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Quand un ministre assiste jusqu’au bout à ma conférence …

Grande joie à l’ïle Maurice

Pour ma part, depuis le gouverneur de Californie « Arnold Schwarzenegger » au Cebit en 2009, c’est la première fois qu’un ministre, Soomilduth BHOLAH,assiste à la totalité de ma conférence ! (PS: Il est ministre des Affaires, PME et Coopératives de l’île Maurice).

PS2 : aucun ministre français n’a assisté à une de mes conférences jusqu’au bout.

D’Hippocrate à e-ppocr@te, les systèmes d’information en santé et l’éthique … un nouvel ouvrage

ISTE Editions vous annonce la parution d’un nouvel ouvrage sous la direction de Bruno Salgues dans la collection Systèmes d’information, web et informatique ubiquitaire dirigée par Jean-Charles Pomerol

Les systèmes d’information en santé et l’éthique
d’Hippocrate à e-ppocr@te


Jérôme BérangerEconomiste et gestionnaire de santé, Jérôme Béranger est consultant sénior et chercheur associé (PhD) pour la société Keosys. Ses recherches portent sur l’éthique et la sociologie des systèmes d’information destinés à l’e-santé, les m-health et les Big data.
Le livre est disponible en ebook au prix de 9,90 euros (prix réservé aux particuliers).
Le livre est disponible en  version papier au prix de 69 euros.
La numérisation exponentielle des données médicales a entraîné une transformation de l’exercice de la médecine. Cette évolution soulève notamment une nouvelle complexité des problèmes entourant les NTIC en santé. Le bon usage de ces outils de communication – la télémédecine, l’e-santé, les m-health, les Big data médicaux – doit permettre d’améliorer la qualité du suivi et de la prise en charge des patients pour un système d’information à « visage humain ».Face à ces enjeux, Les systèmes d’information en santé et l’éthique analyse sous un angle déontologique la relation médecin-patient, le partage, la transmission et le stockage de l’information médicale, établissant les repères d’une éthique propre à la numérisation de l’information médicale. S’appuyant sur des recommandations de bonnes pratiques étroitement associées à des valeurs, cette modélisation développe des outils de réflexion et présente les clés pour comprendre les enjeux décisionnels qui tiennent compte à la fois des contraintes technologiques et du caractère complexe de la réalité humaine en médecine.
Sommaire1. L’émergence de l’information médicale face aux enjeux de l’éthique personnelle et sociétale
2. La communication dans la relation médecin-patient orientée autour de la décision médicale
3. Le traitement de l’information médicale dans le droit
4. La modélisation éthique : de la conception à l’utilisation du système d’information
5. Les applications de ce modèle éthique
6. Les changements environnementaux indispensables entourant les SI en santé
7. L’organisation des SI tournée vers l’éthique et la connaissance médicale partagée
8. Une médecine personnalisée orientée vers l’éthique418 pages – Mars 2015
Ouvrage papier – broché
ISBN 978-1-78405-070-2

 

Pour acheter l’ouvrage : http://iste-editions.fr/products/les-systemes-d-information-en-sante-et-l-ethique

Pour acheter et consulter d’autres ouvrages écrits ou dirigés par Bruno Salgues: http://salgues.sopixi.fr/

Pour toute information complémentaire, merci de nous contacter à info@iste-editions.fr

Retrouvez toutes nos publications sur le site http://iste-editions.fr/

Cartographie du Système d’Information Hospitalier et Management des Risques

 

 

Les autorités de tutelles demandent la production d’indicateurs sur les Systèmes d’information hospitaliers et analysent les résultats. Cela impose en premier lieu une cartographie de l’existant. L’évolution des solutions historiques devient nécessaire pour garantir une certaine qualité de service exigée par ces mêmes autorités. Le Centre Hospitalier de Clermont de l’Oise est  interdépartemental et psychiatrique. Il occupe des locaux historiques et se répartit sur trois sites, dont deux en Île de France. Il dispose de 941 lits d’hospitalisation, 65 millions d’euros, il accueille une équipe d’étudiants. Il traite 21 590 personnes par an, dont 18 000 en ambulatoire et avec 3 386 entrées par an.

