Archives mensuelles : novembre 2006

Art et méthodes pour rendre un site célèbre

Inviter un président américain est l’une des façons de rendre un lieu célèbre. Se reconcilier avec son ennemi traditionnel améliore encore la situation. Tel est l’histoire du site de Shaolin dans la province du Henan en Chine

L’état actuel du temple Shaolin est lié à l’activité diplomatique entre les Etats-Unis et la Chine. En 1972, lors de sa visite en Chine, le Président américain Richard Nixon avait décidé de visiter le monastère. Il semble que son conseiller de l’époque, Robert W. Smith, ne soit pas étranger à cette demande.

L’histoire dit que les officiels chinois n’avaient jamais entendu parler de Shaolin. Ils tentèrent d’abord de le dissuader, mais il serait resté inflexible. Pour atteindre le monastère oublié, il fallut faire des travaux titanesques. Dégager une route au bulldozer, dynamiter de lourdes portes qui refusaient de s’ouvrir, tels sont des éléments de l’histoire.

Après cette redécouverte, le temple fut restauré dans les années 1970 par des fonds japonais du maître So Doshin, fondateur de la puissante école Shorinji Kempo. La aussi, ce serait le résultat de l’amélioration des relations diplomatiques entre le Japon et la Chine. Le temple Shaolin fût officiellement ré-ouvert en 1981. Les officiels chinois assistèrent alors à une démonstration de Kung Fu Shaolin exécuté par des artistes martiaux japonais. Il en a découlé un redémarrage des écoles de Kung Fu de la région.

Source : Visite du temple Shaolin

La tracabilité des actes de santé, une norme existante

La tracabilité des activités de santé est jugée comme importante de nos jours. Après la tracabilité des produits alimentaires, de nombreuses expériences se font jours dans le domaine de la santé, qui peuvent réutiliser les mêmes outils et en particulier l’ancien système EAN devenu GS1.

GS1 est le nouveau nom d’EAN. Cette organisation est formée de 1,3 millions d’entreprises membres. Elle possède un bureau central à Bruxelles, et gère des milliards de transaction électroniques. Cette firme a pour devise : « We deliver the global language of business». Le but de l’organisation est de créer et diffuser une norme ouverte globale et multisectorielle.

Pour permettre la tracabilité, le système de norme GS1 distingue les « data carriers » des fonctions d’identification.

Les « data carriers » les plus utilisés sont les code-barres, bien connus. Ils sont sur les produits que vous achetez dans les magasins alimentaires. Utilisé par plus de 1 millions de firmes, les code-barres sont « présents » dans 140 pays. On distingue selon le niveau de complétude : l’EANN13 historique, l’ITF 14, et plus récemment l’UCC/EAN 128 et le code-barre sur deux lignes ou RSS. Les puces électronique ou tag RFID ont repris cette logique en intégrant les codes à lecture optique dans la puce.

Les identifications sont des mots que l’on va réutiliser dans le traitement informatique. On distingue principalement le GTIN (global trade item product) qui est un identifiant de produit et le SSCC (serial shipping contenair code) qui traite de l’unité logistique contenant les produits identifier précédemment. Le GSRN est le Global serial relationship nummer, se présente sous la forme d’un numéro d’ordre.

Pour les activités médicales a été créé le GSRN qui permet d’identifier le patient. Les applications peuvent utiliser d’autres identifiant comme le GIAI (global individual asset identifier) ou le GRAI (global returnable asset identifier) ou l’identifiant affectable à une position ou GLN (global location number). Dans d’autres secteurs, l’UID (defense unique identifier) ou VIN (auto-vehicule identification number) sont des identifiants liés à certaines applications.

Temple de Zhongyue

Les premiers des édifices de Zhongyue auraient été construits sous la dynastie des Qin entre 221 et 207 avant J.-C. Le Temple est un lieu consacré à l’immortel du mont auquel il est attaché. Après de nombreuses constructions, destructions sur plusieurs dynasties, le temple actuel est aujourd’hui consacré au taoïsme. Zhongyue est la « première base des activités » de taoïsme et couvre une superficie de 110 000m2. Il est considéré comme le plus grands lieux saints du taoïsme. Le plus impressionnant de ce temple est la double galerie symétrique, l’une consacrée à l’intelligence, l’autre à la guerre.

