Archives mensuelles : juillet 2013

Y a-t-il une révolution de l’âge ?

Jean-Marcel Bougereau, journaliste, s’intéresse à ce qu’il nomme la révolution de l’âge.

« L’avance en âge » représente la durée entre la fin d’activité professionnelle et la mort. Elle dure en moyenne 30 ans pour des pays comme la France. Il en résulte que 30 % de la population va  avoir plus de 60 ans. De nouveaux phénomènes apparaissent. Les parents meurent quand les enfants ont 70 ans,  cela impose de se poser la question : que signifie alors la notion d’héritage ?  Les parents en question vont-ils  se donner le droit d’utiliser pour eux-mêmes  ce qu’ils ont gagné et construit ?

Les baby-boomers vont être concernés par cette révolution  de l’âge. Ils deviennent des « WiFi boomer », ils utilisent les nouvelles technologies. «  Un âgé qui tweete ne vieillit pas », annonce la Ministre Michèle Delaunay. Ils vont aussi lire des magazines adaptés.  Femme majuscule est l’un deux. Il s’intéresse certes aux  femmes âgées, mais entend combler le fossé entre les jeunes et les séniors. Cette revue adopte une phrase de Bergson : «?L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire.?»

 

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

 

Pour lire la revue : http://www.femmemajuscule.fr/

Des citoyens de la route au comportement en faveur des personnes âgées

Bernard Darniche est le Président des citoyens de la route. Il milite pour davantage de responsabilité individuelle  et plus  de compétences de la part des individus. Il s’oppose à l’utilisation de phrases  du type « Ça, tu ne sais pas le faire, mais d’autres savent le faire mieux que toi ». Il pense que la société ne peut évoluer que si les acteurs sont responsables des actes et les assument.

Il ajoute à cela plusieurs constats. La sérénité routière nous manque. Un peu partout, et donc pas seulement dans les administrations, le courage n’est plus là. Il y a le « port du parapluie ». Les acteurs se protègent pour le au cas où, et ainsi personne ne prend en charge sa responsabilité.

En ce qui concerne la vieillesse, pour lui, elle doit être traitée comme le reste, et non pas comme une « classe à part ». Il note que 40 % des gens ont une vision non adaptée à la conduite automobile et cela fait référence en la matière à tous les âges. C’est pour cela qu’il ne faut pas seulement  s’intéresser aux personnes âgées, mais à tous ! Pour faire une prévention utile, il est alors préférable de mettre les gens dans une situation qu’ils sont en mesure d’accepter.

Il faut arrêter, selon lui, cette stupidité administrative qui dit aux gens ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire car avec ces vieux contestataires issus de mai 68, cela ne peut pas marcher !

Michèle Delaunay, Ministre en charge des personnes âgées, accepte partiellement cette idée et affirme : « La république a tendance à se retirer après la retraite ». Elle promet que ce point sera traité dans le cadre des comités de filières de la « Sylver économie ».

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

Site des citoyens de la route : http://www.citoyensdelaroute.fr

 

Nos vieux sont issus de la contestation.

Alain Geismar, né en 1939, rappelle que cette tranche de population a vécu  la naissance d’un fort mouvement antiautoritaire, du fait que les postes professionnels et les activités  étaient trustés par des vieux juste après la guerre. C’est l’esprit de mai 68. Il en est de même du côté des universitaires. L’idée que ceux qui occupaient les postes hiérarchiques étaient incompétents  devait  être insupportable.

Un bon contremaître peut aider les ouvriers. Avec l’arrivée des machines-outils et de la chaîne comme mode de travail, les nouveaux ouvriers étaient encadrés par des gens qui n’avaient pas la compétence pour faire marcher les machines, d’où la contestation du petit chef.

Pendant le traitement des revendications de Grenelle en 1968, un seul  sujet a été renvoyé à plus tard, c’est celui qui concerne la vieillesse. Certes, ce n’est pas une préoccupation, personne ne portait de revendications sur l’amélioration des conditions de vie des anciens. À cette époque, De Gaulle regardait Pétain en disant : « La vieillesse est un naufrage ». En fait, à cette époque, personne ne se positionnait  contre les vieux, mais on était contre ce qui les faisait vieillir.

Ainsi, mai 68 a-t-il été irrespectueux du devenir de cette génération. Restons-nous sur cette idée ?

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

Face à la vieillesse, les mutuelles devront changer !

Stéphane Junique, Président d’Harmonie services mutualistes, affirme volontiers que les mutuelles doivent changer. Pour lui,  il s’agirait d’intervenir par des approches de conventionnement pour réduire les restes à charge. Conséquence directe,  il faut prendre en compte l’idée que le coût puisse être réduit.  Pour cela, il devient indispensable d’offrir des services de soin et d’aide de proximité. C’est pour cette raison que la mutuelle Harmonie a créé dix centres de rééducation de la vision et de l’écoute.

François Bellanger, Représentant la confédération française des retraités, aime rappeler que l’assurance maladie obligatoire rembourse en moyenne en-deçà de 50 %  (si l’on ne tient pas compte des gens qui sont financés à100 %). Dans certains cas, c’est pire car seulement 4 % des dépenses d’optique sont remboursées.

Pour Stéphane Junique, l’enjeu de la prévention est essentiel. Moins de chute, moins d’accidents idiots, tels  est le leitmotiv. La prévention en matière de perte d’autonomie serait  plus facile à mettre en place que cela ne paraît, encore faut-il avoir envie de la mettre en place.

