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Comment faire mieux pour l’art dans les régions?


Comment faire mieux pour l’art dans les régions?

 

Pour une politique du domaine…

 

Olivier Kaeppelin se satisfait des avancés de Jean Zay à Jack Lang, via Malraux, même s’il faut  les consolider, dit-il. Il considère en premier lieu que le centralisme français et la décentralisation ont permis la présence d’experts d’arts plastiques. Mais cela ne suffit pas.

 

Selon un premier axe, une bonne politique doit passer par une reconnaissance des artistes qui créent sur notre territoire, quelque soit leur région. Il faut donner une visibilité nationale et internationale à ces artistes. Cette idée n’est pas nouvelle, et est dans la lignée de Jean Zay, qui a été à l’origine du festival de cinéma de Cannes. Cette politique est cependant délicate du fait des attaques violentes sur ce qui est mis en place. Ainsi, Jacques Toubon se bat contre Marc Fumaroli, sur le rôle de l’Etat dans la culture.

 

La Triennale, la force de l’art, est le deuxième axe. Cette idée n’est pas non plus originale, puisqu’elle existe sous une forme similaire avec le « British art show ». L’enjeu est de créer des événements pour montrer ce qui se fait.  Pour Olivier Kaeppelin, il faut que le pays soit un lieu de passage où l’on sait qu’il se passe des choses.

 

Troisième axe, la structuration nécessaire des réseaux régionaux se réalise par la politique des FRAC de deuxième génération : FRAC Lorraine, Pays de Loire, Bretagne. Dans ce cas, une DRAC s’installe comme un lieu de travail avec les professionnels, les artistes….

 

L’art dans les villes semble être un quatrième axe majeur. Toulouse et son métro avec des œuvres d’art est un exemple. Le tramway de Montpellier en est un autre : l’art arrive avec les nouveaux transports, c’est une nouvelle forme de commande publique qui est en pleine expansion. Actuellement, la méthode semble meilleure. Avant, l’Etat passait commande à un artiste, puis les experts cherchaient une place où les mettre. Actuellement, l’initiative provient des régions et l’œuvre se construit avec l’initiative régionale.

 

La réforme de l’enseignement artistique, des 57 écoles d’art, 10 nationales, 47 municipales est un enjeu majeur dont le point essentiel est le soutien des régions. On y enseigne aussi le design, la communication, …

 

Le sixième axe concerne la fiscalité. Jean Jacques Alliagon a fait voter une loi pour le mécénat et les mesures Donedieu de Vabre l’a améliorée. Enfin, le projet de loi des finances 2009 devrait apporter une touche complémentaire. En ce qui concerne le mécénat, le travail est à niveau pour les entreprises mais on est assez loin pour les acteurs privés, car seulement le crédit sans intérêts a été accepté.

 

En guise de conclusion, Olivier Kaeppelin rappelle que les crédits publics ne concernent que  6% du marché de l’art. L’avancée viendra surtout des réseaux entre collectivités publiques et initiatives privées. Mais, tout cela n’est possible que si la création existe.

 

Source :

 

Rencontre avec Olivier Kaeppelin, délégué aux arts plastiques, écrivain, le 17 AOÛT 2008 à 17H, sur le thème « l’Art dans les régions » au  mas Genegals, 66600 Vingrau, France, téléphone : 04 68 29 40 17, email : amis-de-marcel.gili@orange.fr, site web : http://genegals.free.fr/

 

 

Bibliographies :

 

Olivier Donnat, Les Français face à la culture, de l’exclusion à l’éclectisme, Paris, La Découverte, 1994, p. 366-369

 

Jean Caune, La Culture en action. De Vilar à Lang : le sens perdu, Grenoble, PUG, 1992

 

Du rattrapage à la politique moderne dans le domaine des arts contemporains


Du rattrapage à la politique moderne dans le domaine des arts contemporains

 

Rencontre avec Olivier Kaeppelin à Vingrau

 

Juste après la Seconde guerre mondiale, Jean Cassou veut réconcilier l’art et l’art vivant… Ce rattrapage voulu n’a pas eu de succès. Olivier Kaeppelin évoque la désuétude de l’art contemporain en France : dans les années 60 à 70, à l’exception de Paris, quelques villes comme Saint-Étienne, Grenoble, Marseille ou les Sables d’Olonne se dotent des petits musées. Tous ces lieux tiennent, surtout, par des questions de personnalité. L’art contemporain est un désert français, comme le soulignait Malraux, bien qu’il pense que l’Etat n’est pas fait pour gérer l’art.

