Vers la « servicisation »

La « servicisation » résulte de quelques constats récents établis dans le domaine de l’utilisation des technologies. Un premier constat provient du fait que de nombreux secteurs ont atteint leurs limites dans la réduction des coûts.  Le second constat est qu’il devient difficile de vendre du hardware par la différentiation, cela impose donc d’apporter de la valeur ajoutée par le biais des services. Les Technologies de l’information et de la communication (TIC) ont une capacité importante, elles permettent d’ajouter facilement ces services aux produits.

 

La formation de la valeur

 

L’idée est alors de s’intéresser non pas à la décomposition de la valeur comme le faisait Michael Porter, mais à la formation de cette valeur, quitte à reprendre une approche marxiste. Actuellement la valeur est générée par les coûts, l’utilité ou facilité d’usage, la satisfaction, et plus récemment par le côté « vert ». Il s’agit alors de réfléchir sur le processus d’introduction de services, non pas en termes de « servuction » comme cela était fait précédemment, mais en termes de « servicisation ».

 

 

Comment la valeur est-elle créée ?

Coûts Facilité d’usage Satisfaction « Vert »
Réduction des coûts par le partage d’infrastructures Agilité de l’entreprise Réduction  du stress grâce à davantage de participation du consommateur Réduction de la consommation de certaines resources
Partage de la connaissance « Quick start », réponse rapide à la demande Participation à des communautés de développement Partage de la connaissance
Réduction des coûts des capacités de production Sécurité Co-construction du produit avec le client Green washing ou traditional washing[1]
Réduction des coûts opérationnels Gouvernance des données (Open data, …) Suppression des relations physiques (guichets automatiques) Changement des inputs de fabrication en acceptant une hausse des coûts

Encadré 2 : La formation de la valeur

1.1.2     La logique « XaaS »

 

Dans l’entreprise ou au sein des organisations, la « servicisation »  est à réaliser selon un mode « XaaS » pour X As A Service.

Si la vente en tant que service existe depuis longtemps comme en témoignent les magasins de nos centres-villes et la grande distribution, le reste est plus récent.

 

Ce texte doit beaucoup a mes discussions avec Yoshio Tanaka, Professeur de dynamiques des technologies au  département du  Management des Technologie (MOT), Université des sciences de Tokyo au cours du Global Forum « Shaping the Future 2013, Driving the digital future, strategies to grow stronger communities and businesses », les 28 et 29 octobre 2013, Palazzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie.

 


[1] Il s’agit de laisser croire que le produit et les services associés sont « verts » ou traditionnels. En 1992, Greenpeace a publié le « Greenpeace Book of Greenwash » pour dénoncer ces opérations « marketing ».

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