De la biosphère à la conscience humaine

Pour le philosophe Souleman Bachir Diagne, la sphère biologique doit se séparer des autres sphères. Tel est le thème présenté par ce philosophe au cours d’une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006.

La question qui agite est selon lui l’action, ce qu’il faut faire dans notre société actuelle face aux maux de la terre actuelle. Pour Souleman Bachir Diagne, ces maux proviennent pour l’essentiel de l’exploitation inconsidérée des ressources de la terre, qui est liée à une approche capitaliste. Pour lui, il faire « advenir » plus de vie, mettre en place un devoir d’humanisation de la terre actuelle.

En apparence, la tache tout entière est de faire advenir « la » civilisation de l’universel. Il s’agit d’apprendre à habiter dans notre monde fini. La socialisation de l’homme passe par cette compréhension. Le philosophe fait un constat : la nature est amorale, seul les humains peuvent être éthiques. Les seuls contractants de cette action sont donc les humains. Il faut réduire l’égoïsme anthropocentrique de l’homo sapiens qui sont par nature au cœur du contrat, il convient donc de mettre en œuvre des devoirs vis-à-vis des autres personnes humaines. Pour Souleman Bachir Diagne, l’éthique environnementaliste est un devoir de l’humanité. Donc séparons la sphère environnementale des autres sphères.

Les autres espèces sont-elles porteuses de droits ? Telle est la question que pose alors Souleman Bachir Diagne. Le philosophe estime alors que les humains ont le devoir de reconnaître des droits à ces autres espèces. En effet, il est nécessaire de faire la terre totale. Pour cela, il s’agit de mettre en œuvre la solidarité des hommes. Souleman Bachir Diagne donne des exemples. La pauvreté pèse sur l’environnement, elle est la cause de la déforestation. Pour lui, la solution est simple. La responsabilité est de s’accorder sur les mots : le co-devleopement, le développement solidaire, le développement durable, …

Laisser un commentaire