« E-governance » en Inde : un exemple dans la police

 

 

L’introduction de la « e-governance » répond à un objectif très opérationnel: avoir une administration de qualité, dans une société en développement.

A titre d’exemple, le Tamilnadu, état pionnier dans ce domaine, est intéressant. L’introduction des technologies les plus modernes a été précédée d’une politique d’informatisation fondée sur des centres nationaux, et leur connectivité. Ensuite, la conduite du changement a été approfondie par une action managériale : elle consistait par la mise en avant de l’idéal d’une « proactive bureaucratie ».

L’exemple étudié correspond au département de police, qui est l’un des plus vieux services d’Inde, puisqu’il remonte à environ 160 ans. Il convient également de préciser la forte présence de personnel féminin dans ces services, y compris dans les actions de commando. Le service se caractérise par l’existence d’un site web d’informations. Celui-ci a progressivement évolué : par exemple, les plaintes peuvent être déposées en ligne, mais également en envoyant des SMS. Ces dernières applications sont parues plus appropriées pour des choses simples comme les vols de voitures. En outre, les plaintes factices, par amusement, ont presque disparu du fait de la peur de la police mais également en raison de la communication engagée dans ce sens. Il existe néanmoins encore environ 10% de plaintes fausses ou farfelues, niveau qui semble difficile à réduire. De plus, le service a mis en place des lignes téléphoniques d’aide pour les femmes, les enfants ou les personnes âgées.

Enfin, le système de contrôle des véhicules est en ligne, ce qui permet de résoudre plus rapidement les affaires, mais ceci n’est pas aussi original que les outils précédents car beaucoup de force de police dispose déjà de tels outils. Quant aux policiers, ils sont également accès à des outils de formation par le web.

Globalement, les acteurs restent conservateurs, ce qui n’est pas spécifique. Les seuls vrais problèmes apparaissent du fait des hommes. Du côté des forces de police, les universitaires ont observé des craintes concernant l’expérimentation des changements, et des différences, dans les niveaux de participation et d’implication. Par contre, il faut prendre en compte, dans des pays comme l’Inde, les problèmes d’analphabétisme. Une expérience à méditer

Une question à notre ancien ministre de l’intérieur Sarkozy : à quand dans les forces de police françaises ?…

Conférence « e-governance and policing in Tamil Nadu, India », de TKS Thamizhchelvi du Meenakshi college for Women, Université de Madras, Inde dans le cadre de la conférence IBIMA qui a eu lieu du 30 juin au 2 juillet 2008 à Kuala Lumpur, Malaisie.

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