Archives mensuelles : février 2013

Les maladies nosocomiales une hécatombe !

Les maladies nosocomiales ou HAI (Hospital Acquired Infections), concernent 10 % des patients, soit 3 millions de patients en Europe. Elles occasionnent 50 000 morts environ chaque année.

 

La Suède est un pays en avance dans le traitement de cette hécatombe. Ainsi, 4 à 10 millions de pages d’enregistrement patient sont produites chaque année dans un pays comme la Suède. Ces informations sont souvent sensibles : âge, sexe, date d’admission, maladie, etc.

 

Les chercheurs ont étudié un « corpus » limité à Stockholm composé de 600 000 enregistrements patients (patients records), dans la période allant de 2006 à 2010. Ce corpus concernait 500 unités de soins, 23 000 personnes utilisateurs de ces unités, 7 professions de soins engagées dans les actes médicaux. Avec les données disponibles, il est possible de construire des graphiques de co-morbidité. Cela ne concernait pas seulement des maladies ou des symptômes, mais également l’analyse de lien avec des cas détectés par ailleurs. Cette recherche de cas par le biais de méthodes d’intelligence artificielle a été réalisée avec une précision estimée à 90 %. Des propositions ont ainsi été émises.

 

Le travail suivant sera la recherche de patients susceptibles d’être dans des cas similaires. Dans un pays comme la Suède, 98 % des données de patients peuvent être analysées dans le « Cloud ». Ainsi d’autres patients pourraient être repérés. Ces approches permettent également de mettre en place des mesures préventives. Certes les enregistrements de patients sont sensibles, mais il faut remarquer que cela n’est pas vrai dans  tous les champs concernés par ce type d’études.

Source : Le  « Global Forum/Shaping the Future ». C’est un événement international et indépendant  créé en 1992. Il est dédié aux sujets politiques, sociaux et sociétaux pour une évolution avec succès de la société de l’information.  Il agit ainsi comme un  think-tank international concernant la société de l’information. Cette manifestation réunit principalement des chefs d’entreprises européens et des enseignants universitaires. Le thème global 2012 est “ SHAPING A CONNECTED DIGITAL FUTURE, Visions, Challenges, Opportunities for Organizations and People in a Smart World”. Il s’est déroulé les 12 et 13 novembre 2012 à Stockholm, Suède.

L’état du marché des tests informatiques

Le marché des tests informatiques est en pleine expansion

Le marché des tests informatiques est en forte croissance, plus de 5 à 10 % par an. Il se décompose entre des marchés des tests purs et des marchés de qualification des systèmes d’information. Le cabinet d’études Pierre Audoin Consultants avait évalué ce marché mondial à 79 milliards d’euros en 2010, donc  600 millions d’euros en 2008 pour la France, et une part de la France de l’ordre de 3 à 10 % selon les évaluations.

Il existe sur ce marché des outils largement diffusés. Citons les outils d’IBM (Rationnal), des firmes HP, QA, Oracle (Empirix). Il existe également des outils opensource BugZila, Fitnesse, Salomé, ….ou les sociétés proposent des offres plus globales (Quotium).

Pour la partie Métier, la référence aux fiches emplois de l’ONISEP ou du répertoire de métiers de « pôle emploi » sont des outils intéressants pour comprendre les compétences attendues pour les testeurs. Cette fiche témoigne du développement de ce métier, donc du marché (exemple de la fiche ONISEP : http://www.onisep.fr/Ressources/Univers-Metier/Metiers/testeur-euse/).

Il existe aussi des normes comme  BS 7925-x d’origine britannique mais cependant valides en Europe. Les normes très connues, ISO 9000 et ISO 14000 ont donné naissance  à la norme IEEE 829-1998 et à une  série de normes, en particulier la norme IEEE 610.12-1990 ainsi que la norme ISO 9126.

Pour la certification des testeurs, le Comité français du test logiciel propose deux certifications : « fondation » et « avancé ». Cette certification est principalement destinée aux ingénieurs.