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Bruno
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Mis en ligne sur le site web de reseaux et telecoms le vendredi 1 Juin 2001 L'Autorité de Régulation des Télécommunications est localement amnésique, temporellement de mauvaise foi, actuellement à la recherche d'une solution et confiante dans le futur L'autorité est localement amnésique L'art fait démarré la réflexion sur UMTS en janvier 1998 en France et en conformité avec une décision européenne conjointe du parlement et du conseil du 14 décembre 1998. Dans la réalité, la réflexion sur UMTS a commencé en 1991 dés la fin du projet européen GSM, ce projet devrait s'élargir au niveau mondial sous le nom d'IMT2000, 2000 signifiait projet pour l'an 2000 à 2 mégabit par seconde. En effet, le GSM était fondé sur un backbone numérique à 64 Kbit/s alors le nouveau système devait être fondé sur un backbone , bloc primaire numérique à 2000 Kbit/s. En 1995, plusieurs opérateurs historiques estimaient et écrivaient qu' " Internet, est un réseau qui n'a pas d'avenir ", un grand rapport français sur les autoroutes de l'information ne contient en aucun moment le mot Internet. En 1997, face à la monté en puissance d'Internet, les acteurs économiques prennent conscience de l'intérêt de ce réseau et décide en Septembre 1997 d'abandonner le projet du " old UMTS " pour aller vers un " new UMTS " qui serait fondé sur un backbone Internet. Ils en profite pour repousser la date d'ouverture à Janvier 2002. En décembre 1998 dans une conférence organisée à Paris, certains experts, dont je fais parti posent les limites des solutions Internet. Elle rappelle un calendrier simple. La décision de 1998 " a aussi fixé un calendrier au terme duquel les Etats membres devaient préparer leur méthode d'autorisation pour le 1er janvier 2000, en vue de l'introduction effective et simultanée au 1er janvier 2002 des services de 3ème génération ". L'ART rappelle qu'" en février 1999, elle a lancé une consultation publique sur l'introduction des mobiles de 3ème génération en France, dont elle a établi la synthèse en septembre 1999. La CCR, aux réunions de laquelle participent l'ART et le Ministère de l'Economie des Finances et de l'Industrie (DiGITIP) apportait une contribution majeure à ces travaux qui se sont achevés en février 2000. " Si les fréquences ont fait l'objet d'un excellent rapport, le problème des services et des contenus à mettre en place sur les réseaux comme le cadre géographique n'a pas été l'objet de débat. certains expert proposait des attribution régionales, leur voix et proposition a été exclue des documents. Il en est de même pour ceux qui faisait des préconisation en terme de service, en, particulier des profils des usagers et de l'identité numérique. Autre exemple, l'un des opérateurs proposés au Ministre pour une attribution de licence avait annoncé un démarrage commercial de son réseau GPRS en Juin 2000, actuellement, on en est loin. L'art par d'une transition, " Cette transition progressive entre 2G et 3G, dans laquelle le GPRS devrait cohabiter avec la 3G durant quelques années encore après son propre lancement commercial, suppose que le GPRS soit un vrai succès. Elle lèvera les doutes associés au démarrage du protocole WAP, et apportera la crédibilité technique, commerciale, économique, qui sera le moment venu nécessaire à l'UMTS ". Personnellement, je ne crois pas à cette idée. Le 21 septembre 2000: dans un interview audio sur le site noviga.com, j'affirmais : "j'estime que l'avenir de l'Internet mobile ne passe pas par le WAP qui n'est pas assez efficace pour s'approprier le marché". Je n'ai pas changer ma position. L'autorité est temporellement de mauvaise foi " Le 7 mars 2000, l'Autorité a transmis, en vue de sa publication, sa proposition au gouvernement pour la sélection de quatre opérateurs. Elle avait alors suggéré un niveau de redevances représentatif, sur une durée de quinze ans, de 15 milliards de francs pour quatre opérateurs. ", l'autorité écrit quelques lignes plus loin : " Cette proposition de l'ART, transmise avant l'ouverture des enchères anglaises, n'a pas été publiée ". Sur le faible nombre de candidat, principalement lié au coût des licences, l'ART écrit : " D'autre part, le