Archives mensuelles : janvier 2006

Halonen, Tarja Kaarina

Présidente de la république de Finlande depuis le 1 mars 2000, elle vient d’être réélue en 2006. Tarja Halonen est née le 24 décembre 1943 à Helsinki dans la zone de Kallio, qui a traditionnellement été un quartier de classe ouvrière. Elle est mariée et elle a une fille.

Tarja Halonen

Photo officielle de Tarja Halonen

Elle a réussi en 1968 une Maîtrise de droits à l’Université de Helsinki. Elle a rejoint le parti démocratique social en 1971. Tarja Halonen a été successivement Ministre des affaires sociales et de la santé (1987-1990), Ministre de la justice ( 1990-1991), Ministre de la coopération nordique (1989-1991), Ministre des affaires étrangères (1995-2000)

Sa carrière politique a toujours été dense. Elle a été membre du conseil municipal de Helsinki de 1977 à 1996. Elue député de 1979 à 2000, elle a été présidente du Comité parlementaire 1984-1987 des affaires sociales et secrétaire parlementaire de 1974 à1975 du premier ministre.

Il en est de même pour son engagement social. Secrétaire aux affaires sociales, puis secrétaire générale de l’union nationale des étudiants finlandais (1969-1970), elle deviendra avocate de l’organisation centrale des syndicats finlandais SAK (1970-1974 et 1975-1979). En 1980-1981, Tarja Halonen a servi de Président du SETA (Seksuaalinen Tasavertaisuus RY, Sexual Equality) l’organisation des droits pour les gays et les lesbiennes. Ministre. Les membres de SETA avait l’espoir d’une introduction rapide de droits pour les homosexuels, mais Halonen n’a apparemment fait rien à avancer leur cause, semble-t-il par crainte du scandale.

Membre du Panel « des personnes éminentes » de la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (UNCTAD), 2005, elle est aussi Co-Chair de World Commission on the Social Dimension of Globalization (ILO), 2002-2004

Membre du corps représentatif de Cooperative Retail Company Elanto depuis 1975, membre du conseil de surveillance 1980-96, elle est aussi membre du conseil d’administration de la International Solidarity Foundation, Présidente de l’organisation de théâtre de TNL.

Elle s’intéresse à l’histoire de l’art et elle a plaisir à dessiner et peindre. Parmi ses autres intérêts, théâtre et la natation sont les deux annoncés.

L’adresse E-mail est : president@tpk.fi

L’inde va-t-elle prendre le dessus sur la vielle Europe

L’Europe industrielle est bien malade. En déplaise à notre premier Ministre, les déclinologues ne se sont pas trompés. Mital, firme fondée en Inde attaque notre fleuron sidérurgique.

Résumons la situation.

Mittal Steel, numéro un mondial de l’acier, a annoncé, vendredi 27 janvier, une offre publique d’achat (OPA) sur le numéro deux, Arcelor à 28,11 euros l’action soit 27 % de plus que le cours de Bourse). Cette offre, considéré comme hostile, valorise Arcelor à 18,6 milliards d’euros.

Arcelor.

Arcelor est une société luxembourgeoise mais cotée à Paris. Elle est dirigée par un Français, Guy Dollé. Elle est née en 2002 de la fusion de l’espagnol Aceralia, du luxembourgeois Arbed et du français Usino. Son capital est à 81 % sur le marché. Son noyau dur (seuls actionnaires stables) sont l’Etat luxembourgeois (5,6 %), le groupe lui-même (4,2 %) et la Wallonie (3,2 %).

Parmi les 95 000 salariés d’Arcelor, 30 000 sont en France. La production d’acier de 50 millions de tonnes en 2005 a conduit à un chiffre d’affaires de 30 milliards d’euros. La firme qui affiche une implantation dans 60 pays réalise 77 % des activités en Europe (Union européenne) et seulement 7,8 % dans le reste du monde, 7,6 % en Amérique du Nord, 7,1 % en Amérique du Sud.

Mittal Steel

Mittal Steel est une société de droit néerlandais, cotée à New York et à Amsterdam, mais dirigée depuis Londres par son président, Lakshmi Mittal, au passeport indien. Le groupe est détenu à 87,4 % par la famille indienne Mittal.

