Bruno
SALGUES



 

Identité numérique

Dossier Autrans 2001

ATELIER " IDENTITE NUMERIQUE" , réunion du 12/1/2001, organisée dans le cadre d'Autrans 2001, rencontres de l'Internet Society (www.isoc.asso.fr/autrans2001)

COMPTE RENDU par Daniel Kaplan, Bruno Salgues

Arnaud Belleil de Cecurity.com : Transparence, anonymat ou pseudonymat ?

L'Internet et la fin de l'anonymat ?

L'Internet, c'est a priori la fin de l'anonymat. C'est quelque chose de nouveau dans la société. La tension autour de l'anonymat est et restera très forte. D'un côté, la cryptographie est favorable à l'anonymat et au secret. Cette technologie de secret est longtemps restée réservée au militaire et au diplomate. Aujourd'hui, un mouvement estime qu'il ne doit pas y avoir de limite au secret. D'autres pensent au contraire que la technologie et l'interconnexion aidant, on doit pourvoir tout surveiller. Un équilibre dynamique est à trouver entre liberté d'expression et sécurité publique.

Marchandisation de l'anonymat et de la protection ?

Pour permettre aux individus d'acheter, publier et communiquer sans être inquiétés, une offre commerciale se développe. Plus de 30 sociétés existent dans ce domaine.

Le " pseudonymat "

Les utilisateurs réclament le droit d'avoir plusieurs masques. Des solutions techniques et commerciales existent pour le proposer. La différence entre pseudonymat et anonymat est que le masque du pseudonyme peut être levé en cas de besoin, ou de demande de la justice par exemple. La loi pourrait aussi reconnaître deux identités, par exemple, celle d'avocat le jours et de drag queen la nuit. (voir l'interview de Me Alain Bensoussan par Libération : http://www.liberation.fr/multi/actu/20001204/20001204lunzc.html).

Une approche radicalement différente : la transparence réciproque

Il existe un lien fort entre protection de la vie privé et anonymat. Mais les puissant auront moyen de casser les codes, les moins puissant se feront toujours avoir. Dans son ouvrage "The Transparent Society" (1998), David Brin, mieux connu auparavant comme auteur de science-fiction (bibliographie) propose une solution radicale, la transparence réciproque. Selon lui, l'asymétrie entre les puissants et les autres rend inopérants tous les systèmes de protection des données personnelles : la seule solution réside dans l'abandon total, par tout le monde, de toute vie privée.

L'authentification est un pouvoir

On associe des clés à des personnes. Le problème vient de la génération de la clé privé et celle de la clé publique, et de la possession de ces clés : l'identité est-elle choisie ou imposée par un organisme ? Plus l'identification est " forte " et sûre, plus sa compromission est coûteuse L'identifiant unique fournit des avantages. Mais si sa sécurité est compromise, le coût en est énorme. Il y a un risque lié à la solidité : par exemple, la signature biométrique est déjà cassée…

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