Archives pour la catégorie Télémédecine

Marketing ! Un nouvel ouvrage…

etudes de marché

Mon ouvrage réalisé avec Laurent Bister vient de sortir

Le marketing des objets technologiques et des services numériques

 

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Comprendre la virtualisation

Le tableau ci-dessous fait une analyse de la virtualisation

 

Eléments d’analyse Virtualisation du poste de travailVDI ou Virtual Desktop Infrastructure Virtualisation des applications BYODBring your own device  ou Apportez vos appareils personnels
Nom court VDI étendue VDI Standard Publication native Isolation des applications Tablettes, Smartphone
Contenu Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system personnalisé Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system mutualisé Exploitations d’applications centralisées sur client lourd ou sur poste VDI Chaque application est isolée dans une bulle dans  le serveur. La partie cliente est installée et simulée sur les postes
Avantages Liberté de la personnalisation de l’environnementMise en œuvre assez simple Facilité d’utilisationPeu de difficultés et d’interaction entre les applications

Déploiement facile et immédiat

Maintenance et mise à jour très bonne

Traite facilement l’hétérogénéité des serveurs

Administrables à distance

 

Utilisation unitaire assez simpleTraite individuellement les applications difficiles

Sécurité des données

Utilisable par des personnes très mobiles
Inconvenients Multitude d’environnements à gérerDemande des méthodologies de déploiement Peut poser des difficultés de mises en œuvre de certaines applications Maintenance et mise  à jour complexeLicence des logiciels surcouche des serveurs

Interaction complexe ente les applications

Restriction d’usage des applications
Rapport au coût Rapport coût simplicité excellentCoût des infrastructures de communication plus élevé Coût plus élevé Parc installé plus important Coût initial et d’exploitation plus importants
Contraintes Administration à distance quasiment impossible Puissance nécessaire pour supporter les nouvelles applications de plus en plus consommatrices Problématique de connexionRestriction parfois liée à la taille de l’écran

Contrainte de connexion

Usage Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Demande des développeurs pour créer et gérer les applications Simple lorsque l’on est en mobilitéLimitation à la bureautique

 

Tableau 5 : Différences entre diverses solutions de poste de travail

Sources :

 

22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Systancia est un éditeur de logiciel de virtualisation de postes de travail et d’applications. Systancia,  Actipolis III,  3, rue Paul Henri Spaa , 68390 Sausheim, site web : http://www.systancia.com/, mail : info@systancia.fr

 

Le Système d’information peut-il contribuer au développement durable ?

Le Système d’information peut-il contribuer au développement durable ? Tel est l’objectif de « l’opération framboise »

 

« L’opération framboise » est le nom de code pour l’introduction d’ordinateurs « Raspberry » au sein du groupe hospitalier Le Creuzot-Monceau.

 

Après avoir fait un bilan économique d’une centralisation des opérations, il fallait trouver également une solution pour remplacer le parc. Le constat a été rapidement établi. Un « ordinateur-tour » coûte entre 400 à 500 euros. Un portable coûte plus de 600 euros. Un Raspberry coûte 40 euros ; avec la connectique, clavier et écran, le prix atteint 150 euros.

 

La question principale a été de donner davantage d’autonomie à l’utilisateur. Pour cela, certaines questions se sont posées. Comment équiper des chariots mobiles et  passer d’un coût de 4 000 euros  à 1 500 euros ?

Comment répondre à la mobilité à l’intérieur et hors de l’établissement ? Comment faciliter le partenariat ?

 

En termes de système d’information, il s’agissait de répondre à des nouveaux usages et à l’évolutivité du parc. En même temps, deux objectifs complémentaires étaient visés : renforcer la haute disponibilité, sécuriser les données. La virtualisation du poste de travail a été la solution retenue.