Les chiffres clés sont : 164 000 salariés, 59 millions de tonnes d’acier produits et 25 milliards d’euros de chiffres d’affaires est implanté dans 14 pays suite a des rachats successifs. A partir de 1976, sa première implantation est l’Indonésie. La politique de rachat devient fulgurante à partir de 1992, Mexique, Canada, Allemagne, Kazakhstan, Roumanie, Etats-Unis. Ainsi, 43 % des activités sont en Europe, 29 % en Amérique, 28 % dans le reste du monde.

Après les parfumeurs comme Marionnaud, la fabrication de l’électronique grand public de Thomson, … ne désespéreront pas de voir les emplois industriels se réduirent. C’est la suite de la perte de pouvoir capitalistique. En tout cas, deux choses peuvent être mises en avant. La situation est contraire à ce qui est déclamé fréquemment et enseigné parfois. La civilisation de services n’est pas la seule voie. Des acteurs économiques, il est vrai étrangers, considèrent que l’industrie manufacturière de base « a une certaine valeur ». Enfin, l’éloge de l’efficacité est ici présente. Un véritable entrepreneur agit vite et global. Il est plus efficace dans ses décisions stratégiques face à des décideurs, certes compétents, mais trop endormis avec le titre de champion national, centralisés dans ses décisions et complaisants envers ses partenaires.

Etre le meilleur ne suffit pas…

Multimédia, eye tracking, et nouvelles technologies multimédia

A l’occasion du festival international du webdesign, le pôle d’excellence « e-DESIGN » sera ouvert du 2 au 4 février 2006 . A cette occasion, des présentations seront proposées au public. Ce festival est organisé par le pole TIC de l’agence régionale de développement du Limousin.

L’agence et ses actions

L’action pour les T.I.C. recouvrent une mission de veille technologique, d’aide à l’émergence de projets venant du secteur privé (entreprises, particuliers) et du secteur public enseignement, formation jeunes et adultes…), de promotion des T.I.C. comme facteur et vecteur du développement économique.

Le web festival est l’une des actions de cette agence.

La Région Limousin a été retenue par la Commission Européenne le 26 février 2003 pour la mise en œuvre d’un Programme Régional d’Actions Innovatrices intitulé Practiciel, «Programme Régional d’Actions concertées des Technologie de l’Information et de la Communication pour l’Innovation en Limousin ». En contribuant à sa mise en place, le Limousin a vocation à développer de nouveaux services utilisant les Technologies de l’Information et de la Communication, en soutenant la réalisation de projets collectifs novateurs.

Portail communautaire du Limousin, Graniware est la plate-forme de services mutualisés du Limousin mise en oeuvre dans le cadre de Practiciel

Tubatomic – Atelier : « Quicktime Skins Workshop »

En mixant l’utilisation d’Apple QuickTime Pro, Macromedia Flash et Adobe Photoshop, Alex Ogle vous invite à découvrir comment créer une expérience utilisateur réellement unique sur le web. Il propose un atelier qui vous guidera pas à pas dans la construction d’un site interactif QuickTime qui s’ouvre indépendamment d’un navigateur web et qui flotte littéralement sur votre écran. Du lancement du projet, à la mise en place de l’interface, cet atelier vous transmet les connaissances et savoir-faire nécessaires pour créer une expérience en ligne totalement originale.

Jean-Paul Gauthier Parfum, le making-Of du site

Lionel Curt de l’agence Mégalo[s] présente un atelier de « déconstruction » du site de Jean-Paul Gauthier Parfum par l’agence Mégalo[s]. Du produit fini à la première étape de la production, découvrez l’envers du décor de la création d’un site « Rich media » destiné à une grande marque internationale de haute-couture.