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

 

Vieillesse, nouvelle période de vie

Claudine Attias Donfut, sociologue au Centre Édgar Morin, CNRS et Ehess, n’hésite pas  à parler d’une nouvelle période de vie. Nous vivons dans une société qui développe une vision négative de la vieillesse. Cette vision semble paradoxale avec une génération pivot qui a aidé enfants et parents. Il semble donc que l’évolution de la famille et l’évolution de la protection sociale génèrent une exigence accrue du recours au service collectif.

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

Que veulent nos aînés ?

Nos anciens désirent être autonome, rester responsable, et ont envie de « fabriquer du projet ».

Autonomie, responsabilité, envie de  «  fabriquer du projet » sont les résultats de l’enquête de Vivavoice  sur les 70 ans et plus et sur les personnes entre 40 et 70 ans. François Miquet-Marty  a présenté les résultats en commençant par une réflexion de vocabulaire.  Personnes âgées, séniors, sont des termes anciens datant du XIIe  siècle qui  étaient vus alors de façon positive. Le travail a consisté à écouter ces populations à travers deux grandes enquêtes. L’a priori d’un  « grand âge » oublié n’est pas vrai à la lecture des résultats, au contraire les notions de vieillesse autonome et de source de joie ressortent. Être âgé, c’est d’abord un sentiment de déclin pour 48 % des personnes interrogées et ce bien avant l’âge (18 %), la dépendance (15 %), la retraite (14 %) et une détresse psychologique (13 %). La césure  du grand âge est claire, pour 54 % des personnes interrogées, on est vraiment âgé lorsque l’on n’est plus autonome, et selon 44 % des gens quand  on perd ses facultés physiques et mentales.

Cette enquête révèle deux vieillesses, celle de l’autonomie et celle de la dépendance.

À 70 ans on peut refaire sa vie, loin du sentiment de déclin. Ainsi  89 % des personnes se déclarent heureuses. 5 1 % ont peur de ne plus être autonome, 47 % craignent la maladie et 34 %  les troubles de la mémoire.  Cette génération du baby boum est attachée aux valeurs de liberté, d’indépendance. Ainsi l’autonomie n’est pas proclamée à l’égal d’une solitude. Parmi ces personnes, 44 % veulent avoir du temps à consacrer à leurs proches, mais elles ne désirent pas  vivre avec la famille (principalement avec les enfants). Pour la tranche d’âge des 40-70 ans, 86 % des  enfants estiment que leur père est heureux, et 78 % d’entre eux pensent que leur mère l’est également.

La préparation de la vieillesse est polymorphe et passe pour l’essentiel par la création de relations.

En ce qui concerne la prise en charge, 59 %  des 40-70 ans  et 70 %  des plus de 70 ans estiment qu’elle est insuffisante. Respectivement 55 % et 66 % estiment que ce sont les pouvoirs publics qui doivent y répondre.  Sur la population totale, 87 % cherchent à rester dans leur résidence avec de l’aide,  seulement 14 % accepteraient de déménager chez leurs enfants, et 51 % pensent aller en établissement spécialisé.

Les personnes âgées veulent rester chez elles, ce qui pose des problèmes d’aménagement et ouvre une ère de services. Pour la ministre Michèle Delaunay, « Ce n’est pas l’âge qui fait la vieille ». Elle rappelle que 92 % des ressortissants de son ministère sont en forme, ce qui fait que seulement 8 % sont en perte d’autonomie.

L’autonomie est le vrai curseur. Malgré tout, les grandes craintes existent et sont là depuis longtemps comme celles liées au cancer puis au sida. La nouvelle frontière est Alzheimer, elle se vit de façon aussi dramatique et elle a été définie récemment. Ainsi, Alzheimer devient le nouveau point de basculement. Si l’on retarde  l’entrée dans la perte d’autonomie, on a gagné. C’est le maître mot de la loi que prépare la Ministre Michèle Delaunay qui appelle à  être responsable. La loi comportera un volet anticipation et prévention  afin de mettre en place de la domotique, de l’hygiène de vie, du plaisir, de la fierté et beaucoup de responsabilité.

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

Les réseaux sociaux sont-ils les vecteurs de violence

Le 17 juillet 2013 à 20h

Débat sur le thème :

 Les réseaux sociaux sont-ils les vecteurs de violence

 

Lieu : Place du carré du roi à Montpellier

 

 

Aujourd’hui en Europe, beaucoup d’attention est portée  à «l’auto-radicalisateurs»,  en particulier aux terroristes islamistes qui «s’auto-radicalise» en utilisant Internet. La pensée dominante est que la quasi totalité des terroristes de l’Europe actuelle est musulmane. Toutefois, si nous consultons les «données statistiques»   fournies par Europol, nous nous rendons compte que dans les 5 dernières années, il n’a jamais représenté plus de 1% (qui tend plutôt vers 0) de tous les attentats tentés et réalisés. Est-il possible alors que cette stigmatisation des musulmans soit elle-même un facteur majeur dans la marginalisation et la radicalisation?

 

Pour participer : contact@forum-debats.fr

 

Palabre avec Ronan Macdubhaill

 

Organisation : Forum des débats sur le bien commun, Université de Montpellier2, Intactile

 

Contact presse : Bruno Salgues, mail : contact@forum-debats.fr