Archives mensuelles : mars 2002

Les bouchons du cebit

Bouchons : Cette année le Cebit a vu défiler le matin de l’ouverture 23.500 voitures et 225 bus contre 37.000 voitures et 385 bus l’année passée. Les habitants d’Hanovre n’ont pas vu de bouchons exceptionnels comme l’an passé. Il y a eu au total 61.500 visiteurs, soit 14% de moins que l’an dernier. Ouf on respire dans les stands!est vrai que cette année le Cebit dure un jour de plus. Les derniers bouchons de parking ont été levés à 10h15 contre 11h45 l’an passé.

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Ce qu’on ne vous dit pas… Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Le cebit 2002 en chiffre

Le Cebit qui s’est tenu à Hanovre en Allemagne du 13 au 20 mars 2002 a accueilli 700.000 visiteurs autour des 8.000 stands. La surface d’exposition totale était de 424.000 m².

Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Vision des opérateurs : mobile de troisième génération, où va-t-on ?

Pour T-mobil et NTT DoCoMo, le vrai challenge de la troisième génération réside dans le prix et dans les opportunités ; T-mobil est très optimiste dans ces présentations dans les conférences du Cebit. En revanche E Plus, allié de NTT, reste plus pragmatique.

Les trois moteurs de la nouvelle génération sont la convergence, l’augmentation des débits et la création de revenus supplémentaires.

Les trois moteurs de la nouvelle génération sont la convergence des 300 millions d’usagers des mobiles et les 200 millions d’utilisateurs d’Internet, l’augmentation des débits et la création de revenus supplémentaires. L’analyse part du principe que le revenu moyen par utilisateur dans la voix diminue et qu’il faut trouver des revenus supplémentaires pour financer cette nouvelle génération. T-Mobil espère des débits de l’ordre de 60 Kbit/s en GPRS et 144 et 384 respectivement dans les zones rurales et urbaines en UMTS, ce qui semble, là aussi, optimiste.

La première façon d’augmenter le revenu moyen sont les messages, l’information et le e-commerce mais l’opérateur historique allemand ne fait pas preuve d’originalité en montrant que ce n’est pas suffisant pour rentabiliser les équipements. Le constat associé est que plus les services possèdent de la valeur, plus ils sont complexes à réaliser. Ainsi, le commerce mobile est plus délicat que la messagerie. Pour rentabiliser les investissements dans la 3G, les opérateurs doivent proposer différents services, pour générer des flux de revenus avec des modèles économiques différents. Le consommateur va choisir en balançant l’attractivité du service et son coût (lié à son prix).

La variable prix reste déterminante

La politique de prix est importante. Il faut remarquer que les usagers en mode prépayé sont exclus actuellement de ces services évolués. Pour ces nouveaux services, le prix d’abonnement varie de 6,5 euros (Europolitan) à 30 chez Telefonica. Chez Btcellnet, MMO2, il en coûte 12,78 euros contre 11,98 chez Vodafone et 7 chez Maxmobil. Les prix relevés sur le marché pour le téléchargement de 1 Mbit varient de 9 à 39 euros. Pour 10 et 40 Mbit, les prix varient respectivement de 35 à 129 et de 39 à 192 euros. Pour E-Plus, le tarif annoncé pour l’i-mode est de 3 euros pour un abonnement de base plus 0,25 à 2 euros pour des services supplémentaires. Le prix du kilobit est facturé 1 cent. NTT DoCoMo au Japon propose des abonnements de 3.900 à 15.000 yens qui comportent de 700 à 11.600 yens de communications. Les coûts de communications varient par des paliers de 30 secondes de 39,5 à 7,5 yens selon les heures et les forfaits. Des discounts sont permis si on paye en ligne, si on achète plus de 2 lignes ou si le volume de consommation est élevé.

De plus en plus, les opérateurs proposent de séparer les prix des services du prix du transport

T-Mobile insiste sur la séparation du prix de l’accès et du transport à celui du service. Le premier est lié à la durée, au kilobit transporté, avec un abonnement ou un forfait. Pour le service, c’est plus complexe. Les services gratuits ont l’avantage de faire tester la technologie aux utilisateurs. T-Mobile souhaite en avoir. Pour les services, T-Mobile propose trois catégories respectivement à 0,10 euro, 0,5 euro et 1 euro. Cette solution est différente de celle offerte par NTT DoCoMo. Autre point de différence, NTT DoCoMo affiche un tarif de vente aux commerçants et revendeurs. Ils doivent s’engager sur un achat en gros d’au moins 50 lignes. Ils ne payent pas de charge mensuelle et ils reçoivent une marge de 5%. De quoi attirer des revendeurs de quartier.

La modélisation ou l’expérimentation ?

T-mobile préfère une modélisation. La première question est de savoir ce que les clients sont prêts à payer, le deuxième point est d’identifier les « value drivers » et les « price drivers ». La mesure de l’élasticité prix de consommateurs est l’étape suivante qui précédera une identification de segments fondés sur des niveaux de prix. La modélisation du marché devrait conduire à une optimisation des prix. Trois contraintes existent : le système de facturation introduit des restrictions, la qualité de service devient un facteur important, le transport des services dans les cas de roaming est une autre limite. NTT DoCoMo et son allié allemand E-Plus préfèrent une méthode de type essai et erreur.

