Archives mensuelles : août 2008

Education : équiper ne conduit pas à l’usage

Claude Bertrand, chef de projet à la SDTICE, part du principe que les environnements de technologiques sont fiables et socialement reconnus. Ils agissent comme une « autoroute » de nouvelles façons d’éduquer. Les nouvelles technologies autorisent selon lui de nouvelles façons d’enseigner, d’éduquer ou d’apprendre. Je dirais même que c’est la question principale…

 

Pour Claude Bertrand, il faudrait donc donner accès à ces outils. Cependant, il ne s’agit pas du problème principal : dans un premier temps, développer les compétences d’usages en contexte éducatif en utilisant ces outils est la priorité. Pour lui, il faut s’abord se les approprier pour apprendre. Ainsi, des compétences sont nécessaires. De plus, il faut éviter les discours sur la transparence des outils.

 

L’expérience du conseil général des Bouches du Rhône est intéressante. Le projet a constitué en la distribution de 60 000 ordinateurs. Le constat est qu’il n’y a pas eu de décollage des usages. Dans ce projet, les enseignants ne sont pas rentrés dans le jeu. Il semble que le problème est celui de l’accompagnement. C’est la raison pour laquelle la politique de certification a été mise en place. La question est : comment faire acquérir la compétence aux enseignants ?

 

Source : Troisième édition du Forum RuraliTIC, organisée en étroite collaboration avec le Conseil Général du Cantal et le soutien du Conseil Régional d’Auvergne, de l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France) et de la Communauté d’Agglomération du Bassin d’Aurillac, le 27 et 28 Août 2008.

La contrainte pour la formation électronique est-elle un problème matériel ?

Hélène Marchi (Intel) a lancé un état des lieux sur l’enseignement primaire. A partir de ce constat, la firme a proposé un « Manifeste pour la réussite à l’école ». Le constat s’est centré sur ce que font les élus et ce que font les enseignants dans ce domaine. Le résultat principal est que l’éducation est un travail en commun. Le deuxième constat est qu’il ne s’agit pas d’un problème de matériel. Enfin, il est de plus en plus nécessaire d’avoir un projet politique au plan national afin d’assurer une cohérence globale.

 

Anita Iriart-Sorhondo, responsable des nouveaux usages et services innovants, à la direction des relations avec les collectivités locales de France Telecom –Orange,  justifie son activité. Elle constate que ces équipements ne sont pas mutualisables. Il y aurait des aspects industrialisables, mais du fait des différences d’établissement, il y aurait nécessairement du sur-mesure. Ce constat est par conséquent inverse à celui d’Hélène Marchi.

 

Le constat est clair. Les taux d’équipements augmentent, les services existent, les usages personnels des enseignants sont là. A contrario, les enquêtes sur les usages dans la classe montrent que ces technologies sont peu développées. La question est donc : comment faire pour développer ces usages ?

 

Source : Troisième édition du Forum RuraliTIC, organisée en étroite collaboration avec le Conseil Général du Cantal et le soutien du Conseil Régional d’Auvergne, de l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France) et de la Communauté d’Agglomération du Bassin d’Aurillac, le 27 et 28 Août 2008.

Les télétravailleurs et les télécentres aujourd’hui

Le télétravail est devenu une évidence. L’économie n’est pas figée sur un seul modèle de salariat. La modernisation de l’économie française passera nécessairement par une réforme du travail. Il faut abandonner « le travail souffrance ». Beaucoup de pays avaient démarré cette réforme il y a quelques années… Il faut sortir du taylorisme, celui du donneur d’ordre (la stratégie) et les salariés, et chacun se protège par des murs. Ces murs bloquent l’innovation…Pour les faire tomber, il faut que les deux cotés du mur se parlent…

 

Plusieurs formes sont possibles. Le premier type est la pluriactivité qui apparaît dans ces télécentres. L’innovation en termes d’emplois est ainsi devenue possible, ainsi qu’un secrétariat moderne créé pour aider les artisans à répondre aux appels d’offre. Les télécentres sont facilitateurs…les télécentres permettent de recentrer le travail dans la vie courante. Les TIC ont cassé cette cohérence assistée par la mondialisation. Il faut en tirer des conséquences : le rural est aussi bien placé que la ville.