 

Pendant longtemps, l’informatique a été vue comme un mal nécessaire. Il n’y avait pas de véritable cohérence. Le réseau était mal identifié avec des effets de silo importants dans les applications.

 

Introduire une démarche de réflexion consiste à se situer dans une logique de déploiement d’une stratégie.

 

Niveau  
Stratégique Définition de la stratégie, planification et organisation
Architecture et urbanisation du système d’information Pilotage des activités et des projets Gestion et définition des risques
Tactique Alignement des Systèmes d’information à la stratégie
Définition des besoins matériels
Expertises métiers
Opérationnel Réalisation des projets
Fourniture du service
Mesure de la performance
Activités de soutien Gestion de la communication
Gestion de la performance
Contrôle (de gestion) et construction des indicateurs
Gestion des connaissances, des compétences des acteurs

 

Tableau 2: Démarche stratégique des Systèmes d’information Hospitaliers

 

L’offre de la société Cosialis

 

Pour mener à bien ce projet, le centre hospitalier a utilisé les services de la société Cosialis. Ils ont mis en œuvre deux types d’outils : des outils de production et des outils de pilotage.

 

Outils de production Outils de pilotage
Cartographie du SI

Cartographie des processus métier et de leur criticité

Analyse des risques

Analyse des impacts

Gestion du processus opérationnel de la DSI

Élaboration et mise en œuvre des plans de reprises et de continuation (PRA, PCA)

Soutien à l’élaboration du plan de sécurité des systèmes d’information (PSSI)

Gestion documentaire

Gestion des charges

Gestion des capacités

Référentiel des activités récurrentes et des projets

Analyse de la valeur des activités et des projets

Processus de prévision, de planification et d’arbitrage

Processus de lancement des activités

Saisie des réalisations et suivi des avancements

Tableau de bord et indicateurs de pilotage

Gestion budgétaire

Gestion documentaire

 

Tableau 3: Outils mis en œuvre par Cosialis

 

Pour chacun des points disponibilité, intégrité, confidentialité et traçabilité, un niveau d’impact est évalué pour chaque processus ainsi que le chemin critique. Cette analyse de l’impact est observée dans une gestion du processus qui tient compte des phases : configurations, changements, mises en production, incidents, sécurité. Cela permet de gérer les crises et de mettre en place les plans.

 

Au cours de la procédure, pour la disponibilité, il peut être décidé de Recovery Time Objective (RTO) ou Durée Maximale d’Indisponibilité Admissible (DMIA ou DIMA). Pour l’intégrité, on   va choisir de même des niveaux de Recovery Point Objective (RPO) ou Perte de Données Maximale Admissible  (PDMA ou PMDA).

 

Les besoins de l’hôpital

 

L’hôpital a défini six axes de développement pour la période 2012 à 2016, dont la remise en ordre du système d’information et la mise en place d’un schéma directeur. Il est orienté vers les  métiers,   ambitieux, mais  avec des objectifs annuels réalistes.

 

Rendre le système d’information auditable

 

Le travail a commencé par stabiliser les bases en commençant par l’infrastructure. Le besoin de pilotage du SIH est devenu important avec des domaines prioritaires comme la production de soin et le dossier patient.

 

Les principaux points abordés sont le pilotage du portefeuille, la description des activités  récurrentes, la maîtrise des charges, le suivi de la réalisation des projets du système d’information. Les objectifs concernaient le niveau des services attendus par les clients, la stabilité du système d’information, le déploiement de la transversalité.

 

Les conditions d’auditabilité du système d’information sont présentées dans le tableau ci-dessous.

 

 

Préparation à l’audit

Diagnostic des capacités du SI

Cartographie du SI

Gestion des identités et des habilitations

Organisation de la Direction des Systèmes d’Information  (DSI)

Définition des processus opérationnels de la DSI

Pilotage des activités et des projets

Politique de Sécurité

Plan de reprise ou de continuation des activités (PRA, PCA)

 

 

Tableau 4 : Conditions d’auditabilité du système d’information

De la maîtrise des risques au PRA

 

La maîtrise des risques a été réalisée après une étude des « sensibilités métiers » et une cartographie des installations. Elle correspond à une réponse  aux critères « hôpital numérique ». Cette maîtrise des risques s’est traduite par la mise en place des plans de reprise des activités.