L’art du montage multimédia en temps réel

Manuel Garcia de Vidéo 87 présente le matériel IBM Toaster, qui permet de faire du montage vidéo et de la post-production voire même du live. Le Video Toaster est une solution idéale qui permet de partager les projets vidéo en réseau. Il intègre des outils de diffusion puissants et intuitifs. Il est très apprécié pour sa simplicité d’utilisation et pour la qualité finale des images. Le système de montage intégré peut également faire office de système de diffusion des programmes en streaming. Il peut être utilisé aussi bien pour les professionnels de la vidéo ou de l’audiovisuel que par des techniciens débutants. Cet outil permet de réaliser des projets dynamiques et innovants très rapidement. Ces projets prennent toute leur valeur ajoutée en les intégrant dans des applications multimédia et internet. Peu connu en Europe, cet outil a pourtant séduit bon nombre de professionnels outre Atlantique.

L’Eye Tracking, une technologie en pleine expansion

Benoit Duverneuil expose les caractéristique de l’eye-tracking. Cette technique mesure le mouvement des yeux des visiteurs d’une interface multimédia. Ainsi, il permet de déterminer où se porte leur regard sur les pages web et sur tous les produits e-media. Une étude complète de e-tracking permet d’adapter votre site au comportement des internautes pour mieux les conduire vers la visualisation des messages essentiels.

Le Pôle Excellence e-Design s’est doté d’un système de Eye Tracking. Venez découvrir les avantages concurrentiels de ce produit qui vous permettront de mieux capter l’attention de vos clients.

Le programme les 02/03/04 février 2006

JEUDI 2 FEVRIER 14H30 / 18H30 PORTES OUVERTES

15h30 / 16h30 : Atelier Tubatomic « Quicktime Skins Workshop » par Alex Ogle

16h30 / 17h30 : « Jean-Paul Gauthier Parfum » le making-Of du site par l’agence Mégalo[s]

VENDREDI 3 FEVRIER 14H30 / 18H30 PORTES OUVERTES

11h30 – 12h30 & 15h30 / 17h30 : L’art du montage multimédia en temps réel avec Manuel Garcia

15h30 / 16h30 Atelier Tubatomic « Quicktime Skins Workshop » par Alex Ogle

16h30 / 17h30 L’Eye Tracking, une technologie en pleine expansion avec Benoit Duverneuil

SAMEDI 4 FEVRIER 10H00 / 12H30 PORTES OUVERTES

Ces ateliers sont gratuits sur inscription. Ils s’adressent à des étudiants, des entreprises, des porteurs de projets, et à tous ceux qui s’intéressent à ces nouveaux outils. Ces journées sont aussi l’occasion de visiter le Pôle, ces différents espaces de travail, sa salle de formation, son plateau technique…

N’hésitez pas à vous inscrire auprès de Victoria : 05 87 21 21 21 v-daniel@ard-limousin.fr
Pôle Excellence E-Design – 26 rue Atlantis – Parc Ester Technopole – Limoges

Pour plus de renseignement :

Vanessa Guillon
Agence Régionale de Développement du Limousin
Pôle Excellence e-Design
Ester Technopole – Bâtiment Cassiopée
26 rue Atlantis
87069 Limoges Cedex
Tél : 05 87 21 21 00
Email : v-guillon@ard-limousin.fr

Si vous souhaitez recevoir l’actualité des TIC région Limousin, abonnez-vous gratuitement à la News letter Actilimousin, en envoyant un simple e-mail avec « oui, je souhaite m’abonner à la News letter Actilimousin » à v-guillon@ard-limousin.fr

Renseignements :

http: //www.webdesign-festival.com
http://www.practiciel-limousin.org
http://www.graniware.org
http://www.ard-limousin.fr/

Petite histoire de clonage depuis 1997

3 février 1997

Clonage de la brebis Dolly en Ecosse par Ian Wilmut.

12 février 2004

Hwang Woo-suk annonce la création d’embryons humains par clonage en Corée du Sud.

6 août 2004

La loi française de bioéthique interdit la création d’embryons humains par clonage.

19 mai 2005

Hwang Woo-suk annonce dans Science une amélioration considérable du taux d’obtention d’embryons.

19 octobre 2005

Inauguration du premier centre de recherche au monde sur le clonage par l’Etat sud-coréen.

24 novembre 2005

Hwang Woo-suk démissionne de son laboratoire.

