Archives mensuelles : mars 2006

L’espace est-il une poubelle ?

Non, affirme Patrick Baudry

Ce qui est en orbite est connu, affirme les spationautes.

Il donne alors quelques exemples. Dans la station spatiale, les déchets sont conditionnés, puis éjectés dans l’espace avec un vecteur de vitesse inverse, puis ils tombent et se désintègrent dans l’atmosphère terrestre

Bibliographie

Baudry Patrick et Souchier Alain, « Ariane », L’Odyssée, Flammarion,1986

Baudry Patrick, Dannau Wim, 12 Hommes sur la Lune, Atlas, 1994

Baudry Patrick, Le rêve spatial inachevé, Tallandier, raconter l’histoire, 2001.

Baudry Patrick, L’espace et les rêves, Editions du Chêne, 2002

Patrick Baudry, Le rêve et la réalité, édit.du Chêne, Paris, 184 p.,

Semaine de sensibilisation à l’insertion des salariés handicapés

L’INT participe à la première édition du projet Handimanagement : un programme de sensibilisation des étudiants, futurs managers à l’insertion de salariés handicapés

IntHandimanagers est une association composée de 9 élèves de l’INTManagement et de 2 élèves de TelecomINT. Du 27 au 31 Mars, nous organisons une semaine de sensibilisation au sein de notre campus commun aux deux écoles.

Nous vous invitons déjà à consulter les objectifs et le programme de cette semaine qui promet d’être humainement très riche.

Voici le programme de la semaine de sensibilisation à l’insertion des salariés handicapés aura lieu du 27 au 31 Mars à l’INT

LUNDI

17h : en amphi 10

« Tu emploierais une personne handicapée toi ? »

Défends ton point de vue sur la question en participant à la conférence débat organisée avec le Cercle Conférence.

Cliquez ici pour lire le résumé de cette conférence

18h30 : au forum

Viens assister aux spectacles de percussion et de danse sur le thème de l’Afrique donnés par des enfants du centre médico-éducatif « Les Papillons Blancs de l’Essonne ».

MARDI

19h30 : au gymnase

Assistes à une vraie démonstration de handibasket. Vois comment tu t’en sortirais sans tes jambes !! Retrouves nous au gymnase avec l’équipe de handibasket de Corbeil.

21h : en amphi 10

Séance spéciale du Ciné-Club qui te touchera avec trois films : « It’s all gone Pete Tong » (histoire d’un DJ qui devient sourd) , « Autrement dit » un projet de Dynamos en association avec INTV et « Le cèdre Bleu » reportage d’Accolade dans un centre d’handicapés.

MERCREDI
19h30 : dîner sur PARIS

Tu veux faire un dîner original dans le noir ? Viens avec nous dans un restaurant parisien gratuitement (aller-retour en bus inclus) alors inscris toi vite en envoyant un mail à asma.saouli@int-evry.fr

JEUDI
14h : au forum

Handicom, le laboratoire de recherche de l’INT te présentera ses innovations en matière d’aide aux personnes handicapées.

14h : au forum

Viens découvrir une nouvelle langue : celle des signes. Un professionnel de l’association ARIS sera là pour t’initier à ce langage.

19h30 : au forum

Pour conclure cette semaine, nous te proposons un spectacle fabuleux de Flamenco réalisé notamment par une danseuse sourde.

Les inconvénients et les freins de la télémédecine

Les problèmes rencontrés pour la mise en place de la télémédecine sont principalement de deux natures: technologiques et législatifs.

Problèmes technologiques :

• La sécurité : l’hébergement des données ainsi que de leur échange doivent impérativement être sécurisés afin d’assurer aux patients une parfaite confidentialité des informations médicales les concernant. L’accès aux données doit également être contrôlé par l’authentification du professionnel de santé. Pour améliorer l’authentification, l’utilisation du « login / mot de passe » trop facile à hacker à la volée devra être remplacé par l’utilisation d’une carte à puce personnelle d’identification (cf conférence n°2 pour le cas de la CPS).

