Archives mensuelles : février 2006

Le Monastère de Novodievitchi

Ce monastère aurait été fondé en 1524 par Vassili III. Actuellement, il fait parti du patrimoine mondial de l’humanité défini par l’ONU. C’est un espace clos de remparts comportant différents monuments. Il sert à nouveau de couvent et vous pouvez y apercevoir les occupants du lieu.

Plus intéressant, deux expositions sont situées dans la tour de la princesse Sophie et dans le palais d’Irène. Elles proposent au visiteur des objets religieux (icônes, robes de procession, …) mais aussi des souvenirs de voyage. Une partie des documents présentés est écrit en Russe et en Français.

Une visite s’impose si vous êtes à Moscou

Monastére Novodievitchi, Novodievitchi prospekt, Moscou

Ginno Taki, manger japonais en Russie

Imaginez un restaurant japonais ouvert de 11h du matin à 6h du matin, vous avez deviné, vous n’êtes ni au Japon, ni en France, mais à Moscou ou Saint Petersbourg.

Le décor façon japonais est sobre, des compositions florales sont présentes partout ainsi que des vases en terre cuite. Coté repas, les classiques, soupes, soja, …La pieuvre choisie le jour de mon passage était excellente. Le plat de brochettes en comportait une dizaine, la variété proposée dépasse celle des cartes de nos restaurant français. Les brochettes étaient proposées sur une grille, elle-même posée sur un petit feu de table contenant des braises. Coté boisson, la carte des vins est pléthorique, mais le thé vert est préférable et on vous en propose plusieurs versions dont l’une à l’eau de mer…Les desserts sont plus de bonne facture, vous pouvez opter pour la glace aux haricots rouges classique ou des gâteaux au gingembre ou poire caramel.

Notez une subtilité, dans ces restaurants japonais en Russie, le client écoute une chaîne de télévision française. Il peut la regarder moyennant d’être dans l’axe ou de jouer au contorsionniste.

Une bonne adresse…

Ginnotaki Tverskaya 6, Moscou, Tel 095 692 5350 ou B.Yakimanka 58, Moscou, tel 095 238 9533, à Saint Petersbourg, Chemyshevsky Pr 17, tel 812 272 0958, site web : www.ginnotaki.ru

Vroubel et Gothique

Le peintre Vroubel (1856-1910) a réalisé des œuvres monumentales comme « le rêve de la princesse ». Désigné comme le chef de file du symbolisme et de l’art nouveau russe, il est plutôt ce que l’on désigne comme « Gothic » aujourd’hui. Certains panneaux sont décrits comme des œuvres d’études gothiques.

vrubel Trétiakov  moscou

Vrubel dans la galerie Tretiakov

Malgré tout, il reste proche du folklore et de la vie traditionnelle. Les Lilas, Faust ou le père sont des oeuvres que j’ai appréciées à la galerie Trétiakov de Moscou

Histoire de fourchette

L’histoire des fourchettes peut s’analyser à partir des objets présents dans les musées et par la peinture, de la littérature.

En France, le glissement sémantique entre la suite déjeuner, dîner et souper vers celui de petit-déjeuner, déjeuner et dîner serait né avec les salons de madame Récamier et de madame de Stael au XIXe siècle. Le déjeuner à la fourchette était alors un repas de viandes et de nourriture solide servie en milieu de journée.

A Moscou, au Kremlin, le palais des armures présente des fourchettes rustiques à deux branches datant de la fin du XVIIIe siècle.

fourchette kremlin

Les fourchettes du musée du kremlin a Moscou

Dans la même ville, à la galerie Trétiakov, un tableau de Zaravlev (1836-1901) est intitulé « Banquet de funérailles d’un marchant ». Le visiteur peut admirer une scène de repas avec des fourchettes à trois branches et des moules à gâteaux (façon moule à Charlotte).

Fourchet en russe représente au contraire des buffets sans fourchette, ou plutôt des repas où l’on mange debout avec la fourchette d’Adam (les doigts). Ils sont plutôt le soir.

Problème de genre

Les garçons d’Ivanov (1806-1857) présent dans la Galerie Trétiakov de Moscou sont assez troublants. Ils sont peints de façon classique comme des femmes et présente des traits nettement féminins. Il en est de même Pour Sokolov (1753-1791). Deadalus mesure les ailes d’Icare qui est représenté comme une femme jeune et avant la puberté…

Drôle de dames ? Peintres pédophiles ?

Briuollov

K. Brioullov (1799-1852) est considéré comme le peintre russe le plus célèbre de son temps.

La Galerie Trétiakov de Moscou expose deux types d’œuvres. La bataille de Pskov est une œuvre monumentale mais de facture assez classique. Ce siège s’était achevé le 8 septembre 1581, l’artiste le décrit à sa façon, le roi de Pologne, Stephan Bakory semble y être représenté comme un barbare.

J’ai beaucoup aimé ses portraits. Plus intéressants, ils font dans un premier temps penser à Ingres. Les portraits les plus cités dans les guides sont « MA Beck et sa fille » et « la cavalière ». Le portrait « la cavalière » représente une amazone à la robe blanche avec sa fille et deux chiens. La relative aisance et tranquillité de la cavalière tranche avec l’inquiétude de la fillette et le cheval qui semble en mouvement. De ce peintre, je préfère notamment la femme dans le noir nommé « Bathhebas ».

Quand la princesse prend l’eau

La Galerie Trétiakov de Moscou présente quelques œuvres intéressantes de Flavitsky (1830-1866). La plus émouvante est celle qui concerne la princesse Tarakanova. Elle va mourir dans sa prison inondée. La pièce prend l’eau, elle atteint le niveau du lit et la moitié de la hauteur de la table. Sur le lit, le sac de grains qui semble être sauvé par la princesse augmente le sentiment de désespoir que l’on lit sur son visage.

Quand on dit qu’une femme prend l’eau, en voici une excellente et émouvante illustration

Bogohbov, Van Gogh et les autres

Bogohbov (1824-1896) tient une place de choix dans la galerie Trétiakov de Moscou. Des scènes représentant la France y sont présentées. Ce sont les rares tableaux dans ce cas. Il y représente Auvers sur Oise et la ville du Tréport en Normandie…

En ce qui concerne la concomitance de lieu et de temps, le trouble est là. Les guides et les catalogues que je possède ne m’ont été d’aucun secours.

Ivanov et le christ

Ivanov (1806-1857) aurait mis vingt an entre 1837 et 1857 pour peindre son œuvre monumentale et maintenant célèbre : « apparition du christ au peuple ». Cette œuvre est intéressante car la galerie Trétiakov de Moscou possède les essais pour cette œuvre. Entre ces deux travaux, des détails, des couleurs changent. Les guides touristiques « humorisent » ces détails. Parmi ses différentes études, l’esclave est assurément la plus émouvante. Ses yeux rougis attirent notre propre regard.