Archives pour la catégorie Technique vidéo

Marketing ! Un nouvel ouvrage…

etudes de marché

Mon ouvrage réalisé avec Laurent Bister vient de sortir

Le marketing des objets technologiques et des services numériques

 

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Pilotage du SIH et développement durable

Le Centre Hospitalier Alès Cévennes est un hôpital construit récemment selon les normes Haute Qualité Environnementale.

 

Le pari est non seulement écologique, mais technologique. L’hôpital a été construit avec un réseau voix données image, et équipé de terminaux multimédias, avec 10 bâtiments rattachés et 15 sites distants. Sur les 140 millions d’euros, plus de 3 millions  sont consacrés aux technologies, dont 1 million d’euros aux seules technologies de télécommunication. L’hôpital comporte 800 lits, dont 280 MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique).

 

Les sept personnes de la Direction des Systèmes d’Information  (DSI) gèrent 150 serveurs du système d’information hospitalier (SIH), des équipements de biomédecine ainsi que les réseaux techniques  comme la vidéosurveillance ou la Gestion Technique de Bâtiment (GTB). La virtualisation  a été considérée comme stratégique. La DSI dispose d’un parc de 850 périphériques PC et Clients Légers, plus une centaine d’imprimantes. Plus de trente applications métiers sont en service. La DSI utilisait différents outils de pilotage dont Nagios de Bull. Elle se trouvait dans la situation de répondre au prérequis des indicateurs « hôpital numérique » et notamment ceux de fiabilité, de disponibilité et de confidentialité.

 

L’hôpital était à la recherche d’une solution globale. Il a opté pour l’offre Cairnis qui fonctionne selon une logique DIKW (Data Information Knowledge Wisdom ou Données Information Connaissances Philosophie).

 

Fonction Action
Collecte des données Collecte des informations depuis l’environnement

Exploitation des données via des collecteurs des logiciels

Transformer et structurer l’information Créer des relations entre les données

Consolider les informations

Rendre l’information facilement exploitable

Fournir une information prête à consommer Rendre l’utilisateur autonome en lui apportant la connaissance du système

Édition de rapports, de tableaux de bords, de Key performance indicator (Indicateur de performance clé ou KPI)

Évolution des « output » en fonction de besoins exprimés

Permettre les échanges entre équipes Partage de l’information de la synthèse au détail

Favoriser le travail de groupe dans une logique de service

Tableau 1: Besoins au sein d’un pilotage de système d’information

 

L’offre de CAIRNIS à l’hôpital est celle d’une relation collaborative fondée sur une démarche de service avec des réunions de suivi. Cette offre est focalisée sur l’exploitation directe des résultats basés sur un partage périodique du fonctionnement et par une démarche évolutive des solutions. L’hôpital dispose d’un interlocuteur qui peut répondre aux questions posées et aider.

 

La solution comporte les points suivants :

 

-          Rapport paramétrable,

-          Rapports instantanés,

-          Tableaux de bord,

-          Cartographie décisionnelle,

-          Vues topologiques,

-          Indicateurs de tendance,

-          Indicateurs de consommation.

 

Le projet utilise une démarche Information Technology Infrastructure Librairy (ITIL) que l’on peut traduire par « Bibliothèque pour l’infrastructure des technologies de l’information ». Il s’agit d’un guide de bonne pratique construit à l’origine par des experts de l’Office public britannique du Commerce, mais qui a été adopté par les grands consultants ainsi que les grands constructeurs de matériel.

 

La solution CAIRNIS respecte les phases d’ITIL.