• L’intercompatibilité logicielle : c’est l’un des problèmes majeurs de mise en place de la télémédecine. En effet, les praticiens travaillent déjà avec des dossiers patients qui leur sont personnels, sur des logiciels différents. Afin de pouvoir envisager une quelconque communication entre ces professionnels de santé il est important d’unifier les outils de travail. En particulier pour le DMP : le DMP et le dossier patient du praticien doivent être remplis en une seule saisie et ce, quelque soit le logiciel utilisé.

• Le coût élevé : la mise en place d’un tel système, sécurisé et intercompatible, va être très onéreux.

Problèmes juridiques :

Il n’existe pas de définition légale de la télémédecine mais en fait une consécration législative qui prend en compte plusieurs aspects du droit (droit de la santé, droit déontologique, droit de la signature électronique… ). La justice doit donc déterminer comment résoudre les principaux problèmes que la télémédecine va engendrer :

• La responsabilité du diagnostic : dans le cas où un praticien ferait appel à un tiers compétent, il est important de délimiter la responsabilité de chacun vis à vis du diagnostic. Il peut même être envisagé de garder une trace de toutes les communications patient/praticien/télémédecin.

• La rémunération : pour le moment, les pratiques en télémédecine qui sont principalement de l’aide au diagnostic se font de manière gratuite mais restent exceptionnelles. Si comme prévu la télémédecine devait se développer, il faudra envisager la rémunération des télémédecins (à quelle hauteur ? De quelle manière ?..). En outre, le DMP étant opposable pour les médecins, le travail supplémentaire qu’il induit devra peut-être être rémunéré.

• La téléconsultation : il est important de prendre garde aux dérives que peut engendrer la télémédecine. Pour cette raison la téléconsultation est interdite, mais la téléexpertise (télécommunication d’un tiers compétent avec un praticien en consultation non virtuelle) est favorisée par le code déontologique.

Il ne faut pas non plus négliger le fait que certains médecins vont être retissant à la mise en place de la télémédecine, car celle-ci leur demandera un renouveau dans leur pratique, un effort pour changer leurs habitudes de travail, peut-être un travail supplémentaire (cas du DMP), et peut-être aussi une formation (Internet, DMP etc..).

Avec l’explosion du numérique, les progrès technologiques récents permettent d’espérer améliorer les services aux patients et de faciliter le travail des professionnels de la santé. Les médecins sont de plus en plus équipés en téléphones portables, PDA, ordinateurs connectés à Internet. L’Internet haut débit (ADSL, VDSL) arrive dans les hôpitaux à la fois pour partager des données et des avis médicaux, mais aussi pour le confort des patients hospitalisés. Pour aller dans ce sens une formation informatique est dispensée à tous les nouveaux étudiants en médecine. Par exemple l’UMVF (Union Médicale Virtuelle Francophone) créée par le professeur Benhamou met à la disposition des élèves des cours en ligne et des simulations d’opérations chirurgicales.

Ces nouveaux moyens de communication ont aussi quelques inconvénients et limites.

Ce texte a été rédigé par Aymeric Faillat et Charlotte Fourcroy

Source :

Conférence du mercredi 15 mars au MEDEC 2006, Aide à la décision grâce à la télémédecine

Intervenants :
Dr Albert-Claude BENHAMOU, directeur de l’Université Médicale Virtuelle Francophone.
Dr Jacques CATON, Union Régionale des Médecins Libéraux de Rhône Alpes (URML RA).
M Gérard ROPERT, directeur de la CPAM.
M Jean-François FORGERON, avocat au barreau de Paris.

Quelques considérations sur son mode de vie

Patrick Baudry le spationaute regarde la vie avec un sens tout particulier. Il affirme qu’il n’a pas peur, qu’il s’agit à la fois d’une force et d’une faiblesse. « Peur : je n’ai jamais eu peur ». Il semble que c’est un handicap pour la conquête spatiale. C’est positif quand on a un ennui. C’est négatif face à la complexité et dans la dangerosité.

Ce n est pas un critère « La vie sans risque n’a pas de sens » affirme-t-il, il rajoute : « Le risque n est pas celui de perdre la vie, le risque est d’en faire rien ». Les choses sont complexes, elles révèlent des imprévus. Il faut savoir les gérer avec efficacité selon Patrick Baudry.