 

Il s’agissait donc d’une virtualisation étendue du poste de travail (VDI  pour  Virtual Desktop Infrastructure). Cette virtualisation a essayé de profiter du système d’exploitation  à  disposition (OS ou Operating System)  afin de personnaliser l’environnement de chacun. Il a été possible d’admettre une logique BYOD  (abréviation de l’anglais « Bring your own device » ou « Apportez vos appareils personnels »).

 

Avec cette logique, l’utilisation de ce type de système pourrait être étendue à la surveillance et la sécurité des locaux, à la connexion de lecteurs de carte RFID (de l’anglais radio frequency identification) et aux badgeuses horaires.

 

Cette solution est dans une logique de développement durable. À chaque vente, la fondation qui a développé Raspberry verse une aide aux pays en voie de développement. La consommation d’énergie est de 2 Watt contre 50 à 100 Watt pour un ordinateur classique. En termes de coûts, cette solution permet de réaliser entre 5 et 30 % d’économie.

 

La virtualisation des applications a été  réalisée par le développement de briques technologiques. Elles doivent permettre la portabilité des usages et dédier des environnements

 

Que ce soit en ce qui concerne la virtualisation des postes de travail, tout comme celle des applications,  la limite est le coût des infrastructures de communication. Pour  1 000 postes de travail dans l’hôpital, 90 % de la population se connecte.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

Cartographie du Système d’Information Hospitalier et Management des Risques

 

 

Les autorités de tutelles demandent la production d’indicateurs sur les Systèmes d’information hospitaliers et analysent les résultats. Cela impose en premier lieu une cartographie de l’existant. L’évolution des solutions historiques devient nécessaire pour garantir une certaine qualité de service exigée par ces mêmes autorités. Le Centre Hospitalier de Clermont de l’Oise est  interdépartemental et psychiatrique. Il occupe des locaux historiques et se répartit sur trois sites, dont deux en Île de France. Il dispose de 941 lits d’hospitalisation, 65 millions d’euros, il accueille une équipe d’étudiants. Il traite 21 590 personnes par an, dont 18 000 en ambulatoire et avec 3 386 entrées par an.

 

Pendant longtemps, l’informatique a été vue comme un mal nécessaire. Il n’y avait pas de véritable cohérence. Le réseau était mal identifié avec des effets de silo importants dans les applications.

 

Introduire une démarche de réflexion consiste à se situer dans une logique de déploiement d’une stratégie.

 

Niveau  
Stratégique Définition de la stratégie, planification et organisation
Architecture et urbanisation du système d’information Pilotage des activités et des projets Gestion et définition des risques
Tactique Alignement des Systèmes d’information à la stratégie
Définition des besoins matériels
Expertises métiers
Opérationnel Réalisation des projets
Fourniture du service
Mesure de la performance
Activités de soutien Gestion de la communication
Gestion de la performance
Contrôle (de gestion) et construction des indicateurs
Gestion des connaissances, des compétences des acteurs

 

Tableau 2: Démarche stratégique des Systèmes d’information Hospitaliers

 

L’offre de la société Cosialis

 

Pour mener à bien ce projet, le centre hospitalier a utilisé les services de la société Cosialis. Ils ont mis en œuvre deux types d’outils : des outils de production et des outils de pilotage.

 

Outils de production Outils de pilotage
Cartographie du SI

Cartographie des processus métier et de leur criticité

Analyse des risques

Analyse des impacts

Gestion du processus opérationnel de la DSI

Élaboration et mise en œuvre des plans de reprises et de continuation (PRA, PCA)

Soutien à l’élaboration du plan de sécurité des systèmes d’information (PSSI)

Gestion documentaire

Gestion des charges

Gestion des capacités

Référentiel des activités récurrentes et des projets

Analyse de la valeur des activités et des projets

Processus de prévision, de planification et d’arbitrage

Processus de lancement des activités

Saisie des réalisations et suivi des avancements

Tableau de bord et indicateurs de pilotage

Gestion budgétaire

Gestion documentaire

 

Tableau 3: Outils mis en œuvre par Cosialis

 

Pour chacun des points disponibilité, intégrité, confidentialité et traçabilité, un niveau d’impact est évalué pour chaque processus ainsi que le chemin critique. Cette analyse de l’impact est observée dans une gestion du processus qui tient compte des phases : configurations, changements, mises en production, incidents, sécurité. Cela permet de gérer les crises et de mettre en place les plans.