 

Niveau Contenu
Conception de service

 

Gestion des niveaux de service

Gestions des disponibilités applicatives et des composants

Gestion de la continuité

Gestion de la capacité

Gestion de la sécurité

Transition de services

 

Gestion des actifs et de leur configuration

Gestion des changements

Gestion des mises en production

Exploitation de service

 

Gestion des événements

Gestion des incidents

Gestions des problèmes

Gestion des requêtes

 

Tableau 2 : Niveau des contrôles ITIL

 

 

Une des premières phases consiste à connaître la base installée du SI et des éléments de configuration  qui représentent un outil pour toute l’équipe informatique. Les rapports décrivent l’état de santé du SIH, l’accès aux bases de données, la disponibilité, la sécurité. Ils permettent une modélisation des applications. Cette solution permet de calculer des coûts d’utilisation et en particulier des dépenses énergétiques.

 

Le logiciel est construit selon différentes couches. Il est ainsi possible de customiser la base de données, de surveiller les éléments anormaux et de mettre en œuvre des bulletins de sécurité.  L’outil permet une remontée des actions réalisées, mais il ne conduit pas à des actions automatiques. Pour chacun des éléments, il gère les points suivants :

 

-          Propriétaire,

-          Rôle,

-          Criticité

-          Référentiel,

-          Configuration,

-          Interrelation.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

Connaître les besoins en télésanté

La  DATAR a préparé un Kit pour connaître les besoins de débit de télécommunications en termes de santé. Plusieurs éléments sont apparus.

 

Le besoin en débit symétrique est plus important que la réalité actuelle.

 

Un niveau de qualité de service est nécessaire, qualité associée à une disponibilité effective haute.

 

La proposition est celle d’un accès à plus de 100 mégabits pour les hôpitaux centraux, les hôpitaux locaux pouvant se limiter à 20 mégabits réels. Dans les deux cas, un taux de  disponibilité 99,9 % est nécessaire. Les

Ehpad et les maisons de santé physique nécessitent une connexion rapide.

 

La DATAR propose de répertorier les actes et les besoins associés. Il s’agit de répondre au besoin, de ne pas être 100% fibre, mais de prendre en compte les technologies disponibles.

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Comment financer le très haut débit ?

Le coût du très haut débit pour la Région Midi-Pyrénées serait de 1,7 milliard d’euros et de 20 milliards d’euros pour la France. La région propose la mise en place d’une contribution analogue à celle de l’électricité, comme le FACE qui est le fonds de péréquation de 2 % en ville et de 0,4 % en campagne et qui permet de mettre en œuvre « la fée électricité » dans les campagnes.

 

Pour Gérard Amigues, il faut des solutions pour répondre rapidement ! Que l’on cesse le combat entre les « pro-fibre » et les autres technologies. Pour prendre un exemple, si on installe le satellite, cela crée des demandes qui auront des besoins plus importants plus tard. Ces besoins justifieront le déploiement de la fibre.

 

Que cela soit dans le domaine de la santé, de l’éducation et des services de proximité, il faut aller vers la fibre, mais il ne faut pas oublier les solutions alternatives.

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Petite histoire du téléphone mobile

Première phase

 

1920 : premier radiotéléphone américain de Motorola. Les voitures de police de Detroit possèdent la radiotéléphonie en 1921. 1940. Réseau de radiotéléphone de la ville de Chicago. 1945 : les militaires mettent au point des systèmes performants au cours de la deuxième guerre mondiale. 1956 : mise en place du réseau de correspondances publiques de Paris (fréquence de 150 Mhz).

Le téléphone mobile est vu comme un objet destiné au VIP et à la sécurité.

 

Deuxième phase

 

1968 : Carterphone Decision. Décision de la FCC qui permet à tous les réseaux mobiles de se connecter au réseau d’AT&T imposant des systèmes cellulaires. 1969 : démarrage aux États-Unis de la Task Force of Telecommunications Policy qui commence à réfléchir sur les mobiles.

Cette période donnera le nom à l’objet dans les différents pays.

