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ile maurice ou mauritius
un pays a visiter ou pour y travailler

Quand un ministre assiste jusqu’au bout à ma conférence …

Grande joie à l’ïle Maurice

Pour ma part, depuis le gouverneur de Californie « Arnold Schwarzenegger » au Cebit en 2009, c’est la première fois qu’un ministre, Soomilduth BHOLAH,assiste à la totalité de ma conférence ! (PS: Il est ministre des Affaires, PME et Coopératives de l’île Maurice).

PS2 : aucun ministre français n’a assisté à une de mes conférences jusqu’au bout.

La connectivité des îles de l’Océan Indien

 

 

Le Ministre de l’information et de la télécommunication de l’île Maurice est de ceux qui veulent réduire l’écart digital car les générations à venir ne nous reprocherons pas d’avoir rater le train. Il ne faut pas rester à l’écart de la société numérique, de la société de la connaissance.

 

L’atelier PRATIC (Programme Régional d’Appui au TIC) est celle de l’étude de la connectivité inter-iles de l’Océan Indien. Le financement UE-COMESA a permis de faire l’étude de faisabilité. Les 21 millions d’euros de la première tranche sont dépensés dans des études de faisabilité. Ces études ne doivent pas se prolonger. « Il est certain qu’il faut de l’interconnectivité en fibre optique pour relier les pays de l’Océan Indien ».

 

Le projet  EASSY a été concrétisé avec le protocole de Kigali. Cet accord permet de réaliser ce câble est-africain dans les 24 mois. Un seul câble relie l’Afrique au reste du Monde, c’est le câble SAFE initié en 1995, opérationnel en 2001. « Nous n’avons qu’un câble », et en plus, c’est un projet commercial d’opérateur privé qui « veulent traire la vache ». En 2007,  c’est pris ont baissé de 77%.

 

Il faudra avoir un deuxième câble pour faire décoller la société de l’information.

 

Indra, dieu de la cuisine

Si vous avez la chance de passer quelques jours à Maurice, la visite au restaurant Indra s’impose. Situé à l’extérieur de la capitale, Port Louis, vous ne pouvez vous y rendre que par un moyen de transport. Le restaurant est situé dans le domaine des pailles.

Le restaurant est exclusivement indien, mais vous pourrez y boire un excellent beaujolais provenant de la maison Antonin Rodin, vous pouvez opter aussi pour la bière locale Phénix. Indra est le dieu du ciel, mais le cuisinier est un dieu de la cuisine. Il parait qu’il vient de New Dehli. C’est une cuisine d’exception où des séries de petits casseroles en cuivre vous sont servies comportant des viandes, des légumes, des sauces aussi sublimes les une que les autres. Ce type de cuisine proviendrait du Rajasthan. Tous les soirs, de la musique traditionnelle égaille votre repas, Sitar et Tabla, tel est le programme. Encore faut-il prêter l’oreille…

Restaurant Indra, Domaine des Pailles, Pailles, République de Maurice, Tel 230 286 4225, Fax 230 286 4226, email :domaine.sales@intnet.mu, site web : www.domainelespailles.net

Bouffe dans les avions (Suite)

La compagnie Continental a vraiment de la suite dans le comportement, après le tout poulet dans le trajet allé, c’est le « tout bœuf » dans le trajet retour. Je m’en serais douté. Ouf, il n’y a avait pas de bœuf au petit déjeuner, mais comme il fallait vraiment savoir ce qu’il y avait dedans, c’est-à-dire pas grand chose, il n’y avait peu de risque.

Départ pour Maurice avec la compagnie locale « Air Mauritius ». Enfin un repas digne de ce nom. Je n’ai pas choisi bien sur le poulet mais les « tortellini fromage » excellent. L’entrée était composée de truite saumonée sur une petite salade piémontaise, les alcools de bonne qualité. La pâtisserie, qui suivait le fromage était aux fruits de la passion et à la pêche. Les spécialistes du catering avion ont reconnu là un menu de Bruneau Pégorrier. Le lecteur assidu du menu peut découvrir qu’il a été composé à l’aide d’un chef mauricien qui se nomme « Antoine Heerah ». Il y a écrit que c’est « l’esprit de l’île Maurice », en tout cas, il met réellement dans l’ambiance avec le punch en apéritif et la bière « Phenix » locale….

