Archives mensuelles : mai 2008

La langouste pacifique offre surtout des Camaron

 

 

Le restaurant Pacifica Langosta fait parti de ses restaurants de poissons animés des villes de l’Amérique du sud. La, terrasse est essentiellement noyée dans une de ses musiques latines qui vous conduit à danser. Ce restaurant est facile d’accès, proche d’une grande voie et ferme tard.

 

Le menu affiche différentes variantes de Camaron et quelques plats de Langoustes. J’ai pris des CAmaron Tamarinco vraiment excellent présentés sur une feuille de banane. Pour la boisson, je vous conseille le Mojoto bien local. Coté dessert, vous avez le choix. Ils sont géants et servis avec des glaces. Je vous conseille le « pay de Manzana con queso, une espèce de cheese cake bien local ou encore le « pay de platino ».

 

Pacifica Langosta bar, es correcto sa de cv, Ave lazaro cardenas # 2510 L 12 y 13, residencial San Augustin, San Pedro Nuevo Leon, Mexique
 

Connaissez-vous la méthode TRIX?

La méthode TRIX a été conçue du temps de communisme, dans l’ex-URSS. Il s’agit d’une méthode d’innovation qui a fait ses preuves et qui est de plus en plus enseignée. TRIX n’est rien d’autre que l’abréviation de Teorija Rezhenija Izobretatelshih Zadach. Cette théorie a été mise au point et diffusée par le professeur Genrich Saulovich Altshuller  (1926-1998).

La méthode est fondée sur quelques principes simples.

La première étape est de découvrir les contradictions techniques qui limitent le produit entre deux éléments du système technique et de découvrir la contradiction physique de chacun des éléments du système. A partir de là, il s’agira de les éliminer. Pour cela, il s’agit de comprendre la dynamique de l’innovation passée et celle des écosystèmes industriels actuels.

Pour la seconde étape, il convient d’analyser des innovations techniques, des brevets et d’en dégager des principes qui ont permis de résoudre des systèmes similaires. A partir de là, il s’agit de définir des principes génériques.

Il est alors possible de construire une matrice des contradictions entre une quarantaine de paramètres et les principes trouvés précédemment. La troisième phase consiste à passer du général au cas particulier.

Cette méthode est de plus en plus utilisée dans certaines entreprises américaines, dont Texas Instrument, Intel, Ford, United Technologies, etc…

L’un des avantages principaux des solutions TRIX est d’éviter les solutions intermédiaires. Les autres avantages sont qu’elles sont en général brevetables. Si vous voulez en savoir plus sur cette méthode, je vous conseille le réseau TRIX (www.trix.net) ou le Triz Journal (www.triz-journal.com)

Enfin un directeur d’école qui se bat contre la pensée unique française…

 

Dans un article de « Point de vue » du Monde du 26 mai 2008, Monique Canto-Sperber s’intéresse à l’enjeu de la carte universitaire française, Je vous recommande la lecture de cet article. La question qu’elle pose est : « Nos établissements d’enseignement supérieur seront-ils mieux placés dans les classements internationaux, une fois regroupés dans des pôles comptant des dizaines de milliers d’étudiants ? ». Ma réponse est non ! et la sienne plus politiquement correcte.

Je vais en extraire deux parties

Dans un premier temps, elle compare les effectifs. «L’’Université Harvard, première université du monde, accueille 20 000 étudiants, moins que Paris-VI (30 000). L’Université Stanford, troisième mondiale, en compte 15 000, moins que Paris-XI (26 000). Le California Institute of Technology, sixième université mondiale, atteint 2 200 étudiants, comme l’Ecole normale supérieure. D’autres exemples pourraient être cités (Oxford, 16 000 étudiants, Princeton, 6 000), qui montrent que la scène internationale de l’enseignement supérieur est très différenciée. Il existe plusieurs modèles de réussite universitaire, et les établissements les plus gros ne sont pas, en général, les meilleurs. ». Voilà un point auquel j’adhère totalement….

Elle porte une vision critique sur le mode d’établissement des classements, qui ignore les spécificités françaises, avec les organismes de recherche comme le CNRS, l’INSERM et l’INRIA. Elle rappelle que « l’expression « pôle universitaire de taille mondiale » est du reste problématique lorsqu’on songe que les meilleures universités du monde ont moins de 20 000 étudiants. ». Enfin, elle enfonce une nouvelle fois le clou de la vérité, en proposant ce qui me semble être la vraie solution : « au moment même où les établissements d’enseignement supérieur français deviennent autonomes, il leur appartient de manifester leur autonomie en proposant eux-mêmes leurs stratégies d’alliances ».