 

Cette situation n’a jamais été identique en Allemagne ou en Suisse, mais elle perdure en France. Actuellement, il existe une cinquantaine de centres d’art, dont 30 qui comptent moins de 3 employés… Par rapport aux 198 kunstverien allemands, la différence de présence est claire sur le tissus territorial.

 

Malraux décide donc de s’attaquer au désert français. Comment faire, dans un pays qui a tant de retard, pour créer une ambition et un rapport de proximité ? La réponse qui semble la plus simple : vivifier les réseaux, aider les artistes à créer dans les régions. A cela s’ajoute l’idée de mettre en place davantage d’événements internationaux.

 

Les initiatives semblent toujours être liées à des hommes, comme le montre l’expérience du CATC, à Bordeaux, avec Jean Louis Fremont. A la même époque, Anthonioz se lie avec des instituteurs qui viennent du Parti Communiste. Ils s’intéressent tous deux aux formes nouvelles d’art et commencent par l’art dans la ville avec Malraux. « Il faut que  l’art ait sa place ». Au même moment naissait des demandes des collectivités pour introduire l’art dans la ville. Cependant, une nouvelle question était posée : comment reconstruire les villes avec les artistes ? Actuellement, cette orientation se mesure aussi dans les budgets. Les villes donnent 10 fois le budget du département et les régions 5 fois.

 

Jean Zay est un homme politique français né à Orléans (Loiret) en 1904 et mort assassiné par des miliciens à Molles (Allier) en 1944. Ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939, Jean Zay avait fondé le 1%. Il s’agissait d’une volonté étatique à l’époque de montrer l’exemple dans les lycées. Il partait de l’idée que le patrimoine était inexistant tant qu’il n’était pas en relation avec l’art contemporain.

 

Le discours d’André Malraux à la maison de la culture d’Amiens, le 19 mars 1966, est l’un des quatre textes fondateurs du Ministère. Il décide de réactiver les Gobelins, Beauvais, Aubusson et Lodève. Et de créer un centre de ressources sur l’art contemporain où devrait être pris en compte l’ensemble des artistes. Toutes ces idées restent dans les procédures actuelles. Il a fallu créer un régime de sécurité sociale, des ateliers pour les artistes. Un autre point a été la création de fondations destinées à des artistes, dans des villes comme Lyon, le fleuron de ces institutions est la fondation Maeght.

 

Outre le régime des 1% , Malraux crée le bureau des travaux : c’est un signe que « cela s’organise ». Mais les relations demeurent conflictuelles avec certaines professions. Dans sa conférence, Olivier Kaeppelin évoque par exemple la bataille contre les architectes qui ne comprendraient pas l’art et commanderaient toujours la même chose. L’académiste se heurte également à ces évolutions, y compris ceux qui sont des auxiliaires des artistes.

 

Ce bureau des travaux s’avérera efficace et c’est ainsi que Chagall arrive à Nice. Actuellement, l’extension de l’œuvre de Jean Zay a eu lieu et tous les ministères sont concernés par la loi, sauf le ministère de la Santé. Certains élus ont décidé que ce serait vrai pour les villes. Ainsi, Dudebout à Grenoble a été précurseur. C’est la naissance de la forme récente de la commande publique, qui a un rapport au patrimoine. Les vitraux de Chagall, à la cathédrale de Metz, en sont un autre exemple. A cette période, une politique d’achat d’œuvres est mise en place : l’Etat achète alors, y compris des jeunes artistes comme Boltanski.

 

En 1981, Anthonioz participe à la commission Troche, d’où sont issues 72 propositions, dont plus de la moitié concerne les régions. Il y a encore des mesures qui n’ont pas été conclues, comme par exemple l’introduction des écoles d’art dans le supérieur. A cette période naît la  délégation aux arts plastiques. Les débuts datent de Malraux en 1964, et Jack Lang enrichit les budgets. L’Etat propose aux régions de créer des collections artistiques. Toutes les régions acceptent. Ainsi, il y a eu les créations des FRAC. Une nouvelle polémique est née à ce moment car les Musées s’en trouvaient démunis.

 

L’outil, ce sont des associations régionales, réunissant des régions, des communes et des regroupements de communes. Les FRAC sont des fonds qui achètent les créations les plus intéressantes. Les fonctions des FRAC s’éloignent des musées. Plus récemment, il y a des constructions d’ateliers, qui semblent en panne actuellement, bien qu’un véritable travail de construction ait eu lieu.