Les opérateurs présents sont tous d’accord : l’optimisation de la politique de prix est un facteur important dans la réussite de l’UMTS.

Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Laboratoire CRITIC et veille technologique

Le laboratoire Critic a participé en 1991, 1995 et 1999 à des opérations de veille stratégique au sein du salon de Genève. A chaque fois, une trentaine d’étudiants, une dizaine de doctorats et d’enseignants ont parcouru les 1.800 stands du salon. A trois reprises, ces actions ont servi de base à la construction de cellule de veille de trois opérateurs différents selon une méthodologie qui s’est affinée.

Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Faire de l’Internet sur la télévision devient de plus en plus une réalité

Le MHP (Multimedia Home Platform) est une norme ETSI, qui a été élaboré par le consortium DVB. Il s’agit pour l’essentiel de mettre un terme à l’incompatibilité des moteurs existants de la télévision interactive (OpenTV, mediahighway, D-Box, MHEG). Les travaux ont commencé en 1997. La norme ETSI TS 101-812 ou MHP 1.0 repose sur la base d’une plate-forme JavaTV de Sun auquel les normalisateurs ont ajouté des classes Java supplémentaires. Ainsi deux profils sont définis : diffusion TV améliorée et diffusion TV interactive. La norme MHP 1.1 a pour objectif d’introduire un troisième profil qui permet la navigation sur le web..

Panasonic propose un décodeur grand public MHP. Il lit les Xlets (Equivalent des applets Java en MHP) de façon totalement standard. Il permet outre l’interaction avec la télévision (page web) de recevoir des SMS et des E-mails et est compatible avec tous les modems AT. Cette firme propose une solution de développement dite MHP ADK (Apllication Developper Kit). Cette solution supporte le DVB S, C, T (soit satellite, câble et terrestre) et tourne sous Linux. La norme choisie pour l’instant est MHP1.0.1. Panasonic attend de nombreux développeur d’application Internet qui choisiraient sa solution.

Autrement dit, Panasonic propose une plate-forme qui a presque les possibilités de la prochaine version de MHP. Internet sur la télévision est bien là et Java est encore de la partie.

Article rédigé en mars 2002 par Bruno Salgues dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

ITU Telecom World 2003

Le salon ITU Telecom World se déroule tous les quatre ans et rivalise avec le Cebit avec 1 million de visiteurs environ. Il aura lieu du 13 au 18 octobre 2003 à Genève

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Comparatel easy …..

ComparaTEL Easy est la première garantie, sans engagement, de toujours téléphoner au meilleur prix. Pour en savoir plus : www.comparatel.fr

Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Opération vérité à FT

France Telecom avait promis une opération vérité pour la publication de ses résultats. Aussi a-t-il présenté son bilan qui affiche une perte nette de plus de 8,28 milliards d’euros. L’éclatement de la bulle spéculative des valeurs hi tech l’a en effet amené à passer d’importantes provisions du fait de la dépréciation d’actifs acquis au plus haut de leur valeur. Parmi ces actifs, on compte entre autres MobilCom et NTL, mais pas Orange.

Ces provisions dites « exceptionnelles » atteignent une valeur de 10,2 milliards d’euros. L’endettement de France Telecom a atteint au 31 décembre 2001 60,7 milliards d’euros, contre 64,9 milliards d’euros au 30 juin 2001.

Néanmoins, Michel Bon, PDG de France Telecom, affiche un optimisme surprenant. « Nos performances opérationnelles, les meilleures de notre histoire, sont au rendez-vous et l’ensemble de nos clignotants sont au vert. Nos clients, plus nombreux et plus fidèles, consomment toujours davantage nos services. » , déclare-t-il.

Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Orange et Mobilcom

Entreprises liées : Orange et Mobilcom ont des stands face à face mais les dirigeants ne se causent pas. Le stand Orange est entouré d’un fossé rempli d’eau et des gentilles hôtesses font des massages (un stand qui ressemble à celui du Club Med au salon du tourisme quoi). Le stand Mobilcom, en hauteur, plonge à travers des vitres sur les activités de son voisin. Il est à l’allemande, organisé avec rigueur et en rouge et noir. C’est la couleur d’une grande école française, symbolisée par une lettre de la fin de l’alphabet.

Ce qu’on ne vous dit pas… Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

I-mode débarque en Europe

Le troisième opérateur allemand E-plus a lancé i-mode le 16 mars 2002. Rappelons que E-plus est l’opérateur allemand qui est similaire au français Bouygues.

Au démarrage, plus de 70 applications sont opérationnelles. Le tarif proposé est de 3 euros pour un abonnement de base plus 0,25 à 2 euros pour des services supplémentaires. Le prix du kilobit est facturé 1 cent. Ce tarif semble élevé pour las acteurs présents au Cebit. Charger une mélodie coûte 0,14 euros (plus l’abonnement). La réception d’un mail est facturée 3 cent alors que l’envoi peut coûter 22 cents. Une new du FAZ revient à 0,5 euros.

La bataille wap contre i-mode vient de commencer, que le meilleur gagne…

Article rédigé en mars 2002 dans la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 4. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.