Source : texte de Monique Canto-Sperber, directrice de l’Ecole normale supérieure dans LE MONDE,  daté du 27 Mai 2008, numéro 19698

Peut-on marchandiser, monétiser les droits personnels ?

 

 

La marchandisation ou monétisation des droits personnels revient à se situer dans le cas où les droits personnels ne sont pas « hors marché ». Combien voudriez-vous à recevoir pour offrir vos données ? 

 

Le problème devient l’évaluation de la valeur des données personnelles. Avec une approche économiste béhavioriste, cela revient à se demander quel niveau de bien-être cela apporte de les fournir ? 

 

Le risque de la révélation par les usagers et par petits bouts des données personnelles est supérieur au risque de perdre chaque données personnelles. Cela devient une problématique du cumulatif. Avec cette situation, deux cas de figure sont possibles : la première consiste à gérer des actions à des effets différents, la gratification immédiate et certaine en échange des effets des dommages futurs. Dans le premier cas, cela engendre des coûts immédiats d’apprentissage nécessaire pour gérer des données personnelles. Cela impose aussi d’avoir aussi une analyse des coûts de réputation, des coûts de confiance dans la relation. Cette approche est complexe, elle doit montrer que dans le futur, le bénéfice attendu de la vie privée ne sera pas violé à un moment donné, ce risque est difficilement évaluable. La seule recommandation à laquelle ils arrivent est de poser la question de la façon de diminuer les coûts d’adoption des technologies, des outils de sécurité. La deuxième approche est plus naturelle, il existe une rationalité économique à accepter la gratification immédiate. 

 

Alors ! Que choisiriez vous ? 

 

Source/ 

 

Aigrain Philippe, Cause Commune. L’information entre bien commun et propriété, Fayard, Paris, 2005 

 

Rochelandet Frédéric, Université de Paris XI, présentation au séminaire « Sécurité, territoire, mondialisation » organisé dans le cadre des activités du groupe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » de TELECOM & Management SudParis (ex INT) et du groupe « usages des TIC dans les migrations » de la FMSH,du jeudi 22 mai 2008 

Résoudre les débats sur les données personnelles par le marché ?

 

 

L’école de Chicago s’est imposée au départ dans l’analyse de la problématique des données personnelles dans une croyance dans l’efficience des marchés. Ainsi, pour Posner et Stigler, l’intervention publique est inefficace : il faut avoir une liberté contractuelle et surtout « patrimoiniser » les informations. 

 

Poursuivons le raisonnement. Si l’on donne des droits de propriété à des données personnelles, alors le résultats ira à l’encontre des employés, car cela réduira le niveau du travail par défaut d’informations. Autrement dit, l’absence de données personnelles ne permet pas l’efficacité des données personnelles. Ce modèle suppose un marché parfait 

 

Mais les informations peuvent être imparfaites, ce qui contredit l’hypothèse précédente. De plus, ces données peuvent évoluer ou se dégrader dans le temps. Ces économistes utilisent l’exemple d’un homme fort qui peut tomber dans l’alcool et donc de ne plus être efficace. L’exploitabilité des données est également un problème, qui est souvent bien réel. Citons aussi le cas de la pollution des données. 

 

Des externalités peuvent naître de la vente de données à d’autres acteurs. Comme le marché est défaillant, il en résulte une sur-incitation des entreprises à exploiter des données personnelles. En effet, dès que la base est constituée, toute revente de données devient de la plus value. 

 

En ce qui concerne les utilisateurs, il existe en revanche une sous-incitation à l’adoption d’outil de protection des données personnelles. Cela se traduit par le fait que les individus ont une disposition énorme à divulguer des données personnelles sous une faible incitation. De plus, le degré de conscience des individus dans ce domaine n’est pas connu. Il est même très difficile à évaluer. Le risque existe bien… 

 

Comment faire pour réguler ? A cette question, deux voies extrêmes sont avancées. La première s’apparente à « débrouille toi toi-même » : la régulation passerait par l’information. La seconde est l’impossibilité stricte. 

 

A vous de choisir….. 