 

Le télétravail est souvent synonyme de travail à domicile et assez peu de télécentres. Ce dispositif est peu connu des entreprises. Le réseau des télécentres comprend 21 télécentres ou regroupements de télécentres : cela représente 80 postes de travail, 150 télétravailleurs recensés, et, pour certains, ce sont du télé salariat, des « solos ».

 

Deux exemples de télécentres traduisent leurs diversités. Montlucon-gannat, situé dans le périmètre de la chambre du commerce, bénéficie de l’environnement, par exemple d’une plateforme de centre d’appesl y est attaché. Mais, en contre partie, cela engendre une difficulté dans la promotion du télécentre. A Murat, la Maison des services propose un accès à 27 services (publics…). Le télécentre est conçu comme un centre d’accompagnement et de connexion avec les projets de création de l’entreprise…

 

Les principales causes de création de télétravailleurs : il s’agit d’embaucher des seniors ou des handicapés, d’embaucher des compétences absentes sur le territoire, de conserver des salariés suite à la mutation du conjoint, de retenir des salariés qui veulent quitter l’entreprise pour cause de déplacement long.

 

Le rectorat de Bordeaux a mis en œuvre le télétravail : ils disposent de 70 télétravailleurs répartis sur l’Aquitaine. Il s’agissait d’éviter le déplacement des salariés vers Bordeaux. La caisse des dépôts et consignations de Bordeaux dispose de 50 télétravailleurs, 4% de l’effectif. L’introduction a été progressive mais cela a entraîné de profondes mutations dans l’organisation (moins d’arrêts maladie), ce qui a permit 20% de gain de productivité. Le télétravail conduit à de meilleures structurations du management. Elément positif, le télétravail permet de résoudre les problèmes de bureau et de parking. IBM est un pionnier du télécentre, 7 télécentres ont été créés, 5 en région parisienne, un à Vitrolle, et un à Clermont Ferrand.

 

Source : Troisième édition du Forum RuraliTIC, organisée en étroite collaboration avec le Conseil Général du Cantal et le soutien du Conseil Régional d’Auvergne, de l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France) et de la Communauté d’Agglomération du Bassin d’Aurillac, le 27 et 28 Août 2008.

 

Deux ministres et deux états d’esprit….

Monsieur Eric Besson, Secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des Politiques publiques et du Développement de l’Economie numérique, et Hamed Bakayoko, Ministre des TIC sont l’objet de mes comparaisons.

 

Le Ministre français s’est contenté de généralités (qui sont sûrement fausses !). Son discours se limite à un satisfecit sur la couverture. Pour Hubert Falco, Secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement du Territoire, la ruralité est source d’équilibre : il faut donc éviter la ville à la campagne. Il constate la perte de 60 000 ha de terres agricoles par an. Pour lui, le développement durable est la clé, et la problématique des infrastructures est au cœur de l’action. Au moins, le raisonnement était cohérent…

 

Son collègue ivoirien a été plus pragmatique. Son pays comporte 19 millions d’habitants, dont 7 millions de connectés et un taux d’alphabétisation de 50%. Son questionnement est autre. Comment faire comprendre que les NTIC ne sont pas par rapport au fait de bien se loger, de bien manger ou de bien se soigner ?…Il ne s’agit pas de permettre à chacun d’avoir un téléphone, un ordinateur, mais que chacun ait la possibilité d’y accéder. C’est la raison pour laquelle ce pays a concentré ses actions sur l’accès. Les centres multimédias numériques en sont donc l’évolution.

 

Source : Troisième édition du Forum RuraliTIC, organisée en étroite collaboration avec le Conseil Général du Cantal et le soutien du Conseil Régional d’Auvergne, de l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France) et de la Communauté d’Agglomération du Bassin d’Aurillac, le 27 et 28 Août 2008.

La conchyliculture, c’est quoi….

La conchyliculture, c’est quoi….

 

Histoire d’eau salée…

 

La conchyliculture est l’élevage des coquillages, en général marins.

 

Les types les plus courants de conchyliculture sont : la cérastoculture (coques), l’halioticulture (ormeaux), la mytiliculture (moules), l’ostréiculture (huîtres), la pectiniculture (coquilles Saint-Jacques et autres pectinidés), la vénériculture (palourdes)

     

Je ne sais pas comment se nomme la culture des couteaux ou solens. Je lance un appel dans ce blog …. Mais Wikipedia ne réponds pas à cette question ….

