fait des bonds mais seulement où cela rapporte en terme de société de l’information. En revanche, Jeanne Razanamanana, chercheur à l’Université de Madagascar, rappelle que dans ce type de pays, l’accès est fondamental et donc, on fait tous les efforts pour cela. Elle collecte les informations orales et elle les regroupe sur un site pour les rendre accessibles. Le point est de savoir ce que l’on peut faire évoluer dans la société malgache face à cette mondialisation.

Mondialisation : la naissance des frustations …

Eric Favey, secrétaire général, pense que le problème n’est pas technologique, et assez peu économique, mais essentiellement culturel. Les effets paradoxaux et contradictoires de ces technologies sont clairs. Il y a des gens plus nombreux et plus mobiles et qui profitent de cette société de l’information. En parallèle, il y a des hommes qui sont quasiment assignés à résidence. La création de la frustration est un des éléments de cette société. La télévision, comme le message SMS sur son mobile créé soit des sociétés de repli ou d’exclusion, soit des révoltes. En effet, si un adolescent connaît l’existence d’un scooter, il en aura peut-être envie, même s’il ne peut se le payer. La question serait alors d’utiliser les effets positifs de la société de l’information. Ce débat n’est plus nord-sud, car il y a des frustrés et exclus dans les pays du nord.

Ainsi est posé la question : qu’elle société de l’information voulons-nous?
Conclusion.

Elle est unanime, il ne faut pas résister.

Texte publié de la lettre de Bruno Salgues numéro 7 publié le 31 mai 2002

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