 

Troisième phase

1982 : début du groupe GSM par le CEPT. Allocation des sous-bandes par le CEPT (de 890 à 915 MHz pour les mobiles vers la station de base et de 935 à 960 pour l’inverse). 1987 : démarrage du réseau RDS (Operator en France). MoU GSM signé par 13 pays européens — Belgique, Danemark, Espagne, France, Finlande, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, RFA, Suède — (quatre autres pays ont rejoint le MoU en septembre 87, l’Autriche, le Luxembourg, la Suisse et la Turquie). Directive 87/371 et 87/372 de la CEE.  1989 : désignation d’opérateurs concurrentiels : SFR en France, Arcor en Allemagne.  1991 : désignation des opérateurs GSM en Europe (mars 91 en France). France Télécom établit la première communication entre un mobile GSM et le réseau téléphonique (juillet 91). 1992 : début de la commercialisation du GSM (phase 1) en France et Allemagne. Plusieurs pays d’Asie, l’Australie et le Cameroun adoptent le GSM. 1993. Les consommateurs français peuvent s’abonner effectivement aux deux réseaux.

Le téléphone mobile à la norme GSM devient un produit « grand public ».

 

Quatrième phase :

 

1995 : démarrage des messageries aux normes Ermes, Tam Tam (Cofira) et Kobby (Bouygues).  1997 : apparition des terminaux multimodes GSM-DECT et GSM-DCS, apparition des SMS ou 900-1800. Choix des normes UMTS (Troisième génération). 2001 : démarrage des réseaux 3G.

Multiplication des usages possibles pour les équipements : le téléphone mobile est plus qu’un téléphone.

 

Source :

Bruno Salgues, Les télécoms mobiles, GSM, DCS, deuxième édition revue et augmentée, Hermes, 1997

Bruno Salgues, 30 ans de téléphonie mobile, Futurs sans limites humaines, LULU, 2013

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Comprendre les TIC

Les TIC permettent l’émergence de formes d’action collectives, distantes et asynchrones. Pourtant, les nouvelles approches par l’activité dans le but d’analyser le travail soulignent l’importance du contexte, de la situation et du langage. Nous avons ici choisi le mot langage qui représente un concept plus évolué que celui de code. La signification de la succession de messages qui formeront un langage dépend du code à partir duquel il est construit. Cependant, dans le cas du téléphone mobile, le langage dépend fortement du lieu et de la période. Nous proposons de présenter une première réflexion relative à l’articulation entre cet éclatement du temps et de l’espace et « l’ici et maintenant » de la situation.

La question fondamentale est souvent celle des changements majeurs liés aux TIC, donc au téléphone cellulaire. C’est une question récurrente depuis 30 ans. Contrairement à des ouvrages récents, nous ne traiterons pas du débat concernant la position entre le déterminisme technique et le déterminisme social, ce qui est clairement dépassé. Je pense à l’ouvrage récent de Jaurriguiberry et Proulx. Nous ne situerons donc pas dans la notion de double médiation sociale et technique tel que le propose Josiane Jouet (Jouet, 1993 et 2000). Dans son approche, l’outil technique structure la pratique, les formes d’usage et le sens accordé à la pratique prennent leurs sources dans le corps social (Jouet, 1993, page 100 et suivantes). Ne rentrant pas dans ce débat, ce texte part d’un principe de Gilbert Simondon, selon lequel l’opposition entre technique et culture est fausse et sans fondement (Simondon, 1958).

La théorie utilise le concept de message qui se définit par le contenu de la communication. Parce qu’il est composé de mots, de gestes, de signes assez tangibles, le message représente par conséquent l’élément matériel de la communication. Or, dans le cas de notre téléphone mobile, il contient non seulement une part d’immatériel, mais il devient également totalement virtuel lorsque l’information de géolocalisation est utilisée. C’est pour cette raison que la notion d’usage, ou que la théorie de la réception sont apparues. En ce qui concerne cette dernière, il s’agit de savoir ce que les gens font des médias et non ce que les médias opèrent sur les gens. La question des usages est au centre de ce texte. Une autre avancée théorique est celle des «  cultural studies ».  Cependant, nous utiliserons assez peu cette approche car elle est concentrée sur la signification des messages. Les pratiques de décodages par les individus constituent l’essentiel des études dont on dispose depuis Sonia Livingstone (2003), Benjamin E. Hermalin et Michael L. Katz (2006). Notre approche se situe davantage autour du produit que sur les seuls contenus que ce dernier véhicule.

