Archives mensuelles : janvier 2002

Non, Internet n’est pas mort …. Et Autrans, nouvel an, nouvel enfant

Si certains pensent que l’Internet est mort, ce n’est pas notre cas. Mais nous avons jugé utile de compléter le site de ComparaTEL.fr par une lettre qui donnera un nouveau ton.

Volontairement les informations que vous aurez dans cette lettre ne colleront pas à l’actualité brûlante. Volontairement nous avons choisi de faire paraître cette lettre que lorsque nous avons quelque chose à dire. Volontairement nous avons choisi dans cette lettre de combattre les langues de bois, les langages admis et les bidouilles de toute sorte.

Cette lettre, à chacune de ses parutions, présentera en pages centrales un dossier sur un sujet lié à l’actualité (Autrans ISOC 2002 pour ce numéro). La dernière page vous informera de tout ce qu’on ne vous dit pas. La première page vous informera d’événements majeurs ou permettra de passer un coup de gueule. Nous souhaitons que cette lettre reste un dialogue avec ses lecteurs et serve de base de discussion dans vos chaumières, vos usines, vos échoppes.

Ce numéro, nouvel enfant de la galaxie ComparaTEL est un des prototypes de ce que nous proposons de vous offrir de façon régulière, alors n’hésitez pas à réagir !

Article rédigé le 28 janvier 2002 par Bruno Salgues pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Les technologies alternatives

L’ART (l’Autorité de régulation des télécommunications) lance une consultation publique sur les conditions d’utilisation des fréquences aujourd’hui attribuées aux réseaux locaux radioélectriques pour la fourniture de l’accès à Internet haut débit dans les lieux publics dans les fréquences de la bande ISM. Elles sont désignés sous le terme de technologies alternatives.

La fondation Internet nouvelle génération réfléchit aux usages des technologies alternatives. Pour en savoir plus : www.fing.org

Article rédigé le 26 janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

IrdA, Wifi, ISM, Bluetooth, KESAKO

Ce texte résume pour bien comprendre l’ensemble des technologies radios qui ont été débattues pendant les journées d’Autrans de janvier 2002.

IrDA : (Infrared Data Association). C’est une liaison infrarouge point à point, qui n’accepte qu’un faible angle (moins de 30°). Le débit varie de 9,6 Kbits/s à 4 Mbits/s.

ISM : (International Standard Medical). C’est une technologie radio dans la bande 2,45 GHz. Elle équipe du matériel médical et militaire avec des standards divers.

IEEE802.11b : C’est une norme d’interconnexion sans fils de LAN variante de ISM. Les fréquences d’émission sont comprises entre 2,4 et 2,4835 GHz. Le débits théorique est de 3 Mbits/s et plus.

Bluetooth : Un forum a été créé à ce nom pour créer une interconnexion sans fils d’appareils hétérogènes utilisant la fréquence 2,45 GHz. Actuellement la version 1.0 a une portée supérieure à 10 m, bientôt 100 m. Une grande souplesse d’utilisation est recherchée dans ce standard. Bluetooth est une marque de la société Ericsson.

MDI-ng : Un forum, à l’initiative d’Intel et d’autres acteurs comme BT, Dell, France Telecom, Fujitsu Siemens, HP, Motorola, Siemens Telecom, Sonera et Toshiba est à l’origine de cette norme. L’association GSM supporte cette initiative. La technologie radio est destinée à distribuer des services par paquet autour d’autres mobiles avec pour base un GSM.
Hiperlan : (HIgnt PERforlance Radio LAN). C’est une norme de l’ETSI qui fonctionne entre 5,15 et 5,25 GHz avec des débits de 24 Mbits/s (Norme Hiperlan 1). Plusieurs fabriquants comme Thomson, Proxim, Breezecom et Proxim se sont lancés dans cette norme. La norme Hiperlan2 est en cours de développement.

Lecture passive : Les circuits pour étiquette à lecture seule fonctionnent en général avec une fréquence de 13,56 Mhz. La vitesse de lecture des données est de 70 kHz. Le principe de fonctionnement est celle de condensateurs résonants.

LOA : (Liaison optique atmosphérique). Cette technologie utilise des faisceaux optiques pour faire des liaisons point à point de quelques centaines de mètres. Les débits sont de l’ordre du Gbits/s.

MMDS/LMDS: LMDS à 26 GHz, 28 GHz, 38 Ghz et 40 GHz se caractérise par son débit disponible et sa rapidité de déploiement. La portée est limitée et impose une vision presque directe. MMDS 1Ghz a aussi un déploiement rapide et accepte la mise en oeuvre de solutions mixte radio plus câble, mais elle utilise les canaux déjà utilisés par d’autres technologies (télévision). Les solutions techniques sont multiples (normalisation faible). LMDS 3,5 GHz dispose d’une grande portée qui facilite sont déploiement mais le débit est limité à une centaine de Kbits/s et les propositions commerciales sont peu nombreuses.

Article rédigé le 19 janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1. Bruno Salgues était président du conseil de surveillance de Comparatel à cette période.

