Paradoxe de la croissance et du bien-être

Diminution de la pauvreté, inclusion sociale sont recherchées. L’idée que la croissance va les réduire est communément admise.

La croissance de la pauvreté

Mais ce n’est pas exactement vrai, car il y a confiscation des fruits de la croissance souvent par les clases sociales les plus élevées et c ‘est ce que l on observe dans les pays de l’est. Le gap de revenu entre les plus pauvres et les plus riches devient de plus en plus grand. Il faut constater que les grands programmes de développement n’ont pas réussi a éliminer la plus grande pauvreté.

La dynamique est plus complexe. La croissance permet les investissements, ceux-ci favorisent le progrès technique qui apporte plus de compétitivité, qui elle-même engendre de la croissance. C’est le modèle que propose Mario Bonaiuti de l’Université de Bologne.

La spirale écologique

La croissance est à l’origine de la destruction du capital naturel. Cela engendre une perte de bien-être, qui doit être compensée par des consommations supplémentaires, qui elles même génèrent de la croissance. Ainsi, on rentre dans la validation du processus technologique. Mais pour certains, les américains en tête, le progrès technique est la clé de cette croissance.

La consommation du papier augmente avec l’usage de l’informatique en particulier des mails. La civilisation n’est pas celle du « zéro papier » annoncée dans les années 80, mais celle d’un déplacement de la consommation de papier de l’émetteur vers le receveur.

Les économistes devront s’intéresser à cette évolution de deux crises, la crise écologique et la crise sociale associées toutes les deux à la croissance.

Source :

Conférence du professeur Mario Bonaiuti (Université de Bologne) à la troisième conférence internationale, Economy and Transformation Management, Timisoara, Roumanie, 5 et 6 mai 2006

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