 

Pour cela, il a fallu matérialiser les schémas directeurs, soutenir les projets en cours et accompagner les professionnels de santé liés aux métiers du numérique. La nécessité de faire évoluer le SI  a demandé d’assurer la compatibilité avec l’existant, d’être en conformité réglementaire et enfin de pouvoir apporter des réponses aux questions des tutelles. La difficulté est liée au maintien  de la continuité opérationnelle qui a été traduite par des plans de reprise d’activité  (PRA).

 

Le processus de mise en œuvre s’est déployé en différentes phases : sensibilisation, configuration des systèmes, entretien métiers, analyse des vulnérabilités, définition des mises en œuvre, test. Les mesures de performance concernent la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la preuve. Des graphes de compétences ont permis les analyses d’impact et surtout de réduire le nombre d’incidents. En effet, toute intervention sur un module génère un nombre important d’incidents, d’où l’importance du plan de reprise d’activité.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Société Cosialis, Agence de Nantes, 1 Avenue Professeur Jean Rouxel, BP 10 781, 44 481 Carquefou, email : contact@cosialis.com, site web : http://www.cosialis.fr, Téléphone : 02 44 76 07 80

Pilotage du SIH et développement durable

Le Centre Hospitalier Alès Cévennes est un hôpital construit récemment selon les normes Haute Qualité Environnementale.

 

Le pari est non seulement écologique, mais technologique. L’hôpital a été construit avec un réseau voix données image, et équipé de terminaux multimédias, avec 10 bâtiments rattachés et 15 sites distants. Sur les 140 millions d’euros, plus de 3 millions  sont consacrés aux technologies, dont 1 million d’euros aux seules technologies de télécommunication. L’hôpital comporte 800 lits, dont 280 MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique).

 

Les sept personnes de la Direction des Systèmes d’Information  (DSI) gèrent 150 serveurs du système d’information hospitalier (SIH), des équipements de biomédecine ainsi que les réseaux techniques  comme la vidéosurveillance ou la Gestion Technique de Bâtiment (GTB). La virtualisation  a été considérée comme stratégique. La DSI dispose d’un parc de 850 périphériques PC et Clients Légers, plus une centaine d’imprimantes. Plus de trente applications métiers sont en service. La DSI utilisait différents outils de pilotage dont Nagios de Bull. Elle se trouvait dans la situation de répondre au prérequis des indicateurs « hôpital numérique » et notamment ceux de fiabilité, de disponibilité et de confidentialité.

 

L’hôpital était à la recherche d’une solution globale. Il a opté pour l’offre Cairnis qui fonctionne selon une logique DIKW (Data Information Knowledge Wisdom ou Données Information Connaissances Philosophie).

 

Fonction Action
Collecte des données Collecte des informations depuis l’environnement

Exploitation des données via des collecteurs des logiciels

Transformer et structurer l’information Créer des relations entre les données

Consolider les informations

Rendre l’information facilement exploitable

Fournir une information prête à consommer Rendre l’utilisateur autonome en lui apportant la connaissance du système

Édition de rapports, de tableaux de bords, de Key performance indicator (Indicateur de performance clé ou KPI)

Évolution des « output » en fonction de besoins exprimés

Permettre les échanges entre équipes Partage de l’information de la synthèse au détail

Favoriser le travail de groupe dans une logique de service

Tableau 1: Besoins au sein d’un pilotage de système d’information

 

L’offre de CAIRNIS à l’hôpital est celle d’une relation collaborative fondée sur une démarche de service avec des réunions de suivi. Cette offre est focalisée sur l’exploitation directe des résultats basés sur un partage périodique du fonctionnement et par une démarche évolutive des solutions. L’hôpital dispose d’un interlocuteur qui peut répondre aux questions posées et aider.