Source : Visite du temple de Zhongyue

Peut-on parvenir au développement durable ?

Telle est la question qui était posée dans une conférence qui a eu lieu à l’UNESCO le 25 novembre 2006.

Pour certains experts comme Dennis Meadows, l’évolution des consciences est positive. Dennis Meadows, créateur du club de Rome souligne le changement entre la vision des années 70 et actuellement. En 1972, le club de Rome avait été créé avec une obsession. Il fallait arrêter la croissance. Maintenant, au troisième millénaire, on cherche plutôt à la ralentir et conduire à des phénomènes de décroissance. L’abondance des ouvrages publiés dans ce domaine est un signe. Mostafa Kamal Tolba est égyptien, il rappelle ce qui pourrait apparaître comme une évidence, mais qui n’en est pas. La notion de développement durable est née du fait que le développement n’était pas durable à long terme, c’est ce qu’avait montré le « club de Rome ».

Pour la majorité des acteurs adeptes des théories du « club de Rome », la question est simple. La population, la production et donc la pollution augmentent de façon exponentielle. Il s’agit donc de rechercher une diminution de flux d’énergie selon le nombre de personnes vivant sur terre. Il convient alors de calculer un niveau de satisfaction de ces personnes par an et de calculer des ressources énergétiques par personne, puis de les comparer à ce qui est possible.

Pour Dennis Meadows, le scénario de référence n’a pas changé depuis 1972, preuve que ce n’était ni du fantasme, ni une utopie. Dans la réalité, l’humanité dispose de temps pour résoudre ce problème. Mais, il ne suffit pas d’en parler, il faut le faire. Pour Dominique Voinet, les faits, plutôt les méfaits, sont commentés depuis de nombreuses années. Aujourd’hui les bréviaires avec un titre comme « tout savoir sur l’écologie » sont légion. Les hommes savent ce qu’il s’agit lorsque l’on aborde la question du développement durable. « Il faut en finir avec l économie de cueillette », affirme-t-elle. Mathis Wackernagel du “Global footprint network” ou GFN va plus loin. Il parle du rêve du développement durable. Le calcul est simple, un homme dispose de 1,8 ha de terre productive par personne. C’est le résultat de la division de la surface utile de la terre par le nombre d’être humain.

Pour Dennis Meadows, il faut élargir la visibilité des politiques, ce qui serait une bonne base pour démarrer une dématérialisation nécessaire pour atteindre les objectifs. Mostafa Kamal Tolba rappelle alors que la croissance est une augmentation des biens matériels. Il ne faut donc pas la confondre avec le développement qui cherche seulement à améliorer le bien être. Il analyse les difficultés actuelles en un déséquilibre entre la croissance et la dématérialisation des ressources. Pour lui, le débat se situe autour de deux clés. S’il s’agit d’arrêter la croissance, la réponse est clairement non. Donc, pour avoir une croissance avec un impact faible, cela impose une dématérialisation. Ce sont des actes qui réduisent le besoin en ressources. Il convient alors de faire un bilan en utilisant la notion de matière consommée. C’est pour cela que l’importance de la dématérialisation doit être mesuré par rapport à la croissance.

L’équation fondamentale est alors :

Taux de croissance – taux de dématérialisation = taux de durabilité

La tracabilité des actes de santé

La tracabilité des activités des santés est jugée comme importante de nos jours. Après la tracabilité des produits alimentaires, de nombreuses expériences se font jours dans le domaine de la santé. Ce premier texte a pour objectif de présenter les fonctionnements de la tracabilité.

La base du fonctionnement de la tracabilité se définit par quatre termes : AIDC ou Automatic Identification Data Capture. En terme de prescription de médicament, tracer signifie « right patient, right drug, right administration route, right time ». Sur plus technique, le principe de la tracabilité est d’identifier à chaque niveau la localisation, les produits et les personnes. A chacun d’eux, un processus de capture des données et d’enregistrement est mis en œuvre. Des outils de communication permettent d’associer les flux d’information aux flux de transport et de déplacement, de mouvement physique.