Petites arnaques de l’été (3)

Une histoire d’Huîtres n’est pas une histoire à dormir debout, mais presque… Il s’agit de la valse des prix d’une même huître, ou plutôt d’une demi-douzaine.

 

Premier constat au point de départ. Sur l’étang de Leucate, dans la zone conchyliculture locale. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, allez voir mon blog sur ce sujet. Bon ! Revenons à nos huîtres : j’ai acheté six huîtres pour deux euros. Les pays mas locaux proposent des grosses huîtres entre 3 et 4 euros.

 

Même jour, à Perpignan cette fois, les mêmes huîtres sont au prix de 6 euros dans un restaurant du centre de Perpignan. L’huître a parcouru un peu moins de 40km.

 

Le lendemain : à Port Vendre, je me rends au mareyeur et à la criée locale. D’abord, l’absence de poissons locaux me procure un sentiment très négatif. Un rayon de produit chinois de la mer ne contient que des produits fabriqués à Toulouse : je rêve et mon sentiment d’incompréhension augmente ! Un stand permet de déguster quelques huîtres locales et un peu d’anchoïade. Vous ne devinerez pas le prix : 8 euros les six. Cela fait cher pour 78km et un peu moins d’une heure de transport (dixit viamichelin).

 

Quelques jours plus tard, Cap d’Agde, dans la zone commerçante du port, les même huîtres sont offertes avec un verre de vin blanc pour 5 euros…remarquez que selon le même site, la distance est de 89 km.

 

Constat : le prix de l’huître n’a rien à voir avec la distance parcourue….

 

Pour vérifier et faire l’étude sur un autre bassin, comme celui de Thau ou d’Archachon, le site de viamichelin : http://www.viamichelin.fr

 

Adhérer à l’ISOC france

L’Isoc France est en crise et en mutation. À une époque où elle devrait jouer son rôle de représentation des utilisateurs de l’Internet français dans le monde et de conseil auprès des pouvoirs publics, elle a été captée, depuis plus de 3 ans, par un groupe qui tend à en faire un club privé et pratique le mélange des genres. De sérieuses irrégularités ont été constatées. Pas d’assemblée générale depuis plus de 3 ans. Ni rapports moraux, ni rapports financiers, ni même la moindre comptabilité. Les fonds propres ont fondu ainsi que le nombre d’adhérents.
Une assemblée générale est imminente. Nous avons besoin de vous pour qu’elle se prononce sur une évaluation objective et d’intérêt général.

L’historique (page arrêtée en juin) : http://www.adminet.ca/NetGov/Isoc/Isoc_France.php5
La liste Refondation : http://mail.conferences.tv/mailman/listinfo/refondation
L’appel du 8 mars : http://www.rue89.com/2008/03/08/internet-francais-appel-a-la-refondation-de-lisoc
Le blog en cours de développement (annonce publique début septembre) : http://www.adminet.ca/Isoc/

S’il vous plaît :

1/ Adhérez à l’Isoc France et participez au vote lors de la très prochaine assemblée générale.
Notre groupe demande le renouvellement complet du conseil d’administration, avec élection de 15 administrateurs chargés, sur un an, de réorganiser l’Isoc France.
2/ Ajoutez si vous voulez votre nom à la liste ci-dessous et soyez gentils de la faire circuler auprès de vos amis.

POUR ADHÉRER (20 €) : http://isoc.fr/spip/adhesion-isoc-france.php3

Cette invitation vous est envoyée à l’appel d’un groupe d’une quarantaine de personnes parmi lesquelles :

Bruno Oudet, enseignant-chercheur en informatique (Imag Grenoble), président fondateur de l’Isoc France en 1996,
Louis Pouzin, ingénieur en informatique, inventeur du datagramme et concepteur du premier réseau à commutation de paquets,
Michel Peissik, ambassadeur de la France auprès du Sommet mondial de la société de l’Information (Unesco),
François Jacquemin, psychiatre des hôpitaux, chef de service,
Clarisse Herrenschmidt, chercheur en linguistique et anthropologie de l’écriture (CNRS),
Xavier Blanchot, expert eBusiness, fondateur de ViaFrance,
Bruno Méline, expert en sécurité informatique IBM,
Hervé Schauer, expert consultant en sécurité informatique,
Bruno Salgues, enseignant-chercheur, expert télécoms (INT Evry),
Chantal Lebrument, expert Internet, responsable Internet du groupe Safran,
Bernard Perrigueur, journaliste audiovisuel,
Francis Muguet, chercheur en chimie, expert Internet, responsable de groupes au Forum de la Gouvernance de l’Internet auprès de l’Unesco,
Dominique Hebert, conseil en systèmes d’information et de communication,
Denis Marion, vidéaste, organisateur des événements Tour de France des Territoires et Vœux de l’Internet,
Dominique Lacroix, webmestre, expert eContenus auprès de la Commission européenne

