Archives mensuelles : novembre 2007

Quelle ouverture pour Internet ?

Au cours du forum de la gouvernance de l’Internet de Rio, Ronaldo Lemos  rappelle que le thème de l’ouverture renvoi rapidement à celui de la diversité et de l’accès. L’ouverture peut être analysé selon trois dimensions dont la première est liée aux lois et règlements qui administrent la production de biens culturels, de l’information, de la connaissance. La deuxième dimension est essentiellement politique. Elle concerne les relations intrinsèques des gouvernements,  régulations des accès, de la propriété intellectuelle. La troisième est économique. De nombreuses entreprises ont introduit l’ouverture dans leurs affaires, c’est une formidable création de valeur pour elles.

Trois aspects concrets de l’ouverture sont en général avancés, l’interopérabilité (souvent imposé) des systèmes, les logiciels libres, l’accès ouvert à la culture scientifique et à la connaissance comme les licences ouvertes pour les matériaux scientifiques.

Carlos Gregorio affirme que les victimes de l’ouverture sont souvent les plus vulnérables. L’ouverture facilite mais oublie les enfants, cibles faciles des pédophiles et malfaisants. Autre exemple, un Etat publie de fait les listes de personnes atteintes du virus HIV (Sida) sous l’idée de la transparence… Le résultat est catastrophique.  Parmi d’autres problèmes soulignons les discriminations à l’encontre de travailleurs, la vente en ligne d’information sur des personnes via des sites commerciaux.

Mais la réalité est beaucoup plus large, elle est directement reliée au type de société que l’on veut.

Source : Le forum de la gouvernance de l’Internet a eu lieu du 12 au 15 novembre 2007 à Rio de Janiero, Brésil, pour en savoir plus : http://www.intgovforum.org/

Da raffaelle, un restaurant un peu chic prés de la place saint Marc

 

  

 

  

Le restaurant Da Raffaele est situé près d’un canal, l’été, manger dehors est possible. Ma visite de novembre m’a conduit tout droit dans une salle décorée d’armes ancienne, d’une grande cheminée et de multiples casseroles et moules à gateaux. 

 

Ce restaurant affirme vouloir respecter les traditions, faire attention à la qualité et être le rendez-vous des gourmets du monde, c’est assez bien réussi. J’ai pris du poisson, de la lotte, excellente, avec des légumes : épinard, pomme de terre, courgette, endives, carotte et deux variétés de poivron. Il est possible de prendre aussi des pizzas. J’ai bu un Chianti Classico Borgo Scopato 2005 de Castelnuovo berardenigen de bonne facture. La carte de dessert proposait des tentazioni ou des tartufi, je ne savais pas comment choisir… 

 

Ristorante da raffaele, San Marcon 2347, Pnte delle Ostreghe, 30124 Venezia, Venisen Tel : 041 52 32 317, Fax : 041 24 16 546, email : info@ristorantedaraffaele.com, site web : www.ristorantedaraffaele.com, proche du vaporetto S Maria del Giglio. 

 

Comment passer une bonne soirée à Rio

 

 

Le rio scenarium se nomme aussi « Pavilhao da cultura ». En fait ce lieu est à la fois un restaurant, une musée d’antiquité du dernier siècle, et un lieu de danse avec un orchestre et d’autres salles avec des musiques tout aussi locales.

 

Sortant d’une réception, nous avons opté pour des Bolinho de Bacalhau (Morue), de quiejo (fromage local) et de camarao (grosses crevettes). Nous avons continué par un filet mignon excellent. Nous n’avons pas pris de dessert  bien que la carte annonçait des « creme brulè de maracujà » et des « torta brasileira ».

 

Un orchestre bien local a joué pendant toute la soirée. Des sambas et d’autres musiques locales. A voir comment les cariocas se trémoussaient, je pense que les musiciens doivent être bons. Dans le décor, des dizaines de vielles télévisions, des horloges, une armoire géante d’une pharmacie du siècle dernier, de vieux tableau, une vielle voiture, … Presque un musée… On y boit essentiellement de la bière et des rhums locaux.

 

Même si je vous n’y mangez pas, une visite s’impose au moins pour le décor….

 

 

Rio Scenarium, Rua du Lavradio, 20, Centro Antigo, Rio de Janiero, Tel 21 3147 9000, site web : www.rioscenarium.com.br

Al Ponte del Megio, le restaurant de poisson…


  


  

Ce restaurant est tenu par Milly et Paolo. Il s’appelle trattoria, et sa carte annonce spécialité de poisson (specialita pesce) et plat typique de Venise (Piatti Tipici Venziani). J’ai opté pour un Saint Pierre grillé avec  des légumes frais, mais j’aurais pu choisir des pâtes à l’ail. Sur ces plats, j’ai bu un chianti classico, vendange 2005 de San martino in Cicione. Il parait que cette villa existe depuis 1163, c’est écrit sur la bouteille. J’ai terminé par un tiramisu digne de l’Italie.
 