nombre d'opérateurs retenu au Royaume-Uni et annoncé en Allemagne apparaissait dès cette époque comme élevé au regard des perspectives prévisibles du marché. La suite des événements et le recul du temps n'ont fait qu'accréditer ces considérations. Les appels, dans certains pays, à la baisse du prix des licences et les réflexions sur la mutualisation des infrastructures en sont le témoignage direct ". (je conserve dans ce texte le gras du texte de l'ART. Le processus de licence qui devait démarré en janvier 2001 a été fixé par le discours du Ministre de l'économie du 6 Juin 2000 qui a été publié le 18 Août 2000. Parmi la quarantaine d'entreprises qui s'intéressaient à UMTS, les uns et les autres renonce peu à peu. Boygues renonce à la dernière minutes, seul deux acteurs restent présents : France Telecom et SFR. L'ART affirme : " abandon de dernière minute de deux des quatre groupes qui avaient annoncé leur intention de concourir en France dans le cadre de l'appel à candidatures ", parmi cette liste, on reléve KPN, NTTDoCoMo, Telefonica, Suez Lyonnaise, Deutsche-Telecom, Bouygues, TIM, Debitel, Vodafone-Airtouch, ATTWireless. A moins quand seul les groupes français Bouygues et Suez Lyonnaise soient visés par cette phrase, ce qui est un mépris des opérateurs étrangers, il est vrai fréquent dans les décisions franco-française mais qui nous honore pas. Parmi ces deux acteurs, l'un deux demandant ouvertement une baisse des coûts de la licence, l'autre demandant à cette occasion, " une prime à l'audace ". l'ART répond " oK " dans cette décision du 31 mai 2001. En 2001, l'ART découvre ce que les experts avaient écrit dès 1998, " Le calendrier volontariste fixé à la fin 1998 au niveau communautaire était trop contraignant pour un secteur en cours de libéralisation. La technologie était en réalité encore bien loin du stade du développement opérationnel et a fortiori du stade de la commercialisation, et elle faisait suite à une précédente génération qui n'avait pas encore atteint sa pleine maturité ". En effet, il faut environ 2 ans pour passer d'un réseau prototype opérationnel à un réseau commercialisable et 6 ans pour faire décoller un service de télécommunication. Plus loin, l'ART avoue sa faiblesse en écrivant : " L'euphorie et l'irrationalité au cours de l'année 2000 ont assurément trouvé prise dans ces annonces, et dans le silence d'opérateurs quant à la disponibilité réelle et à la nature des services d'abord destinés à répondre à l'attente des consommateurs. Chez certains des opérateurs GSM en Europe, ce silence a revêtu un caractère tactique dans la mesure où ils étaient sans doute d'abord motivés, dans leur démarche de candidature pour l'UMTS ". Continuons dans ce domaine, " l'Autorité a procédé de mars à mai 2001 à une large consultation informelle auprès d'une cinquantaine d'institutions ou de personnalités concernées et compétentes (opérateurs, équipementiers, analystes financiers, banquiers, fournisseurs de services, experts) ". Je n'ai pas été consulté alors que j'intervient à la télévision (TF1, etc…), dans la presse (Le Monde, Réseaux et Télécoms, NewBizz, Transfer etc …). J'ai envoyé en Mars 2001 une proposition de réflexion à l'ART sur ce domaine. Cela me conduit à une réflexion simple : ou je ne suis pas expert, ou je ne suis pas concerné, ou je ne suis pas compétent, ou la consultation informelle n'est ni large ni cohérente. Dernière remarque a ce sujet, nous avions souligné les difficultés du calendrier dès 1998, alors que l'ART écrit : " En premier lieu, il apparaît maintenant clairement que les prévisions de calendrier étaient exagérément optimistes sur tous les maillons de la chaîne ". Dois-je souligner le terme maintenant. L'ART oublie la complexité du développement des softwares de télécommunication qui est assurément une autre source de difficulté. Actuellement, on manque d'ingénieurs dans ce domaine et les projets labellisées par les organismes public autour de ces développements (RNRT en France) sont inexistants. Il suffit pour s'en convaincre de regarder la liste des projets labellisées. Actuellement, elle recherche une solution L'art est claire : " elle souhaite contribuer à définir les conditions dans lesquelles, après l'attribution des deux premières licences, le