Archives mensuelles : février 2007

Petit test d’un restaurant vietnamien à New York

Ce petit restaurant vietnamien a été visité par hasard. L’accueil y est simple, sans le décorum des restaurants « chinois » traditionnels. J’ai pu tester des rouleaux de printemps, ou « Gio Cuan » avec une sauce inhabituelle à base d’écailles de cacahouète et sûrement du beurre de la même graine. Je vous conseille aussi le « Bun Cha Gio », un plat à base de pâtes et de nems. Vous pouvez facilement commander une soupe ou « Canh chua ». Il en existe de différentes variétés avec du poisson, des légumes, des crevettes. J’ai dévolu mon choix sur le « Xe lua », c’est une grande soupe servie dans un bol de la taille d’un saladier avec du bœuf coupé très fin, des nouilles et six ou sept types de légumes. Pour les petites comme les grandes soifs, ce restaurant propose des boissons assez typiques comme des bières du bout du monde. Par exemple, vous pouvez y boire une « 33 » fabriquée au Vietnam.Nam So’n, Vietnamese Restaurant, 245 Grand Street, New York, NY 10002, Tel 212 966 6507 ou 6577
  

Le fil’o’fromage

 

 

 

Fromagothéque, vinothéque et plaisir de voir, tel pourrait être le résumé de ce lieu. Vous rentrez, vous avez l’impression d’arriver dans une crémerie, et un marchant de vin. Loin du bougnat d’antan, ce lieu est aussi un restaurant. Situé dans le nouveau quartier de Tolbiac, vous y mangerez des plats à base de fromage, ils sont tous bons et vous goûterez des vins d’excellente qualité. Vous pouvez choisir presque au hasard dans le menu sans risque ? Des photos ornent la salle et il parait que le patron propose des soirées thématiques mais je n’en ai jamais été le témoin.

 

Pas de risque, quelque soit la région de France d’où vous venez, vous trouverez un produit de celle-ci. Idéal pour épater les amis. Idéal aussi avant de savourer les nourritures intellectuelles de la bibliothèque François Mitterrand ou des lieux touristiques  et des bateaux spectacles du quartier.

 

Fil’o’fromage, 12 rue neuve de Tolbiac, 75013 Paris, Tel : 01 53 79 13 35, filofromage@free.fr, site web : www.filofromage.com

Quel rôle pour la technologie?

 

 

Nikhil Seth, directeur à l’ONU, aime faire des commentaires sur la place de la technologie. Il s’intéresse à la complexité et au paradoxe de la connectivité. Nikhil Seth rêve que les hommes puissent définir une politique de la technologie qui ait un véritable impact sur la qualité de la vie. Actuellement, à peine un peu moins de la moitié des humains, soit 3 milliards de personnes vivent dans les villes et il est facile d’observer le manque de communication entre les humains.

 

Les limites des interactions dans les villes

 

Pour Nikhil Seth, ce n’est pas par ce que l’on dispose d’un ordinateur, d’un téléphone mobile, d’un blackberry que l’homme est mieux connecté. Les équipements ne favorisent pas les relations sociales. Ce n’est pas seulement la capacité de connexion mais la qualité de la connexion et la possibilité de construire des relations humaines qui est important.

 

Plus l’urbanisation est importante, plus les hommes et les femmes sont coupés des relations et donc de la vie, la vraie, selon Sergei Kambalov. Nikhil Seth fait une remarque de bon sens. Il faut noter que le phénomène urbain a éloigné « temporellement » les parents et amis. La personne âgée est loin de ses enfants et les outils de communication n’ont pas permis d’améliorer la situation.

 

La technologie est source d’exclusion

 

Sergei Kambalov, chef de la branche de support et de coordination de l’ECOSOC de l’ONU estime que le coupable de la situation actuelle n’est pas la mondialisation mais les technologies, en particulier celles de la communication et de l’information. Elle créé des exclusions, qui dépassent celles provenant du niveau de ressources financières.

 

La société est vieillissante

 

Pour Mrs Axumite Gebre-Egziabher, Directrice de « Human Settlements Program » à l’ONU, les possibilités apportées par la médecine permettent de vivre plus longtemps. Cette discipline est avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication les « magnets of hope » (littéralement aimants d’espoir) de la civilisation vieillissante. Les parents de plus en plus âgés qui ne vivent plus près de leurs enfants posent des problèmes. Peut-on résoudre les problèmes par les technologies de l’information ? Pas seulement répond-t-elle. 