L’adresse :
 

Al Ponte del Megio, di Lazzaein Giovanni et Compagnie, S Croce, 1666, 30135 Venezia (Venise), Tel : 041 719777
 

La casa de suica avec des produits Brésilien

 

 

J’ai décidé au cours de mon nouveau passage de faire un peu brésilien à la casa de suica. En fait, j’ai rencontré le chef du lieu, Volkmar Wendlinger, un autrichien qui officie dans cette maison depuis 30 ans si j’ai bien tout compris.

 

Le décor est toujours aussi beau et les orchidées qui ornaient les tables à mon arrivée étaient d’un goût exquis. Malheureusement, ces plantes odorantes disparaissaient au fur et à mesure de l’arrivée des clients. Le repas a commencé par des mises en bouches qui allaient la complexité des saveurs et la simplicité de légumes crus et d’olives. J’ai continué par une tasse glacée aux choux fleurs et à la pomme dont les saveurs étaient des plus agréables. J’ai poursuivi avec un suprême de poussin. Imaginez un poussin désossé et farci, servi avec des purées : une de carottes et une autre d’épinards avec sur la première des endives vertes et sur la seconde des endives blanches.

 

En dessert, j’ai opté pour les fraises au poivre rosé flambé avec trois alcools,  superbe de saveur. Un café a été arrosé d’un snaps local de pommes, beaucoup de calvados véritables, avec appellation contrôlée, sont largement plus mauvais.

 

Coté vins, nous avons commencé par un miolo selecao 2004 blanc, d’une excellente qualité. Ce vin provient de la Vale des Vinhedos au Brésil.  C’est un mélange de Riesling, de Chardonnay et de Sauvignon blanc. Nous avons poursuivi sur un rouge, un cabernet sauvignon, de Amedeu, pour lequel j’ai été plutôt déçu.

 

Je vous avais déjà signalé cette adresse en 2005, elle le mérite toujours… C’est rare que je fasse un deuxième blog pour une même adresse mais elle le mérite.

 

La casa de Suica, Rua Candido Mendes, 157, Gloria, Rio de Janeiro, Brésil, Tel 22535182 email : casadesuica@casadesuica.com.br, site web ; www.casadesuisa.com.br
 

Mon précédent blog : http://www.salgues.net/?p=143

 

Les restaurants du bon souvenir : http://www.salgues.net/?p=273

 

L’excellente organisation du Global Forum

 

 

 

  

Le Global Forum organisé à Venise a été un vrai plaisir tant pour la qualité des interventions que pour les « social events » 

 

Sur ce point, la rencontre a commencé par un « welcome cocktail » au Palazzo Pisani Moretta le long du grand canal. Les organisateurs avaient eu l’idée de nous emmener en bateau depuis la place Saint Marc. Ce lieu chargé d’histoire nous accueillait dans son grand salon et dans sa galerie d’ancêtres. Les salles étaient éclairées avec de splendides lustres aux centaines de vraies bougies. Il faut signaler la qualité des toasts servis avec des boissons variées dont le célèbre Bellini vénitien. 

 

Le lundi soir, un magnifique spectacle musical a eu lieu dans le théâtre de la Fenice, récemment reconstruit après son incendie. Il s’agissait d’un concert de l’académie musicale San Giorgo. Le repas, servi sur place, mélangeait modernisme et traditions vénitiennes. Un pianiste a joué pendant plus de deux heures pour accompagner le repas. 

 

Pendant les repas du colloque, nous avons bu un vin excellent. Un maschera Bianchi, Chardonnay de Rechsteiner , société de Hans Stepeke DOlwin, a Plavas di Oderzo, sans date. Il envahissait de ses aromes les palais et convenait à tous les plats. Le rouge, du cabernet franc, Anselm 2005, du Friuli Latisann, était en dessous de la moyenne malgré son origine contrôlée de cantine Fattoretto Luigini à Dolo. 

 

Pour en savoir plus :

Organisation items international, www.items.fr

 

 

Cantine Fattoretto Luigini à Dolo, 300031, Italie, cantine@fattoretto.com 

 

Internet et le business

 

 

Pour Naouyuki Akikusa de Fujitsu, Internet est partout, il est présent dans une grande part du business. Il ne faut pas qu’une panne apparaisse, le risque est l’arrêt des affaires, l’arrêt du monde. Il en découle que la sécurité de l’Internet est une part importante de la gestion qui doit être réalisé.

