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Dans une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006, Francis Hallé essaye de poser la question de la diversité biologique. La question d’actualité consiste à savoir si la diversité biologique résistera à la destruction des forêts tropicales. Dans la réalité, la forêt est une altérité par rapport à l’espèce humaine. Les tentatives de mise au pas de la foret tropicale n’est pas pour nous, en effet, il est très difficile de la pénétrer sans la détruire. Mais c’est aussi la qu’il y a le plus de diversité biologique. Il en découle que la disparition de la diversité biologique est trop grave.

Michel Loreau, (Université McGill, Montréal) estime que le monde est peuplé entre 5 et 100 millions d’espèces. A cette diversité des espèces, il faut aussi compter avec la diversité des gènes, mais aussi la multiplication des interactions écologiques ainsi que celles des écosystèmes.

La biodiversité est liée à l’age de la terre, elle est âgée d’environ 4 milliards d’années. Le taux d’extension des espèces est de 100 à 1000 fois que les taux de base du passé, mais il est possible aussi de mesurer le déclin des populations, celle-ci ne se ralentit pas malgré les mesures. Une perte de biodiversité est irréversible.

Quatre perspectives sont possibles, la perspective esthétique consiste dans un inventaire des valeurs à respecter, la perspective culturelle est fondée sur l’héritage naturel, la perspective économique est liée aux biens produits, aux sources d’innovation, enfin, la perspective écologique se fonde sur le support écologique d’un processus nécessaire à la survie de l’homme.

L’importance de la diversité verticale est liée aux biosystèmes. C’est important car ils agissent sur la chaîne alimentaire. Hector dans un article de Science en 1999 a montré que les prairies qui ont le plus de diversité produisent plus de biomasse. Autre exemple, Zhu, dans Nature (406, en 2000) a mélangé une variété de riz plus productive mais attaqué par un champignon, avec une variété moins productive, ce qui a permis une amélioration. Ostfeld et Keesing (conserv biol en 2000) ont montré que la transmission de la maladie de Lyme est limitée par une diversité plus grande car sinon elle passe directement des souris à l’homme. Dernier exemple, le déclin des espèces pollinisatrices oblige un remplacement par l’homme.

L’ensemble de l’impact de la diversité a été résumé par l’étude du « Milenium ecosystem assesment » qui est aujourd’hui donc le texte de référence…