La plus grande différence entre une tranche de viande et un humain est la « privacy ». En écrivant cela, on complique largement les systèmes selon les uns, où il suffit d’utiliser des numéros provisoires fonctionnant comme des numéros d’ordre pour les autres. La vérité est sûrement entre les deux

Le dossier médical, quelle norme ?

Le projet GEHR (Good European Health Record) a pour objectif de proposer « La bonne manière de faire des dossiers médicaux en Europe ». C’est un projet de recherche qui a duré trois ans, de 1991 à 1995 au sein du programme Health Telematics Research Programme (Advanced Informatics in Medicine). Ainsi, le GEHR a développé une architecture globale, multimédia, pour l’utilisation et le partage des dossiers médicaux électroniques.

A partir de 2004, sont apparus les standards ENV 12265, 13606 et EN 13606, un d’entre eux s’occupe de l’ « Electronic Health record communication » et sont fondé sur la notion d’interopérabilité.

En parallèle, HL7 version 3 est normalisé aux USA au moins en ce qui concerne le data model. La norme a été adoptée le 21 avril 2005

L’openEHR est une plateforme d’interopérabilité dont la release 10 en « open source » et est apparu en 2006. Cette plateforme dispose d’un site web.

Source :

Site web d’openEHR : http://www.openehr.org/

L’arcep s’intéresse au taux d’équipement

La diffusion des technologies de l’information et de la communication en France vient d’être publié en 2006. L’enquête annuelle sur la diffusion des technologies de l’information (téléphonie fixe, téléphonie mobile, internet, micro-ordinateur) dans la société française réalisée en juin 2006 par le CREDOC à la demande conjointe de l’ARCEP et du CGTI auprès d’un échantillon de 2.228 personnes représentatif de la population française de 12 ans et plus.

Selon l’Arcep, il semble que « la baisse de l’équipement des particuliers en téléphonie fixe soit enrayée, essentiellement sous l’effet du succès des offres d’Internet à haut débit, et aussi du dégroupage total, qui permet aux abonnés de n’avoir affaire qu’à un seul opérateur et de bénéficier de tarifs peu élevés pour la téléphonie fixe ». Ceci explique sans doute que la « proportion de personnes qui utilisent que les services de France Télécom est stable (54 %), alors qu’elle avait diminué de 10 points l’année précédente ».

Cette stabilité est obtenue bien que « le dégroupage total de la boucle locale a fortement progressé et 7 % des adultes utilisent à leur domicile les services d’un seul opérateur de téléphonie fixe – autre que France Télécom (dégroupage total). Ces personnes n’utilisent désormais que la téléphonie sur large bande ».

Au moment de l’enquête, « 60 % des 12 ans et plus disposent d’au moins un ordinateur à domicile (12 % en ont plusieurs) et 45 % sont abonnés à Internet. Ces proportions atteignent 57 % et 43 % si on ne considère que la population adulte (18 ans et plus). Les progressions sont à nouveau fortes cette année (+ 4 points dans les deux cas). L’Internet à haut débit disponible au domicile concerne désormais 38 % des personnes de 18 ans et plus ».

Encore une erreur de raisonnement dans la bagarre Linux-Micosoft

« L’alliance Microsoft-Linux bouleverse l’informatique », tel est le titre du Monde publié le 4 novembre. Naturellement, le grand journal du soir utilise sont correspondant au Etats-Unis, Eric Leser. Il s’agit d’un accord technique et commercial entre Novell et Microsoft. Cette alliance a été dévoilée jeudi 2 novembre à San Francisco par le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, et celui de Novell, Ron Hovsepian. Elle durera au moins jusqu’en 2012.

Le journaliste parle d’accord « inattendu » et de « virage stratégique à 180 degrés » . Il s’incline devant la volonté de ses clients d’utiliser aussi le système d’exploitation libre Linux et permettra à la version commercialisée par Novell (Suse) de fonctionner harmonieusement avec son propre système Windows. Les deux sociétés vont créer un centre de recherche commun.

L’alliance portera plus sur de la compatibilité des couches logicielles. L’utilisation des deux systèmes est coûteuse. Il en découle de fait une perte de clientèle qui est de plus ne plus préjudiciable à Linux plutôt qu’à Microsoft.

