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Disposer d’eau pour tous est un vrai problème pour l’humanité, mais les spécialistes dans leur ensemble limitent l’importance de celui-ci. Cette question a été abordée au cours dans une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006. Pour Asit K Biswas, il n’y a pas de crise mondiale de l’eau. De même, contrairement à certaines affirmations, il est fort probable qu’il n y aura pas de guerre pour l’eau alors qu’il y en a pour le pétrole. Cet argument peut être une raison de ne pas se préoccuper de l’eau, mais ce n’est que le cas « central ». Jean Margat affirme même qu’il n’y a pas de corrélations entre le développement et la quantité d’eau consommée, et qu’il n’existe que des crises régionales ou locales.

Localement, de nombreuses difficultés existent et nous ne pouvons pas savoir quels seront les problèmes du futur. La manière de décider des politiques énergétiques, des politiques d’immigrations dans un lieu, aura des effets sur l’eau ailleurs. Le nombre de personnes ayant accès au traitement de l’eau, 7% en 1990 a augmenté pour atteindre 11% en 2000. Avec le trend courant, on aurait 17% en 2015, mais cette technologie accélère sa diffusion et on devrait se rapprocher de 25% du fait d’une urbanisation accrue des populations.

Syukuro Manabe voit même un effet positif sur l’eau des gaz à effet de serre. Les journalistes et certains scientifiques ne parlent que de l’élévation des températures. Mais ces gaz ont aussi un impact sur les débits d’eau : plus d’évaporation, plus d’eau dans l’atmosphère, plus de précipitations. La difficulté est que celles-ci ne sont pas uniformes. Si c’était uniforme, cela n’aurait pas trop de conséquence, mais le caractère violent que peut prendre ces précipitations devient une difficulté. Mais, à certains endroits, il est observé des précipitations accrues et d’autres des sécheresses plus fortes.

Des modèles atmosphériques ou climatiques ont été construits. Ils donnent tous à peu près les mêmes résultats sur les projections du changement à venir dans le cycle de l’eau. Entre 2 et 3 degrés de hausse de température donne 5% d’évaporation en plus. De plus, même si la planète ne dispose plus de pétrole, on aura du charbon, ce qui constituera une augmentation encore plus grande du co2 émis et donc, mécaniquement, des précipitations. Cela ne parait pas énorme, mais l’augmentation des précipitations dans les zones tropicales est encore plus importante, et serait de l’ordre de 15%.