 

Aleksandar Zeljic, designer en chef chez Gensler Inc, évoque son expérience actuelle qui se centre sur une étude sur le processus de vieillissement. Pour lui, il faut ré-inventer la notion de vie pour la société vieillissante. En effet, l’aspect social de la vie est très important. La communication et l’intégration sociale sont l’essence même de cette nouvelle société.

 

La promotion des « fellow feeling »

 

Fellow feeling se traduirait littéralement par « sentiment de camaraderie ». Il s’agit là de développer des outils qui mettent en relation. Ils ne doivent pas se limiter au site de rencontre (dans le sens pour former des couples), qui existent déjà, mais de mettre en œuvre des outils de télécommunication qui ont un rôle dans la santé et dans la réduction des détresses humaines. Pour l’essentiel, faisons en sorte que les hommes et les femmes communiquent entre eux.

 

L’objectif est d’améliorer la qualité de la vie

 

Axumite Gebre-Egziabher estime que ces technologies vont contribuer aux améliorations nécessaires. Les populations de plus en plus vieillissantes veulent vivre dans une maison saine, avec de l’ « happiness ». La ville doit avoir des lieux inclusifs. Il ne faut donc pas construire, dans les villes, des forteresses sécuritaires qui deviennent des sources d’exclusion.

 

Sergei Kambalov se pose la question suivante. Commet atténuer les conséquences négatives ?

Ce qui divise le monde c’est le fossé obscène entre les ressources et la réalité sur le terrain. La question devient. Comment combler le fossé avec ceux qui vivent dans des conditions inhumaines ?

 

Pour Sergei Kambalov, il faut que les gouvernement sachent sur ce qu’il faut faire ? Ce qui pose une autre question. Comment travailler ensemble pour atteindre des objectifs ?

Quand on veut combattre, « on donne pas de coup avec la main ouverte, mais avec le poing », il veut utiliser cette analogie pour construire de nouveau plan. Les programmes de développement ne doivent pas travailler avec « une main ouverte », il convient de frapper ensemble, de façon coordonnée.

 

Les technologies ont, donc un challenge à relever. Il faut créer des conditions de vie meilleure. Pour cela les technologies doivent offrir la possibilité de créer ou de recréer des liens. Il en découle que des plans d’action et des politiques sont nécessaires pour aller dans ce sens. La formulation de celle-ci doit permettre d’abord d’améliorer la qualité de la vie.

 

Source : Réunion organisé le 9 février 2007 par l’International Council for Caring Communities (ICCC)

Le monde météo de Klein

 

 

Le célèbre bleu de Klein doit être associé à l’air qui nous entoure et encore plus, je le crois, à une « cosmogonie », une vision mondialisée. Par le judo, il s’est intéressé à d’autres cultures comme celle du Japon, qui nul doute, ont influencé sa pensée et son travail. Klein s’intéresse beaucoup au climat, et à son amélioration locale.

 

Dès 1959, Klein se consacre à des projets « utopiques » d’architecture de l’air et de climatisation à l’échelle planétaire conçus «comme une étape éventuelle dans le chemin de l’immatérialisation de l’architecture». Klein dessine, imagine des machines qui n’auraient d’autre but que de climatiser le monde, et peut être même de calmer ses ardeurs.

 

Source :

 

Exposition Klein, Couleur, Immatériel, Centre Pompidou, Paris, du 5 Octobre 2006 au 5 février 2007. 

 

Le théâtre Akhe de Saint Petersbourg

 

 

Le Théâtre AKHE ou Théâtre Russe de la Machinerie a été fondé en 1989 à Saint-Pétersbourg par deux plasticiens Maxim Isaev et Pavel Semtchenko. Aujourd’hui, ils représentent tous les deux le fer de lance de la culture alternative russe.

 

Cette forme culturelle puise son inspiration dans la mythologie grecque, comme par rejet de l’art soviétique.