Bibliographie :

Hermalin B., Katz M. L., “Your network or mine? The economics of routing rules”, The RAND Journal of Economics, Volume 37, Issue 3, pp. 692–719, September 2006.

Jaurriguiberry et Proulx, Usages et enjeux des technologies de communications, Eres Éditions, 2011.

Jouët J., « Retour critique sur la sociologie des usages », Revue Réseaux, CNET-Hermes, Volume   18, n°   100, pp. 487-521, 2000

Simondon G., Du mode d’existence des objets techniques, Aubier, Paris, 1958.

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Introduction du livre : Télésanté, espoir du monde rural

Le présent ouvrage reflète un moment précis de l’histoire du système de santé, celui où l’attente pour les services de télémédecine dans les zones rurales, mais aussi plus largement dans tout le pays, s’amplifie rapidement. Les auteurs ont participé à la manifestation RuraliTIC qui s’est tenue à Aurillac les 12 et 13 septembre 2012. D’autres ont réagi aux propos de ces auteurs. Organiser des ateliers pour la télémédecine pouvait paraître encore risqué il y a peu. Souvent, les responsables locaux, élus, administrateurs, responsables associatifs ou entreprises, considéraient la santé comme un domaine spécialisé, hors de leur responsabilité sinon bien sûr de leurs besoins. Ils pensaient que la télémédecine était au mieux un outil technique pour les professionnels et les responsables d’établissements, au pire un moyen d’évacuer les questions difficiles de l’accès aux soins pour les zones rurales ou les quartiers dits difficiles en évoquant des substituts pauvres et d’ailleurs illusoires. Tel n’est manifestement plus le cas, et la preuve en a été la fréquentation importante des ateliers comme l’intérêt des discussions qui s’y sont prolongées. Cette tendance nouvelle se vérifie partout : chacun comprend que la santé n’est pas qu’une affaire personnelle ou technique mais un enjeu social fondamental, qu’elle porte sur l’ensemble du mode de vie et des relations au sein d’un territoire. Chacun voit aussi les possibilités de techniques informatique et télécom et l’importance de les exploiter non pour se substituer à un  système de santé devenu inaccessible, mais au contraire pour en faciliter l’accès, permettre aux acteurs de santé du territoire de s’y maintenir, assurer un maillage bien plus efficace allant du domicile au Centre hospitalier universitaire, de l’éducation thérapeutique des citoyens à la connaissance médicale la plus avancée.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) appliquées au secteur de la santé recouvrent de multiples applications et terminologies : « télésanté », « télémédecine », « téléexpertise », « téléconsultation », etc. L’ensemble des actes et services de santé assurés à distance grâce aux technologies de l’information et de la communication est appelé télésanté. Celle-ci comprend la télémédecine qui a été officiellement définie dans la Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) de 2009, « elle met en rapport, entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé, parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. ». Ce livre ne discutera ni des définitions, ni des avantages relatifs de l’une ou l’autre solution.

 

Dans un contexte de baisse de la démographie médicale, de hausse des maladies chroniques et de vieillissement de la population, les TIC permettent que soient prodigués des soins à distance rendant contingente l’interaction physique entre le médecin et le patient. La télésanté est donc perçue comme une solution pertinente sur des territoires où l’offre de soins est déficitaire. Selon le décret d’application de la loi, qui limite du reste son objet à la seule télémédecine, il s’agit de dématérialiser la consultation (téléconsultation), la prescription (téléprescription), l’expertise (téléexpertise), la surveillance (télésurveillance), l’assistance (téléassistance) et la régulation médicale. Dans le monde rural, la situation est exacerbée. Le plus souvent, s’ajoute la faible performance et même l’absence des réseaux qui pourraient être support de ces utilisations. De plus, le sanitaire y est étroitement associé au médico-social et au social, ce que le cadre réglementaire actuel ne permet toujours pas de traiter de façon satisfaisante. Ce livre ne discutera pas non plus de l’importance relative de ces actes et de leur vitesse successive de dématérialisation.

