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Quel avenir de l’espèce humaine ? Telle est la question posée par Souleman Bachir Diagne, philosophe, lors d’une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006.

Pour Souleman Bachir Diagne, il nous faut apprendre une cosmologie de l’émergence, ce qui correspond à une notion d’un cosmos continûment émergeant. Celle-ci pourra nous enseigner une terre totale comprenant humanité et nature. Il en découle que c’est nécessairement dans le contrat interhumain que ce pacte puisse être établi. Le pacte écologique sera donc « interhumain ».

Le philosophe nous propose de « penser une cosmologie de l’émergence ». Il se réfère à la pensée du père Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955). Par ce que les fondamentalismes religieux tentent de prendre le pouvoir, il faut repenser les théories et les systèmes. L’homme est dans une double contrainte : celle d’être capable de voir dans l’espace temps biologique et d’être capable de ne rien voir autour de soi.

Pour Souleman Bachir Diagne, il faut partir à l’assaut de personnes qui se proclament pluralistes mais qui font le récit du créationnisme. En effet, cette forme d’obscurantisme se présente comme une post-modernité. Le philosophe se déclare donc totalement opposé à ce qu’il nomme le « recyclage post moderne ». Pour lui, il est nécessaire que la théorie de l’évolution devienne un moyen de pensée. C’est la première condition de cette éthique. A quoi bon s’investir dans l’environnement, si on s’inscrit dans la fin du monde, mais ce monde fini pas dans l’espace, mais dans le temps. La condition pour disposer d’une réflexion utile sur l’environnement est de disposer d’un monde temporellement infinie. Il rappelle que le père jésuite a principalement enseigné que l’évolution est le sens de la vie.

Pensons donc à une cosmologie de l’émergence !