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En Estonie, les bibliothèques sortent des murs

 

 

 

L’Estonie s’est consacré à la création de site web de bibliothéque. Ce sont des sites un peu particuliers, en tout cas, ce ne sont pas des vitrines. Le design du signe a été conçu de façon à les rendre vivants.  Ainsi, le modèle de conception classique du webmaster qui est celui d’un entonnoir a été modifié une approche que l’on peut définir comme une cascade informationnelle, qualifiée parfois de modèle du spécialiste.

 

Le projet a commencé en janvier par une formation des spécialistes : bibliothécaires, manager de bibliothèque, …Au début, les sites ne comportaient que les informations de bases ou informations utiles, puis est venue la mise en place d’un catalogue électronique. Le site contient aussi des avis pour des événements particuliers.

 

Des cours ont été réalisés pour les manageurs des bibliothèques. Ils comprenaient des séquences comme : « Qu’est ce qu’un site web ? Les aspects pratiques : comment éditer, insérer des images », « le back office du site », « Comment évaluer les sites web, quels critères ».

 

Pour en savoir plus : site web www.lus.ee

 

Source : « Building effective partnership networks », Forum Baltic IT&T 2007 organisé à Riga, du 18 au 20 avril 2007

Le CPI est mauvais pour les Russes

Un indice de corruption est construit par Transparency International et l’Université de Göttingen pour analyser la situation de différents pays. Le calcul est réalisé sur 159 pays en 2005. Les études récentes montrent que ces indices sont mauvais pour des pays comme la Russie. Tanay Polajeva de l’Université de Tallin a présenté une étude à ce sujet.

L’indice est compris entre zéro et dix, la note de 5 est considérée comme une barrière infranchissable par le bas. Certains pays du nord de l’Europe ont des indices stables, c’est le cas de la Finlande (9,6), du Danemark (9,5), de la Suède (9,2), de l’Allemagne (8,2). La France est 18 me en 2005 après avoir fait une remontée pour atteindre 7,5 en 2005.

En ce qui concerne l’Estonie, elle s’améliore et est depuis longtemps au dessus de la barrière. Il était de 6 en 2004 et de 6,5 en 2006. Deux pays s’améliorent juste en dessous de la barre, la Lituanie (4,6 et 4,8), la Lettonie (4,0 puis 4,2). En revanche, la situation russe se détériore. L’indice qui était de 2,8 en 2004 est encore descendu pour atteindre 2,4 en 2005.

Les hypothèses les plus souvent formulées sont liées à la qualité du gouvernement. Les pays n’ayant pas de tradition démocratique sont ceux où la corruption est le plus élevée. Le manque de transparence dans la gouvernance est un facteur aggravant. L’autre défaut est le changement fréquent des lois dans les pays qui évoluent rapidement. Mais le développement du secteur privé demande des règles stables.

Les facteurs qui agissent aussi de façon importante sont le sentiment de bonheur des fonctionnaires, leur volonté à résister, leur capacité à « battre en retraite », les changements inattendus de loi et enfin la crédibilité du gouvernement.

En ce qui concerne la lutte contre la corruption, l’objectif donné à la justice est un point clé. Les facteurs les plus importants dans ce cas sont le pouvoir des cours et l’effet réel de leurs décisions.

Les principales conclusion de Tanya Polajeva sont au demeurant assez classiques. Les pays qui ont le plus de traditions de respect de la loi ont moins de corruption. Mais le point principal est le sentiment de bien être des fonctionnaires. Les changements imprévus et radicaux de lois sont contraires au bon développement des affaires et génèrent plus de corruption.

Source :

Présentation de Tanya Polajeva, Tallin Technological University, Estonie, au colloque GBATA 2006, Hotel Président Moscou, 27 juin au 1 juillet 2006.