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Nikhil Seth, directeur à l’ONU, aime faire des commentaires sur la place de la technologie. Il s’intéresse à la complexité et au paradoxe de la connectivité. Nikhil Seth rêve que les hommes puissent définir une politique de la technologie qui ait un véritable impact sur la qualité de la vie. Actuellement, à peine un peu moins de la moitié des humains, soit 3 milliards de personnes vivent dans les villes et il est facile d’observer le manque de communication entre les humains.

 

Les limites des interactions dans les villes

 

Pour Nikhil Seth, ce n’est pas par ce que l’on dispose d’un ordinateur, d’un téléphone mobile, d’un blackberry que l’homme est mieux connecté. Les équipements ne favorisent pas les relations sociales. Ce n’est pas seulement la capacité de connexion mais la qualité de la connexion et la possibilité de construire des relations humaines qui est important.

 

Plus l’urbanisation est importante, plus les hommes et les femmes sont coupés des relations et donc de la vie, la vraie, selon Sergei Kambalov. Nikhil Seth fait une remarque de bon sens. Il faut noter que le phénomène urbain a éloigné « temporellement » les parents et amis. La personne âgée est loin de ses enfants et les outils de communication n’ont pas permis d’améliorer la situation.

 

La technologie est source d’exclusion

 

Sergei Kambalov, chef de la branche de support et de coordination de l’ECOSOC de l’ONU estime que le coupable de la situation actuelle n’est pas la mondialisation mais les technologies, en particulier celles de la communication et de l’information. Elle créé des exclusions, qui dépassent celles provenant du niveau de ressources financières.

 

La société est vieillissante

 

Pour Mrs Axumite Gebre-Egziabher, Directrice de « Human Settlements Program » à l’ONU, les possibilités apportées par la médecine permettent de vivre plus longtemps. Cette discipline est avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication les « magnets of hope » (littéralement aimants d’espoir) de la civilisation vieillissante. Les parents de plus en plus âgés qui ne vivent plus près de leurs enfants posent des problèmes. Peut-on résoudre les problèmes par les technologies de l’information ? Pas seulement répond-t-elle. 

 

Aleksandar Zeljic, designer en chef chez Gensler Inc, évoque son expérience actuelle qui se centre sur une étude sur le processus de vieillissement. Pour lui, il faut ré-inventer la notion de vie pour la société vieillissante. En effet, l’aspect social de la vie est très important. La communication et l’intégration sociale sont l’essence même de cette nouvelle société.

 

La promotion des « fellow feeling »

 

Fellow feeling se traduirait littéralement par « sentiment de camaraderie ». Il s’agit là de développer des outils qui mettent en relation. Ils ne doivent pas se limiter au site de rencontre (dans le sens pour former des couples), qui existent déjà, mais de mettre en œuvre des outils de télécommunication qui ont un rôle dans la santé et dans la réduction des détresses humaines. Pour l’essentiel, faisons en sorte que les hommes et les femmes communiquent entre eux.

 

L’objectif est d’améliorer la qualité de la vie

 

Axumite Gebre-Egziabher estime que ces technologies vont contribuer aux améliorations nécessaires. Les populations de plus en plus vieillissantes veulent vivre dans une maison saine, avec de l’ « happiness ». La ville doit avoir des lieux inclusifs. Il ne faut donc pas construire, dans les villes, des forteresses sécuritaires qui deviennent des sources d’exclusion.

 

Sergei Kambalov se pose la question suivante. Commet atténuer les conséquences négatives ?

Ce qui divise le monde c’est le fossé obscène entre les ressources et la réalité sur le terrain. La question devient. Comment combler le fossé avec ceux qui vivent dans des conditions inhumaines ?

 

Pour Sergei Kambalov, il faut que les gouvernement sachent sur ce qu’il faut faire ? Ce qui pose une autre question. Comment travailler ensemble pour atteindre des objectifs ?

Quand on veut combattre, « on donne pas de coup avec la main ouverte, mais avec le poing », il veut utiliser cette analogie pour construire de nouveau plan. Les programmes de développement ne doivent pas travailler avec « une main ouverte », il convient de frapper ensemble, de façon coordonnée.

 

Les technologies ont, donc un challenge à relever. Il faut créer des conditions de vie meilleure. Pour cela les technologies doivent offrir la possibilité de créer ou de recréer des liens. Il en découle que des plans d’action et des politiques sont nécessaires pour aller dans ce sens. La formulation de celle-ci doit permettre d’abord d’améliorer la qualité de la vie.

 

Source : Réunion organisé le 9 février 2007 par l’International Council for Caring Communities (ICCC)