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Peut-on aider la nature avec le progrès technique ? Telle est la question posée au cours d’une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006. La complexité de la nature rend cette question importante. Une question pas simple. Notre flair naturel nous conduit à penser que la technologie peut aider. Mais, cela revient à traiter notre planète comme un monde menacé auquel la technologie pourrait apporter des solutions.

Dominique Voinet souligne le paradoxe entre une réelle méfiance dans les technologies (OGM, nanotechnologies, ….) et l’immense espoir porté en elle. Que vaut-il mieux : la pilule contre l’obésité ou un bon équilibre alimentaire ? Tel est selon elle la vraie question politique. Des efforts sont possibles. Par exemple, avec nos technologies actuelles et au Pays-bas, il a été calculé que l’on pourrait aller vers un équilibre entre 30 et 50 ans si des mesures incluant une gestion correcte des matériaux étaient prises et respectées.

Pour Dominique Voinet, il existe beaucoup de façon de faire l’inventaire des menaces. Canicule, tempête, cyclone appartiennent aux flux réguliers de nos informations. Des dizaines de millions de « réfugiés climatiques » commencent à être recensés. Quelques facteurs limitants existent pour l’eau, les ressources énergétiques, mais pour elle, nous dépensons sans regarder. La militante écologiste fustige la doctrine du productivisme, qui conduit à gaspiller le monde.

Les désastres naturels ne sont pas une illusion. La tendance est à l’augmentation. Le nombre d’événement a été multiplié de 2,3 entre les années 60 et les années 90, les coûts économiques par 7 et la valeur des pertes assurés par 15,7. Les désastres naturels deviennent une vraie question économique.

Face à cette situation, le « Hyogo framework for Action » a été adopté en 2005 par 168 gouvernements, à la suite d’une conférence dans cette ville japonaise, qui a eu lieu du 17 au 22 janvier. L’idée qui sous-tend ce document est celle de la réduction des risques. Ce texte propose le développement d’une culture de la prévision. Elle consiste dans la construction d’institutions adaptées, dans l’identification des risques. En terme plus pragmatique, il est proposé de construire des bâtiments plus résistants (écoles, hôpitaux, maisons, …), de développer des zones tampons protectrices de récifs, mangroves, qui avaient été détruits et de développer des systèmes de pré-alertes.

Pour connaître et comprendre le « Hyogo framework for Action » :

www.unisdr.org