Avoir des projets semble essentiel à ses yeux. « Hormis gagner votre vie, il faudra transformer le monde… »

Le système éducatif au SMSI

29%des filles de la planète ne sont pas scolarisées… Face à de tels chiffres, la fracture éducative est un constat…

La position du Ministère de l’éducation français

Pierre Perez du secrétaire général de la délégation des usages Internet avait cherché à amplifier et promouvoir la société de l’information. Pour le sommet mondial phase de Genéve en 2003. Trois tables rondes n’ont pas reçu les échos escomptés.

Les thèmes étaient la charte d’éthique et des civilités communes de l’usage de l’Internet, les réseaux de la connaissance (mettre en réseau les universités, universités virtuelles), la protection des mineurs.

En 2005, l’absence à Tunis du Ministère de l’éducation a été décidée. En revanche, un dossier européen a été réalisé sur la confiance. Il porte le titre : « pour un Internet sans crainte ». Une charte internationale de l’enseignement supérieur a été proposée.

L’exemple de l’université virtuelle et à distance

Les universités virtuelles ou ouvertes étaient très présentes au SMSI. Gerard Michel Cochard, professeur d’université à Amiens, insiste sur l’importance de la formation ouverte et à distance. L’intention à l’international est forte mais la réalité est autre. Le besoin de formation de formateur dans les pays du sud est une constante. De plus, dans les filières dont les technologies évoluent vite, il y a une carence d’enseignant qui peuvent être résolue par de telles solutions.

Utiliser des dispositifs de mise en ligne de contenu de formation semble de plus en plus nécessaire. Mais ils doivent être approprié par des enseignants locaux. La formation aux outils est nécessaire pour eux. Les étudiants sont le deuxième obstacle. Il s’agit de transposer ce qui a été fait en France, CII ou certificat informatique et Internet. L’étudiant montre que il sait utiliser les réseaux.

Source : Rencontre de Rouen du 20 Mars 2006 organisée par l’association web des villes

La conquête spatiale, pourquoi et comment ?

Ils existent différents types de vols dont les conséquences sont distinctes.

Les différents types de vol

Les vols automatiques

Les vols commerciaux sont actuellement automatiques. Ils emportent des satellites, en général, de communication.

Les vols habités

Les vols humains correspondent à des objectifs scientifiques valables. Il s’agit principalement d’acquisition de technologies. Dans ce cas, le rêve en est l’objectif. Ces vols sont en général payants et terminent un travail élaboré dans des laboratoires. Donnons un exemple : l’adaptation de système cardiovasculaire liée à une redistribution de la masse sanguine a pu être étudiée grâce à l’espace. Une conséquence a été la mise au point de l’échographe doppler.

Les sondes

Les sondes à grande portée cherchent à apporter une réponse à une activité scientifique. Il s’agit principalement de mieux comprendre l’univers de la terre. C’est en quelque sorte un moteur de la science

L’ISS (Station Spatiale Internationale)

Pour lui, l’ISS a un intérêt nul selon Patrick Baudry. C’est même un scandale et une injure à l intelligence. Les hommes ont développé une station qui ne sert pas à grand-chose. « Avec des même budget, on pouvait s’installer dans la lune ». Pour lui, la NASA, le CNES sont sans imagination, et se comporte avec une hypocrisie totale. Le spationaute parle de « Congres de fonctionnaire ». Pour la station, il faudrait être 6 à bord. Actuellement, il sont deux à bord, et ont du mal à assurer sa maintenance.

L’apport de l’espace

L’apport de l’espace est une vaste question. Il permet le développement de certaines technologies. Il apporte des solutions pour résoudre des problèmes. Des accélérations dans le développement sont dues à la conquête spatiale, c’est par exemple le cas des matériaux nouveaux. On a dit que c’est un provocateur de développement.

Faire la preuve d’un concept

« En 20 ans, on n’a pas avancé ». Ariane date de 1979 et la navette américaine en 1981. Les deux moyens étaient en compétition pour le lancement de satellite de Télécommunications avec la navette. Pour la navette, lancer des satellites était une opération complexe et dangereuse. Du fait de cette complexité, Ariane a gagné par une victoire par ko.

Bibliographie

Baudry Patrick et Souchier Alain, « Ariane », L’Odyssée, Flammarion,1986

Baudry Patrick, Dannau Wim, 12 Hommes sur la Lune, Atlas, 1994

Baudry Patrick, Le rêve spatial inachevé, Tallandier, raconter l’histoire, 2001.

