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L’AFORS enfonce le clou à la suite de la publication du rapport de l’IDATE. Le rapport de l’IDATE, sur l’étude du Très Haut Débit en France avait été commandée par le Ministère des Finances.

L’étude de l’IDATE

Comme d’habitude, l’IDATE fait un rapport nuancé en affirmant que la France n’a pas encore pris de retard dans le déploiement de solutions Très Haut Débit (+ de 20 Mbps/s). Je suis tout sourire, seul quelques lieux comme Castres, Besançon et Pau sont réellement couverts. A Shentzen, où je suis actuellement, le haut débit est desservi à environ 11 millions d’habitants.

La qualité de la boucle locale de cuivre en France serait à l’origine du développement vertueux de l’ADSL. Selon ce rapport cette technologie permettrait en effet de satisfaire la demande actuelle de débits des particuliers. Or ceci est faux, j’ai dix fois plus de débit dans ma chambre d’hôtel qu’à la maison. Les coupures de liaisons sont multiples en France… L’IDATE ne veut vraiment pas se fâcher avec ses clients.

Au USA par exemple, la vétusté des lignes et leur longueur n’ont pas permis au DSL de pleinement se développer. Je ris, ou plutôt je suis attristé. Le câble, les solutions radios MMDS apportent du haut débit là où on en a besoin. Le WiFI y a été installé dans des villes entières….

Quant aux grandes entreprises, elles seraient, soit déjà desservies par les boucles optiques des opérateurs alternatifs ou par celles de l’opérateur historique, soit en voie de l’être. Là je pense que l’on se moque. Une entreprise située à Montmirail dépose un dossier à la DATAR pour construire elle-même sont réseaux à haut débit. Telle autre à Prades désespère…

Le commentaire de l’AFORS

« Toutefois, la croissance des débits offerts au client final est une tendance de fond inéluctable qu’il faut favoriser par le déploiement progressif de la fibre – seul support pérenne du développement Très Haut Débit – au plus près de l’abonné (FTTH). Or, l’essentiel du coût d’un déploiement FTTH, qui ne réutiliserait pas les infrastructures existantes, réside dans le génie civil (60 à 70%) et la partie passive des réseaux. Economiquement, il serait absurde de dupliquer sur un même territoire cet investissement qui, du reste, ne pourrait pas être amorti à des tarifs abordables pour le consommateur. La mutualisation du réseau d’accès dans sa partie passive, c’est-à-dire génie civil ou fibres noires, est donc clef pour le développement d’offres de THD innovantes et plurielles, dont la partie active des réseaux est le support. Le support de cette mutualisation peut être les infrastructures de collectivités dans le cadre du déploiement de réseaux neutres et ouverts là où il n’existe pas d’infrastructure alternative et plus généralement l’utilisation des infrastructures passives de France Télécom, dans des conditions réglementaires, économiques et opérationnelles qui, tout en ne pénalisant pas ses efforts d’investissement, permettent aux opérateurs tiers d’investir dans les équipements actifs des réseaux et de développer leurs propres offres de THD, au bénéfice du consommateur. »

Mes commentaires….

Voila ce que j’aime, mais pourquoi faut-il commander un rapport à l’IDATE pour retrouver des choix stratégiques que j’avais personnellement formulés il y a 8 ans. C’est pour cela que j’avais participé au déploiement de réseaux à haut débit avec mes amis Castrais ou plus récemment en Wimax à Sillé le Guillaume…. Mais on a pris 8 ans de retard …

Ne vaudrait-il pas mieux s’appuyer sur les spécialistes des écoles des télécommunications qui dépendent du Ministère. En période de restriction budgétaire, je ne suis pas sûr que de tels rapports soient pertinents mais, je salue, en revanche, le coup de lucidité de l’AFORS

Contact AFORS Télécom

Katia Duhamel : + 33 1 56 88 14 01, Kduhamel@aforstelecom.fr, Site web : www.aforstelecom.fr