La liberté d’expression, un problème

 

 

Internet a été construit dans une logique où la liberté d’expression est la base de tout. Tel est l’idéal martelé comme préliminaire pendant le forum de la gouvernance de l’internet qui a eu lieu à Rio.

 

Deux points fondamentaux

 

David Gross ne désire traiter que deux dimensions parmi la multitude des possibles : l’importance du flux libre d’information, la reconnaissance de la liberté d’expression. Ces deux points ont été affirmés dans le SMSI à Tunis. Recevoir, envoyer, repartir, utiliser l’information, faciliter la dissémination de la connaissance sont nécessaire. Il voit une limite : tout ceci doit être implémenter dans toutes les nations en fonction de leurs cultures, de leur histoire. Il souligne l’importance de l’accès à  l’information, quand l’homme a accès à Internet, il a accès à l’information du monde.

 

Les libertés versus la propriété intellectuelle

 

Masanobu Katoh-San pense qu’Internet et les droits de propriété intellectuelle sont liés et en opposition, mais les deux peuvent coexister. Il en voit une preuve dans le Liability act au Japon, la directive DMA en Europe ou divers textes américains. Ce sont des lois qui agissent contre ceux qui ne respectent pas les droits. C’est le cas de la loi DAVSI en France.

 

Ainsi, les « broadcasters » ont une opportunité formidable pour apporter du contenu avec Internet s’ils sont assurés d’avoir des revenus.  Dengate Thrush, chairman de l’ICANN, plaide, en bon américain pour la liberté d’avoir l’usage de sa propriété et qu’elle ne soit pas redistribuée. Les lois sont les moyens de vivre ensemble, ainsi les lois précédemment citées lui semblent une bonne voie. Pour lui, il faudra questionner tout les concepts de liberté et d’en voir les limites et d’un usage « fair ».

 

Attention au risque de la société de surveillance

 

Nick Dearden rappelle que de nombreux pays se sont servis d’Internet pour réaliser des arrestations d’activistes, réalisent des filtrages et mettent en place des censures. Internet devient, ainsi, un outil de répression, il semble que certains pays soient plus concernés que d’autres au moins à en croire la presse.

 

 

Une idée émise au cours du sommet consisterait à ce que les firmes du secteur relèvent les limitations ou les violations de la liberté d’expression, ainsi que les violations de droits. Mais il vaudrait mieux aller plus loin. Il faut que les gouvernements acceptent la liberté d’expression et transforment ces principes en réalité, c’est un rôle fondamental dans les discussions sur la gouvernance de l’Internet.

 

 

Pour cela, il faudra avoir un équilibre entre les deux, une liberté trop accentuée et une transparence trop gênante, et une restriction qui rend le web intéressant ou peu attractif. Les gens des médias se plaisent à rappeler que la technologie n’est pas tout, par ce que la liberté de parole est importante. Mais cet équilibre est difficile à obtenir…

 

 

Source : Le forum de la gouvernance de l’Internet a eu lieu du 12 au 15 novembre 2007 à Rio de Janiero, Brésil, pour en savoir plus : http://www.intgovforum.org/

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