La contrefaçon et les produits dérivés n’existent pas que d’hier

L’île Maurice donne des exemples. Une célèbre histoire d’amour se situe dans cette île. Elle est l’exemple même de la diffusion de la contrefaçon dès le XVIII iéme siècle. En 1789, Jean Bernardin de Saint Pierre publie « Paul et Virginie » à Paris. Il prend exemple sur le drame du Saint Geran, dont il ne fait que romancer. La même année une copie « pirate » est éditée à Lausanne. En 1912, un film muet est réalisé, en 1923, c’est le cas d’un film couleur, suivi en 1976 par un feuilleton de l’ORTF en France. Les autres produits dérivés sont des papiers peints, des statues, des présentoirs, des boîtes à cigares, de la vaisselle, des broderies, des bijoux, des toiles de jouy.

Les recommandations de projet parité se mettent en œuvre à Maurice.

Les recommandations de projet parité se mettent en œuvre à Maurice.

La cyber cité

La cité d’ébène ou encore la cybercité se construit à l’image de la zoen de Bengalore en Inde. C’est d’ailleurs un consortium de ce pays qui intervient dans la conception de la zone. A six mois de l’inauguration, 35% de la surface a déjà été « achetée ». La tour fait parti d’un parc technologique. L’ensemble est géré par BPML (Business Park of Mauricius Ltd). Elle a coûté 1,5 milliards de roupies, environ 50 millions d’euros, sans compter les équipements informatiques et de télécommunication qui font l’objet d’un appel d’offre en cours. La construction a été financée par une ligne de crédit indienne de 600 millions de roupies avec l’embauche de 850 travailleurs indiens sur les 1000 personnes qui participe à cette construction réalisée par Larsen et Toubro Shapoorjil Pallonji, qui a déjà construit la cyber tour de Hyderabad en Inde. La tour est de douze étages pour 440000 pieds carrés (environ 40000 mètres carrés). CB Richard Ellis est chargé de commercialiser la tour, essentiellement pour des activités de BPO (Business Process Outsourcing), comme par exemple les DRC (Data Recovery Centers). Le tarifs de location sont de 1 dollar US par pied carré et 2 dollars US pour des bureaux tout meublés de luxe.

La création de l’incubateur « IT »

Sunresh Munbodh est le président de la NCB (National Computer Board) est à l’origine de la création de l’incubateur « technologie de l’information » de l’île Maurice. Cet incubateur occupe deux étages d’un immeuble avant de rejoindre « cyber cité ».

Tekidesa LTD est une des firmes issues de l’incubateur. Elle vient de lancer en juillet 2003, le site Kiprix.com , qui est une vitrine en ligne de commerçants mauriciens. Arvi Biandur, le directeur de cette firme est arrivé de l’Inde en août 2002. Il a décidé de se lancer dans le e-commerce.

Les centres d’appels investissent Maurice

La firme indienne Hinduja créé à Maurice un centre d’appel de 900 agents. L’île Maurice a été préférée aux Philippines. La firme espère monter son centre à plus de 2000 agents. La firme indienne a des revenus mondiaux de 28 millions d’euros, des profits de millions d’euros, et est présente dans 20 pays. Les principaux secteurs utilisateurs sont l’automobile, l’agriculture, certains secteurs manufacturiers, l’énergie et les télécommunications.

Technologies européennes : le retard se forme …

La mondialisation est en marche, mais les acteurs traditionnels de l’occident ne sont pas à la fête. Les alliances dans les systèmes on-chip continuent mais avec une domination des taiwanais. La Malaisie, ou l’Inde, impose ses logiciels au monde. Ainsi, Bengalore recrute dans le monde. Plus connue pour son tourisme et ses plages, l’île Maurice devient la «tête organisatrice» des productions d’outils nouveaux. Du coté de la préparation du sommet mondial de la société de l’information, les conférences préparatoires sont en marche. La conférence de Bamako s’est présentée comme un vecteur de l’anti-mondialisation dans la lignée de Porto Alegre. La conférence préparatoire de Genève sera la prochaine étape. Quoi que l’on en pense, le débat est en marche, au niveau mondial. Pourquoi un vrai débat ne s’ouvrirait-il pas en Europe, sur l’UMTS par exemple.

Edito de la lettre de Bruno Salgues publié dans le numéro 8 le 20 juin 2002