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Bruno
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Chaque période de l'histoire a fait naître des notions de bon et de mauvais. Au XVII iéme siècle, le "bon usage" a été défini à la Cour en forte réaction à la vulgarité et la grossièreté existante sous le règne d'Henri IV. Au XVIII iéme siècle, las des raffinements et des exactions de la civilisation, les intellectuels ont célébré le mythe du bon sauvage. Au XIX siècle, on a mis en avant la "bonne guerre". AU XX siècle, Valérie Giscard D'Estaing lança, le 17 Janvier 1978, dans le discours de Verdun sur le Doubs, l'expression devenue célèbre "le bon choix".
"Il
y a sans doute deux sortes d'usages, le bon et le mauvais. Le mauvais
se forme du plus grand nombre de personnes, qui presque en toutes choses
n'est pas meilleur, et le bon au contraire est composé non pas
par la pluralité, mais de l'élite des voix, et c'est véritablement
celui qu'on nomme le maître des langues, celui qui faut suivre pour
bien parler et pour bien écrire en toutes sortes de style, si vous
en exceptez le satirique, le comique en sa propre et ancienne signification,
et le burlesque, qui sont d'aussi peu d'étendue que peu de gens
s'y adonnent. Voici donc comment on définit, c'est la façon
de parler la plus simple partie de la Cour, conformément à
la façon d'écrire de la plus sainte partie des auteurs du
temps". Paul
Hazard, dans" la pensée européenne au XVIII iéme
siécle", affirme que le "bon sauvage sortait des mains
de la nature. Il ajoute : "on voulait, hélas!, lui imposer
les coutumes absurdes des Européens" |
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