Joseph Roth et le genre féminin

Nicole Casanova a réuni et traduit des textes publiés dans la presse par Joseph Roth entre 1918 et 1938. L’extrême actualité de ces textes est passionnante à différents titres. Les femmes disaient de lui qu’elles n’avaient jamais connu un homme ayant autant d’attrait sexuel, alors que l’homme est plutôt connu comme un de ces journalistes succombant souvent à l’attrait de l’alcool. Ses petites phrases sur les femmes sont assassines autant qu’elles sont drôles.

Sa vision des femmes est à la fois réelle et sarcastique. La diva ne fait pas selon lui de l’art « pour gagner son pain, mais pour avoir des cachets gigantesques ». Les girls ne sont que des créatures qui savent lever la jambe. Il parle d’une « motte de chair femelle » qui remplit les espaces.

Il les raille de toute force. La femme se dit discrète par ce quelle est très distinguée. En réalité, elle est très indiscrète et cherche toujours à se différentier, pour être vue ou entendue. Autre exemple, l’érotisme du vêtement consiste à mal interpréter la finalité des différents membres et parties du corps humain. Avec les accessoires de mode et les produits de beauté, cela rend les femmes esclaves sous le prétexte de les mettre en valeur.

Pour lui, une femme, c’est toujours difficile à contrôler. C’est le cas de la diva… les femmes aiment que l’homme soit violent, démolissent la basse bourgeoisie. Elles envoient des fleurs à des condamnés à mort. Mais cette violence doit s’arrêter lorsqu’elle se rapproche d’elle.

Source:

Roth Joseph, traduit de l’allemand par Casanova Nicole, Le genre féminin, Liana Levi éditeur, Paris, 2006, ISBN 2 86746-406 –6, 167 pages

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