Autrans 2002 : Nouvelles approches des pratiques mobiles… ou WiFi au sommet du clocher

Si le dernier kilomètre est un facteur de blocage pour le haut débit, car c’est un facteur de coût, c’est aussi un point de contrôle majeur que beaucoup d’acteurs n’ont pas envie d’abandonner. Peut-être que cette explication est l’une des causes du faible succès actuel du dégroupage. Une idée couramment avancée est que la concurrence entre les technologies serait une manière de lever l’obstacle.

WLAN, Hiperlan, WiFi (ou 802.11), Bluetooth, LOA sont les noms de guerre des réseaux sans opérateur. Selon Daniel Kaplan de la FING, ils ouvrent des pistes nouvelles : celles du premier kilomètre, celles de l’ouverture aux réseaux alternatifs.

L’emprise de la radio ou WLAN (Wireless Local Area Network)

Autour des projets CANet3, des MAN (Metropolitan Area Network) canadiens et américains à base de fibre, d’autres MAN plus ou moins sauvages, on a vu apparaître des LAN (Local Area Network) collectifs et utilisant une technologie radio. Certains d’entre eux étaient d’une faible portée au point qu’ils furent nommés des PAN (Personal Area Network). L’exemple de Seattle Wireless a été un déclencheur.

Ainsi est né en France le groupement wirelessfr.org. C’est une grande communauté de travail pour tester ces produits. La communauté a commencé à travailler sur le sujet dès mai 2001, a édité un site d’informations sur ces technologies et décidé une mise en commun des ressources (principalement informationnelles).

La firme française de la région lyonnaise MDS propose une solution qu’elle a installé en Ardèche. Son président, M. Ducasse, souhaite parler de W-ADSL plutôt que de WLAN. Les journées de l’ISOC (Internet Society) à Autrans ont été l’occasion de tests grandeur nature. WiFi était installé au sommet du clocher sur la piste de ski. Le développement sauvage de ce type de réseau métropolitain a été le rôle de communautés de passionnés de l’Internet. Par ces solutions, elles cherchent à avoir un accès très haut débit. Ce sont pour l’essentiel de gros consommateurs d’accès, comme des joueurs en réseau ou des graphistes qui avaient besoin de partager des ressources.

De nouvelles formes d’optique

La LOA (Liaison optique atmosphérique) est une solution proposée par la firme française Actipole. Il s’agit d’une liaison point à point optique. La technologie est fondée sur une observation : dès que l’on sort de l’immeuble, il y a un goulet d’étranglement. La fibre optique serait une solution, la solution LOA une solution alternative. La technique permet de faire des liaisons building to building avec des vitesses optiques à 100 Mbit/s. Les demandes initiales proviennent des collectivités locales. Elle désirent relier des centres distants (centre administratif, école) à la mairie.

Après, il s’agit de négocier l’accès haut débit à un opérateur. Par un mix de technologies, on peut s’ouvrir à l’extérieur à moindre coût. La technologie permet de couvrir une distance de 10 à 1.000 mètres, avec une bande passante de 200 Mbit/s. L’avantage principal de cette approche est la rapidité de mise en œuvre. Les autres points favorables sont la liberté d’utilisation (pas de licence) et le coût (un équipement est vendu aux alentours de 150 KF).

Parmi les différentes technologies possibles, que l’on peut classer en trois catégories (sous-sol, sur les toits, satellites), les technologies sur les toits semblent les moins coûteuses, qu’elles soient radios ou optiques.

Quelques problèmes réglementaires…

Les fréquences radio qu’utilisent les systèmes sans fil se situent dans la bande 2,4 et 5 Ghz. Ces fréquences ne sont pas affectées, mais ce sont des bandes utilisées par la défense. Elles sont utilisables sous réserve de non-brouillage. L’Autorité de régulation des télécommunications a lancé une consultation qui cherche à analyser une situation plus restrictive qu’ailleurs dans le monde : les problèmes de sécurisation, l’interopérabilité des systèmes de type 3G et WLAN, les difficultés liées aux différentes technologies, l’utilisation de ces systèmes pour des services ouverts au public (ces fréquences sont réservées aux réseaux indépendants), enfin les redevance sur ces fréquences. De plus, si ce sont des services ouverts au public, il faut être opérateur L33.1, et donc respecter les règles des licences.

L’explosion américaine et nordique…

Environ cinq millions d’équipements auraient été vendus aux Etats Unis. Un système carte PCMIA, base, routeur IP s’achète 700 euros. Seattle, Waghinston, l’état de l’Oregon sont des lieux qui développent des solutions LMDS, MMDS et WLAN et il est évident qu’il y a eu concurrence grâce à la technologie. BAXUG, Nywireless, BCWireless, PdxWireless sont les noms de ces nouveaux réseaux qui sont pour la plus part supportés par des communautés institutionnelles.

Les problèmes les plus souvent mis en avant en ce qui concerne la bande ISM sont la qualité de service, la sécurité, les standards évolutif, la disparité des éléments réglementaires entre les pays. En revanche, l’utilisation d’IP apporte beaucoup de services. A titre d’exemple, la fonction IpV6 roaming offre du roaming dans de tels réseaux, ce qui les transforme en des concurrents mal venus de l’UMTS entaché de tares congénitales.