 

La solution comporte les points suivants :

 

-          Rapport paramétrable,

-          Rapports instantanés,

-          Tableaux de bord,

-          Cartographie décisionnelle,

-          Vues topologiques,

-          Indicateurs de tendance,

-          Indicateurs de consommation.

 

Le projet utilise une démarche Information Technology Infrastructure Librairy (ITIL) que l’on peut traduire par « Bibliothèque pour l’infrastructure des technologies de l’information ». Il s’agit d’un guide de bonne pratique construit à l’origine par des experts de l’Office public britannique du Commerce, mais qui a été adopté par les grands consultants ainsi que les grands constructeurs de matériel.

 

La solution CAIRNIS respecte les phases d’ITIL.

 

Niveau Contenu
Conception de service

 

Gestion des niveaux de service

Gestions des disponibilités applicatives et des composants

Gestion de la continuité

Gestion de la capacité

Gestion de la sécurité

Transition de services

 

Gestion des actifs et de leur configuration

Gestion des changements

Gestion des mises en production

Exploitation de service

 

Gestion des événements

Gestion des incidents

Gestions des problèmes

Gestion des requêtes

 

Tableau 2 : Niveau des contrôles ITIL

 

 

Une des premières phases consiste à connaître la base installée du SI et des éléments de configuration  qui représentent un outil pour toute l’équipe informatique. Les rapports décrivent l’état de santé du SIH, l’accès aux bases de données, la disponibilité, la sécurité. Ils permettent une modélisation des applications. Cette solution permet de calculer des coûts d’utilisation et en particulier des dépenses énergétiques.

 

Le logiciel est construit selon différentes couches. Il est ainsi possible de customiser la base de données, de surveiller les éléments anormaux et de mettre en œuvre des bulletins de sécurité.  L’outil permet une remontée des actions réalisées, mais il ne conduit pas à des actions automatiques. Pour chacun des éléments, il gère les points suivants :

 

-          Propriétaire,

-          Rôle,

-          Criticité

-          Référentiel,

-          Configuration,

-          Interrelation.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

Comment co-construire un logiciel hospitalier

Sillages obstétriques est un des modules de la suite Sillage proposé par le SI (Syndicat Interhospitalier de Bretagne). Le CHIPS (Centre Hospitalier de Poissy Saint-Germain) dispose d’une maternité de type 3. L’éditeur et la maternité ont co-construit une nouvelle version de l’outil. Tel était l’objet de la présentation.

 

 

Quelques chiffres sur le CHIPS

Maternité de type 3, avec  plus de 4 700 naissances

280 professionnels de santé

37 748 accès aux plans de soins

4 873 patients informatisés

251  934 documents créés

4 807 naissances

Le logiciel

 

Le logiciel Sillage comportait un référentiel obstétrique, l’objectif du projet était de le faire évoluer par un accompagnement entre Sib et CHIPS. Celui-ci a débuté le 9 octobre 2011 par une mise en évidence : les manques de la première version. Un partenariat de 18 mois a été défini avec deux sessions de travail mensuelles.

 

La brique Sillage Obstétrique est intégrée au dossier patient dans différentes dimensions :

-          Rendez-vous

-          Dossier Obstétrique

-          Partogramme[1]

-          Dossier de soins

-          Production de soins

-          Circuit du médicament

-          Programme de médicalisation des systèmes d’information[2] (PMSI)

-          Bureautique

 

Le projet

 

Le projet a démarré avec le référentiel, version 5, avec la génération  de l’accès à l’information et une adaptation des fiches. C’est le cas en particulier des partogrammes qui ont été définis avec les sages-femmes. Ce travail a permis l’intégration du PMSI et d’une synthèse obstétrique. Une importante activité de refonte a été la création d’une cartographie qui permette les liens entre la mère et l’enfant. Il en résulte un meilleur suivi de l’accouchement et une synthèse qui s’enrichit.

