Archives mensuelles : septembre 2009

Manger et boire dans le centre ville de Bogota

Le centre ville de Bogota se nomme quartier « Candelara », il est situé entre la Carrera 7, l’avenida 10 et l’avenida Jerez de Quescha. Vous y trouverez de nombreuses boutiques qui vendent de tout mais aussi des lieux sympathiques pour vous restaurer à pas cher. Dans une d’elle, dont je n’ai pas noté le nom, j’ai mangé les traditionnelles empanadas et une part de pizza, les deux étaient excellentes. Il y a aussi des pandebonas, sorte de petits pains bien locaux. Vous pouvez boire une avena, une sorte d’horchata à base d’avoine, ou une masalo, la variante à base de riz.

Il faut aussi vous arrêtez dans les cafés traditionnels de cette zone. Assurément, le plus branché est le café marron, où vous verrez des jeunes s’embrasser en public, vous y trouverez outre des cafés, des mateadas (boissons à base d’autres graines soit du malt, du blé ou de l’avoine et d’excellent granizados, les deux plus prisées sont parait-il le granizado de Maracuya et celui qui mélange café et liqueur de Bayleys. En tout cas, c’est le conseil de la serveuse que j’ai interviewée. De plus, elle garantie que le café est 100% colombien. L’autre café a le nom prédestiné de cafe Leyenda. Dans celui du centre ville, deux machines à torréfier sont présentes et exhalent leur délicieuse odeur.

Les guides citent souvent Juan Valdez café, Oma café, Café Renault, mais ce sont devenus des chaînes qui n’ont pas le charme, ni souvent même pas la qualité de ces vieux cafés de La Candelara.

Café  Marron, Avenida Jimenez, 7-31, Bogota, Colombie, Tel 28324 73

 

Café Leyenda, site web : http://www.cafe-leyenda.com

Bogota a beaucoup changé !

Je reviens à Bogota 16 ans après mon dernier passage qui date de 1993. Cette ville a beaucoup changé, les quartiers de maisons pauvres, pour ne pas dire des bidonvilles ont laissé la place à des immeubles de grandes hauteurs voire à des gratte-ciels. Dans la vieille ville, il est impossible de faire une photo de maison coloniale sans avoir un de ces immeubles modernes en ligne de mire. Malgré tout, les parcs et jardins de la ville sont toujours là, si vous avez quelques minutes, le parc El Tunal prés du quartier du centre ville La Cadeleria et le parc Virrey méritent votre visite.

Le Musée de l’or, Museo del oro, a été complètement refait, il accueille des expositions temporaires et a énormément améliorer la qualité de ses explications. Dans ce même quartier, les petits vendeurs d’émeraude ont beaucoup disparu… signe de crise ?

L’insécurité apparente a beaucoup régressé, et les mendiants de rue et autres jongleurs de carrefour ont disparu ou presque ! La police est présente partout et il n’est pas rare de trouver des contrôles de police dès que l’on sort de la capitale. Bogota reste de ses villes duales où les niveaux de revenus semblent restés différents, mais dont la multiplicité des librairies spécialisées est le signe d’un attrait par les études. Librairie pour ingénieur, rayon juridique, catholique, ésotérique, se suivent sur les mêmes boulevards.

Ces souverains qui choisissent des animaux comme emblème !

Une visite récente aux châteaux de la Loire m’a fait prendre conscience d’une réalité fondamentale. Les souverains aiment être associés à des animaux… Louis XII avait pour symbole le porc-épic et François I la plus célèbre Salamandre. Ainsi, il ne faut pas confondre les inscriptions dans les châteaux de la Loire avec les publicités pour une marque de chaussure…

 

Allons plus dans cette petite philosophie politique et regardons ce qu’il en est de nos politiques récents. A part Jacques Chirac qui a été vite associé avec un mulot, nos politiques actuels ne sont pas ou presque associés avec des animaux, … y compris notre cher président actuel, dois-je lui suggérer d’en choisir un pour sa communication politique. Il faut se rappeler que l’association de la BNP avec les rapaces a contribué à la communication de cette banque il y a quelques années, travail du professeur bien sûr !