 

Ce théâtre surprend par son contenu, les images qu’il projette et par la maîtrise de son art. Il est peu sonore, mais très visuel, les acteurs manient le mime avec émotion. Ils utilisent des artifices simples mais efficaces, comme des bouteilles qui se cassent, l’usage du lait. Cela apparaît vite comme un jeu de scène à la limite du chaos. La musique y est souvent underground, et choque face aux films surannés qui sont projetés.

 

AKHE offre un mélange, un fatras, souvent peu compréhensible du cirque, du théâtre de marionnettes, du cinéma, de la photographie qui se déroule dans un décor sobre et blanc, aux fenêtres évocatrices. Une forme d’humour désinvolte, insolent et impudique accompagne ces spectacles.  Le seul intérêt est l’engagement physique des acteurs qui se distingue de tout ce que l’on voit sur les scènes actuelles.

 

Source :

 

Spectacle de la compagnie Akhe, Cabine Blanche au théâtre de Rungis le 14 décembre 2006.

Il ne faut plus téléphoner en traversant la rue

 

 

Le sénateur de New York Carl Kruger a proposé un texte de lois interdisant l’usage des téléphones mobiles, des iPods, Blackberry et les autres équipements électroniques pendant la traversée des rues par les piétons. Kruger estime, que comme les automobilistes, les piétons qui traversent la rue ne font pas attention à leur environnement. Les autorités proposent une amende de 100 dollars.

 

Les américains restent sceptiques sur l’intérêt de cette mesure…Personnellement, je pense que l’on n’arrête pas le progrès… Après la violence routière, voici la violence piétonnière…

 

Les cosmogénies de Klein

Klein s’intéresse beaucoup à l’air, à la météo. Les Cosmogonies sont des oeuvres libres que l’artiste expose à l’empreinte climatique du vent, de la pluie, mais aussi à l’empreinte naturelle des plantes.  Elles doivent traduire la marque des « états-moments » de la nature :« Il s’agit pour moi non plus de brosser des toiles mais plutôt d’établir d’une manière permanente et bien durable entre moi et cette nature, qui en fait ne font qu’un, la toile NÉO-FIGURATIVE à la fois la plus réelle et la plus immatérielle qui existe   », dit-il.

Klein a su conserver des moments de ces œuvres multiples par des films et des photos. Charles Wilp (1932-2005) ou Harry Shunk (1942-2004) ont été en temps que photographes les grands témoins de l’artiste. Le célèbre opéra de Gelsenkirchen est aussi une des formes représentatives de sa comosgénie.

Source :

Exposition Klein, Couleur, Immatériel, Centre Pompidou, Paris, du 5 Octobre 2006 au 5 février 2007. 

Think Gaia

 

 

La firme Sanyo vient de lancer une nouvelle stratégie publicitaire, la ligne est « Think Gaia, For life and the earth », elle se décline en trois éléments. Pour la partie environnement, la firme se propose d’aller vers une « Blue Planet ». En ce qui concerne l’énergie, elle propose un plan de réduction des énergies nécessaires baptisées « Genesis III ». Enfin, l’élément moteur du style de vie proposé s’exprime par « Harmonius Society ».

 

A méditer donc

 

Pour information:  SANYO Electric Co., Ltd, 5-5, Keihan-hondori 2-chome, Moriguchi City,
Osaka 570-8677, Japon, site web: http://www.sanyo.co.jp

Comment sortir de l’échec actuel de la télévision sur mobile

 

Au 3GSM Congress, la télévision sur mobile est un sujet qui se discute. Dans beaucoup de pays, la télévision sur mobile ne décolle pas. Les seul pays ou les MMS sont réellement utilisés sont ceux ou des efforts sur le prix ont été consentis par les opérateurs. 

 

Anders Gutafssson, PDG de Spirent parle de quatre challenges correspondant au quatre acteurs : état des réseaux, gestionnaire d’infrastructure, expérience du consommateur, fournisseur de contenu. Mohy Abdelgany, CEO de Newport Media, y voit pudiquement un besoin d’optimiser les expériences des usagers. Nokia et Alcatel Lucent y voient une erreur de jeunesse qui leur aurait fait confondre la visiophonie (deux personnes se parlent en se voyant) et la télévision. Incompétence ou argument de séance, je ne sais pas…

 

En ce qui concerne le réseau, les systèmes d’accès ne sont malheureusement pas assez performants. Le HSPA qui est présenté comme la solution a été une solution présentée comme miracle au salon. Mais d’autres problèmes persistent sur ces infrastructures d’accès : l’interopérabilité, la gestion des droits, la gestion des autorisations sont des points non résolus. Le challenge important est de faire fonctionner ces systèmes indoor, outdoor, et en mobilité. Ce qui impose de résoudre différents problèmes : sensitivité, immunité aux interférences, réception multimode, perfomance dopler, capacité de set top box, fast channel switching.