18 décembre 2005

Lancement par l’université nationale de Corée du sud d’une enquête sur Hwang Woo-suk. L’enquête conclut le 23 décembre à la falsification des résultats publiés en mai 2005 dans Science. Puis le 29 décembre, elle conclut à la falsification des derniers travaux de Hwang Woo-suk sur le clonage humain. L’université de Séoul annonce le 10 janvier 2004 que les travaux de 2004 sur les embryons clonés sont faux.

Le développement de la fraude

Parmi les pays mis en avant par Claude Allègre (la Chine, la Corée, le Brésil, l’Inde, …), qui sont par ailleurs des pays où les scandales de fraudes sont nombreux. Mais le mot fraude n’est pas dans son dictionnaire. Hwang Woo Suk et Jon Sudbo défraye la chronique.

En Norvège, Jon Sudbo, un médecin et chercheur de 44 ans, a admis avoir inventé dans ses statistiques une centaines de faux patients pour une étude sur le cancer de la bouche. Elle a été publié en octobre 2005 dans le magazine médical britannique The Lancet.

L’affaire Hwang Woo Suk, qui a éclatée en janvier 2006, en est un exemple. Ce professeur coréen pionnier du clonage avait donc fraudé.. Ainsi le professeur Hwang Woo-suk est tombé. Il est presque au fond du gouffre après différents paliers de déshonneur. Première phase, il a utilisé les ovules de son personnel pour réaliser ces clones alors qu’il eût été plus facile et discret de s’approprier certains ovules de patientes traitées par fécondation in vitro. Deuxième phase, les clones humain n’en étaient pas. Enfin, son chien cloné Snoppy était lui aussi une invention.

La fraude scientifique n’est pas commune selon lui. C’est extraordinaire que cet homme qui avait fait des choses frauduleuses ait été sanctionné par la machine scientifique elle-même. De plus, la fraude serait momentanément possible, mais très difficile sur une longue durée. Dans de grandes revues scientifiques, des articles sont faux, mais à terme un autre chercheur va le montrer. Les scientifiques ne sont pas différents des autres hommes avec les mêmes défauts. Mais la science n’a pas de vérité, ce qui est revanche le cas des mathématiques. « La science, c’est une vérité provisoire, fondée sur un modèle ».

La principale source de danger provient de l’interférence entre les sciences et les médias. Les scientifiques pour des raisons financières deviennent soucieux de leur pub. Cette idée est mis en avant par Jean Yves Nau dans un article du Monde qui explique qu’ « il y eut d’abord la retentissante première, faite le 23 février 1997 dans les colonnes du journal britannique The Observer, qui, en l’occurrence, violait l’embargo fixé au 27 février par l’hebdomadaire scientifique Nature, et annonçant au monde l’existence de la brebis Dolly. Depuis, les publications scientifiques relatives à la création de mammifères par la technique du clonage ont toujours eu un large écho dans les médias, assurant à leurs auteurs une renommée et une aura que jalousent nombre de leurs pairs. Une course à la notoriété qui entraîna des dérapages répétés, tant de la part des chercheurs que des médias. »

Claude Allègre y voit encore deux autres causes. La deuxième source de danger est liée à l’effet des groupes de pression. Ils essayent de pousser des théories et donc des chercheurs.

La troisième raison est que certains chercheurs utilisent ces moyens pour obtenir des budgets. C’est le « Glou glou pour obtenir des crédits », dixit Claude Allègre. Hervé Morin dans Le Monde reprend se thème. « Publier ou périr. Telle est l’injonction faite aux quelques 5 millions de chercheurs recensés de par le monde. S’ils ne transcrivent pas leurs résultats dans des revues scientifiques, ceux-ci ne seront pas connus de leurs pairs ni, a fortiori, du grand public. Reconnaissance, avancement et attribution de crédits dépendent de ces journaux, et des comités de lecture dont se sont dotés les plus sérieux pour trier le bon grain de l’ivraie. »

Selon Jacques Testard, chercheur à l’INSERM, « le pousse-au-crime, c’est le mercantilisme ambiant ». Ce chercheur en profite pour fustiger les réformes françaises qui veulent mettre en avant les innovations compétitives. Pour lui, soumettre les laboratoires de recherche à des préoccupations industrielle est une erreur. Le risque est alors de voir poindre des solutions policières de contrôle : comité antifraude, cahier de laboratoire normalisé et infalsifiable, et peut être une caméra de surveillance au dessus des lieux d’expérimentation.