 

Au cours de la procédure, pour la disponibilité, il peut être décidé de Recovery Time Objective (RTO) ou Durée Maximale d’Indisponibilité Admissible (DMIA ou DIMA). Pour l’intégrité, on   va choisir de même des niveaux de Recovery Point Objective (RPO) ou Perte de Données Maximale Admissible  (PDMA ou PMDA).

 

Les besoins de l’hôpital

 

L’hôpital a défini six axes de développement pour la période 2012 à 2016, dont la remise en ordre du système d’information et la mise en place d’un schéma directeur. Il est orienté vers les  métiers,   ambitieux, mais  avec des objectifs annuels réalistes.

 

Rendre le système d’information auditable

 

Le travail a commencé par stabiliser les bases en commençant par l’infrastructure. Le besoin de pilotage du SIH est devenu important avec des domaines prioritaires comme la production de soin et le dossier patient.

 

Les principaux points abordés sont le pilotage du portefeuille, la description des activités  récurrentes, la maîtrise des charges, le suivi de la réalisation des projets du système d’information. Les objectifs concernaient le niveau des services attendus par les clients, la stabilité du système d’information, le déploiement de la transversalité.

 

Les conditions d’auditabilité du système d’information sont présentées dans le tableau ci-dessous.

 

 

Préparation à l’audit

Diagnostic des capacités du SI

Cartographie du SI

Gestion des identités et des habilitations

Organisation de la Direction des Systèmes d’Information  (DSI)

Définition des processus opérationnels de la DSI

Pilotage des activités et des projets

Politique de Sécurité

Plan de reprise ou de continuation des activités (PRA, PCA)

 

 

Tableau 4 : Conditions d’auditabilité du système d’information

De la maîtrise des risques au PRA

 

La maîtrise des risques a été réalisée après une étude des « sensibilités métiers » et une cartographie des installations. Elle correspond à une réponse  aux critères « hôpital numérique ». Cette maîtrise des risques s’est traduite par la mise en place des plans de reprise des activités.

 

Pour cela, il a fallu matérialiser les schémas directeurs, soutenir les projets en cours et accompagner les professionnels de santé liés aux métiers du numérique. La nécessité de faire évoluer le SI  a demandé d’assurer la compatibilité avec l’existant, d’être en conformité réglementaire et enfin de pouvoir apporter des réponses aux questions des tutelles. La difficulté est liée au maintien  de la continuité opérationnelle qui a été traduite par des plans de reprise d’activité  (PRA).

 

Le processus de mise en œuvre s’est déployé en différentes phases : sensibilisation, configuration des systèmes, entretien métiers, analyse des vulnérabilités, définition des mises en œuvre, test. Les mesures de performance concernent la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la preuve. Des graphes de compétences ont permis les analyses d’impact et surtout de réduire le nombre d’incidents. En effet, toute intervention sur un module génère un nombre important d’incidents, d’où l’importance du plan de reprise d’activité.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Société Cosialis, Agence de Nantes, 1 Avenue Professeur Jean Rouxel, BP 10 781, 44 481 Carquefou, email : contact@cosialis.com, site web : http://www.cosialis.fr, Téléphone : 02 44 76 07 80

Le positionnement d’un Système d’Information Hospitalier sur son territoire, l’exemple du Centre Hospitalier de Dax

L’enjeu d’un Système d’Information Hospitalier (SIH) sur son territoire est bien de couvrir sa propre zone en intégrant les structures les plus éloignées de son siège. C’est un marqueur de qualité de la relation. Il doit donc répondre dans un premier temps aux notions d’égalité des traitements attendues, égalité de moyens pour les professionnels de soins, égalité de traitement pour les patients. Cette diffusion du SIH doit aussi se faire dans une optique de convergence et d’interopérabilité avec les autres acteurs de la santé. Il est alors souhaitable de créer un « hôpital ouvert sur son territoire », disposant de capacités d’échange.

