Archives mensuelles : juin 2008

Les nouvelles formes de télévision : stabilité des métiers ?

Maxime Lombardi, d’Iliad, se présente comme distributeur. Pour lui, l’accès au produit devient primordial. « Il n’y a pas de droit disponible », dit-il en fustigeant les exclusivités sur des réseaux comme celui d’Orange.

Pour Alain Weill, les types actuels d’émissions continueront d’être réalisés : sport en direct, variétés fédératrices, qui sont les missions d’excellence des chaines traditionnelles. Pour lui, elles devront développer des événements. En ce qui concerne le quotidien: de la même façon que le papier, en tant que lieu d’informations, a disparu, mais continue néanmoins d’exister encore et d’évoluer. C’est pour cela qu’il vise la synergie entre le papier, la radio et la télévision.

Source : La télévision est-elle morte?, colloque à l’Université Paris Dauphine organisé le 28 mai 2008 par Laurent Sorbier avec le Master 226 (télécoms – audiovisuel – Internet) de l’Université Paris Dauphine (http://www.master226.com)dans le cadre des « Soirées Numériques de Dauphine »

Les nouvelles formes de télévision : Daily Motion

Frédéric Belier, de Dailymotion, affirme que la consommation de sa solution, de son site, permet un contrôle dans l’espace et le temps de la consommation de vidéo. Mi-2008, plus de 6 millions de vidéos sont disponibles sur le site Dailymotiuon. « Quel que soit le sujet qui m’intéresse, j’y trouve mon compte », tel serait la phrase clé du visiteur moyen parmi les 346 millions de visiteurs uniques, ou les 12 millions de membres inscrits.

Frédéric Belier note également que certains spectateurs deviennent des créateurs de contenus. En effet, ce site est caractérisé par le fait que 35% de sa consommation concerne des français. Par conséquent, du fait de sa présence, c’est le seul pays où Youtube n’est pas leader.

Source : La télévision est-elle morte?, colloque à l’Université Paris Dauphine organisé le 28 mai 2008 par Laurent Sorbier avec le Master 226 (télécoms – audiovisuel – Internet) de l’Université Paris Dauphine (http://www.master226.com)dans le cadre des « Soirées Numériques de Dauphine »

Comment la télévision évolue…

Selon Bruno Chetaille de Médiametrie, la télévision est omniprésente. Ainsi, 96% des français ont regardé la télévision l’année dernière, ce qui constitue la puissance de ce media. Dans une journée moyenne, les deux tiers des français ont allumé la télévision chez eux. Il note le caractère fédérateur de la télévision. En 2007, la durée d’écoute de la télévision progresse par ailleurs en France comme en Europe. Elle atteint 3h27. Cette performance globale s’inscrit dans un environnement multimédia de plus en plus concurrentiel. Un individu moyen a 41 contacts média ou multimédia par jour. Cette connectivité augmente, étant donné que les contacts n’étaient que de 36 en 2006.

Pour Bruno Chetaille, les médias sont des marchés d’offre, donc des marchés d’addition davantage que de substitution. Selon les horaires, les chiffres changent, mais les chaînes anciennes conservent malgré tout 80% de la part d’audience, les nouvelles chaînes de la TNT, 9%, les chaînes satellites, 10%. En outre, un français sur dix a regardé la télévision sur son ordinateur portable. Plus du quart d’entre eux ont entre 15 et 24 ans.

L’impact d’Internet agit sur les modes de consommations, mais pas sur les types de contenus, et ceci malgré l’abondance de vidéos. En France, 12,9 millions d’internautes ont consulté des contenus vidéo sur Internet à la fin 2007. L’audience de la télévision augmente au moment où Internet intéresse de plus en plus les jeunes. Cela se traduit, en fait, dans une défiance des télévisions des grands groupes et du pouvoir politique associé. Il en découle, selon Jean Paul Lepers, que cette télévision devient une sorte de laboratoire. Bernard Spitz souligne l’absence de stabilisation de la télévision sur Internet actuellement

La diversification des modes de consommation de la télévision est en cours : la télévision en différé explose avec le magnétoscope, le « personal video recorder » se diffuse de plus en plus avec l’arrivée de la télévision par le réseau Internet…

Source : La télévision est-elle morte?, colloque à l’Université Paris Dauphine organisé le 28 mai 2008 par Laurent Sorbier avec le Master 226 (télécoms – audiovisuel – Internet) de l’Université Paris Dauphine (http://www.master226.com)dans le cadre des « Soirées Numériques de Dauphine »

La dynamique de la télévision

Michel Boyon, président du CSA, se positionne dans le triomphe de l’audiovisuel numérique. Concernant la question : « la télé est morte, vive la télé », il faut se situer dans l’évolution technique. En effet, la télévision analogique est moribonde et le numérique s’y substitue. Cette transformation a des origines économiques. Jamais la consommation n’a été aussi importante et jamais l’offre de programme n’a été aussi riche. Pour Michel Boyon, la télévision a donc un avenir et elle évolue sans être une « malade ».