 

Malgré tout, l’Allemagne reste plus dynamique : il suffit d’aller, pour s’en convaincre, autour de Stuttgart, où l’on retrouve des Kunstverein, une Stattgalerie, etc…Mais le paysage français a beaucoup changé…

 

Rencontre avec Olivier Kaeppelin, délégué aux arts plastiques, écrivain, le 17 AOÛT 2008 à 17H, sur le thème « l’Art dans les régions » au  mas Genegals, 66600 Vingrau, France, téléphone : 04 68 29 40 17, email : amis-de-marcel.gili@orange.fr, site web : http://genegals.free.fr/

 

Fondation Maeght 06570 Saint-Paul, France, téléphone : +33 (0)4 93 32 81 63, télécopie : +33 (0)4 93 32 53 22, adresse mail : contact@fondation-maeght.com,  site web : http://www.fondation-maeght.com/

 

Comment étaient classés les livres dans la chine ancienne

 

 

La visite du Musée national de Taiwan permet de mieux comprendre les habitudes, us et coutumes de la Chine ancienne. Les livres étaient classés en 4 catégories, elles mêmes regroupant 44 sous catégories. Les « Ching » sont des livres que l’on peut qualifier de classique. Le « Shih » sont les livres qui s’intéressent à l’histoire et les « Tzu » à la philosophie. Les « Chi » sont des compilations. A ce niveau, il existe une distinction entre les « pieh-chi » qui se composent d’une compilation d’un seul auteur et les « tsung-chi » pour les œuvres collectives.

Les trois pouvoirs selon Jacques Attali

 

 

Jacques Attali aime bien la simplicité, tout en disant que tout est complexe. « Dans toutes les cosmogonies, trois dieux dominent tous les autres et mettent en scène cette trinité du pouvoir : les latins les nomment Jupiter, Mars et Quirinus- dieux des dieux, de la guerre et de l’argent ». Il pense que l’on peut raconter toute l’histoire de l’humanité comme la succession de l’un de ces trois ordres en politique. Les trois ordres coexistent toujours. Pour lui, la stabilité est assurée quand l’un de ces ordres contrôle le partage des richesses, mais cela peut changer si le nouveau groupe dominant s’appuie à son profit sur un progrès technique.

 

Mais actuellement, un fait domine, les forces du marché et donc l’ordre marchand domine la planète. Cette domination apparaît au moment ou l’on semble à un summum de liberté, car depuis longtemps, « l’humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur ». Le marché, plus ce summum de liberté serait à l’origine d’une vaste transformation des territoires associé à une marchandisation de biens et de services qui étaient gratuits. Autrement dit, cette mondialisation qui accentue l’autonomie individuelle est une vague qui s’installe et cela malgré les grandes protestations et réactions.

 

Ne serait-il pas alors trop mécanique dans son raisonnement ?

 

Bibliographie :

 

Attali, Jacques, Une brève histoire de l’avenir, Fayard, Paris, 2006, ISBN 978 2 213 63130 1

La femme coquelicot : le thème

 

 

Le thème de la femme coquelicot est assez ancien. Il est présent à la fin du XIX et au début du XX dans des allégories. C’est celui de la découverte tardive de l’amour, il est vrai qu’à cette époque, les mariages de raison étaient légions.

 

Pour le live de Noëlle Châtelet , c’est une histoire. Celle de la naissance d’un amour entre Marthe, veuve de 70 ans, et Félix, artiste-peintre de 80 ans passés, qui fréquentent tous les deux la même brasserie : les trois canons.

 

C’est une métamorphose, le passage en « femme coquelicot». De sa vieillesse, elle devient une femme éclatante et juvénile.

 

C’est tout le bonheur d’aimer et d’être aimée auquel le lecteur ou le public est convié. C’est un sujet dérangeant que Noëlle Châtelet affirme être sans rite de passage. Erreur voulue ! A moins que le bar, les trois canons, soit le rite nécessaire.  « Boire un canon » appelle à l’amitié, pas à l’amour. La aussi, la romancière se situe dans  une nouvelle société.

 

Ce livre est une réflexion sur le temps qui passe. Dans notre époque, la vieillesse se voit intimer l’ordre d’être honteuse ou vaincue. La vieillesse est exclue des familles et les vieux envoyés au mieux dans des maisons de retraite, au pire dans des mouroirs. Encore un passage ! Mais le livre traite du passage inverse, celle d’un retour.

 

A lire à tout âge. Ce livre a été adapté dans un téléfilm et une pièce de théâtre.