Le CH de Dax, c’est environ 150 Millions d’euros (144 en 2012), 978 lits, 2 700 agents repartis sur l’un des départements les plus étendus de France avec 327 400 habitants. Il faut également remarquer qu’il y a plus d’une heure  de route minimum pour se rendre de l’une des extrémités du département à l’hôpital.

L’hôpital avait son propre réseau MAN (Metropolitan Area Network) sur Dax qu’il s’agissait d’étendre. L’hôpital voulait aller au devant des autres opérateurs de santé, cela passait par l’hospitalisation à domicile (HAD) et par les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) sur le territoire. Pour le cas de l’hôpital des Landes, ce projet a été associé à une réflexion sur le poste de travail, d’où l’idée de l’allégement de ce dernier.

Les enjeux d’un système d’information

 

Type d’enjeux Contenu
Fonctionnels Priorité à l’informatisation des processus centrés sur le patientDématérialisations des circuits médico-économiquesRenforcement de la logistiquePerformance requise des solutions administratives et fonctionnelles
Techniques Augmenter la souplesse du système d’informationUrbaniser et intégrer d’une manière industrielleFaciliter le déploiement de projetMesurer la performance, notamment la disponibilité
Organisationnels Repositionner la Direction des Systèmes composée de spécialistes de SI de Santé et non plus seulement de techniciens de maintenance informatiqueDonner au Directeur de la DSI  un rôle plus affirmé de maître d’ouvrageTenir compte des nouveaux usages et des nouvelles technologies médicales
Financiers Faire plus pour moins cherInvestir suppose de veiller par avance aux coûts d’exploitationInvestir suppose des coûts de maîtrise d’œuvre et de conduite du changement

 

 

Le contexte de 2003 et le projet NAPTSIN 

 

En 2003, le contexte était celui de la vérification du bon passage à l’an 2000 avec un parc croissant. Il était passé de 7 à 23 serveurs, de 240 à 560 postes de travail, de 45 à 250 imprimantes bureautiques, de 7 à 25 imprimantes groupe de travail, avec en outre des périphériques naissants, une grande hétérogénéité des logiciels et des systèmes d’exploitation (Windows NT, Windows 2000, Mac). Il en résultait des coûts de maintenance et de mise à jour onéreux, des niveaux de sécurité et de disponibilité plus acceptables.

De cette réflexion, est né le projet NAPTSIN, soit  Nouvelle Architecture de Poste de Travail et de Systèmes d’Information. Il est fondé sur l’offre Citrix et WMware. Une tranche pilote de 8 secteurs, 2 sites et 70 postes ont permis de tirer des enseignements mis en œuvre à partir de 2006. De 2007 à 2013, la montée en charge s’est déroulée graduellement selon les palmarès d’applicatifs. Tous les serveurs métiers ont été virtualisés et utilisent 24 lames de serveur. Maintenir des PC pour des applications spécifiques a été nécessaire, notamment celles de laboratoire

Les avantages de la solution Citrix sont multiples. Côté utilisateur, outre la faible utilisation dans la bande passante, le client   léger ( Par client léger, il s’agit de terminaux informatique ici)  peut s’installer dans des zones où l’hygiène est importante. Des technologies sans ventilateur ont été utilisées pour les milieux à contrainte d’hygiène. Le déploiement des solutions est rapide, car réplicable : « Ça marche une fois, ca marche partout. ». L’encombrement faible du client léger est un atout. La mobilité est un facteur clé. « L’application me suit partout quand je me déplace ». Du côté de la direction des systèmes d’information, une évolution des métiers est à noter. Elle résulte d’une démarche plus industrialisée avec un recours moindre à l’assistance informatique par les utilisateurs. Enfin, il faut noter un usage plus mesuré de l’énergie électrique pour l’informatique, par l’utilisation des clients légers et la mise en place de mode « auto off » sur les serveurs.

