Je m’en fous comme en 1740

« Je m’en fous comme en 1740 » est une expression qui concerne la date de la grande inondation centenaire de Paris. Cette année a été caractérisée par une très mauvaise récolte, un été et un printemps pourris, mais seulement 300 000 morts. Les historiens retrouvent des témoignages de curés sur la prostitution des femmes à cette occasion. La sous-alimentation, les affaiblissements de corps sont décris dans des textes. Cet état de fait est concomitant à l’apparition de typhus, de fièvres et de dysenterie. Les mêmes textes décrivent le défilé de mendiant sur les routes, des migrations relativement locales mais c’est aussi un mode de propagation des épidémies.

Source : Histoire humaine et comparée du climat, rencontre avec Emmanuel Le Roy Ladurie, historien, membre de l’Institut, auteur de Histoire humaine et comparée du climat, Tome 1 – Canicules et glaciers XIIe-XVIIIe siècles, Tome 2 – Disettes et révolutions (1740-1860), Fayard, animée par Mathieu Vidard, producteur de l’émission « La tête au carré » sur France Inter, jeudi 1er mars 2007, Conservatoire National des Arts et Métiers, Musée des arts et métiers, http://www.cnam.fr

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