Sources:

Allègre Claude, Dictionnaire amoureux de la science, Plon-Fayard, Paris, 2005, 1021 p., ISBN 2-259-19983-6

Blay Michel, Halleux Robert, La science classique (XVIe-XVIIe siècle), dictionnaire critique, Flammarion, Paris, 1998

Morin Hervé, Le clonage à risque de l’information scientifique par les médias généralistes, article publié le 15 Janvier 2006, Le Monde

Nau Jean Yves, L’affaire Hwang ou les ravages de la course à l’audience, article publié le 15 Janvier 2006, Le Monde

Testard Jacques, L’affaire Hwang Woo-suk ou les dérives de la science-spectacle, article publié dans la série débat le 04 Janvier 2006, Le Monde, page 19

Conservatoire des Arts et Métiers, Paris, 5 janvier 2005, Rencontre avec Claude Allègre, membre de l’Institut, professeur à l’université de Paris VII, et par Robert Halleux, membre de l’Institut, professeur à l’université de Liège.

Version initiale de l’article publié le 9 janvier 2006 et modifié le 18 janvier 2006.

Y arriver plus rapidement

Télématique et Navigation, tel est le nouveau thème fédérateur qui sera présent au CeBIT 2006 du 9 au 15 mars, qui aura lieu à Hanovre.

Les solutions de télématique et les systèmes de navigation peuvent permettre d’atteindre une destination rapidement et facilement. Le contrôle des flottes de véhicules, et l’augmentation de la sûreté sur la route sont aussi des objectifs. D’autres utilisations sont possibles : la fourniture d’informations (télématique du trafic), le divertissement dans la voiture.

Le forum « télématique et navigation » examinera les questions concernant les aspects de technologie et celles d’application de gestion du trafic. Une exposition sera intitulée « le trafic plus sûr, plus propre, plus maniable ».

Les principaux thèmes sont : les futurs développements de la navigation dynamique, la gestion dynamique du trafic pour de grands événements (en particulier sportif), les systèmes de péage routier, le transfert de l’information employant RFID (identification de fréquence par radio) et GALILÉE, projet satellite européen de navigation.

Renseignement : www.cebit.de

Helen Clark

Helen Clark est née en 1950 à Hamilton, région rurale du pays. Sa mère est enseignante dans une école primaire et son père agriculteur.

Dans les années 60, elle milite contre la guerre du Vietnam, contre les bases militaires étrangères dans son pays et contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Elle a étudié les sciences politiques et a reçu un diplôme avec un MA(Hons). Après ses études, elle enseignera dés 1973 les sciences politiques à l’Université d’Auckland.

helen clark

Helen Clark, image officielle du gouvernement

Elle a étudié à l’étranger en 1976 grâce à une bourse. Elle appartient très tôt à la direction du parti travailliste (dés 1978). Elle a été élue députée en 1981, elle gravit les échelons de son parti, dont elle prendra la direction. Elle sera plusieurs fois ministre, (logement, santé, travail).

Lors des élections de 1999, elle bat Jenny Shipley, la candidate sortante, qui dirige le Parti National (conservateur). Elle est choisie comme Premier ministre, Clark est ainsi devenu le deuxième premier ministre féminin de la Nouvelle Zélande. En 2005, elle remporte un troisième mandat consécutif de trois ans.

Les femmes de pouvoir et de science…

Avec Angela Merker, chancelière de l’Allemagne, la politique a mis en avant plusieurs femmes. Certains journaux choisissent leurs égéries comme le Monde, d’autres comme La Croix propose une liste exhaustive.