 

L’ouvrage :

 

Châtelet Noëlle, la femme Coquelicot, Livre de Poche, 1997, 168 pages, ISBN : 9782234048041

 

Jeunes chercheurs et acteurs d’Internet dressent le portrait de leur génération

 

 

Tout d’abord, une constatation en guise de problématique : un enfant passe en moyenne 6 heures par jour derrière un écran depuis que la déferlante des blogs s’est abattue sur le paysage du web français. Qui sont donc ces blogueurs dont on parle tant ? Tel est le sujet d’un débat qui a eu lieu pendant les journées d’Autrans du 10 au 13 janvier 2007.

 

Les blogueurs de Bondy ont commencé leur activité à la suite des émeutes de novembre 2005, encadrés par des journalistes suisses et ont ensuite conservé le blog, seuls. Ils réagissent aux clichés sur les banlieues véhiculés par les principaux média nationaux et tentent ainsi d’établir un lien avec le public par l’intermédiaire d’une action positive et constructive. Face à eux, de jeunes chercheurs nous expliquent leurs travaux et leurs conclusions.

 

Céline Metton a procédé à des observations dans un collège et dans des familles. Elle s’est centrée sur les moins de 15 ans pour combler le vide d’informations qui persistait pour cette tranche d’âge. Elle note surtout une forte recherche d’autonomie et un désir de  communication, d’où l’impact important du téléphone portable ou d’Internet pour garder contact avec leurs amis en permanence. La messagerie instantanée notamment permet d’articuler différents groupes d’amis en respectant chacun. L’usage des outils parait plus facile pour cette génération mais il subsiste des clivages, par exemple dans la connaissance du vocabulaire technique adapté, souvent liés au temps que les parents consacrent aux jeunes pour les aider. Cette nouvelle forme de communication ne gène pas le face-à-face humain, mais ces outils individualisés confirment l’individualisation de la société par un processus de hiérarchisation des liens amicaux.

 

Hélène Delaunay fait une thèse sur l’intégration des blogs dans la société et a étudié les 15-24 ans, en milieux rural et urbain. Elle explique la forte utilisation de MSN suivie de celle des blogs, qui dénotent un côté exhibitionniste des utilisateurs qui se dévoilent aux autres et acceptent des commentaires divers, même si le but n’est plus de découvrir des inconnus mais d’observer les comportements de ses proches : l’idée de tribu reste fort, seul le support a changé.

           

Olivier Trédan fait également une thèse sur le phénomène du blog et la vie des blogueurs, il est actuellement en phase d’observation de contenu avant de procéder à des entretiens personnels. Il introduit les notions de logique de l’entre soi et de consommation médiatique en fonction des intérêts personnels de chacun. En effet les blogs sont très thématisés et apportent des éléments d’information sur des sujets très divers, développant les esprits critiques, notamment sur les média et précisément sur la télévision.

 

Chacun a donc exposé son avis et sa propre expérience en ce qui concerne les blogs mais la discussion entre les différents intervenants a semblé plutôt difficile à mettre en place et à pérenniser, sûrement parce que cette rencontre opposait deux types de points de vue : des utilisateurs et des observateurs. Force est de constater que les avis sont très différents et que l’incompréhension règne comme sentiment dominant…

 

Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun,  François-Xavier Duplantier, Jean-Christophe Hernandez,  Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.

La vie Etudiante, impact d’Internet

Pendant les journées d’Autrans qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007, un atelier sur la vie étudiante a été organisé autour de représentants de l’INT et de l’université de Grenoble.

Le but est de répondre à la question suivante : « Qu’est ce qu’Internet apporte comme  changement dans la vie étudiante ? ».  Des points de vue tout à fait différents s’expriment alors, « école » et  « Université ». 

Le constat est le même dans les deux cas : les étudiants participent moins à la vie étudiante et s’intègrent moins bien. La faute à toutes les messageries instantanées… Les étudiants gardent plus facilement le contact avec leurs anciennes connaissances : résultat à l’Université, le forum de l’école qui est normalement un lieu de rencontres et d’échanges n’est rien de plus qu’un Hot Spot gratuit, les étudiants arrivent avec leurs portables et se connectent pour dialoguer avec leurs anciens amis. En école, le phénomène n’est pas aussi prononcé, grâce sans doute aux promos plus petites et aux efforts d’intégration réalisés en début d’année.

Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun,  François-Xavier Duplantier, Jean-Christophe Hernandez,  Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.

Les collégiens, tout droit venus du Québec, ont fait forte impression dès l’ouverture de ces rencontres ! Version 3

 

 

Les québécois commencent à faire du systématique. « Un ordinateur pour chacun », tel pourrait être le slogan de cette expérimentation qui a laissé pantois les spécialistes de l’Internet présents pendant les journées d’Autrans du 10 au 13 janvier 2007.