 

 

Sources : 

 

Aigrain Philippe, Cause Commune. L’information entre bien commun et propriété, Fayard, Paris, 2005 

 

Posner, Richard. Economic Analysis of Law. Austin Tex.: Wolters Kluwer Law & Business, 2007 

 

Rochelandet Frédéric, Université de Paris XI, présentation au séminaire « Sécurité, territoire, mondialisation » organisé dans le cadre des activités du groupe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » de TELECOM & Management SudParis (ex INT) et du groupe « usages des TIC dans les migrations » de la FMSH,du jeudi 22 mai 2008 

 

La notion de zone d’identification (dans les données personnelles)

 

  

 

  

Pour étudier la protection des données personnelles, les économistes introduisent la notion de zone d’identification. Elle est nécessaire pour faire fonctionner le système. Les deux sphères publique et privée se côtoient dans une zone d’identification. 

 

Selon certains économistes, cette zone se caractérise par une tendance naturelle à son élargissement. La sphère publique essaye de grignoter dans la sphère privée, ce qui passe par la traçabilité. Il y a « exposition », c’est le point où la sphère privée essaye d’aller vers la sphère privée, donc c’est le point ou vont les acteurs pour être vu. Les individus s’exposent de plus en plus dans les blogs, ou sur des sites comme « facebook », « copains d’avant ». Ce qui est passionnant, c’est que les individus s’exposent de plus en plus sans en avoir complètement le sentiment. 

 

Les deux phénomènes élargissent donc cette zone d’identification. 

 

Rochelandet Frédéric, Université de Paris XI, présentation au séminaire « Sécurité, territoire, mondialisation » organisé dans le cadre des activités du groupe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » de TELECOM & Management SudParis (ex INT) et du groupe « usages des TIC dans les migrations » de la FMSH,du jeudi 22 mai 2008 

Comment financer les services ?

 

Comment peut-on construire une offre fondée sur la collecte des données personnelles ? Cette question est cruciale pour déterminer les revenus ou la valeur de l’entreprise. 

 

 

Deux problèmes sont apparus comme l’acceptabilité par les individus (collecte et exploitation) et aussi la faisabilité. Il faut modérer ces deux points, selon la loi des Greisham, où la pollution numérique, la mauvaise information chasse la bonne. Ces deux limites posent le problème de savoir à partir de quel moment cela pose des difficultés? 

 

Faut-il protéger légalement les données personnelles et la vie privée ? Et si oui, comment? 

Tel est la deuxième question. Il s’agit d’un problème de design institutionnel. Il renvoie à une autre interrogation qui consiste à se demander comment protéger les libertés individuelle mais également la liberté d’innovation. 

 

Rochelandet Frédéric, Université de Paris XI, présentation au séminaire « Sécurité, territoire, mondialisation » organisé dans le cadre des activités du groupe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » de TELECOM & Management SudParis (ex INT) et du groupe « usages des TIC dans les migrations » de la FMSH,du jeudi 22 mai 2008 

 

Exposition de sa vie privée par Internet

 

 

 

Elie Noam fait partie de ces économistes qui se sont intéressés à l’exposition de sa vie privée à travers l’analyse de la technologie et, en particulier, d’Internet. Son point de départ est basé sur le fait que le décloisonnement des espaces privés est possible. Ainsi, sur Internet, tout le monde, ami ou employeur, peut avoir accès aux mêmes informations. De façon technique, il est aussi possible de diversifier les données collectées : données de communication, données de trace, données d’échange ou relationnelle, données subjectives (goûts par exemple). Pour cette lignée d’économistes, il existe de nouveaux modèles d’affaires numériques, qui sont de plus en plus fondés sur la multiplication des modes de collectes. 

 

Vu par la technique, ces approches permettent de personnaliser l’offre. Il existe donc un discours sur ce sujet qui cache des pratiques diverses. Citons par exemple le cas des sites de billet d’avion où le prix augmente avec l’observation de l’intérêt de l’utilisateur pour telle destination. C’était aussi le cas pour Amazon.com au début des années 2000, où le prix était plus élevé pour les clients fidèles, avant qu’un scandale n’éclate à ce sujet. Sur le plan économique, ces pratiques s’analysent comme une détermination de la disposition à payer. 

 

Plus récemment, les enjeux de la publicité ciblée ont été mis à jour par les pratiques de Google. Combiné avec la mobilité, ces approches sont encore plus utiles. Elle autorise des publicités ciblées sur la personne, le lieu où elle se trouve et l’horaire. Passer devant un restaurant vous conduira à recevoir un SMS sur son mobile avec pour contenu le menu de cet établissement. 

 

Les données personnelles sont parfois présentées comme un gain de richesse sociale. Il s’agit de créer de nouveaux services, que l’on va discriminer par les prix. 