Pour le président du CSA, l’avenir de la télévision repose sur le fait que les français adhèrent au numérique, qui est, de fait, devenu une réalité. La TNT marque une étape importante du fait de l’enrichissement de l’offre qui est donc passée en France de 6 à 29 chaînes. La TNT est également locale, la France pourra donc s’aligner sur les télévisions locales qui existent a l’étranger. Ainsi, 26 chaînes locales diffuseront en mode numérique. Fin 2008, une cinquantaine de chaîne émettront en numérique. Le TNT se répand donc sur le territoire. L’objectif de couverture, de 95% fin 2011, permettra la fin de l’analogique. Le CSA fixe des minimums départementaux de couverture, qui sont prévus par la loi.

Actuellement, un foyer sur 3 s’est équipé du dispositif. Plus du tiers des foyers français ont fait la démarche d’équipement en moins de trois ans. Depuis le 1er mars 2008, les téléviseurs doivent tous avoir un adaptateur TNT intégré. Il en écoule une augmentation du taux d’audience des chaînes nouvelles en numérique.

Les nouveaux services audiovisuels sont en train d’éclore. Par exemple, la haute définition apparaît : le passage de la simple à la haute définition est d’ailleurs largement équivalente au passage du noir et blanc à la couleur, selon Michel Boyon. L’autre type de services est la télévision mobile personnelle où 16 chaînes ont été accordées à différents acteurs industriels. Enfin, la naissance de services non linéaires, comme la vidéo à la demande, et ce que l’on appelle la télévision de rattrapage font partie de ces nouvelles innovations télévisuelles.

Le contenu de ces télévisions devrait, selon le président du CSA, évoluer. Il note l’arrivée des opérateurs de télécommunications dans le contenu, comme l’achat par Orange des droits sportifs pour créer sa chaîne sportive. Michel Boyon pense que la question de la qualité des contenus deviendra être plus importante et approfondie. En effet, selon Bernard Spitz, malgré ces changements techniques, les contenus changent peu.

Bernard Spitz voit l’évolution de la télévision en termes de limites ou de contraintes à dépasser. Elle serait selon lui à analyser selon trois axes : temps, lieux et interactions. Concernant le temps, l’augmentation relative provient des enregistreurs. Le problème du lieu est plus pragmatique : comment s’extraire du canapé comme lieu de visionnage de la télévision ? Quant à l’interactivité de la télévision, elle engendre des expériences multiples. Donnons quelques exemples : d’une part, l’accord entre KT (Korea Telecom) et NEVER cherche à construire un moteur de recherche coréen dont l’idée est de transposer sur la télévision des moteurs de recherches traditionnels. D’autre part, une autre idée de service est représentée par les jeux interactifs sur Sky en Grande Bretagne. La publicité interactive est sur les starting-blocks mais pose des problèmes de législation.

Source : La télévision est-elle morte?, colloque à l’Université Paris Dauphine organisé le 28 mai 2008 par Laurent Sorbier avec le Master 226 (télécoms – audiovisuel – Internet) de l’Université Paris Dauphine (http://www.master226.com)dans le cadre des « Soirées Numériques de Dauphine »

Le Monde et le haschich de la Bekaa

 

 

Dans la plaine fertile de la Bekaa, ces cultures sont florissantes pendant les périodes de guerres mais sont combattues en temps de paix.

 

« Durant la guerre civile qui ravagea le Liban entre 1975 et 1990, l’industrie libanaise du haschich et de l’opium, qui s’étalait sur près d’un tiers des surfaces arables de la Bekaa – un quart du pays pour environ 250 000 habitants -, représentait un chiffre d’affaires d’environ 500 millions de dollars (322 millions d’euros) par an, selon les Nations unies. Le profit, pour les paysans du cru, tournait autour de 80 millions de dollars par an. Environ 25 000 familles dépendaient directement des récoltes de cannabis pour vivre : « nous étions prospères à l’époque, se souvient Ali Hassan ». Extrait intéressant de cet article du Monde, qui montre l’ampleur de cette économie.

 

Actuellement, les zones plantées ne dépassent guère l’hectare, toujours à cause de la peur de la répression, avant d’attendre une quasi légalisation.

 

Source : article du journal Le monde du 11 Juin 2008

Contraste…

 

Dans l’édition du Monde datée du Vendredi 20 Juin, j’ai étonné par le contraste entre les trois pages de publicité consacrées à l’Edhec (pages 5,7 et 9) et le titre de la couverture, concernant l’article sur l’avenir du CNRS de la page 22. Résumons….

D’une part, l’EDHEC s’enorgueillie par exemple de compter dans ses rangs, Florencio Lopez de Silanes, premier professeur européen cité dans Science Watch. En outre, cette école évoque 52 articles citant ses professeurs dans le Financial Times en 3 ans. Enfin, elle rappelle qu’elle a accueilli 3050 cadres et dirigeants dans ses conférences et séminaires de recherche.