Le journaliste écrit plus loin. « Pour les analystes, la décision de Microsoft ne doit pas être interprétée comme un aveu de faiblesse pour un groupe qui peine à s’imposer sur Internet face à Google, dans la musique face à Apple, et se trouve même menacé dans son bastion des logiciels bureautiques par une alliance Google, Sun, Oracle ». Là encore, le journaliste n’a pas compris l’art de la guerre. On ne peut la mener sur tous les fronts. D’ailleur, il écrit quelques lignes plus loin : « L’accord avec Novell devrait beaucoup bénéficier aux logiciels pour serveurs de Microsoft en assurant aux entreprises qu’elles peuvent investir sans risques à la fois dans Linux et Windows. Ces deux systèmes n’ont cessé de prendre des parts de marché, pas vraiment l’un à l’autre, mais surtout au détriment des mini – et même des grands – systèmes utilisant Unix ».

En revanche, Matthew Szulik, le directeur général de Red Hat, a lui tout compris. « Linux est maintenant un composant essentiel de l’infrastructure de la technologie de l’information », a-t-il déclaré, qualifiant aussi Novell de « société fragilisée et vulnérable ».

Source :

Article d’éric Leser dans le Monde paru dans l’édition du 05.11.06.

« L’European healthcare initiative»

Une initiative de tracabilité

L’European healthcare initiative est un projet de tracabilité dans le domaine de la santé. Ce projet a pour objectif la réduction des “Adverse events”, c’est-à-dire une diminution des risques liés aux médicaments et aux prescriptions médicales. A cela, on ajoute d’autres objectifs comme une meilleure efficacité de la « supply chain ». Pour cela, il a été décidé d’utiliser les standards du GS1.

Les chiffres en ce qui concerne les « adverses events » sont impressionnants. Le chiffre de 45000 à 98000 vies perdues tous les ans aux Etats-Unis a été avancé par le rapport « To err is human » en 1999. En Grande Bretagne, une étude de Vincent C Neale et G Woloshynowych a estimé que cette situation concernait 11,7% des malades. Une autre étude appelée « An organisation with a memory” du department of health de ce pays a cherché à connaître les types d’erreur. Les chirurgiens seraient responsables de 47,7% des cas et les erreurs de médication 17%. Un article de Bates dans le JAMA en 1998 affecte la principale cause au packaging similaire des médicaments, mais dangereux du fait de moindres différences.

Cette situation est identique dans le cas de contrefaçons. Ainsi, la tracabilité a été proposé comme un élément de protection lié à l’apparition de médicaments contrefaits. Il représenteraient 8 a 9% du marché selon la FDA (Food and Drug Administration) américaine. Elles seraient à l’origine de 192000 morts liés à l’utilisation de ces médicaments en Chine. C’est pour cela que la FDA a lancé la « counterfeit drug task force » en 2006 et que des états ont légiféré dans ce domaine (Nevada, Florida).

Vers l’ordinateur quantique

Anton Zeilinger chercheur de l’université de Vienne a présenté au cours de l’IST event qui a eu lieu à Helsinki du 21 au 23 novembre 2006, la notion d’ordinateur quantique. Il commence sa démonstration avec un exemple simple. L’ordinateur actuel fonctionne sur la logique du bit qui vaut 0 ou 1. Un chat peut être mort ou vif. Mais une particule peut être ici et là. C’est cela l’étrangeté du monde quantique.

Pour ce chercheur, c’est une nouvelle étape technologique après les nano-technologies. Ainsi, calcul, communication et théorie de l’information sont impactés. Du fait de la propriété des particules, la personne, qui se mettrait en un point de réseau pour écouter ce qui transite dessus, est une situation impossible. L’intérêt est que la sécurité des communications est obtenue par la physique.

La recherche dans ce domaine est présent un peu partout dans le monde, citons l’institut for quantum computing que j’ai récemment visité à Waterloo (Canada). Il faut aussi signaler que les grandes firmes japonaises comme Nec, Toshiba s’engagent aussi dans cette voie qui n’a pas encore fait ses preuves en terme d’usage.