 

Le projet a mobilisé sept sages-femmes cadres pour faire comprendre les besoins nécessaires. Elles ont acquis une bonne maîtrise de la solution. À ce stade, les promoteurs du projet ont remarqué le rôle important de la pharmacie dans les prescriptions.

 

La mise en œuvre

 

Il a fallu dans un premier temps augmenter le nombre de matériels. Une des demandes a été de disposer d’ordinateurs sur des chariots mobiles. Le choix du type de chariot de soins a été laissé assez libre à la discrétion des services.

Il a  fallu également faire participer les acteurs au paramétrage, en particulier pour la production de soins. La traçabilité de tous les personnels de santé a été également nécessaire. Elle a été complexe du fait même de la présence d’acteurs à temps partiel dans la structure.

Les apports et les limites du projet

Globalement, un gain de temps a été mesuré et apprécié. Il résulte d’une meilleure traçabilité et a pour conséquence une amélioration  de la qualité. L’accès à l’information a été facilité, le partage de l’information nécessaire a été un plus. Dans les deux cas, la rapidité a été plébiscitée.

Un besoin de synthèse dans les situations d’urgence est apparu, ce qui a engendré des demandes d’une meilleure lisibilité liée à l’information et à la quantité d’informations disponibles. Ces nouveaux besoins sont apparus avec l’utilisation du logiciel.

 

Au cours du déploiement,  le système a montré des limites au cours la saisie de l’urgence. Elle a été limitée aux seuls  cas où cela est nécessaire. Elle a été reportée après les actes médicaux.  L’ampleur de la couverture fonctionnelle a été l’origine de réflexions. La mise en œuvre a nécessité une formation initiale qui a été ciblée et dans laquelle les manipulations ont pris une grande place. La résistance aux changements des plus classiques, demande beaucoup de patience. Elle a été plus importante quant aux médecins.

 

Dans cette version, il manque la communication ville-hôpital, ce qui constituera l’étape suivante. Les grossesses sont le plus souvent suivies en ville mais par le biais d’un dossier papier commun.

 

 

Les clés de réussite

 

La réussite de ce projet passe clairement par une implication des différents métiers et la prise en compte de leurs référentiels. La coopération avec l’éditeur est nécessaire. Après un an et demi de travail préalable, il y a le moment où « il faut y aller », ce qui est une décision à prendre.

 

Source : 22 ème Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/



[1] Le partogramme, systématiquement réalisé dans les maternités, est une courbe sur laquelle le temps est porté en abscisse et la dilatation du col de l’utérus indiquée en centimètres, en ordonnée. La sage-femme ou le médecin notent tous les événements marquant le déroulement du travail (première étape de l’accouchement) : la dilatation du col de l’utérus, la hauteur de présentation fœtale, le rythme des contractions utérines, la couleur du liquide amniotique après rupture des membranes, le rythme cardiaque du fœtus, ainsi que la température de la femme et, le cas échéant, le traitement prescrit. Source : Larousse Médical.

[2] Le PMSI est un dispositif faisant partie de la réforme du système de santé français ayant pour but la réduction des inégalités de ressources entre les établissements de santé (ordonnance du 24/04/1996) sur la réforme de l’hospitalisation. Afin de mesurer l’activité et les ressources des établissements, il est nécessaire de disposer d’informations quantifiées et standardisées, le PMSI. Source : Wikipedia.

Les documents de santé en ligne dans les établissements de soins

Les documents électroniques en ligne dans une clinique ou un hôpital doivent respecter des critères organisationnels et juridiques.

 

Sur le plan de l’organisation, c’est le  « critère de l’évolution » qui est l’un des plus importants. Les documents doivent être conçus pour rendre possible toute forme d’amélioration.  Les nouvelles recherches médicales, les  développements de protocoles des soins et l’innovation provenant des technologies de soutien (robotique, medical devices) rendent nécessaire ce caractère évolutif. La bonne méthode semble être celle qui consiste à faire participer les acteurs à leur conception et leur contenu. L’utilisation d’approches innovatrices en termes de technologie d’information permet de donner de la « valeur » aux données déjà existantes. Pour la conception, l’utilisation d’une approche centralisée sur l’utilisateur apporte de bons résultats selon les développeurs actuels.

