Archives mensuelles : juillet 2003

La contrefaçon et les produits dérivés n’existent pas que d’hier

L’île Maurice donne des exemples. Une célèbre histoire d’amour se situe dans cette île. Elle est l’exemple même de la diffusion de la contrefaçon dès le XVIII iéme siècle. En 1789, Jean Bernardin de Saint Pierre publie « Paul et Virginie » à Paris. Il prend exemple sur le drame du Saint Geran, dont il ne fait que romancer. La même année une copie « pirate » est éditée à Lausanne. En 1912, un film muet est réalisé, en 1923, c’est le cas d’un film couleur, suivi en 1976 par un feuilleton de l’ORTF en France. Les autres produits dérivés sont des papiers peints, des statues, des présentoirs, des boîtes à cigares, de la vaisselle, des broderies, des bijoux, des toiles de jouy.

Les recommandations de projet parité se mettent en œuvre à Maurice.

Les recommandations de projet parité se mettent en œuvre à Maurice.

La cyber cité

La cité d’ébène ou encore la cybercité se construit à l’image de la zoen de Bengalore en Inde. C’est d’ailleurs un consortium de ce pays qui intervient dans la conception de la zone. A six mois de l’inauguration, 35% de la surface a déjà été « achetée ». La tour fait parti d’un parc technologique. L’ensemble est géré par BPML (Business Park of Mauricius Ltd). Elle a coûté 1,5 milliards de roupies, environ 50 millions d’euros, sans compter les équipements informatiques et de télécommunication qui font l’objet d’un appel d’offre en cours. La construction a été financée par une ligne de crédit indienne de 600 millions de roupies avec l’embauche de 850 travailleurs indiens sur les 1000 personnes qui participe à cette construction réalisée par Larsen et Toubro Shapoorjil Pallonji, qui a déjà construit la cyber tour de Hyderabad en Inde. La tour est de douze étages pour 440000 pieds carrés (environ 40000 mètres carrés). CB Richard Ellis est chargé de commercialiser la tour, essentiellement pour des activités de BPO (Business Process Outsourcing), comme par exemple les DRC (Data Recovery Centers). Le tarifs de location sont de 1 dollar US par pied carré et 2 dollars US pour des bureaux tout meublés de luxe.

La création de l’incubateur « IT »

Sunresh Munbodh est le président de la NCB (National Computer Board) est à l’origine de la création de l’incubateur « technologie de l’information » de l’île Maurice. Cet incubateur occupe deux étages d’un immeuble avant de rejoindre « cyber cité ».

Tekidesa LTD est une des firmes issues de l’incubateur. Elle vient de lancer en juillet 2003, le site Kiprix.com , qui est une vitrine en ligne de commerçants mauriciens. Arvi Biandur, le directeur de cette firme est arrivé de l’Inde en août 2002. Il a décidé de se lancer dans le e-commerce.

Les centres d’appels investissent Maurice

La firme indienne Hinduja créé à Maurice un centre d’appel de 900 agents. L’île Maurice a été préférée aux Philippines. La firme espère monter son centre à plus de 2000 agents. La firme indienne a des revenus mondiaux de 28 millions d’euros, des profits de millions d’euros, et est présente dans 20 pays. Les principaux secteurs utilisateurs sont l’automobile, l’agriculture, certains secteurs manufacturiers, l’énergie et les télécommunications.