Archives mensuelles : juin 2002

Adjugé ou juge et partie.

Le décret des membres de la commission d’admission au label «écoles de l’Internet» est surprenant. Le directeur et le directeur de la formation de l’IAAI, ou encore école de l’Internet de Marseille et donc candidate au titre, font partie de cette commission. Ont-ils peur de ne pas être labellisés ou est-elle labellisée d’office ? Ce n’est pas dit dans le décret.

Ce que l’on ne vous dit pas, texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002

Petite Histoire de l’UIT

L’Union Télégraphique Internationale a, en effet, été créée en 1865 (soit cinquante ans avant la Société des Nations) par une vingtaine de pays, la plupart européens. Elle est l’ancêtre lointain de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) qui a vu le jour à Madrid en 1932. L’Union Postale Universelle verra quant à elle le jour en 1874 à Berne. Postes et télégraphes deviennent ainsi un support important dans les discours utopiques sur la vertu « universalisante et pacifique » des techniques de télécommunications. Plus récemment, elle se décomposera en deux pour former l’UIT.

Texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002

Bengalore recrute dans le monde …

Bengalore se présente comme une ville à la culture cosmopolite avec des facilités très importantes dans le domaine de la santé et de la formation. Elle y ajoute son climat agréable et ses possibilités multiple de se divertir. La ville dans un film nous invite à venir à Bengalore. « Européens, venez à Bengalore, tel est le message ».

Le secteur indien de l’industrie du software a des croissances de plus de 50% par an. Pendant les cinq dernières années, les exportations ont augmenté de 62%. L’Inde est le leader, car l’éducation est excellente, associée avec la langue anglaise. La qualité est partout de type ISO2001. Ils possèdent une connaissance de nombreuses plate-formes techniques et softwares qui existent. Le secteur vend pour 10 milliards de dollars US. L’exportation est pour 62% vers l’USA et le Canada, l’Europe représente 23,5%. La Silicon valley de l’Inde est Bengalore. Le début de cette évolution est le développement de Texas Instrument en 1984. En 2002, le chiffre de 1.000 entreprises est dépassé. La qualité est excellente, pour le programme de qualification CMM Level5 de Carnegie Mellon, le monde compte 71 entreprises, l’Inde de 52 et le Bengalore de 21.

Le parc, dit « Electronic City », de Bengalore, occupe plus de 150 hectares, qui intègre les grandes compagnies. Bengalore est, aussi, le nœud de fibre optique de l’Inde. L’Institut de technologie de Bangalore, dirigé par le professeur Sagatopan recrute à L’île de la Réunion; quatre élèves réunionnais sont déjà partis dans cette zone. Initialement, les coûts de communication étaient élevés et équivalents aux compagnies européennes. Les prix ont baissé d’au moins 40% avec l’apparition de la concurrence et ceci sans les aides gouvernementales.

Monsieur Malani Subrahmaniam, Directeur de SYNOVA et madame CEO de COVANSYS, ont dit oui à la participation et la coopération sud-sud. Covansys a 4800 employés, dont 4400 ont des taches de consultant et 1700 en Inde. La compagnie est ISO9000 et fonctionne autour de 30 managers de projet, elle travaille dans les applications bancaires, gouvernementales, techniques de communications. Ils se déclarent intéressés par les relations avec l’Europe. Sur le site de Bengalore, la firme General Electric dispose d’un centre de 1.000 personnes dont 700 doctorants. Ils veulent commencer par la France, car la zone francophone lui apportera d’avantage pour atteindre les autres pays européens. Ils cherchent aussi des entreprises partenaire dans les îles francophones. L’autre langue attendue est l’Espagnol. Ils ont déjà fait des coopérations avec le Japon et la Corée. Microsoft est présent à Bengalore

La valeur ajoutée attendue par ces recrutements est facile à comprendre. Les indiens doivent réaliser des programmes à partir d’un problème ou d’un cahier des charges, mettre en œuvre des projets à distance sous forme de sous-traitance, L’inde se propose de réaliser les produits imaginés par les entreprises françaises et qui ne pourraient être réalisé en Europe.

L’Inde comme la Malaysie prennent le leadership de la production des software.

Texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002

Décision de l’ART dans le combat entre LD et FT

La décision no 2002-278 de l’ART, concernant le différend entre les deux opérateurs, a été publié le 9 juin dernier dans le Journal Officiel.

D’après cette décision, FT devra proposer à son concurrent un service de filtrage des fréquences, dont les tarifs ne pourront pas dépasser 2,25 euros par mois et par accès en 2002. L’opérateur historique devra également permettre à LDCom de choisir la chambre de pénétration la plus appropriée à ses besoins parmi les chambres non saturées, en présentant des délais et des coûts raisonnables.

Par ailleurs, FT devra proposer à l’opérateur alternatif un contrat de garantie de rétablissement en quatre heures, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à un prix en dessous de 20 euros. LDCom avait saisi l’Autorité au mois de janvier dernier.

Texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002

Ko.