Un restaurant du bon souvenir à Belo Horizonte, Xapuri

Allez à Xapuri, c’est se trouver dans un monde nouveau, un havre de sérénité dans ces villes bruyantes de l’Amérique du Sud. Vous entrez comme dans une sorte de ruelle où à votre gauche se trouve de nombreuse table en bois et encore à gauche, quelque chose qui ressemble à une boutique artisanale.  Vous avancez, vous trouvez une grande salle, je devrais dire une zone couverte, avec une cuisine au feu de bois parfaitement visible et une zone colorée où sont installés de multiples desserts.

 

La carte est fournie, mais n’existe pas en anglais, dommage,

 

Xapuri, Nelsa Trombino e Ronaldo, Rua Mandacaru, 260, Trevo, Belo Horizonte, Minas Girais, Brésil

 

Xapuri est membre des restaurant du bon souvenir, Restaurante da Boa Lembranca, pour voir mon blog sur ce sujet : http://www.salgues.net/?p=273

L’avenir des logiciels et services français

Hervé Noveli se propose de parler logiciels et services et s’inquiète du fait que les grandes entreprises numériques soient d’origine américaine.

Marc Simoncini, créateur de Meetic, rappelle que les réseaux n’ont de la valeur que s’il y a des services dans le réseau, mais qu’il ne faut pas aider à la création des entreprises américaines. Match et Meetic ont 1 million de clients tous les deux, 16 sites, 13 langues et 6 acquisitions contre 1 seul site pour les américains. Ils ont un marché unifié de 250 millions d’habitants, leurs universités sont plus avancées que les nôtres,  elles investissent plus en R et D que les nôtres, ils ont une dérégulation et et n’ont pas la barrière de la langue. Marc Simoncini propose que les entreprises développent des technologies pointues mais cela peut être difficile. Il peut être plus facile de favoriser la formation et la recherche. Pour lui, un des problèmes est celui de comprendre la culture des autres pays européens.

Eli Noam rappelle que le succès américain provient des dépenses de R et D qui dépassent les 10% dans ce secteur et de la facilité d’accès aux financements. Il insiste aussi sur le fait que des programmes existent pour favoriser le développement des PME innovantes. La dépense publique joue aussi un rôle important. Le gouvernement cherche plus des projets qui risquent d’avoir un impact fort sur le plan social que la meilleure des propositions économiques.

Source : séminaire « Numérique : investir aujourd’hui pour la croissance de demain » organisé par le secrétariat d’Etat à l’Economie numérique, et Nathalie Kosciusko-Morizet, 10 septembre 2009, Paris

Le numérique est-il éligible au grand emprunt ?

Au cours du séminaire « Numérique : investir aujourd’hui pour la croissance de demain » organisé par le secrétariat d’Etat à l’Economie numérique, et Nathalie Kosciusko-Morizet, le 10 septembre 2009, Michel Rocard a fait sourire la salle avec l’exemple du Groenland, et ses 55000 habitants, qui est couvert à 100% au haut débit et qui a modifié sa société depuis celle de la pêche en kayak grâce à ces technologies. L’emprunt est grand par son exemplarité mais pas par son montant. « ne rêvez pas, il n’y aura pas beaucoup ». Cet emprunt ne pourra être répétitif… Le numérique est en concurrence avec la croissance verte qui demande des matériaux, des produits, des véhicules, des outils, et aussi en concurrence avec le non matériel qui est celui de l’enseignement, en particulier supérieur. La situation du savoir, sa conquête et sa création doivent faire partie de cette recherche.

