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Dans une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006, Michel Serres a présenté son projet WAFER. Michel Serres par de l’idée de Nation,

L’idéal de « Nation »

Pour Michel Serres, personne ne pouvait penser le monde que par l’idée d’un regroupement de nation, d’où l’idéal qui a créé l’ONU, et ses satellites UNICEF, …Ses organismes ont inclus se mot dans leur nom et en use, pour ne pas dire en abuse. Ils sont fondés sur les nations. Nation vient de « natus », être né, une nation est un regroupement d’humains déjà nés. Michel Serres rappelle que le couple (nature, culture) est fait pour être séparé, or ces domaines sont globaux. Michel Serres propose de le remplacer par le couple (nature, nation). Le mot culture a été inventé par les allemands dans le XIX siècle alors que la nation est très ancienne.
Nation versus Nature

La nation, le regroupement de ceux qui sont déjà nés, peuvent ainsi mettre en place une politique humaine qui rassemble toujours des gens déjà nés et c’est sur ce point que Michel Serres pose une contradiction. La « Natura » représente les choses futures, les choses à naître. Passer de la nation à la nature impose selon Michel Serres de passer d’un sujet collectif tourner vers l’histoire vers des choses à naître. Avec l’usage de ces termes, il faut alors se projeter comme une forme de dynamique. Celle-ci doit poser la manière de penser la naissance, car la nation pose le problème de la temporalité, elle regroupe des hommes. Michel Serres rappelle que la « familia » intègre les humains dans les éléments de la nature.

La conscience écologique

Les notions d’écologie sont apparus en 1866 en Allemagne, en 1852 aux Usa. L’écologie est une discipline scientifique de l’étude de vivants interagissants. Face à un ensemble considérable d’êtres vivants, l’écologie est un concert complexe de discipline allant des mathématiques à des applications. L’écologie prend le sens d’une déontologie, il s’agit de viser la répercussion sur l’environnement de la présence de l’homme.

Le contrat naturel

Michel Serres insiste sur la nécessité d’un contrat naturel, ce contrat naturel traite d’un droit spécifique : qui a le droit de devenir sujets de droits ? Pendant longtemps, la notion de sujet de droits excluait les pauvres, les misérables et les non-instruits. L’histoire du droit explique l’extension de la notion de sujet de droits. Rappelons que l’universalité en France était male seulement jusqu’en 1946. Michel Serres propose d’élargir cette notion de telle façon que la nature devienne des sujets de droits. Pour lui, le « contrat naturel », c’est d’avoir des « contrats » entre les humains entre eux et avec la nature.

Du droit au contrat naturel

Le droit romain pour les latins oppose famille et nation. Le nouveau contrat est lié à l’agriculture. Il est passé d’un héritage de concept appris l’école. La nation ne comprend qu’exclusivement homme femme, enfant. La famille associe la lignée humaine, mais aussi tous les animaux de la ferme, de l’environnement, des objets techniques. La politique avait oublié cela, selon Michel Serres, le contrat naturel veut s’intégrer dans le concept de nation mais veux intégrer la nature comme celui de famille.

Le droit romain s’oppose au droit anglo-saxon qui est procédural et va intégrer plus facilement l’environnement. Les risques encourus nous mettent en face de détails nouveaux. Avec cette forme de droit, la science a éliminé le concept de nature. Il a même été transformé en allégorie. « La nature est en hayon », affirme Michel Serres.

La nature reprend ses droits

L’effet de retour imprévu du rassemblement de la nature attaque l’homme et son droit. Tsunami, tremblement de terre, tempêtes, en sont des exemples. La nature se lève dans notre dos. L’homme note la puissance d’une nature dont on ne se doutait pas, car on pensait que la science avait tout résolu. L’histoire des sciences, des techniques a réduit la classe des choses sur lesquelles on pouvait intervenir. L’homme intervient sur de plus sur de choses qu’il ne maîtrisait pas avant. Mais la nature se rebiffe. Michel Serres observe qu’un nouveau concept de nature émerge. L’intervention technicienne est si forte qu’elle réveille des « choses » sur lesquelles l’homme ne pouvait pas intervenir. La nature est ce qui va naître demain, c’est une intégrale des risques historiques, une sommes de force qui reconstitue la force vive de nos actions.

Vers le WAFER

Michel Serres explique que nous vivons actuellement dans le réseau exclusif des relations humaines. La politique ne fonctionnait que dans la cité. Les hommes sont devenus idéalistes. Selon Michel Serres, il n’y a plus que des collectifs humains informe. Nos démocraties sont caractérisés par l’exclusion des sciences dures, l’homme politique est un « non-physicien »
, « non-biologiste », il est donc exclus de cette compréhension de la nature. C’est pourquoi Michel Serres propose de réfondre les institutions internationales et d’en créer de nouvelles ou entrerait l’association des humains et des objets de la nature. Il soutient une approche « Wafer » water (eau), air, fire (feu), earth(terre) et real (vivant).