D’autre part, les chercheurs résistent à la refonte du CNRS : « cette ultime réforme menace de faire disparaître des pans entiers de la recherche française et d’en soumettre de nombreux autres à des impératifs de court terme ; en particulier les sciences de la vie et l’informatique seraient contrôlées en dehors du CNRS. Jamais un gouvernement n’avait « chercher » à exercer une telle autorité sur la recherche. A cet égard, les sciences de l’homme et de la société (SHS) apparaissent particulièrement en péril et illustrent les dérives de la politique actuelle. Vues comme inutiles économiquement et comme trop critiques, la tentation est grande de les exclure du CNRS ». Remarquez au passage la belle « FOOO000te » d’orthographe laissée par le Monde…. Et voici la conclusion : « L’invention d’une nouvelle politique nationale de recherche passe aussi par une critique de l’action passée. Le saupoudrage des moyens et leurs inégalités injustifiées entre les différentes sections, l’opacité qui en résulte, l’absence de volontarisme qui conduit à la concentration des trois quarts des personnels permanents du CNRS en Ile-de-France sont autant de symptômes d’une situation insatisfaisante, qu’il faut réformer, mais dans la concertation et en évitant la tentation de la table rase ou des solutions simplistes ». Le tout sous la plume de Jean-Louis Fournel, Bertrand Monthubert, et Frédéric Sawicki.

Source : feuilletage du journal Le Monde du 10 juin 2008

Real de Catorze

 

 

Pour aller à Real de Catorze, il faut vraiment le vouloir ! La route d’approche, caillouteuse, est pratiquement une patinoire par temps de pluie. Après, vous devez emprunter un antique tunnel avant d’arriver dans un décor de cinéma. C’est bien là l’intérêt.

 

Le lieu est connu depuis longtemps pour ses des mines d’or et d’argent. Actuellement, c’est un lieu de pèlerinage important lors de la semaine sainte, où la consommation du Peyote, champignon hallucinogène, est de mise. Plusieurs histoires sont avancées pour expliquer le nom du site. La première est que la vierge y serait apparue un 14, dont j’ignore le mois. La seconde est la suivante : 14 voleurs écumaient la région, et les mines, et vivaient dans cette ville. La troisième raconte que les indiens ont tué 14 immigrants à titre de sacrifice quand ils arrivèrent dans la zone. Je ne connais pas laquelle est vraie.

 

Le lieu est devenu touristique, de nombreuses échoppes vous proposent leurs productions ou des gadgets du marché en provenance de Chine. La ville contient plusieurs hôtels sympathiques. Je ne sais pas pourquoi, presque tous les restaurants sont italiens…

 

Comment financer les bourses des étudiants ?

 

 

L’université privée du Tec de Monterrey a une méthode originale pour financer des bourses pour ses étudiants. Elle achète un vaste terrain et y construit une maison de rêve. Jusque là, c’est plutôt banal… Cependant, après, l’université organise une grande tombola avec des billets à un prix assez élevé, d’environ 50 euros. A cette tombola, il est possible de gagner de nombreux objets, dont la maison et deux voitures, par exemple.

 

Une affaire qui fonctionne bien au Mexique et qui pourrait donner des idées ….

 

Loretta Lux, une photographe extraordinaire

 

 

Loretta Lux atteint le sommet d’un art reproduit où se mêlent les photos et les techniques informatiques. Cette jeune artiste est né en Allemagne de l’est et avait 19 ans quand le mur est tombé. Sur le plan technique, elle utilise des ilfochromes, c’est-à-dire des photographies portées sur du polyester.

 

Son travail consiste dans des images d’enfant retravaillées. Ils ont toujours de grands yeux ouverts, des lèvres fermées, cette absence de sourire… Les enfants sont dans des habits d’adultes. Ils sont comme des marionnettes. Les couleurs sont des pastels volontairement exagérés dans un décor et une mise en scène minimaliste…les images sont visiblement retravaillées pour qu’elle ne correspondent plus à des enfants.

 

Dans une interview, elle se pose des questions sur elle-même. Pourquoi les enfants ne sont rien ?  Elle y répond en parlant du paradoxe de l’enfance. Ainsi, ces œuvres veulent retracer une sorte de métaphore de l’innocence.

 

Source : Exposition de Loretta Lux au Museo d’art comptemporain de Monterrey, (Museo de arte contemporaneo de Monterrey ou marco), Zuaza y Jardon, Centro, Monterrey, Nuevo Leon, Mexique, site web : http://www.marco.org.mx adresse mail : info@marco.org.mx

 

Connaissez vous le café mexicain

 

 

Le café mexicain est largement différent du notre. Il est servi dans une petite auge en terre, il parait que c’est indispensable… Son contenu diffère aussi. Il ne contient pas de sucre. Pendant la torréfaction, le grain est conservé entier.  Après on y ajoute du Cinnamon, de la Canelle qui lui donne un goût spécifique qui est rehaussé par du pilonaillo. Une expérience à mener au Mexique.