Archives mensuelles : février 2003

Un 3GSM WorldCongres de transition…

Premier point, Cannes, cette année, est consacré à la délocalisation de la fabrication des mobiles. Les usines chinoises tournent à plein. De plus en plus présent à Cannes, le sud est asiatique s’intéresse de plus en plus aux technologies mobiles. Les Samsung, NEC et autres, donnent des leçons sur les architectures.

Le deuxième aspect concerne la normalisation, Cannes n’est plus le lieu ou on consacre une technologie, ou on en décrit tous les mérites.

Malgré tout la fréquentation reste stable, et les congressiste sont ravis, mais est ce des discours rassurants ou plutôt endormants. Quand va se réveiller la belle au bois dormant? Quand la crise sera totale? Quand le W-CDMA ou WiFi sera un remplaçant réel de l’UMTS?
En ce qui concerne WiFi, l’ennemi est bien là mais il ne faut pas en parler sauf comme système complémentaire. Dans le port de Cannes, il y avait plus de client de WiFi que des solutions UMTS, alors à bientôt…

EDITO du Numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

Sans blague.

Le nombre de département ou on peut faire du WiFi va augmenter. A quand la France toute autorisé. La ville de Sillé va tester cette solution. Mais, avec quels opérateurs?

Ce que l’on ne vous dit pas, texte extrait du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

Cebit 2003

Le CeBIT 2003 se déroulera à Hanovre du 12 au 19 mars 2003. Ce salon va défier la tendance économique morose. Cette foire commerciale est devenue le « navire amiral» pour le secteur des technologies de la communication et de l’information.

Brève extraite du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

A propos des délocalisations

La délocalisation des industries électroniques est une réalité.

Les acteurs du monde des télécommunications, dans l’informatique et l’audiovisuel parlent avec parcimonie des délocalisations. De nombreux articles sont publiés dans les médias souvent avivés par le débat très politique sur le chômage, le déclin de l’Occident, le retard de certains pays. Qu’en est-il, le plus froidement possible et avec les lunettes (sûrement déformantes) du stratège des technologies et des entreprises ?

C’est d’abord qualifié de mouvement de fonds ou de méthode d’ajustement conjonctuel ?

La réponse paraît claire. La globalisation de l’économie se traduit par la recherche de l’implantation géographique la plus profitable. Sauf décisions politiques concertées entre pays d’origine et pays d’accueil, on voit mal le mouvement ne pas se continuer; quant aux décisions concertées par une organisation mondiale quelconque, le réalisme commande de ne pas trop y croire. Mais au même moment, ces marques soit disant mondiale ne sont pas aussi mondiales qu’elles le disent. Il faut faire des versions selon des zones (Zone ANSI, Zone ETSI, etc… ou encore les zones des DVD). On peut en alors affirmé que la « crise » ne fait que mettre en relief une tendance de fond dont tout un tenant de, l’économie de marché (où sont les autres ?) ne devrait que se féliciter.

Tout le monde s’accorde à penser que le développement du Tiers-Monde constitue la seule réponse à long terme.

Au delà des à coups d’ajustement tolérables, à la menace pour la paix mondiale que constitue l’opposition entre un Nord riche et vieillissant et un Sud riche seulement de sa quantité de main d’oeuvre disponible, les délocalisations existent. Logiquement le rapprochement des niveaux de vie ne peut venir que de deux sources: l’enrichissement du Sud, auquel les délocalisations concourent, l’appauvrissement ou le freinage de l’enrichissement du Nord. Celui-ci peut-il l’éviter et comment ? Le Nord a mis environ 2 siècles à atteindre son niveau de vie actuel ; l’Asie du Sud Est et certains pays prévoyants devraient se transformer en moins de 40 ans. La Chine développe des téléphones mobiles pour satisfaire ses cinq millions d’abonnement mensuel et cherche à vendre en Europe. L’Inde a réussi à accueillir les gens du secteur, Microsoft en tête. L’Asie du Sud-Est, sauf événements guerriers que le Nord n’a su éviter, ne devrait mettre qu’un peu plus d’un demi siècle, suivant les régions. Personnel formé, compétent,. ouvert au monde extérieur, et encore peu payé. Faut-il imposer nos lois et habitudes sociales que, le bien-être arrivant, ils découvriront d’eux-mêmes ? Et puis, après l’Asie du Sud-Est, il y a la Chine autre que maritime, l’Amérique Latine, l’Afrique, demanderesses de délocalisations Quand les pays européens se font encore concurrence en matière sociale, comment imaginer une normalisation sociale à l’échelle de la planète ?

Pour le stratège d’entreprise, la délocalisation constitue donc une réalité incontournable.

Il doit, entre autres analyser les conséquences économiques vraies (il n’y a pas que le coût horaire de la main d’oeuvre …) de ses implantations géographiques. Il souhaite ensuite peser le poids des oppositions « politiques », et arbitrer entre gains possibles immédiats et risques à long terme, en particulier au-delà des risques de trouble, de change, d’obstacles en tout genre pour l’investisseur international comme celui de la perte d’identité, celui des risques du management interculturel, etc… Le stratège doit prévenir son organisation pour des décisions qu’il va prendre. Il faut alors s’éloigner des analyses économiques trop rapides, des préjugés, des convictions, des « politiques » qui s’affrontent d’autant plus fortement qu’elles sont non formulées.
C’est donc un bel exercice à la fois inesquivable et stimulant.
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Texte extrait du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

Les grands acteurs se font discret …

En aparté, les opérateurs annoncent des revenus extraordinaires. Dans le concret, ils sont cruellement absents de l’exposition, à l’exception de NTT DoCoMo. Les démonstrations live et spectaculaire d’Orange, de Vodafone ont disparu. On se rappelle le stand de Swisscom des autres années, opérateur offrant des heures de communication, opérateur aujourd’hui disparu de Cannes. La liste des absents de cette année serait longue…Cette année, SFR nous fait payer un accès à WiFi assez aléatoire.