 

La vision n’est pas identique pour Catherine Trautman, qui voit la relation entre l’économie, la technologie. La convergence technologique et les fusions de firmes ne doivent pas altérer Internet. L’inter-opérabilité est importante. Sans cela, les acteurs ne peuvent accéder à Internet. Pour cette parlementaire, l’Internet des choses est un sujet à discuter.

 

Source : Le forum de la gouvernance de l’Internet a eu lieu du 12 au 15 novembre 2007 à Rio de Janiero, Brésil, pour en savoir plus : http://www.intgovforum.org/

 

Chez Da Sandro, viva Pizza

 


  

Ce restaurant est à cheval sur les deux cotés de la rue, sa spécialité est la pizza, elles sont excellentes. Les variétés sont assez classiques, mais le lieu est sympathique et sa clientèle internationale, mon voisin était catalan…
 

Pizzería Snack Bar Da Sandro, di Baldan Lina SNC, S Polo, 1473, tel +41 523 48 94, fax : +41 241 1505, email : bardasandro@tiscali.it

Internet est coopératif depuis longtemps, et les problèmes qu’on lui attribut sont encore plus vieux

 

 

Internet est coopératif depuis longtemps, c’est un travail d’ingénieur qui a plus de 40 ans. Les problèmes qu’on lui attribut sont encore plus vieux. En effet la criminalité a été inventé bien avant lui. Tel est la thèse développé par John Klensin, actuellement consultant, qui comme moi a vu naître ce réseau des réseaux.

 

Le net n’a pas été inventé en 1992, mais à la fin des années 60 en terme de concept et dans les années 70 pour les premiers éléments. Certains d’entre nous avaient compris l’intérêt de se diriger vers un réseau global qui remplacerait à terme le réseau téléphonique avec de nouvelles applications. Mais, si on avait voulu penser aux applications, Internet ne marcherait pas aujourd’hui. C’était l’erreur fondamentale des promoteurs du Minitel français ou du Btx allemand. Construire le réseau indépendamment des applications en est la raison du succès. La normalisation des couches par l’ISO aidera à mettre en œuvre les concepts.

 

La conception n’est pas liée à des gouvernements. C’est naïf de le croire, bien qu’il faille accepter le rôle majeur du département de la défense américains et des réseaux universitaires. Les gouvernements, alimentés en conseil par les opérateurs nationaux, maintenant historiques, n’en voyaient pas l’intérêt. « Internet, un réseau qui n’a pas d’avenir », écrivait en 1992 un grand opérateur historique, phrase reprise par le ministre des télécommunications de l’époque.

 

Cette date est importante. En effet, dés 1992, des conteneurs multilingue étaient prévus. Le rôle des noms de domaine ont été envisagé a cette date, mais l’exclusion des caractères nationaux n’était dû qu’au manque de maturité des machines qui ne connaissait pas ces caractères. Ce retard du hardware rendait les choses moins opérationnelles, mais l’espoir d’une amélioration était là. Remarquez que malgré le développement de la micro-informatique, puis de la bureautique qui a intégré les caractères nationaux, l’ICANN n’a pas vu l’intérêt d’évoluer.

 

Les initiatives d’assistance mutuelle ont commencé avec les années 80. Les américains connecte à ce moment là leur réseau via Sophia Antipolis. Le web, l’application la plus utilisé a été inventé au CERN à Genève, et elle s’est diffusée. Son heure de gloire est apparue vers 1995 par la mise eu point de navigateurs qui ont été distribués gratuitement, puis de l’apparition des moteurs de recherche, dont la performance continue de s’améliorer.

 

Les problèmes actuels ne sont pas spécifiques à Internet, mais sont des généralisation, ou des difficultés déguisées. Prenons quelques exemples. Les pornographes et les criminels ont existé avant Internet. Ils sont seulement plus efficaces pour utiliser les technologies de communication pour leurs besoins. Les comportements inacceptables existent avec ou sans Internet, n’importe qui peut sans apercevoir tous les jours en sortant dans la rue. Cela n’appelle à créer une nouvelle structure pour l’Internet. Il faut cependant examiner comment ces problèmes sont traités par Internet et alors adapter les outils existants.

 

Il faut imaginer ces avantages et inconvénients et faire des concessions, car Internet génère ces propres problèmes. A chaque solution, un nouveau problème apparaît. Le marché des noms de domaine, associé à la règle « premier arrivé-premier servi » a conduit au cybersquatting. Des acteurs achètent des noms de domaine dans l’espoir de les vendre plus tard avec un revenu créé par la rareté.

 

Source : Le forum de la gouvernance de l’Internet a eu lieu du 12 au 15 novembre 2007 à Rio de Janiero, Brésil, pour en savoir plus : http://www.intgovforum.org/