KPN Qwest est le deuxième grand opérateur fondé par un opérateur historique à disparaître. Si Telecom Argentina posait moins de problème, la disparition de KPN Qwest est plus complexe. En effet Amsterdam avait été choisi pour le GRX, nœud d’échange de l’Internet Mobile. Tout les autres opérateurs recherchent donc à disposer des morceaux du mort. Enfin, le retard de l’Internet mobile et de l’UMTS aura une excuse.

Ce que l’on ne vous dit pas, texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002

Mobile multiple.

Yves, Georges, Jacques et les autres. Non ce n’est pas le nouveau film de Claude Sautet, mais le nom des trois têtes pensantes des trois colloques francophones consacrés au mobiles la même semaine. Selon l’auteur de la lettre, deux sont de trop. Au fait, je ne serai fâché avec aucun d’eux en affirmant dans cette lettre que j’étais à l’étranger pendant cette semaine.

Ce que l’on ne vous dit pas, texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002

Les alliances pour les “one Chip” continuent…

Les alliances actuelles sont dominées par les taiwanais comme UMC. La vague d’alliances qui se déroule depuis quelques mois va se terminer faute de combattants. Tout le monde travaille avec tout le monde.

Dernier chef de file a être resté en retrait, UMC rallie avec le clan AMD et Hitachi, le clan ARM et Intel. UMC est l’un des principaux fondeurs de semi-conducteurs mondiaux. UMC emploie plus de 8.500 personnes à travers le monde Il fabrique des circuits intégrés sur des process avancés pour des applications couvrant les principaux secteurs du marché des semi-conducteurs. Parthus, Globalcad, Macrotech, Faraday, Kawasaki et Flextronics ont choisi des ASIC (Application Specific Integrated Circuit) dans le monde UMC. Les ASICs sont des circuits intégrés qui remplacent plusieurs composants électroniques, ils sont parfois nommés Custom Chips ou Gate Arrays. Mais surtout, UMC fournit des technologies de fonderie d’avant-garde permettant de développer des conceptions SoP sophistiquées, notamment le process cuivre/k réduit de 0,13 micron. Ce sont des processeurs qui sont nécessaires pour construire des téléphones mobiles de troisième génération comme l’UMTS.
Avec son cœur ARM qui a été adopté par plus de la majorité des constructeurs de mobiles, UMC propose une mémoire DRAM intégrée et la solution mixte signal/RFCMOS. En d’autres termes, le processeur idéal pour ces mobiles tant attendus. De plus, le cœur ARM7TDMI a déjà été fabriqué et prouvé sur les procédés de fabrication de 0,25 et 0,18 micron d’UMC et le cœur ARM922T a lui aussi été prouvé et fabriqué en 0,18 micron. Malheureusement, les puissances et la consommation ne sont pas encore compatibles avec les besoins des mobiles de troisième génération disposant d’applications évoluées.

Enfin, UMC est le leader pour la fabrication en galettes de 300 mm avec trois sites implantés de façon stratégique afin de desservir ses clients dans le monde entier. Ainsi, le site Fab 12A se situe à Taïwan, UMCi démarre cette année une mise en production à Singapour. La joint-venture AU Pte. Ltd., réalisée avec AMD, est également située à Singapour. Sa mise en production est en cours. Les premiers modules ne sortiront qu’en 2005. Ces productions permettraient de disposer vers 2006 de systèmes performants pour l’UMTS. Enfin!

Le retard dans le développement de ces processeurs a fait perdre à l’Europe sa place de leader dans ces technologies. L’usine fonctionne au moment où d’autres usines européenne sont en projet.

Texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002

Technologies européennes : le retard se forme …

La mondialisation est en marche, mais les acteurs traditionnels de l’occident ne sont pas à la fête. Les alliances dans les systèmes on-chip continuent mais avec une domination des taiwanais. La Malaisie, ou l’Inde, impose ses logiciels au monde. Ainsi, Bengalore recrute dans le monde. Plus connue pour son tourisme et ses plages, l’île Maurice devient la «tête organisatrice» des productions d’outils nouveaux. Du coté de la préparation du sommet mondial de la société de l’information, les conférences préparatoires sont en marche. La conférence de Bamako s’est présentée comme un vecteur de l’anti-mondialisation dans la lignée de Porto Alegre. La conférence préparatoire de Genève sera la prochaine étape. Quoi que l’on en pense, le débat est en marche, au niveau mondial. Pourquoi un vrai débat ne s’ouvrirait-il pas en Europe, sur l’UMTS par exemple.

Edito de la lettre de Bruno Salgues publié dans le numéro 8 le 20 juin 2002

Oui.

Le bouillant PDG de Mobilcom a sauvé sa peau, au moins pour cette fois. Celui de France Telecom jure qu’il se retire des opérations. Je ne suis pas sûr que les juristes de l’opérateur française lise l’allemand ou dispose de bonne traduction des lois allemandes. (A suivre donc).

Ce que l’on ne vous dit pas, texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002