Petites arnaques de l’été (2)

Dans un premier temps, il s’agit du code des pratiques loyales pour les glaces alimentaires de juin 2000 qui modifie le décret de mars 1949 et une circulaire du 22 juillet 1970. Le code des pratiques loyales définit une glace aux fruits à « nom de fruits » : elle doit contenir au minimum 15 % de fruits usuels (fraise…), 10% d’agrumes, d’autres fruits acides, de fruits exotiques ou spéciaux, 5% de fruits à coque. Ce même code précise également qu’un sorbet contient au minimum 25 % de fruits usuels (fraise…), 15% d’agrumes, d’autres fruits acides, de fruits exotiques ou spéciaux, 5% de fruits à coque. Il faut noter que les quantités exprimées en % correspondent aux quantités mises en oeuvre pour 100 g de glace. Le décret de mars 1949 et la circulaire du 22 juillet 1970, définissaient les glaces et sorbets. Un sorbet aux fruits devait contenir au minimum 35% de fruits usuels par rapport au produit fini. Pour les fruits acides, ce pourcentage pouvait être abaissé (15% pour le citron). Le décret précisait que les glaces aux fruits usuels (fraises, abricots, framboises, …) devaient contenir au minimum 20 g de fruits pour 100 g de produit fini.

 

Un produit artisanal doit être fabriqué par un artisan, tel que le définit le Répertoire des Métiers. Le Décret n°98-247 du 2 avril 1998, relatif à la qualification artisanale, et au Répertoire des Métiers, définit la qualité d’artisan. Un artisan est in titre reconnu de droit aux personnes qui justifient soit d’un CAP ou d’un BEP, soit d’un titre homologué d’un niveau au moins équivalent dans le métier exercé ou un métier analogue, soit d’une immatriculation dans le métier d’une durée de 6 ans minimum.

 

Une glace artisanale réponds à des critères professionnels. Elle doit être confectionnée avec d’excellentes matières premières, comme la purée de fruits frais de saison, tout juste mixés. Pour se différencier des fabrications industrielles, il lui faut profiter de saveurs prononcées. C’est pour cette raison que de nombreux artisans ne vous vendent pas de la glace artisanale.

 

Une glace est « maison » si chacun des ingrédients est transformé chez l’artisan.

 

Petites arnaques de l’été (1)


 

Il est intéressant d’observer le vocabulaire de certains commerçants

 

Un « poulet issu de fermier des landes » n’est pas un poulet fermier….

 

Un poulet fermier doit remplir les caractéristiques suivantes: d’abord, la durée d’élevage est de quatre-vingt-un jours minimum. Il doit être alimenté avec 100 % de végétaux, vitamines et minéraux dont 80 % de céréales. Le délai limite de consommation est réduit à neuf jours après abattage. Enfin, la bête ne doit pas être stressée, elle doit donc vivre en quasi-liberté….

 

Notez que cet abattage peut être fait dès 36 jours pour un poulet normal… et qu’il n’y a pas de critère de consommation…

Les deux abbayes du Conflent


Les deux abbayes du Conflent, dont je vous conseille la visite

Dans le conflent, vous pouvez admirer les deux abbayes romanes de Saint Martin et de Saint Michel. La première est proche de Vernet les Bains, cité de cure connue des royaumes européens, elle est perchée sur un pic montagneux. La seconde, sur la commune de Codalet se situe à quelques kilomètres de Prades, elle trône dans la vallée de la llitéra.

Je vous en conseille la visite….

Abbaye de Saint Martin du Canigou, 66820 Casteil, tel : 04 68 05 50 03, fax : 04 68 05 54 73 email : visitezabbayestmartin@wanadoo.fr, site web : http://stmartinducanigou.org

Abbaye de Saint Michel de Cuxac, 66500 Codalet, Tel et Fax : 04 68 96 15 35, email : Abbaye.stmichel.cuixa@wanadoo.fr, site web : http://monsite.wanadoo.fr/abbaye.cuixa