Source : séminaire « Numérique : investir aujourd’hui pour la croissance de demain » organisé par le secrétariat d’Etat à l’Economie numérique, et Nathalie Kosciusko-Morizet, 10 septembre 2009, Paris

Ils sont « contre » les éoliennes

Des collectifs anti-éoliennes existent ici ou là. Parmi eux, certains dénoncent un «alibi écologique » qui serait fondé sur des « contre-vérités ». Ils proposent par exemple en Ardèche et dans la vallée du Rhône un moratoire, 20 pylônes auraient été érigés en 2002, 62 en 2006, 106 en 2009. Si vous voulez vous renseigner, un site existe…

Le site : http://www.moratoire-eolien.fr

Quelle stratégie pour le haut débit

Michel Mercier, Ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire désire parler d’infrastructures car la couverture est vitale, selon lui. Mais il pose immédiatement une question, le marché peut il agir seul ?

Jacques Pelissard de l’Association des maires de France (AMF) se propose de combattre une France a deux vitesses, il prône l’égalité de traitement, la concertation, la mutualisation. Il cite l’exemple des centres de « visio publique » qui permettent d’accéder aux services publics à distance ou encore au secteur de la santé. Il s’agit de résoudre la question dramatique de démographie médicale grâce à des services de télédiagnostic, ou de transmission d’image …

Daniel Fava, président de l’association des fournisseurs d’accès à Internet comme Yves Le Mouel directeur général de la fédération française des télécommunications ne se positionne pas de façon tranchée.

Yves Gassot (IDATE) évoque le plan de 7,2 milliards américain et de 20 milliards de l’Australie. Ces deux plans buttent sur des problèmes juridiques. Il cite aussi d’autres pays comme la Finlande, Singapour qui ont des projets dans ce domaine. Yves Gassot propose de ne pas séparer les technologies fixes et mobiles. Il propose de ne pas déresponsabiliser les acteurs actuels en particulier les opérateurs. Pour lui, les infrastructures ne sont qu’une partie des investissements à mener, il faut aussi penser aux services, à l’éducation, à la recherche…

Jean Ludovic Silicani (ARCEP) veut faire revenir la belle époque qui a été celle du développement du chemin de fer. Il faut réussir le fibrage des zones denses, 5 millions de foyers, 25 communes qui devraient se réaliser avec un « top départ » en décembre 2009 (Zone 1). Différents modèles permettent la mutualisation dans d’autres zones,  avec des interventions publiques qui peuvent se faire au niveau national ou local (Zone 2). Dans les autres zones, un investissement devra avoir lieu par le biais de subvention et la création d’un fond d’aménagement numérique du territoire (Zone 3). Cela conduit à une séparation du territoire en trois zones, les frontières ne pourront être fixées ex-ante car cela dépendra des conditions économiques.

Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et Consignations rappelle que son organisme a créé 800 cyberbases avec 1600 animateurs. Depuis 2001, 28 projets territoriaux ont été accompagnés par la Caisse. Ces actions permettent de tirer le bilan suivant . En juin 2004, les collectivités locales ont pu exercer le rôle d’opérateur avec la condition de mutualisation. Ce bilan est positif selon le directeur de la aisse. Ainsi, plus de 900 centres de communication locaux ont été ouverts à la concurrence. Il annonce des prix de revente en gros inférieur à 20% (grand public), et 50% (Zones d’activités) du fait de ces actions. Mais le très haut débit est à une autre échelle, un coût de 40 milliards d’euros. Il propose la création d’un opérateur mutualisé, pour la zone intermédiaire.

Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, pense que la crise sera une rupture entre un avant où la croissance était dopée par le crédit, mais il y aura des impacts selon lui, celui de la démographie, celui de la compétitivité et de la productivité. Si on laisse le marché faire seul, il y aurait plus de 60% d’exclus du très haut débit. Bruno Retailleau pense que l’Etat devra avoir un rôle fondamental. Il faudrait éviter deux écueils, la taxation spontanée et la subvention trop facile. D’abord, il faut couvrir 100% de la population, mais avec un déploiement multimodal, ensuite, il faut tout de suite favoriser la montée en puissance des débits. Pour lui, dans la zone 3, il n’y a pas d’exemple de réseaux qui n’ait pas été financé par l’Etat.