Bruno Salgues est président du conseil de surveillance de ComparaTEL, le guide d’achat des télécoms

Les journées d’Autrans qui ont eu lieu du 10 au 12 janvier 2002 sont organisées par l’Internet Society France, www.isoc.org. Bruno Salgues participe aux travaux de l’ISOC et de la FING.
Ce texte a été rédigé le 18 janvier 2002.

Pas de services 3G significatifs avant 2004

Swisscom, lors du lancement de son service GPRS sur le territoire helvétique, a indiqué qu’il n’attendait pas des services 3G significatifs avant 2004. Il considère par ailleurs que le développement des terminaux est plus en avance que les services. C’est un nouveau discours pour les opérateurs qui critiquaient le faible nombre de terminaux.

L’opérateur suisse ne désintéresse pas de la 3G car il détient une des 4 licences UMTS (30 millions de dollars) helvétiques. Il a commencé à construire son réseau (250 antennes sont nécessaires pour respecter les conditions de couverture territoriale) ; cela devrait prendre entre 12 et 18 mois. Il est sûr que les opérateurs qui ont payé des sommes astronomiques pour les licences UMTS en Angleterre, en Allemagne ou en Italie souhaitent rapidement construire leur réseau et l’exploiter.

Une journée pour faire le point sur ce sujet aura lieu le 5 et 6 juin 2002 à l’Institut National des Télécommunications d’Evry (www.int-evry.fr).

Article rédigé par Jacques Cheminat, journaliste chez ComparaTEL
en janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1.

Villa Medicis du multimédia

Sans souci. 22 villes avaient été candidates pour la Villa Medicis du multimédia. Le projet grenoblois, qui a été le choix de Jack Lang annoncé à Hourtin le 20 août 2001, a changé 3 fois de nom. Pire, le fameux château offert comme gage au projet ne serait plus achetable.

Ce qu’on ne vous dit pas… Article rédigé en janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1. Si vous avez des informations pour cette rubrique, vous pouvez envoyer un mail à la rédaction par l’intermédiaire de ce site.

La nocivité des portables à l’étude

Une étude portant sur les effets des portables a débuté à l’hôpital Saint-Vincent de Sydney. Le centre australien simulera les radiations émises par les portables et ses effets sur l’homme. « C’est la première fois qu’a lieu une telle expérimentation, » a commenté Peter French, un médecin participant à cette recherche.

En France, des recherches sur les radiations des portables ont été faites, mais les tests ont été effectués que pour des durées d’exposition brèves. De plus, les expérimentations n’auraient pas été effectuées directement sur l’homme.

Des données sur la valeur SAR, qui correspond à l’absorption d’énergie du corps humain en Watt / kg, varient de 0,49 à 0,98 selon les modèles.

Bruno Salgues fait des conférences sur ce thème, les prochaines devant avoir lieu pour les élus locaux à l’Ile de la Réunion du 25 au 28 février.

Par Carla Menaldi, journaliste chez ComparaTEL, article rédigé le 10 janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1.

France profonde

Non, ne le répétez pas. France Telecom s’intéresse à la France profonde. Par la voix de ses directeurs régionaux, deux arguments font florès. Il n’y a pas de demande pour le haut débit. Mais dès qu’un concurrent apparaît, France Telecom est présent : connaissez-vous Sillé le Guillaume, Aubenas, Saint Agrève… autant de lieux qui intéressent depuis peu France Telecom.

Ce qu’on ne vous dit pas… Article rédigé en janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1. Si vous avez des informations pour cette rubrique, vous pouvez envoyer un mail à la rédaction par l’intermédiaire de ce site.

Cadeaux du nouvel an 2002

Année nouvelle. Les dirigeants d’entreprises de télécoms sont tristes. Signe de crise ou pas, ils n’ont pas reçu les cadeaux habituels de premier de l’an. La crise des télécoms va-t-elle créer une crise du champagne, du chocolat ou des imprimeurs de cartes de vœux ?

Ce qu’on ne vous dit pas… Article rédigé en janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1. Si vous avez des informations pour cette rubrique, vous pouvez envoyer un mail à la rédaction par l’intermédiaire de ce site.

LES DRIRE NE FONT PAS RIRE

Revirement chez les DRIRE. Jusqu’à présent, ces directions régionales ne se sentaient pas concernées par les télécoms. Secteur en concurrence qui ne justifiait pas l’intervention de l’état. La nomination dans chacune des régions des nouveaux chargés de mission NTIC auprès des SGAR de région a réveillé leur appétit : ils veulent s’y intéresser…

Ce qu’on ne vous dit pas… Article rédigé en janvier 2002 pour la parution de la nouvelle série de la lettre de Bruno Salgues, lettre numéro 1. Si vous avez des informations pour cette rubrique, vous pouvez envoyer un mail à la rédaction par l’intermédiaire de ce site.