Sélectionner une page

Pour Corinne Pelluchon, il est difficile d’être informé sur les nanotechnologies et donc de les comprendre. Pour aboutir à des décisions, il faudra donc faire des efforts. Etienne Klein en convient. Peu de français connaissent les nanosciences et ce n’est pas aux scientifiques de juger les normes du futur, c’est au monde social et, c’est bien là que sont les difficultés.

Comment nous projetons-nous dans l’avenir ? Ou quel type de monde construisons-nous ? Telle serait la question qui permettrait au public de s’informer sur ces technologies. Pour Jean Claude Anseilem, ce n’est pas original, c’est la même chose que d’autres progrès scientifiques.

La question de l’information est cruciale car nous sommes dans le domaine de la recherche. Pour Etienne Klein « Quand la recherche ne promet pas d’applications, elle est vue comme une danseuse, quand elle a des applications, elle est considérée comme source de tous les maux ». Il faudra se rendre compte que « Faire des savoirs a de la valeur ».

Dans le cadre de cette nécessaire information, Corinne Pelluchon pose la question d’un droit qui sert à gérer le désordre et qui doit servir pour les nanotechnologies, alors que la réflexion sur les biens propres, (en particulier la connaissance), est plus avancée. Une réflexion sur les biens externes conduit à réfléchir sur le contexte social, question que l’on ne pose pas toujours. Les textes d’intellectuels et les outils ne sont pas suivis d’effets ou d’actions, ce qui génère la situation actuelle et en particulier les attentes sans lendemain de solutions facilement explicables.

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France