 

Source : 

 

Noam Eli, « Why the Internet Will Be Regulated », Educom Review, volume n° 32, n° 5, septembre-octobre 1997 

 

Rochelandet Frédéric, Université de Paris XI, présentation au séminaire « Sécurité, territoire, mondialisation » organisé dans le cadre des activités du groupe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » de TELECOM & Management SudParis (ex INT) et du groupe « usages des TIC dans les migrations » de la FMSH,du jeudi 22 mai 2008 

 

Les trois niveaux de l’économie de la « privacy »

 

 

  

L’économie de la « privacy », ou économie des données personnelles et de la vie privée, est un nouveau sujet de réflexion pour les économistes. Fabrice Rochandet rappelle par exemple que la « privacy » est relativement bien définie juridiquement, mais que la multiplicité des débats cache en fait des enjeux économiques importants. Pour cela, les économistes proposent d’avoir une approche dimensionnelle, où la question des limites est fondamentale, en particulier entre sphères privé et publique. Sur le plan juridique, les notions de données personnelles et de vie privé n’ont pas de définition claire. Malgré tout, il faut faire tout de même proposer un cadrage économique, et analyser les limites. 

 

Les économistes ont du mal à utiliser les notions juridiques de données personnelles et de privacy. Les données personnelles sont une partie des données individuelles associées à une identité physique ou à des données de contact. Actuellement, ces données font partie de réglementation. La vie privée n’est définie que par l’article 9 du code civil et de surcroît, de façon négative : il s’agit de la partie de sa vie que l’on ne veut pas diffuser, même si les limites sont floues entre ce qui relève de la sphère publique et de la sphère privée. 

La « privacy », vue par les économistes, est définie selon trois niveaux. 

 

Tout d’abord, Richard Allan Posner, de l’école de Chicago, en 1998, considère le secret comme premier niveau : l’homme a le droit de conserver des données personnelles à l’abri de toutes intrusions. Avec ce type de raisonnement, des chercheurs ont réalisé des études économétriques selon les états américains. Le résultat est intéressant : plus les états sont multiculturels, plus ils ont des droits durs qui permettent de respecter la « privacy ». 

 

Le deuxième niveau se caractérise par un droit à la quiétude, qui consiste au droit à ne pas être harcelé. Hal R Varian, enseignant à l’Université de Californie à Berkeley, s’est principalement intéressé à ce sujet. 

 

Pour Jack Hirshleiffer, en 1980, l’autonomie ne doit pas être soumise au contrôle des autres. Le débat moderne sur les DRM (Digital Right Management) considère qu’il s’agit d’une forme de contrôle social. Le DRM chez soi n’est pas conforme, on peut dès lors s’interroger sur la pertinence d’autoriser à lire ou écrire sur son disque dur à la maison. Le droit de pouvoir contrôler sa propre personne, son propre temps, est essentiel dans ce cadre. Par conséquent, si on menace cette économie, les sociétés modernes sont menacées. 

 

Posner et ses disciples ont rejoint le pouvoir politique pendant la mandature de Ronald Reaganet ils ont influencé l’adoption de « l’US privacy act ». Le modèle diffusé est celui de l’autorégulation. Il en découle que les individus doivent se prendre en main. 

 

Source : 

 

Hirshleifer, Jack, Privacy: Its Origin, Function, and Future. Journal of Legal Studies 9, 1980, p 649-664 

 

Posner, Richard. Economic Analysis of Law. Austin Tex.: Wolters Kluwer Law & Business, 2007 

 

Rochelandet Frédéric, Université de Paris XI, présentation au séminaire « Sécurité, territoire, mondialisation » organisé dans le cadre des activités du groupe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » de TELECOM & Management SudParis (ex INT) et du groupe « usages des TIC dans les migrations » de la FMSH,du jeudi 22 mai 2008 

 

Shapiro Carl and Varian Hal R, Information Rules: A Strategic Guide to the Network Economy, Harvard Business School Press, November, 1998. 

 

 

L’université EWHA ouvre ses portes à Séoul

Je l’avais vu en construction : le nouveau campus de l’Université EWHA de Séoul sera inauguré dans le courant de mai 2008, et sera donc prêt pour la rentrée 2008-2009. Cette université est réservée aux femmes. Ce nouveau campus, conçu par l’architecte français Dominique Perrault, accueillera quelques 22 000 étudiantes.

La surface utilisable est de 70 000 m2, dont le coût a été évalué à 80 millions d’euros (en euros de 2004). Personnellement, je recherche à créer un centre de recherche sur l’amélioration de la qualité de la vie et principalement la e-santé sur 10 000 m2 et 12 millions d’euros actuels…