Réfléchir au pouvoir pour plus de démocratie

Réfléchir au pouvoir

 

La relation entre le pouvoir et les formes de relation

 

Machiavel et Foucault nous invitent à réfléchir à la notion de pouvoir. Le pouvoir est une relation et se nourrit de nos informations de relation.        Le pouvoir dépend de nous, il est avide des informations de positionnement que nous générons. Enfin, le pouvoir produit des informations valorisantes qui nourrissent nos peurs. Ces informations sont diffusées par les médias sous forme d’information morte dans le but de renforcer ce sentiment de peur et donc notre dépendance.

 

Cependant, le pouvoir ne survit que parce que nous acceptons de prendre part à cette relation. Or, la caractéristique des outils de communication moderne et notamment les médias sociaux, est que ces derniers sont centrés sur la relation et construits comme tels, avec des moteurs de mise en relation. Facebook, Viadeo ou Linkedin fonctionnent parfaitement de cette façon et ont l’inconvénient de ne pas nous révéler comment le moteur de relation est construit.

 

La condition : s’émanciper de la peur

 

Certaines formes de pouvoir ne peuvent survivre si les citoyens s’émancipent de la peur. C’est le cas des régimes totalitaires qui ont été combattus par des résistances. C’est également la signification de l’occupation des lieux de la démocratie comme c’est le cas en Ukraine. Une société saine est alors définie comme une société qui est capable de mettre fin à la peur pour obtenir une société de liberté et de sécurité véritable.

 

La phase de construction

 

Lorsque l’on est dans une phase de construction, il faut non seulement débattre, mais aussi comme le propose Tony et Hardt, mettre en place un processus « constituant » qui organise de nouvelles structures et institutions et rend obsolètes ou inopérants les anciens systèmes.

 

Il est urgent de mettre en place des processus de construction, ou encore, il convient de trouver des solutions car :

 

•          les pouvoirs en place ne sont pas capables d’élaborer une solution politique à la crise économique qui date de 2007 ;

•          les pouvoirs en place sont incapables de mettre en œuvre des réformes structurelles et institutionnelles, alors même que ce message est le principal message issu des agences de notation. Ces agences sont décriées tant et plus pour leur immixtion dans les actes des gouvernants et les atteintes à la démocratie, mais tous les politiques les regardent avec attention.

 

Actuellement, les mouvements observés sont limités tout d’abord à l’expression de besoins plus urgents que cohérents. Les questions du « on a faim » ou celle du « on veut du travail » dépassent l’idée de mise en place des formes de gouvernance qui seront meilleures pour les citoyens. Ensuite, l’approche de ces mouvements est plus « déstitutionelle » que « constitutionnelle ». Les mouvements veulent chasser le gouvernement en place ou instituer un vote sanction aux prochaines élections. Enfin, des associations de pouvoir associant commandement et résistance se mettent en place ; les bonnets rouges alliant le patronat breton et les ouvriers que ce patronat éjecte lui-même hors du marché du travail en est un excellent exemple. Il faut être opposé aux décisions de Sarkozy, à celles  prises par Hollande, plutôt que de réfléchir au modèle industrialiste et agro-polluant de la Bretagne actuelle et aux solutions politiques pour s’en sortir.

 

Pour ces mouvements, il faut trouver des moyens de coercition autres que le droit, ce qui est en soi et fondamentalement une remise en cause des formes actuelles de démocratique. En Ukraine, le vote démocratique a validé les choix anti-européens du Président en place. Les bretons tentent de détruire les portiques de télépéage.

 

Pour sortir de cette situation, la mise en chantier d’outils  de construction qui ont recours à des technologies de communication apparaît de plus en plus utile.

 

 

Extrait d’une communication

6éme rencontres
Actualité de la Pensée de Marx et nouvelles pensées critiques
Les 4, 5, 6 décembre 2013 à l’Université Montesquieu (Bordeaux4)
« Demain le monde !? Horizons de civilisation »
Amphithéâtre « Manon Cormier », près de l’IEP (Sciences_Po Bordeaux)
et  le 7 décembre au 15-17 Rue Furtado à Bordeaux (Près Gare St-Jean)

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