Baudry Patrick, L’espace et les rêves, Editions du Chêne, 2002

Patrick Baudry, Le rêve et la réalité, édit.du Chêne, Paris, 184 p.,

Enseignement, freins et évolutions des TIC

En ce qui concerne l’enseignement utilisant les TIC, il y a encore très peu de contenu digne de ce nom sur la toile. Il convient de dépasser le stade du polycopié pour aller vers les modules de conception plus complexe.

Les TIC nécessitent des investissements importants. Le frein suivant est alors celui du coût d’opération. Les coûts de fonctionnement, les modèles économiques et les effets à la marge liés à l’enseignement. Ces considérations conduisent des formations payantes. Payer pour se former peut être admis en France, mais c’est plus dur dans certains pays à l’étranger. Pour une formation vendue 6000 euros en France, le tarif est de moins de 1000 au Burkina-Faso

Francis Muguet propose de disposer de trois types de portail, celui du contenu brut, celui des offres de tutorat, celui des portails de validation (validation du diplôme). Les trois doivent être réunis.

Source : Rencontre de Rouen du 20 Mars 2006 organisée par l’association web des villes

Quelques réflexions sur la conquête spatiale

Ce texte est une série de réflexions sur la conquête spatiale

Conquérir le monde…

Patrick Baudry regrette l’arrêt des projets Hermes. « C’est une erreur », affirme-t-il car « la lune va être colonisée ». Pour étayer son raisonnement, il fait le parallèle avec Louis XIV avec l’Amérique du nord. En parlant de la conquête de l’Amérique, les dirigeants de cette époque n’en avaient pas l’intérêt. Cela lui parait encore plus grave pour l’espace. D’autant plus que la Chine et Inde se lancent dans cette aventure. « Notre capacité technologique va s’évanouir car on n aura pas cette clé », estime-t-il.

Ce n’est pas un problème de coût

Il est stupéfait d’entendre des jeunes repousser la conquête spatiale du fait des coûts. « Lorsque l’on était jeune, on avait une certaine lucidité, si on était au pouvoir, on aurait commencé par couper certains budgets militaires ».

L’espace pour la science

La science est ce qu il y a de plus fondamental. Notre espèce est douée de curiosité. C’est pour cela que l’on dispose de connaissance et de science. Il faut l’encourager. C’est l’avancé de nos connaissances qui nous permettra de résoudre les problèmes.

L’espace et la prise de risque

Comment et quand l’évaluer la prise de risque? Les accidents des navettes sont une réalité. L’hôpital conduit à 5000 à 8000 décès par an dus aux maladies nosocomiales. Pour les navettes, 7 décès par an n’est pas un sacrifice majeur. « Cela touche à l’irrationnel ».

Les progrès à venir

La sécurité

Les Etats Unis ont développé un système de transport qui devait conduire à des progrès majeurs en terme de coût et de sécurité. Mais, il n y a eu pas de réduction de coût que de sécurité. Sur les 50 lancements prévus par an, on est passé à 3 avec 1 accident de vol pour moins de 100 vols. « La navette, c’est un échec ». les problèmes sont apparus avec l’accident de Challenger en 1986, puis celui de Discovery en 2003. Pour la navette, il vaut continuer de voler pour des raisons politiques.

La réduction des coûts

Pour le développement de la conquête spatiale, il faudra attendre le décollage normal. « Le progrès sera d’utiliser l’oxygène de l atmosphère ». Actuellement, des changements de niveaux se profilent. « La porte va s’ouvrir sur des périodes plus performantes ». Le tourisme spatial est source de rêve, d’enrichissement personnel. Le coût d’un lancement se réduira de 1 millions de $ à 100000 $.

Bibliographie

Baudry Patrick et Souchier Alain, « Ariane », L’Odyssée, Flammarion,1986

Baudry Patrick, Dannau Wim, 12 Hommes sur la Lune, Atlas, 1994

Baudry Patrick, Le rêve spatial inachevé, Tallandier, raconter l’histoire, 2001.

Baudry Patrick, L’espace et les rêves, Editions du Chêne, 2002

Patrick Baudry, Le rêve et la réalité, édit.du Chêne, Paris, 184 p.,

Pourquoi la télémédecine ?