Durant la conférence du mercredi matin consacrée aux opérateurs, la grande salle du palais des festivals était désespérément vide, plus de quatre siéges sur cinq étaient inoccupés. Après le repas de mercredi, le directeur général adjoint de Bouygues a eu beaucoup de difficultés pour laisser éveillés les participants de leur sieste digestive.

On pourrait alors se demander le rôle que jouent les opérateurs dans cette industrie. Deviennent-ils les exécutants des équipementiers ?

Eux aussi fabriquaient plus de discrétion que de communication tapageuse. Les grandes fêtes ont disparu, si on excepte la soirée Nokia. Pire, l’organisateur n’avait pas permis aux journalistes d’accéder au repas des congressistes et n’avait pas prévu de repas pour eux.

Quel avenir, à voir …. Après la crise.

Texte extrait du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

i-mode, premiers problèmes..

De nombreux usagers retournent le modèle de version 11 distribué dès décembre, il en est de même du nouveau modèle, le 12. Après le bug, toutes les données du client sont perdues … Que dire de plus aux clients mécontents à Cannes?

Ce que l’on ne vous dit pas, texte extrait du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

Enigme.

Nicole Fontaine, notre ministre de l’industrie est venue à Cannes au moment du salon. Elle a visité avec le député et le sénateur du coin l’usine Alcatel, elle a médaillé un maire du coin, le directeur général de Monaco Telecom mais n’a pas inauguré le salon 3GSM World Congress. Un clan de mauvaises langues disait que les Anglais organisateurs n’aiment pas nos ministres femmes, un autre clan que notre chère Ministre ne savait pas qu’un tel salon avec presque 30000 visiteurs puisse exister en France. Que font les membres du cabinet?

Ce que l’on ne vous dit pas, texte extrait du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

Les WLAN, et donc WiFi s’invitent dans les salons …

En 2005, on attend plus de 500000 hot-spots publics dans le monde pour les prévisions favorables et 300000 pour les pessimistes. Un véritable potentiel existe, donc, dans ce domaine.

Le 3GSM World Congress de Cannes regorge d’annonces. Actuellement, les hotspots naissent un peu partout. BT en installe en Grande Bretagne, France Telecom fait une offre pour la France. Les pays nordiques sont assurément dans le peloton de tête. Autre exemple, TeliaSonera a installé 200 hotspots wGate en Finlande, Telia Homerun dispose de plus de 1000 installations. L’offre est fondée sur une carte SIM avec une stratégie liée à l’abonnement.

Selon la firme TDC (Danemark), le risque dans l’installation de hotspot est le surinvestissement car le marché est limité par le nombre d’équipement WiFi en service.

Les conférences consacrées au WLAN occupaient une place non-négligeable dans le programme du 3GSM Worldcongress er du Cebit. Les orateurs sont d’accord: WiFi est une solution intéressante pour les opérateurs GSM. Un opérateur GSM possède de nombreux clients qu’il contrôle par la carte sim.
L’année 1992 a vu naître le premier agrément de roaming. En 2002, environ 500 opérateurs GSM ont des accords de roaming. Le roaming mondial touche plus de 750 millions de clients, c’est une des causes du succès du GSM. L’idée est d’étendre le roaming à des réseaux WLAN. Dans cette évolution, le fait d’être opérateur mobile apporte des gains de productivité dans l’authentification, le service au client et la facturation.

Intéressant, le mot WiFi était banni et assurément apparaissait comme un ennemi au 3GSM WorldCongres. Dans cette ambiance électrique, SFR a couvert tout le salon avec une offre commerciale dont le prix est totalement déraisonnable : 10 euros de l’heure au moment où un opérateur portugais propose des services à 1,90 euros de l’heure et où TeliaSonera offre un complément d’abonnement WiFi au service GSM pour 3,36 euros par mois. En revanche, WiFi était la star du Cebit à Hanovre.

Assurément, le loup est dans la prairie

Ce que l’on ne vous dit pas, texte extrait du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues

Worldcongress GSM

Alcatel propose de « broaden your live », intéressant, non. La question reste de savoir à quel endroit on s’élargit, s’il s’agit du nombre de billets pour payer ses télécommunications, ce n’est peut-être pas cela que le client attend.
Ericsson nous suggère de «sharing the knowledge advantage ». Cette publicité ne nous dit pas avec qui on partage cette connaissance et surtout qui la possède.
Philips nous invite à « enabling mobile media experience » en montrant des jeunes dames affriolantes s’intéressant à de beaux jeunes hommes. Siemens nous invite à « be inspired » et vraiment, on se demande pourquoi ?
Enfin, Nokia double la mise, en affichant sur la croisette lors du 3GSMworld congress : « saisissez l’instant » et « saisissez les nuances ». Ce sont leurs deux phrases clés, il faudrait savoir ce qu’il y a à saisir …
Enfin, c’est la crise… de l’imagination

Texte extrait du numéro 17 daté du 24 février 2003 de la lettre de Bruno Salgues