 

Avant, l’expertise médicale était liée et limitée aux sites de présence du médecin. Ou le client venait voir le médecin, ou le médecin rendait visite au client. La télémédecine rend disponible l’expertise médicale en tout lieu. La télésanté étant la problématique au champ d’une santé élargie faisant une large part au social. Tout l’intérêt de cet ouvrage est de traiter de ces deux questions. Par opposition au chapitre précédent, ce point est au cœur de l’ouvrage.

 

Plusieurs évolutions sont inévitables. Tout d’abord, la médecine devient une pratique médiatisée, et la relation sera nécessairement différente entre le malade et son médecin. Ensuite, cette situation va conduire à une internationalisation à la fois dynamisante et contraignante. A terme, le malade pourra se situer dans la campagne prés d’Aurillac et le médecin au Canada. Enfin, les nouvelles coopérations rendent inéluctables des changements organisationnels. Si ces trois aspects sont pris en compte, la télémédecine peut être un élément clé pour apporter des solutions aux problèmes actuels de la santé. Nous avons ajouté dans ce texte des expériences et des réflexions provenant de nos amis canadiens et africains.

Mais, alors que les grands programmes nationaux pour le déploiement technique et pratique sont lancés, force est de constater que, bien qu’ils se concentrent sur la télémédecine ou le cadre réglementaire fourni est plus avancé,  ce cadre n’est pas encore assez mature ou respecté tant du point de vue  juridique, que du point de vue financier ou technique, ou même de la protection des droits des patients : trop de contradictions, trop de changements rapides pour être pris en compte, à la fois trop de rigueur et de complexité et trop de souplesse… Et l’on serait finalement en droit de se demander si le lancement officiel de la télémédecine en France a trop tardé ou au contraire, s’il est tout simplement prématuré.

 

Cet ouvrage collectif abordera dans un premier temps les applications numériques pour la santé avant d’en voir les contraintes puis les différentes approches possibles sur le plan économique comme celui des méthodes.

Ils ont participé à cet ouvrage coordonnée par Bruno Salgues et Norbert Paquel

Jeannot Allouche, Gérard Amigues, Christelle Aupetit-Berthelemot, Jean-Pierre Bastard Laurent Billonnet, Jean Cassagnes  Jacques Cinqualbre, Caroline Conti, José Côté, Jean-Michel Dumas, Romain Endelin, Jean-Paul Fortin, Marie-Pierre Gagnon, Michel Habrias, Marie Marsaux, Guy Paré, Joy Raynaud, Stéphane Saint-Amand, Robert Picard, Michel Tchonang Linze, Amélie Trépanier, Damien Uhlrich, Pierre Ygrié, Olivier Zablocki

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Ecole de l’Internet (EEMI) : un délire mais un vrai besoin!

Certains industriels ont installé lundi 6 juin l’EEMI.

De grâce, ne l’appelez pas école de l’Internet

En 1995, un groupe d’industriels expliquait que le réseau Internet n’avait pas d’avenir

En aout 1997, à Hourtin, Lionel Jospin annonçait la création des écoles de l’Internet sous la pression de certains « intellectuels professeurs nimbus » du secteur. Un décret et des directives ont suivi. L’école de l’Internet de Lille (consacré au textile) de Bourges (à la sécurité), de Grenoble (Arts), de Castres (Santé et Automotive), Marseille (Logistique) n’ont pas vu le jour ou sont mort-nés ! Toujours la pression des mêmes industriels !!!!!