lancement nécessaire d'un appel à candidatures complémentaire doit être effectué pour donner toutes ses chances à la concurrence dans ce secteur crucial pour la promotion de la société de l'information et l'avenir de l'industrie des télécommunications. " L'ART reprend dans son document les dates que j'avais annoncé sur 3 Janvier 1999 dans un interview à la radio BFM. Elle écrit : " Tout porte à croire aujourd'hui qu'un marché en vraie grandeur ne verra le jour qu'à la fin de l'année 2003 ou au début de l'année 2004 ". Remarquons à cet égard que l'ART rejette toutes les difficultés sur les terminaux, ce qui est au demeurant un sujet d'actualité. La réalité est tout autre. La réalisation d'UMTS demande un réseau IP avec de nombreuses adresses, dont IPV6 est la formalisation, mais celui-ci ne sera déployer qu'en 2008. C'est pour cette raison que je pensais dès la fin 2000 que la date de démarrage serait plutôt 2008, ce que je commentais sur TF1 le 30 Janvier 2001. Une récente réunion de chercheur du réseau RNRT à Paris a même considéré cette date comme optimiste. Il en découle une série de version d'UMTS, à la rélease 99, se font suite les release 4, release 5 et release 6. Le standard UMTS est loin d'être stable. Dans l'histoire des télécommunications, si une norme est instable, elle est voué à l'échec, dans les télécommunications mobiles, les systèmes CT (BiBop en France) et Mobitext en ont fait les frais et sont de cuisant exemple pour les acheteurs de terminaux à ces normes. A ce sujet, dans un article du Monde me citant du supplément interactif, du 17/01/2001, j'affirmais que "Le vrai UMTS n'arrivera pas avant 2010". Deux opérateurs, c'est trop peu. Pour cela, l'ART insiste. " Dans cet esprit, l'Autorité confirme qu'il est essentiel d'engager le lancement d'un appel à candidatures complémentaire rapidement, pour permettre aussi aux entreprises du " 2ème train " de rejoindre les entreprises du " 1er train " au moment où le marché de l'UMTS s'ouvrira effectivement, c'est à dire à partir de la fin 2003 ". L'ART n'a visiblement pas pris en considération les concepts fondamentaux d'UMTS, c'est à dire le GMM (Global Multimedia Mobility) et VHE (Virtual Home Environnement). L'ART écrit " qu'une mutualisation totale pourrait nuire à la diversification des offres de service " alors que le principe même du VHE/GMM de l'UMTS est de poursuivre le fonctionnement des services quelque soit le réseau ou l'on se trouve. Dans cette recherche de solution, l'ART oublie que la recherche précompétitive dans les télécommunications a disparu, le rôle joué par le FKz en Allemagne ou le Centre National d'Etudes des Télécoms en France n'ont pas été remplacé. L'absence de montée en puissance de la recherche dans ce domaine est sûrement à l'origine de ce retard. Elle est confiante dans le futur L'ART est confiante sur l'idée d'attirer des opérateurs en modifiant faiblement son offre. " l'allongement de la durée des licences est une voie possible, mais ne résoudrait pas les difficultés de financement des premières années de l'UMTS, la charge financière incombant aux titulaires des licences est assurément une donnée essentielle, car il est pratiquement certain qu'en l'absence de modifications sur ce plan, un appel d'offres complémentaire ne susciterait pas de candidature en l'état du marché ". Il n'est absolument pas évident que cela favorisera l'émergence de deux nouveaux acteurs. Elle propose donc un allongement des licences et des report de paiement à l'époque des premières recettes. Le 17 janvier de cette année, l'article du monde déjà cité, me laissait écrire " "Même si la délivrance des licences interviendra au 1 Juin 2002, ce ne sera qu'une pâle copie de la norme UMTS, avec des débits bien inférieurs aux 2 Mbits/s promis." La centaine de kilobits annoncé dans le document de l'ART comme solution proposée par les deux opérateurs, semble bien dans cette lignée, avec des débits proches de celui possible en améliorant la technologie GSM actuelle. Elle le rappelle : " L'ART a confiance dans ce nouveau système de télécommunications mobile qui correspond aux trois caractéristiques de la communication de demain : mobilité, interactivité et interopérabilité ". Moi aussi ….. |
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