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Dans une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006, Mathis Wackernagel du “Global footprint network” ou GFN parle du rêve du développement durable. Le calcul est simple, un homme dispose de 1,8 ha de terre productive par personne. C’est le résultat de la division de la surface utile de la terre par le nombre d’être humain. Le développement est possible dans cette boite seulement. Mais, il faudrait aussitôt ajouter que seulement 22% de la planète est productive sur le plan biologique.

Le réseau GFN cherche à mesurer notre « Ecological Footprint » ou empreinte écologique.
Combien la nature nous donne-t-elle et combien de nature utilisons nous ? Telle est la question. Cette vision est strictement physique et se fonde sur le modèle du métabolisme. Pour simplifier, qu’est ce que nous prenons et qu’est ce nous rejetons (déchets). Une question supplémentaire se pose. Faut il laisser une part pour les autres espèces ? 50% ?

Le calcul de l’empreinte consiste à évaluer la demande humaine et de la comparer aux ressources. Le monde est dans la surexploitation depuis les années 90. Mathis Wackernagel propose quelques chiffres. Globalement, il faut 1an et 3 mois pour régénérer ce que nous consommons en 1 an. L’Europe utilise plus de 2 « Europes ».
Trois critiques sont possibles. Parmi celle-ci, il est souvent affirmé que cette approche est un calcul, elle ne serait pas performante ni pertinente pour les questions du développement durable. Ainsi, ce serait une mauvaise réponse à une bonne question. Une deuxième critique provient du fait qu’il existe de créditeurs écologiques et des débiteurs écologiques, et que donc, cela pousserait à utiliser une utilisation extrême du marché. Enfin, dans bien des pays, il y a des contraintes dans les limites de la biocapacité. Les résultats vont être influencés par les changements climatiques.

Il faudra, donc, examiner les actifs naturels. Comment vivre tous sur le bien être avec aussi peu de ressources ? Tel est la question fondamentale. Il faut d’abord ralentir nos consommations de ce qui ne peut se régénérer que très lentement. Ensuite, il faut arrêter de parler de pays en développement et développés, mais de créditeurs et de débiteurs en terme écologique.

Source :

www.footprintnetwork.org