 

Philippe, du Collège Saint Joseph à Québec,  nous présente son programme qui initie cette fois les plus jeunes aux TIC. Ils apprennent à rechercher de l’information, à communiquer à télécharger et à utiliser des Chats. Julien, un camarade, nous parle de sa classe : ils sont 49 élèves pour trois professeurs et tous les élèves disposent d’un ordinateur portable. Les professeurs laissent les devoirs en ligne sur un carnet de classe virtuel. Un conseil de coopération est mis en place pour discuter du fonctionnement. Il précise enfin que si, au début, il avait choisi cette filière pour le PC, aujourd’hui il reconnaît qu’il participe vraiment à l’amélioration de la communication.

 

Enfin, Marc-André et Mégane, du centre d’apprentissage du Haut Madawaska, ont fait une présentation de leur programme lui aussi innovant. Chez eux, ils ont en plus la possibilité de diffuser les musiques qu’ils ont eux-mêmes produites sur des podcasts. Les TIC aident à la mise en place d’un programme de sport étude. Une télévision interne diffuse les programmes internes produits par les étudiants. Un projet pilote de mise à disposition des portables est mis en place. Un portable est attribué aux élèves et ce pendant toute la scolarité. Le PC reste cependant à l’école, ce qui motive les élèves à passer plus de temps au collège (surtout pour les garçons !).

 

A la fin de cette présentation, des remarques ont démontré que les publications de ces élèves sont une source de motivation pour nos écoles françaises. A quand donc ! Les étudiants ont également reconnu savoir qu’ils restent un modèle pour le monde extérieur.

 

- Sur le blog de Mario Asselin: http://carnets.opossum.ca/mario/archives/tags/autrans_2007/

- Sur celui de Roberto Gauvin du CAHM du N.-B. : http://carnets.opossum.ca/roberto/

- Sur ceux des deux élèves du CAHM : Megan (http://cahm.elg.ca/public/MeganOuellette/ )

   et Marc-André : (http://cahm.elg.ca/public/Marc-AndreBoutot/ )

- Sur l’Atlas du Collège Sait-Charles-Garnier du Quebec :   
   http://atlas.opossum.ca/france//archives/voyage_a_autrans/

- Sur celui des deux élèves de Rochebelle :

   Dominick (http://carnet.csdecou.qc.ca/public/ouedom/ )
   et Louis-Étienne (http://carnet.csdecou.qc.ca/public/foylou/ )

- Sur l’Agence MITIC du Collège de Montréal : http://programmemitic.com/

- Et sur les cyberportfolios de deux élèves de l’Institut St-Joseph :

  Philippe (http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/brophi/ )

  et Julien (http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/foujul/ ).

 

Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun,  François-Xavier Duplantier , Jean-Christophe Hernandez,  Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.

Un extrait ambigu de Montaigne…..

« Le monde n’est qu’une branloire pérenne. Toutes choses y branlent sans cesse : la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d’Egypte, et du branle public et du leur. La constance même n’est autre chose qu’un branle plus languissant. »

Montaigne, Essai, Livre III, Chapite 2, Du Repentir

L’œuvre de Noëlle Châtelet

 

 

Il paraît que « Noëlle Châtelet écrit ses romans à haute voix ». Ce serait pour cela que ses livres soient aussi faciles à adapter. Elle a débuté comme comédienne, c’est ce que dit sa biographie. Ainsi, « elle sait l’importance des mots dits ».

 

Noëlle Châtelet a écrit des essais et des romans.  Elle a d’abord publié des nouvelles, « Histoires de bouches » (Gallimard, “Folio”, 1988). Cet ouvrage reçu le prix Goncourt de la nouvelle en 1987, puis un roman, “la Courte Echelle” (Gallimard, “Folio”, 1993). « Le Corps à corps culinaire » publié au Seuil en 1998 avait grand bruit. Suivirent d’autres, sur Sade par exemple, ou la chirurgie esthétique (« Corps sur mesure », Seuil, 1998). Ensuite, une trilogie exprime la vie telle qu’elle est. Chez Stock, “la Dame en bleu” est paru en 1996, ce roman  est suivi de “la Femme coquelicot” en 1997 qui a été récompensé par le  prix Anna de Noailles de l’Académie française. Ce texte a été adapté au théâtre et sous la forme d’un téléfilm. Enfin, “La Petite aux tournesols” boucle cette trilogie.

 

L’ouvrage :

 

Châtelet Noëlle, la femme Coquelicot, Livre de Poche, 1997, 168 pages, ISBN : 9782234048041