Le projet démontre les effets positifs de la solution Citrix, à l’exception de quelques difficultés. Parmi elles, citons la complication pour les connexions USB, le fait que le PC reste maître dans des domaines fonctionnels. Actuellement, l’hôpital teste des tablettes client léger (Thin Client).

L’avenir

Face à la vague d’ipad et autre Android qui submerge tout, et qui pousse vers la mort du PC au sein du grand public, associée à celle de l’effet du BYOD – soit Bring your own device  ou littéralement « Apportez vos appareils personnels »  mais traduit en français par PAP, abréviation de « Prenez vos appareils personnels » –  la direction des systèmes d’information s’est posé la question de l’utilisation de Xendesktop versus XenAPP. Il semble que que XenApp s’impose comme solution, car il permet les accès distance via le protocole SSl ainsi que le Single Sign On qui est la fourniture automatique des mots de passe applicatifs. Il dispose de Edgesight qui permet de faire du reporting avancé et de Branch Repeater qui se charge de l’optimisation du réseau.

L’ensemble du projet est dimensionné pour répondre à la stratégie nationale de santé proposée par le comité des sages coordonné par Alain Cordier. Cette stratégie introduit le parcours de soins, celui de santé ainsi que le parcours de vie. Parmi les propositions de ce rapport, il s’agit des points 7) 10) 11)  ainsi que le développement de la relation ville/hôpital.

Les points du rapport Cordier importants pour le DSI sont les suivants:

7. Créer un service public de l’information pour la santé

10. Aider à la transmission d’informations entre professionnels de santé

11. Développer la télémédecine à bon escient

Source : 22 ème Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013,  Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web : http://www.athos.asso.fr/

Le système d’information de l’Hôpital de Liège

L’hôpital de Liège en Belgique est souvent montré comme exemple pour sa réflexion sur les systèmes d’information.

 

L’hôpital universitaire est réparti entre 6 sites, mais seulement 3 sites d’hospitalisation. Il comprend 925 lits.

 

Depuis 2004, l’hôpital est dans un contexte électronique généralisé avec un système informatique centralisé pour la gestion. Le constat vite effectué est le manque d’informatisation pour les applications cliniques et sur les flux. Par exemple, les rendez-vous des patients étaient pris à la main et sur du papier. À ceci s’ajoutait une informatisation de certain départements médicaux qui était fragmentée et peu connectée. De ce fait, l’information ne circulait pas transversalement.

 

Une réorganisation du système d’information a été proposée et a fait l’objet d’un plan stratégique approuvé par le Conseil des directeurs. L’implémentation a été décomposée en 21 projets institutionnels issus de groupes de travail multidisciplinaires. Chacun d’eux est articulé autour d’un vingt-deuxième projet plus ambitieux relatif au dossier médical électronique. Les projets concernent quatre axes stratégiques : soins du patient, performance des activités cliniques, efficacité de l’organisation (procédures, compétences, motivation), aspects financiers et comptables. L’information est alors mise au centre de ces quatre axes.

 

Cette réorganisation a été rendue possible par la création d’un véritable management des systèmes d’information. Pour cela, un audit a été réalisé dans le but d’analyser les forces et les faiblesses de l’existant, pour mettre au point un plan d’action et pour faire évoluer les structures. Le plan stratégique des technologies d’information a conduit à se consacrer à des projets horizontaux, à mettre en place du management de projet et analyser les solutions davantage en termes de besoins qu’en termes d’outils et de solutions. L’idée est de collecter, stocker et manager l’information de façon à améliorer les soins des patients, de mesurer les performances individuelles et institutionnelle des soins, mettre en place des processus de support et de management des systèmes d’information. Celui-ci a été décomposé en quatre actions opérationnelles : projets et informations, infrastructure, applications et information médico-économique.