 

Les aspects juridiques sont quant à eux multiformes. Le point essentiel est le respect de la vie privé et la sécurité. Ainsi, le contrôle d’accès, la stratégie de management des données (cryptographie) sont deux éléments nécessaires. Le second aspect est celui de la conformité sur différents points : ceux de la régulation, ceux de la législation et enfin ceux qui concernent la normalisation nationale et régionale.

 

Ces outils ne peuvent être indépendants des systèmes d’information existants. Pour cela, il est souvent indispensable de connaître les conditions organisationnelles de façon détaillée ainsi que les procédures existantes, tant sur le plan administratif que sur le plan du support.

Quel développement pour les usages des TIC en ruralité ?

Marco Diani, sociologue au CNRS, se pose la question du développement des usages sous la forme suivante.

Comment faire en sorte que dans cette phase de développement numérique, on n’en reste pas à faire des vœux pieux et des constats d’installation des réseaux ? Il commence par une remarque : l’opposition territoriale ne passe pas par l’opposition ville/ruralité. D’où une seconde interrogation : que veut dire la ruralité avec le haut débit ? Il se propose donc d’évaluer les nouveaux profils professionnels, les nouveaux contenus qui sont susceptibles d’apparaître. En d’autres termes : quels sont les nouveaux élus du numérique ?

 

Il suggère de traiter ces questions en répondant à quelques points.

 

  1. Nous manquons terriblement d’initiatives et de connaissances  en matière de contenu. Que va-t-on mettre dans ces réseaux ?

 

  1. Tout cela devrait augmenter les interactions ainsi que les pouvoirs venant d’en bas ? Que fait-on avec cette nouvelle forme de pouvoir ?

 

  1. Il convient d’observer l’énorme déficit à apprendre à utiliser. Un grand nombre de personnes n’utilisent donc pas ces technologies. Il s’agit donc de se poser la question de la digitalisation des activités, en particulier pour ce qui est des populations dites traditionnelles, les 30% « d’illettrés ».

 

  1. « Isolement versus présence humaine dans le numérique », y compris dans le domaine public. Que fait-on avec des guichets virtuels ?

 

  1. Quelle est la place de la technologie, forme d’interaction, contenu ?

 

  1. On ne peut se diriger vers le monde numérique en ordre dispersé. Des milliers d’expérimentations sont lancés, peu de coordination sont mises en place et les bilans sont rares.

 

  1. L’absence d’ouverture internationale est certainement une faiblesse.

 

  1. Quels sont les intérêts d’une démocratie des flux, forme de consultation presque constante, rôle de l’immédiateté, forme nouvelle de populisme (empowerment qui a mal tourné !)

 

Pour Marco Diani, les nouvelles formes de relations au numérique doivent être analysées et c’est ce qui importe. Elles créent de nouveaux territoires. Ce sont des nouveaux territoires du « numéralitique », affirme-t-il en créant à cette occasion un néologisme.

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Quel modèle pour la société du numérique ?

Gilles Babinet a donné son opinion dans le domaine du numérique en commençant par une position marquée. « Je ne suis pas sûr que pour la France, il faut utiliser le modèle californien, il faut s’intéresser à la société que nous voulons construire ». Il voudrait également éviter le modèle coréen, qui ne créé pas un pays heureux, car la société doit se remettre à penser. Il pose alors quelques questions pour préciser sa pensée.

 

Veut-on construire une éducation qui traumatise les enfants ? On sait que le partage permet d’apprendre plus rapidement. Pourquoi ne pas l’introduire ?

 

Comment repenser l’enseignement supérieur, pourquoi ne pas construire des cafés éducatifs et ainsi permettre au moindre village d’avoir  accès  à la connaissance ?

 

Veut-on créer des hospices automatisés et intégrer une société « jeuniste » excluant les personnes âgées que nous ne voyons pas, ou créer au contraire des échanges intergénérationnels ?

 

Quelle société de consommation voulons-nous ? Société consumériste qui gaspille ? Quelle économie locale ?