Quel sont les avantages de la télémédecine ?

Les avantages

Avec l’explosion du numérique, les progrès technologiques récents permettent d’espérer améliorer les services aux patients et de faciliter le travail des professionnels de la santé. Les médecins sont de plus en plus équipés en téléphones portables, PDA, ordinateurs connectés à Internet. L’Internet haut débit (ADSL, VDSL) arrive dans les hôpitaux à la fois pour partager des données et des avis médicaux, mais aussi pour le confort des patients hospitalisés. Pour aller dans ce sens une formation informatique est dispensée à tous les nouveaux étudiants en médecine. Par exemple l’UMVF (Union Médicale Virtuelle Francophone) créée par le professeur Benhamou met à la disposition des élèves, des cours en ligne et des simulations d’opérations chirurgicales.

Ces nouveaux moyens de communication vont permettre un meilleur dialogue entre praticiens ainsi qu’un diagnostic plus fiable de part cette collaboration.

Avantages de la télémédecine :

Dans ce contexte technologique favorable, l’union de la médecine et des connaissances en télécommunication a fait naître la télémédecine. Elle permet l’accès et la prestation des soins à distance, de recueillir, d’organiser et de partager les informations cliniques requises afin d’évaluer l’état du patient, de poser un diagnostic et d’établir un traitement adapté.
Mais même si les connaissances technologiques sont là, il n’existe actuellement aucun dispositif permettant aux professionnels de santé de partager l’information médicale d’un patient. Une des grandes avancées que va permettre la télémédecine est de favoriser une coordination des soins effective en créant le Dossier Médical Personnel (DMP) qui permettra un parcours de soins optimal. Ce dossier comportera tous les éléments diagnostiques et thérapeutiques reportés par les professionnels de santé. A terme, les images radiographiques, les électrocardiogrammes etc, pourront en faire partie.
De plus, dans les années à venir le nombre de médecins devrait diminuer alors que le nombre de patients va très certainement augmenter considérablement : la population vieillit et les actes médicaux sont de plus en plus fréquents. Il devient donc nécessaire d’optimiser le travail des médecins généralistes et spécialistes grâce à la télémédecine et entre autre à l’aide du DMP qui permettrait :

• Un meilleur suivi du patient : de part son contenu, il permet aux médecins d’avoir une vision globale et synthétique de l’état de santé du patient ainsi que de ces antécédents. Ce qui nous amène au deuxième point :

• Un meilleur diagnostic : la télémédecine aussi va permettre aux praticiens de faire appel à un tiers compétent afin d’affiner leur expertise.

• Une diminution de la redondance des informations : certains patients ont pour habitude de consulter plusieurs médecins, ce qui a pour conséquence une multiplication des examens, des prescriptions. Les médecins pourront avec le DMP connaîtrent les dernières consultations de leurs patients.

• Une diminution des erreurs de prescription : un patient ayant plusieurs médecins ne pourra plus se faire prescrire des médicaments incompatibles. Ce type d’erreur peut aller jusqu’à entraîner la mort d’un patient.

• Une diminution des coûts : la surconsultation, la surmédicamentation, et le surexamen font perdre beaucoup d’argent à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. En revanche il ne faut pas oublier que la mise en place de la télémédecine et du DMP en particulier va nécessiter un énorme investissement.

• Une entraide internationale : à long terme, on pourra l’envisager pour traiter des cas particulièrement délicats, mais aussi pour venir en aide aux pays en développement qui connaissent une pénurie de médecins spécialisés.

Tous ces avantages ne doivent pas nous faire oublier les problèmes collatéraux au développement de la télémédecine.

Ce texte a été rédigé par Aymeric Faillat et Charlotte Fourcroy

Source :

Conférence du mercredi 15 mars au MEDEC 2006, Aide à la décision grâce à la télémédecine

Intervenants :
Dr Albert-Claude BENHAMOU, directeur de l’Université Médicale Virtuelle Francophone.
Dr Jacques CATON, Union Régionale des Médecins Libéraux de Rhône Alpes (URML RA).
M Gérard ROPERT, directeur de la CPAM.
M Jean-François FORGERON, avocat au barreau de Paris.