 

Le système d’information se caractérise par une architecture construite pour intégrer l’information administrative et l’information médicale. Cette architecture a été mise en place pour conserver au mieux l’existant. Elle se voulait centrée sur le patient, mais surtout, il s’agissait de pouvoir obtenir les informations sur le patient de n’ importe où dans l’hôpital. Cette architecture a été conçue avec les usagers finaux selon trois critères :

 

-          tenir compte des besoins futurs,

-          mettre en place les outils les plus adéquats,

-          utiliser les solutions le plus proche de l’environnement technique hospitalier.

 

La structure du management du système d’information approuve une stratégie et une politique de technologie de l’information formalisées dans des plans stratégiques, elle assiste à la mise en place des plannings de développement et fixe les priorités en fonction de besoins et des ressources.

 

Source :  ehealth week, Dublin, 13 au 15 mai 2013, exposé de Philippe Kolh, CIO, Hôpital de Liège, Belgique

Les documents de santé en ligne dans les établissements de soins

Les documents électroniques en ligne dans une clinique ou un hôpital doivent respecter des critères organisationnels et juridiques.

 

Sur le plan de l’organisation, c’est le  « critère de l’évolution » qui est l’un des plus importants. Les documents doivent être conçus pour rendre possible toute forme d’amélioration.  Les nouvelles recherches médicales, les  développements de protocoles des soins et l’innovation provenant des technologies de soutien (robotique, medical devices) rendent nécessaire ce caractère évolutif. La bonne méthode semble être celle qui consiste à faire participer les acteurs à leur conception et leur contenu. L’utilisation d’approches innovatrices en termes de technologie d’information permet de donner de la « valeur » aux données déjà existantes. Pour la conception, l’utilisation d’une approche centralisée sur l’utilisateur apporte de bons résultats selon les développeurs actuels.

 

Les aspects juridiques sont quant à eux multiformes. Le point essentiel est le respect de la vie privé et la sécurité. Ainsi, le contrôle d’accès, la stratégie de management des données (cryptographie) sont deux éléments nécessaires. Le second aspect est celui de la conformité sur différents points : ceux de la régulation, ceux de la législation et enfin ceux qui concernent la normalisation nationale et régionale.

 

Ces outils ne peuvent être indépendants des systèmes d’information existants. Pour cela, il est souvent indispensable de connaître les conditions organisationnelles de façon détaillée ainsi que les procédures existantes, tant sur le plan administratif que sur le plan du support.

Quel modèle pour la société du numérique ?

Gilles Babinet a donné son opinion dans le domaine du numérique en commençant par une position marquée. « Je ne suis pas sûr que pour la France, il faut utiliser le modèle californien, il faut s’intéresser à la société que nous voulons construire ». Il voudrait également éviter le modèle coréen, qui ne créé pas un pays heureux, car la société doit se remettre à penser. Il pose alors quelques questions pour préciser sa pensée.

 

Veut-on construire une éducation qui traumatise les enfants ? On sait que le partage permet d’apprendre plus rapidement. Pourquoi ne pas l’introduire ?

 

Comment repenser l’enseignement supérieur, pourquoi ne pas construire des cafés éducatifs et ainsi permettre au moindre village d’avoir  accès  à la connaissance ?

 

Veut-on créer des hospices automatisés et intégrer une société « jeuniste » excluant les personnes âgées que nous ne voyons pas, ou créer au contraire des échanges intergénérationnels ?

 

Quelle société de consommation voulons-nous ? Société consumériste qui gaspille ? Quelle économie locale ?

 

Il faut faire en sorte que les débats existent, l’utopie est perdue. Ce qui est important, c’est la réalité.

 

Pour Gilles Babinet, il y aura une réforme et c’est la fin de l’emploi salarié comme mode de travail unique  Il faut re-comprendre la réalité de l’emploi. On doit observer ces modèles qui constituent des niveaux de cohérence qui deviennent acceptables. C’est ce que font des communautés en Suède ou au Japon

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui  s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org