Pourquoi mon avion est parti avec plus de deux heures de retard

Nous sommes dans un grand aéroport d’une nation patrie des droits de l’homme. L’histoire commence par un banal contrôle de passerelle effectué à l’arrivée de l’avion que je devais prendre pour me rendre dans un pays étranger. Très vite, les passagers sont avisés dans la salle d’embarquement d’un retard qui augmentera de quart d’heure en quart d’heure. Je ne sais pas si le premier retard était lié à ce je vais vous décrire, à une arrivée tardive de l’appareil, au contrôle à l’arrivée ou à tout autre événement…

Au bout de quelques instant, au moment où je tuais le temps en observant les opérations autour de l’appareil, sur la passerelle d’accès à l’avion,  j’ai pu voir un vol d’objets de toutes formes, des tubes, des petites culottes de femme, un gilet, un parapluie … On aurait cru à une scène de ménage. Les personnes chargées de l’embarquement s’inquiètent, vont sur place, puis reviennent et sans aucune retenue, avec une voix assez forte que tout un chacun pouvait entendre, elles échangent sur le fait qu’il faut appeler des renforts de police.

Après leur arrivée, en masse, et accompagnée par un chef énervé et en costume de business man, leur intervention a été une inconnue pour moi. Les hôtesses revenant avec la carte d’identité d’une personne, puis se demandant si elle avait un billet. Tapotage sur les machines, appel téléphonique peu discret…C’est là que j’apprends qu’une personne est refoulée immédiatement vers le pays d’où elle vient suite à un contrôle de passerelle. Cette dame se serait en plus rebellée contre les autorités. Ce qui semble clair, au vu du spectacle auquel, nous avons assisté.

Puis, les hôtesses affirment tout haut, il nous manque trois repas. Là, une d’entre elles, qui semblait plus « finote »  réalise et déclare à ses voisines qu’il y a trois GP dans l’avion. Un appel en salle a été effectué dans une langue visiblement inconnue d’eux. Voyant qu’il n’y avait pas de réaction, la « finote » affiche les noms sur l’écran et leur demande de se présenter au comptoir. Une petite discussion s’ensuit. L’hôtesse édite trois bons pour que ces personnes puissent acheter un repas dans les boutiques voisines….

Résultats : plus de deux heures de retard au décollage

Peu de temps après, l’incident semblant terminé, l’équipage est arrivé, comme si de rien n’était. Nous attendons qu’ils s’installent. Puis, nous montons dans l’avion. La passerelle est vide de tout objet, seul les mûrs sont marqués d’une œuvre d’art que j’assimile à des traces de fond de teint et de dentifrice. Mais  une dame qui semblait bien sous tous rapports était attachée avec des menottes dans le fond de l’avion, entourée de deux policiers de ce pays démocratique. Après le décollage, les trois « GP » ont sortis leurs sacs « picnic » pendant que nous mangions nos plateaux-repas…

L’air menaçant des policiers m’a conduit à ne pas leur demander des explications, ce dont je mourrais d’envie… A l’arrivée, la dame « bien sous tous rapports » est restée consignée dans l’avion. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue..

PS : pour des raisons évidentes, je n’ai pas décrit les lieux, le pays et la date de cette histoire qui je vous l’assure, est vraie…

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