Le journal « La croix » n’hésite pas à titrer « Le pouvoir des femmes » au moment où « le Monde » parle de club des femmes. Selon les cas de figure, ces femmes qui accèdent au pouvoir disposent d’au moins une de ces caractéristiques : elles ont fait de très grandes études, elles ont été marquées par des dictatures ou des pouvoirs militaires, ce sont des « Dame de fer ». Ellen Johnson-Sirleaf possède deux de ces caractéristiques selon « Le Monde ». Elle est à la fois femme de pouvoir et puit de sciences pour son pays.

Pour certain, la faible présence des femmes provient de l’appareil politique qui est essentiellement masculin. En revanche, cela est perçu comme une force. Pour combattre les hommes, elles doivent se faire violence et avoir des attitudes qui leur déplaisent pour continuer à détenir le pouvoir. Pour certains, ces femmes sont masculines. Ce serait pour cela qu’elles se méfient des effets d’annonce et qu’elles auraient un sens inné de l’intérêt général.

Nicolas Wivorski s’intéresse dans un de ses ouvrages à la femme dans la science. Il apporte le même constat que les femmes en politique. Trop souvent, une liste des femmes en question permet de faire une typologie dans laquelle on trouve par ordre alphabétique : les assistantes, les coquettes, les « femmes de », les martyrs, les muses, les pillées, les « sœurs de ». C’est pour cela que dans son livre, il préfère présenter vingt portraits de ces femmes.

En Amérique latine, le nombre élevé de femmes à la tête des Etats serait du à l’effet « femme de ». L’exemple d’Eva Peron, vient immédiatement à l’esprit. En revanche, les pays nordiques imposent une vraie parité, ce qui explique facilement leurs présences dans les directions de parti et à la tête des états.

Voir la liste des femmes au pouvoir…

Sources :

La Croix, 21 et 22 Janvier 2006, numéro 37351

Le Monde, 17 janvier 2006, numéro 18967

Nicolas Wivorski, Trop belles pour le Nobel, Seuil, Paris, 2005

Femmes au pouvoir…

Depuis toujours….
une liste simple…

Actuellement

Arroyo Gloria, Chef d’état de Philippines

Bachelet Michelle, chef d’état du Chili, élue le 15 janvier 2006

Clark Helen, Nouvelle Zélande depuis 1999

Diogo Luisa, chef d’état du Mozambique depuis 2004

Halonen Tarja, présidente de la Finlande depuis le 1 mars 2000

Johnson-Sirleaf Ellen, Chef d’état du Liberia depuis le 16 janvier 2006, élue le 8 Novembre 2005

McAleese Mary, élue présidente en 1997

Merkel Angela, chancelière d’Allemagne, élection de novembre 2005

Vike Freiberga Vaira, chef d’état de la Lettonie depuis 1999

Zia, Begum Khaleda, chef d’état du Bangladesh depuis octobre 2001

Dans le passé

Bandaranaike Sirimavo, Chef d’état du Sri Lanka, 1960

Bhutto Benazir, chef du gouvernement du Pakistan de 1988 à 1990 et de 193 à 1996

Chamorro Violeta, Présidente du Nicaragua de 1990 à 1997

Ciller Tansu, chef u gouvernement Turque entre 1993 et 1996

Cresson Edith, premier ministre de la France entre 1991 et 1992

Gandhi Indira, Inde

Golda Meir, premier ministre d’Israël de 1969 à 1974

Guieler Lydia, présidence de la Bolivie de 1979 à 1980, renversé par les militaires

Kumaratunga Chandrika, chef d’état de 1994 à 2005

Moscoso Mireya, présidente du Panama de 1999 à 2004

Peron Estala de, dite Isabela fut Vice présidente de l’Argentine de 1973 à 1974, puis présidente avant d’être renversé en, 1975

Soekarnoputri Megawatti, Indonésie de 2001 à 2004

Thatcher Margaret, premier ministre de 1979 à 1990

La modernité et la politique

Depuis Rome, la politique se heurte à certains sujets. La modernité en serait l’expression.

Rome s’opposerait à la Grèce du fait la modernité de sa politique. Etat, droit, rationalisme laïc, realpolitik, impérialisme froid, début du capitalisme financier, routes, égouts, école, établissement de bains, découverte de la personne seraient les éléments de ce modernisme. Claude Nicolet est un de ceux qui a relativisé la prétendue modernité politique de Rome. Jean Michel David a même montré que les empereurs romains étaient plutôt des chefs de clan qui s’opposent. Notre politique actuelle diffère peu de cette situation. Il faut seulement changer clan par courant et d’observer nos grands partis actuels.