Source : séminaire « Numérique : investir aujourd’hui pour la croissance de demain » organisé par le secrétariat d’Etat à l’Economie numérique, et Nathalie Kosciusko-Morizet, 10 septembre 2009, Paris

Etre interdisciplinaire dans la mondialisation

Ana Lucia Gazzolla, directrice exécutive de l’Institut Inhotin et ancienne présidente de l’UFMG (Université Fédérale de Minas Girais) s’est lancée dans une de ses conférences dans un plaidoyer pour la culture, y compris la culture scientifique.

 

Elle pose en introduction deux problèmes. Le premier consiste à situer la culture dans la mondialisation et dans la localisation de celle-ci. En passant, elle se livre à une critique de la marchandisation et l’accord général des services qui veut introduire l’enseignement dans la sphère marchande. Le second problème provient de la situation particulière du Brésil. Dans un pays qui possède 15 millions d’analphabètes, et où 50% de l’enseignement est privé, le problème de l’accès à la connaissance est réel.

 

Ana Lucia Gazolla cite Ortega Y Gasset, « la culture, c’est ce qui protège du massacre vital ». Pour elle, le problème consiste à passer la frontière de la connaissance, qui se situe dans la zone d’incertitude, c’est celle de la formalisation. A l’inverse, elle se plait à rappeler que la culture n’est pas seulement les discussions, ou l’écriture mais les sciences et technologies. Pour elle, ces objectifs ne peuvent être atteints qu’avec des politiques publiques volontaristes et généreuses qui dépassent la seule régulation que les états mettent en place en général.

 

Ana Lucia Gazolla nous propose de consolider les actions interdisciplinaires ou plutôt transdisciplinaires, « ce sera bénéfique » dit-elle. Elle cite alors quelques exemples, la question de l’environnement et de l’éducation à l’environnement en est un. Elle voit la nécessité de proposer des doctorats en bioinformatique. Mais il ne faut non plus négliger la relation au marché et à l’économie, il y a des besoins d’incubateurs et d’instruments pour faire arriver l’innovation au marché. Des processus d’agrégation et de mise en valeur des processus  produits sont indispensables selon elle, c’est aussi de mettre en place des systèmes d’innovation. C’est aussi un problème de culture, mais de culture institutionnelle. C’est ainsi que de nouvelles connaissances vont créer de nouvelles cultures  y compris institutionnelles. D’autres questions sont nécessaires à investiguer comme celle de l’applicabilité de la technologie, qui passe par des interrogations sur les normes et les modèles de développement.

 

Pour Evablo Vilela, secrétaire adjoint de l’Etat de Minas Girais à la Science, technologie et enseignement supérieur,  il sera nécessaire de mettre en œuvre des politiques non seulement qui font en sorte qu’il y ait diffusion des connaissances dans la population mais qui aussi le garantisse.  L’essentiel est l’actualisation, de faire des avancées permanentes dans les connaissances.

 

Les universités ne sont pas capables de répondre car elles font de l’intellectualisme passif. L’université est trop hégémonique. « Il faut déstabiliser » dit  Ana Lucia Gazzolla. Ainsi, il faut reconstruire la connaissance en gérant la déstructuration précédente. C’est une transformation, pas un démantèlement, mais il s’agit de répondre aux défis de la déstabilisation graduelle.

 

Il faut transformer la culture de la spécialisation par une culture interdisciplinaire, cela passera par des débats, des débats et des débats, dit-elle…

 

Intelligence, solidarité doivent remplacer les comportements hégémoniques !

Source : Conférence d’Ana Lucia Gazzolla, directrice exécutive de l’Institut Inhotin à Belo Horizonte, le 26 juin 2009

Le quartier de Pampulha

Le quartier de Pampulha est un quartier chic de Belo Horizonte. C’est le quartier du lac, en effet, un lac artificiel donne un cachet particulier à cet endroit. Il faut faire le tour du lac, pour découvrir cette zone naturelle ou diverses plantes, oiseaux et animaux semblent bien cohabiter. Ce lieu est aussi à voir pour les magnifiques villas qui bordent ce lac, elles pourraient vous donner des idées pour votre future résidence.