 

Il faut faire en sorte que les débats existent, l’utopie est perdue. Ce qui est important, c’est la réalité.

 

Pour Gilles Babinet, il y aura une réforme et c’est la fin de l’emploi salarié comme mode de travail unique  Il faut re-comprendre la réalité de l’emploi. On doit observer ces modèles qui constituent des niveaux de cohérence qui deviennent acceptables. C’est ce que font des communautés en Suède ou au Japon

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui  s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Comprendre les TIC

Les TIC permettent l’émergence de formes d’action collectives, distantes et asynchrones. Pourtant, les nouvelles approches par l’activité dans le but d’analyser le travail soulignent l’importance du contexte, de la situation et du langage. Nous avons ici choisi le mot langage qui représente un concept plus évolué que celui de code. La signification de la succession de messages qui formeront un langage dépend du code à partir duquel il est construit. Cependant, dans le cas du téléphone mobile, le langage dépend fortement du lieu et de la période. Nous proposons de présenter une première réflexion relative à l’articulation entre cet éclatement du temps et de l’espace et « l’ici et maintenant » de la situation.

La question fondamentale est souvent celle des changements majeurs liés aux TIC, donc au téléphone cellulaire. C’est une question récurrente depuis 30 ans. Contrairement à des ouvrages récents, nous ne traiterons pas du débat concernant la position entre le déterminisme technique et le déterminisme social, ce qui est clairement dépassé. Je pense à l’ouvrage récent de Jaurriguiberry et Proulx. Nous ne situerons donc pas dans la notion de double médiation sociale et technique tel que le propose Josiane Jouet (Jouet, 1993 et 2000). Dans son approche, l’outil technique structure la pratique, les formes d’usage et le sens accordé à la pratique prennent leurs sources dans le corps social (Jouet, 1993, page 100 et suivantes). Ne rentrant pas dans ce débat, ce texte part d’un principe de Gilbert Simondon, selon lequel l’opposition entre technique et culture est fausse et sans fondement (Simondon, 1958).

La théorie utilise le concept de message qui se définit par le contenu de la communication. Parce qu’il est composé de mots, de gestes, de signes assez tangibles, le message représente par conséquent l’élément matériel de la communication. Or, dans le cas de notre téléphone mobile, il contient non seulement une part d’immatériel, mais il devient également totalement virtuel lorsque l’information de géolocalisation est utilisée. C’est pour cette raison que la notion d’usage, ou que la théorie de la réception sont apparues. En ce qui concerne cette dernière, il s’agit de savoir ce que les gens font des médias et non ce que les médias opèrent sur les gens. La question des usages est au centre de ce texte. Une autre avancée théorique est celle des «  cultural studies ».  Cependant, nous utiliserons assez peu cette approche car elle est concentrée sur la signification des messages. Les pratiques de décodages par les individus constituent l’essentiel des études dont on dispose depuis Sonia Livingstone (2003), Benjamin E. Hermalin et Michael L. Katz (2006). Notre approche se situe davantage autour du produit que sur les seuls contenus que ce dernier véhicule.

Bibliographie :

Hermalin B., Katz M. L., “Your network or mine? The economics of routing rules”, The RAND Journal of Economics, Volume 37, Issue 3, pp. 692–719, September 2006.

Jaurriguiberry et Proulx, Usages et enjeux des technologies de communications, Eres Éditions, 2011.

Jouët J., « Retour critique sur la sociologie des usages », Revue Réseaux, CNET-Hermes, Volume   18, n°   100, pp. 487-521, 2000

Simondon G., Du mode d’existence des objets techniques, Aubier, Paris, 1958.

Vous pouvez lire l’intégralité de la thèse et l’acheter à partir de ce lien

http://www.lulu.com/spotlight/salgues                                      imagelulu

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Mêmes « les echos » en parlent!

Un article élogieux dans les échos pour notre projet « Village » que nous développons avec Altera dans le cadre des appels à projet du grand emprunt…

lesechosaltera29mai2013

Extrait du Jounal Les Echos daté du 29 Mai 2013