Dans le domaine de la civilisation, les études sur le corps et la sexualité montrent que les romains s’avère gravement pédophiles. Ils ignorent la distinction de sexe et connaissent seulement les distinctions de genre et de statut. Les relations avec le sexe restent difficiles dans notre société actuelle. Tel proviseur va être exclus de l’éducation nationale par ce qu’il annoncé son homosexualité sur un blog. La situation a bien changé depuis cette modernité.

Sur le plan économique, la servitude est un statut juridique dont l’esclave est un objet de droit privé. La position d’affranchi est un statut transitoire entre l’esclave et celui de citoyen de plein droit. Rappelons d’abord que le statut d’affranchi est indirectement le symbole de la République. Le bonnet phrygien est porté par les affranchis de l’Empire romain, esclaves auxquels leur maître a rendu la liberté et dont les descendants sont considérés de ce fait comme citoyens de l’Empire. C’est ce bonnet phrygien que l’on retrouve sur nos marianes qui ornent nos bâtiments publics. Nos débats récents sur la colonisation et ses bénéfices montrent que ce sujet n’a pas beaucoup évolué bien que l’esclavage soit aboli dans la majorité des pays.

Autre point, celui de la langue, les romains n’ont jamais parlé le romain mais le grec des romains ou le latin. Depuis Cicéron, elle s’appelait « utraque lingua » que l’on peut traduire par « l’une et l’autre langue ». La coexistence des langues nationales et de l’anglais est une situation que nous observons actuellement. Mais n’est ce pas un signe de la décadence tel qu’elle a été observée avec la fin de Rome. Selon une étude éditée par la recherche de Byte Level en 2002, moins de 30% des utilisateurs de l’Internet du monde sont de langue anglaise. D’ici 2010, ce nombre chutera moins de à 25% en tant que de tels marchés naissants comme des millions d’internaute de la Chine, de la Russie, et du Brésil de personnes ne parlant pas anglais sur le réseau. Ces données précisent que la prochaine révolution d’Internet ne sera pas en anglais. D’autres langues, telles que le Chinois, le Russe, l’Espagnol, et le Portugais, deviennent comparativement plus importantes. La mondialisation du Web deviendra de plus en plus essentielle à la réussite à ce marché global naissant.

Les romains étaient confrontés à un monde où il y avait d’un coté les grecs et de l’autre les barbares. Face à cette situation, ils n’avaient d’autres choix que de se faire grecs ou de s’annexer les grecs. L’Etat romain revendique la violence légitime. C’est une tradition d’origine républicaine, un produit du sans-gêne aristocratique. L’identité chrétienne, source de cette modernité, est une chose précieuse pour laquelle l’homme peut tuer et mourir. C’est exactement comme pour la guerre en Irak. L’identité « anglophone » serait là pour lutter contre le terrorisme « islamisant » bien sûr. Le Royaume Uni a dépensé, jusqu’à maintenant, 5 milliards de Livres Sterling pour la guerre Irak. Les américains auraient dépensé 235 milliards de dollars, ils ont perdu officiellement plus de 2000 personnes, sans comptés les handicapés et les estropiés. Cette guerre a certainement démontré que l’anglais n’a pas rempli un rôle gagnant pour la paix.

Bibliographie

David Jean-Michel, Le patronat judiciaire au dernier siècle de la République Romaine, Ecole Française de Rome, Rome, 1992

Dupont Florence et Valette Cagnac Emmanuelle, Sou la direction de, Façons de parler grec à Rome, Belin, Paris, 2005

Jullien François, Sous la direction de, Agenda de la pensée comptemporaine, Hiver 2005, PUF, Paris, 112 p, ISBN 2 13 055341 9

Nicolet Claude, Le métier de citoyen romain dans la Rome républicaine, Gallimard, Paris, 2005

Veyne Paul, L’Empire gréco-romain, Le Seuil, Paris, 2005, 864p