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Investissement nordique en Corée

Une rupture est parfaitement visible en 1999, les investissements avaient augmenté jusqu’a cette date avant de se réduire après.

Entre 1981 et 1997, la politique d’investissement était restrictive en Corée. Entre 1998 et 2005, le montant de l’investissement a atteint le milliards de $, après la libéralisation. En ce qui concerne la Suède, la Norvège et le Danemark, des relations commerciales importantes existent dés 1959. La Finlande est entrée en relation avec ce pays seulement en 1973 du fait de la guerre froide. L’investissement qui a explosé en 1999 provient pour l’essentiel des firmes suédoises.

L’investissement est le reflet des firmes performances, cela varie selon les pays. Pour la Suède, il s’agit d’équipement de transport et machine. Pour le Danemark, l’industrie agroalimentaire est dominante. Les secteurs que l’on retrouve pour la Finlande sont l’électronique (Nokia) , papier, produits chimiques. Pour la Norvège, le domaine est celui des transports et des équipements de transport. A titre d’exemple, Atlas Copco a investi 1,2 milliards de $ sur la Corée. En général, ces investissements sont plutôt des achats que des joint-ventures

Source :

Communication de Kristiina Korhonen, Helsinski School of Economics au XII th Euro Asia International Research Seminar, Université de Barcelone, Barcelone, 1 et 2 juin 2006

Le développement de la fraude

Parmi les pays mis en avant par Claude Allègre (la Chine, la Corée, le Brésil, l’Inde, …), qui sont par ailleurs des pays où les scandales de fraudes sont nombreux. Mais le mot fraude n’est pas dans son dictionnaire. Hwang Woo Suk et Jon Sudbo défraye la chronique.

En Norvège, Jon Sudbo, un médecin et chercheur de 44 ans, a admis avoir inventé dans ses statistiques une centaines de faux patients pour une étude sur le cancer de la bouche. Elle a été publié en octobre 2005 dans le magazine médical britannique The Lancet.

L’affaire Hwang Woo Suk, qui a éclatée en janvier 2006, en est un exemple. Ce professeur coréen pionnier du clonage avait donc fraudé.. Ainsi le professeur Hwang Woo-suk est tombé. Il est presque au fond du gouffre après différents paliers de déshonneur. Première phase, il a utilisé les ovules de son personnel pour réaliser ces clones alors qu’il eût été plus facile et discret de s’approprier certains ovules de patientes traitées par fécondation in vitro. Deuxième phase, les clones humain n’en étaient pas. Enfin, son chien cloné Snoppy était lui aussi une invention.

La fraude scientifique n’est pas commune selon lui. C’est extraordinaire que cet homme qui avait fait des choses frauduleuses ait été sanctionné par la machine scientifique elle-même. De plus, la fraude serait momentanément possible, mais très difficile sur une longue durée. Dans de grandes revues scientifiques, des articles sont faux, mais à terme un autre chercheur va le montrer. Les scientifiques ne sont pas différents des autres hommes avec les mêmes défauts. Mais la science n’a pas de vérité, ce qui est revanche le cas des mathématiques. « La science, c’est une vérité provisoire, fondée sur un modèle ».

La principale source de danger provient de l’interférence entre les sciences et les médias. Les scientifiques pour des raisons financières deviennent soucieux de leur pub. Cette idée est mis en avant par Jean Yves Nau dans un article du Monde qui explique qu’ « il y eut d’abord la retentissante première, faite le 23 février 1997 dans les colonnes du journal britannique The Observer, qui, en l’occurrence, violait l’embargo fixé au 27 février par l’hebdomadaire scientifique Nature, et annonçant au monde l’existence de la brebis Dolly. Depuis, les publications scientifiques relatives à la création de mammifères par la technique du clonage ont toujours eu un large écho dans les médias, assurant à leurs auteurs une renommée et une aura que jalousent nombre de leurs pairs. Une course à la notoriété qui entraîna des dérapages répétés, tant de la part des chercheurs que des médias. »

Claude Allègre y voit encore deux autres causes. La deuxième source de danger est liée à l’effet des groupes de pression. Ils essayent de pousser des théories et donc des chercheurs.

La troisième raison est que certains chercheurs utilisent ces moyens pour obtenir des budgets. C’est le « Glou glou pour obtenir des crédits », dixit Claude Allègre. Hervé Morin dans Le Monde reprend se thème. « Publier ou périr. Telle est l’injonction faite aux quelques 5 millions de chercheurs recensés de par le monde. S’ils ne transcrivent pas leurs résultats dans des revues scientifiques, ceux-ci ne seront pas connus de leurs pairs ni, a fortiori, du grand public. Reconnaissance, avancement et attribution de crédits dépendent de ces journaux, et des comités de lecture dont se sont dotés les plus sérieux pour trier le bon grain de l’ivraie. »

Selon Jacques Testard, chercheur à l’INSERM, « le pousse-au-crime, c’est le mercantilisme ambiant ». Ce chercheur en profite pour fustiger les réformes françaises qui veulent mettre en avant les innovations compétitives. Pour lui, soumettre les laboratoires de recherche à des préoccupations industrielle est une erreur. Le risque est alors de voir poindre des solutions policières de contrôle : comité antifraude, cahier de laboratoire normalisé et infalsifiable, et peut être une caméra de surveillance au dessus des lieux d’expérimentation.

Sources:

Allègre Claude, Dictionnaire amoureux de la science, Plon-Fayard, Paris, 2005, 1021 p., ISBN 2-259-19983-6

Blay Michel, Halleux Robert, La science classique (XVIe-XVIIe siècle), dictionnaire critique, Flammarion, Paris, 1998

Morin Hervé, Le clonage à risque de l’information scientifique par les médias généralistes, article publié le 15 Janvier 2006, Le Monde

Nau Jean Yves, L’affaire Hwang ou les ravages de la course à l’audience, article publié le 15 Janvier 2006, Le Monde

Testard Jacques, L’affaire Hwang Woo-suk ou les dérives de la science-spectacle, article publié dans la série débat le 04 Janvier 2006, Le Monde, page 19

Conservatoire des Arts et Métiers, Paris, 5 janvier 2005, Rencontre avec Claude Allègre, membre de l’Institut, professeur à l’université de Paris VII, et par Robert Halleux, membre de l’Institut, professeur à l’université de Liège.

Version initiale de l’article publié le 9 janvier 2006 et modifié le 18 janvier 2006.