L’expérience du consommateur est aujourd’hui très négative, les interfaces sont ni naturelles, ni faciles et la qualité de service réellement observée est ridiculement mauvaise.

 

Les opérateurs de réseau mobile doivent déterminer le rôle de la chaîne de valeur de la télévision. C’est nécessairement un mix de produit entre la télévision sur mobile et l’échange de vidéo sur 3G. Mais c’est là que les opérateurs ont, ou tout confondu, ou bien pas défini les bonnes approches marketing. Il en découle que la valeur d’un abonné d’un tel système n’est pas claire et que les calculs financiers sont incertains. L’évaluation économique est devenue plus aléatoire avec des coûts des réseau incertains, des revenus du connexion peu rémunérateur et une attractivité des terminaux faible. La stratégie de différentiation avec des produits et des contenus spécifiques a clairement échoué, il aurait été plus efficace de commencer par une stratégie de revenu fondée sur des équipements plus standardisés.

 

Le consommateur veut du sport, des news, des contenus de divertissement, ces contenus n’ont pas été fournis suffisamment par les opérateurs. Les fournisseurs traditionnels de contenu refusent de reformater totalement leurs contenus actuels. Il n’est pas possible d’utiliser pour les mobiles des contenus provenant de la télévision. Par exemple, les segments doivent durer au plus de 15 à 20 minutes. Il faudrait faire des contenus avec intelligence et interactifs. Certains spécialistes « marketing » militent, peut être à tord, pour des services qui s’apparentent à du « télévoting » ou du « mobile-chatting ». En ce qui concerne les DRM (Digital Rights Management), d’énormes progrès doivent être fait entre le « tout protégé » et le « tout libre ».

 

Saint Petersbourg et les arts

 

Saint-Pétersbourg est actuellement la deuxième ville de la fédération de Russie. Ancienne capitale, la ville symbolise pour les Russes tout à la fois la fenêtre ouverte sur l’Occident, le haut lieu des activités révolutionnaires sous l’Ancien Régime et l’âme de la résistance aux envahisseurs nazis. Elle est aujourd’hui une ville des arts avec ses musées, ses théâtres.

 

Pierre le Grand décide de créer une grande cité sur ce territoire qu’il vient d’arracher à la Suède. Il entend ainsi marquer l’avènement de l’Empire russe parmi les grandes nations européennes. Les pouvoirs du tsar sont si grands qu’en un siècle Saint Pétersbourg devient la plus peuplée des villes russes. Le royaume y construit des châteaux et des résidences de campagne. Le lieu s’affirme comme la capitale politique et culturelle incontestée de l’Empire.  Les hommes du monde s’y succèdent pour rencontrer le régime local.

 

Tout au long des XVllle et XIXe siècles, son port, ouvert sur la Baltique, assure la plus grande part du commerce maritime national. Les échanges avec l’Europe sont importants. Aussi sa population, indice de sa fortune, connaît-elle un accroissement considérable. Les artistes flamands s’y rendent.

 

La ville change une première fois de nom en 1914 : par germanophobie, on la baptise Petrograd, nom russe synonyme de Pétersbourg. À la mort de Lénine, en 1924, elle devient Leningrad et reprend son nom de Saint-Pétersbourg en 1991, après la chute du régime soviétique. Depuis 1918, la ville a vécu sur son passé. Il faut attendre 1962 pour retrouver une population égale à celle de 1913. Depuis lors, la population de la ville s’est accrue régulièrement.

 

La présence dans la cité d’universités renommées, de plusieurs sociétés savantes, de musées prestigieux et de nombreux théâtres de création, permet à Saint-Pétersbourg de rivaliser actuellement avec Moscou en tant que centre de la culture nationale. Le musée de l’Hermitage en est un exemple. Actuellement, les compagnies de théâtre de cette ville diffusent leurs spectacles dans le monde.