Sanzisme

En 1948, un petit groupe d’artistes lyonnais choisit un titre en opposition aux mouvements artistiques proclamés, en adoptant sanzisme comme nom, c’est-à-dire « sans -isme ». Parmi ces artistes, on trouve James Bansac, Roger Bravard, André Chaix, Paul Clair, Pierre Coquet,
André Cottavoz, Pierre Doye, Jean Fusaro, Françoise Juvin, Lachièze-Rey, André Lauran, Jean Mélinand, Edouard Mouriquand, Pierre Palué, Antoine Sanner, Jacques Truphémus, et Philibert-Charrin.

La création lyonnaise du XIXe siècle était essentiellement vouée aux motifs floraux et aux paysages. Ce n’était parait-il rien d’autres qu’une réponse à la demande industrielle, celle des soieries et des tisseurs de la région, qui faisaient vivre les artistes. Pendant le XXe siècle, les artistes de Lyon se sont regroupés selon leurs affinités artistiques. Après la Seconde Guerre mondiale, l’impressionnisme et le cubisme devenaient dominants. Ces deux courants suscitaient des débats. Le Sanzisme à été crée sous la houlette de André Cottavoz. Le sanzisme, c’est sans « –isme » en réaction au courant dominant. Selon ce qui est presque une légende, ils serait né dans la chapelle du lycée Ampère, à partir d’une exposition manifeste, contre les courants dominants. C’était celle d’une jeunesse qui revitalisera le courant de modernité développé entre Rhône et Saône par les Ziniars d’abord, et les Nouveaux ensuite.

En 1995, les œuvres du chef de file ont commencé à être dispersées. Puis en 2003, une exposition a eu lieu du 23 septembre au 18 octobre 2003 dite « exposition collective Sanzisme » dans le grand Dôme de l’hôpital l’Hôtel-Dieu, pas très loin du lycée Ampère.

L’intérêt des américains et des japonais a fait monter la cotation de ces artistes laissés dans l’oubli.

Complément d’information :

Le site de l’exposition de 2003 : http://sanzisme.free.fr/

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