2011. Et les voilà!  Ces industriels font la promotion de l’EEMI ! Je salue tout de même cette initiative quelques années plus tard. Le parisianisme a frappé, La banlieue ou la province a été aussi préférée à Paris comme si tout était mieux dans cette ville !

En 1973, Lannion (France) et Schenzen (Chine) étaient des ports de pèche qui avaient le même nombre d’habitants. Tous deux avaient pour vocation de devenir des zones consacrées aux technologies de l’information avec la bénédiction des industriels et des gouvernements respectifs. Aujourd’hui Shenzen à 11 millions d’habitants dont 5 millions de migrants (en l’occurrence plus que les étrangers en France), arrose le monde entier d’électronique, abrite le siège de plusieurs géants mondiaux comme ZTE. Les résultats financiers 2009 de ZTE se situent au premier rang du secteur, avec un chiffre d’affaires de 8.820,7 millions de dollars. Cette société dépose environ 4000 brevets par an et dépense plus de 10% de son CA en recherche, dont plus de la moitié dans les universités et écoles locales. Cette somme, environ 400 millions d’euros,  est a comparer  aux 150 millions d’euros du budget de l’Université du président de la CPU (Conférence du président d’Université) dont 80 millions de salaires.

PS : Je faisais partie de ces intellectuels professeurs nimbus ……


PS2 : Je crée en ce moment une école TIC et Santé

Le leader actuel du DMP en mode hospitalier!

Pour ceux qui croient que le DMP sera Google/Microsoft, les plus grands hopitaux on fait d’autres choix

epic dmp grands hopitaux, ehr, epr, emr, medical record,  electronic health record, www.epic.com

Pour en savoir plus : http://www.epic.com

Benchmark des hopitaux européens, la France est à la traine dans les Technologies de l’information pour la santé!

En direct de la réunion du Conseil des Ministres de la Santé et du Sommet Word of Health IT à Budapest (Hongrie)

Un benchmark européen des hôpitaux les plus avancés en TIC a été effectué à la demande de la commission européenne par HIMSS Europe Analytics. Tous les pays européens ont été analysés sauf les pays baltes.

L’enquête mené par HIMSS Europe montre que la France est l’un des pays les plus en retard, l’explication serait que les freins à la mise en place des technologies de l’information est des plus grands. Les pays qui ont réalisé cette implémentation le plus rapidement sont la Suède, les Danemark, les Pays bas. L’Espagne arrive juste derrière. L’Allemagne et l’Italie ont d’excellents résultats dans certaines régions seulement. L’enquête montre que l’introduction de ces technologies est pour l’essentiel « hopital centric ». Cette situation s’expliquerait par le fait que les objectifs sont différents en Europe qu’en Amérique du Nord et en Asie qui est déjà plus « patient centric ». Les trois objectifs majeurs sont la réduction des erreurs médicales, la nécessité de remplir les obligations légales, la volonté d’améliorer la performance des organisations. A cette occasion, BitKom (organisateur du CeBIT) rappelle qu’en Allemagne, l’objectif est de réduire les couts administratifs liés aux contraintes légales mais aussi des coûts organisationnel, de construire l’infrastructure de santé et d’améliorer la qualité des soins.

La remise des « diplômes » de ce soir à donné des étoiles aux quatre hôpitaux suivants :

Badalona Serveis Assistencial, Badalona, Catalogne, Espagne,  http://www.bsa.cat/

Landstinget Kronoberg, Kronoberg, Suéde,  http://www.ltkronoberg.se/

Marinasalud, Dénia, Pays de Valencia, Espagne, http://www.marinasalud.es/

Universitätsklinikum Hamburg-Eppendorf (UKE), Hambourg, Allemagne, http://www.uke.de

Rappelons que l’année dernière, la première édition de ce benchmark avait mis en lumière l’Odense University Hospital du Danemark, l’ISMETT Hospital en Italie et l’Hôpital Universitaire de Genève.