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D’Hippocrate à e-ppocr@te, les systèmes d’information en santé et l’éthique … un nouvel ouvrage

ISTE Editions vous annonce la parution d’un nouvel ouvrage sous la direction de Bruno Salgues dans la collection Systèmes d’information, web et informatique ubiquitaire dirigée par Jean-Charles Pomerol

Les systèmes d’information en santé et l’éthique
d’Hippocrate à e-ppocr@te


Jérôme BérangerEconomiste et gestionnaire de santé, Jérôme Béranger est consultant sénior et chercheur associé (PhD) pour la société Keosys. Ses recherches portent sur l’éthique et la sociologie des systèmes d’information destinés à l’e-santé, les m-health et les Big data.
Le livre est disponible en ebook au prix de 9,90 euros (prix réservé aux particuliers).
Le livre est disponible en  version papier au prix de 69 euros.
La numérisation exponentielle des données médicales a entraîné une transformation de l’exercice de la médecine. Cette évolution soulève notamment une nouvelle complexité des problèmes entourant les NTIC en santé. Le bon usage de ces outils de communication – la télémédecine, l’e-santé, les m-health, les Big data médicaux – doit permettre d’améliorer la qualité du suivi et de la prise en charge des patients pour un système d’information à « visage humain ».Face à ces enjeux, Les systèmes d’information en santé et l’éthique analyse sous un angle déontologique la relation médecin-patient, le partage, la transmission et le stockage de l’information médicale, établissant les repères d’une éthique propre à la numérisation de l’information médicale. S’appuyant sur des recommandations de bonnes pratiques étroitement associées à des valeurs, cette modélisation développe des outils de réflexion et présente les clés pour comprendre les enjeux décisionnels qui tiennent compte à la fois des contraintes technologiques et du caractère complexe de la réalité humaine en médecine.
Sommaire1. L’émergence de l’information médicale face aux enjeux de l’éthique personnelle et sociétale
2. La communication dans la relation médecin-patient orientée autour de la décision médicale
3. Le traitement de l’information médicale dans le droit
4. La modélisation éthique : de la conception à l’utilisation du système d’information
5. Les applications de ce modèle éthique
6. Les changements environnementaux indispensables entourant les SI en santé
7. L’organisation des SI tournée vers l’éthique et la connaissance médicale partagée
8. Une médecine personnalisée orientée vers l’éthique418 pages – Mars 2015
Ouvrage papier – broché
ISBN 978-1-78405-070-2

 

Pour acheter l’ouvrage : http://iste-editions.fr/products/les-systemes-d-information-en-sante-et-l-ethique

Pour acheter et consulter d’autres ouvrages écrits ou dirigés par Bruno Salgues: http://salgues.sopixi.fr/

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Interculturel en entreprise, un ouvrage

Cet article est une note de lecture de l’ouvrage de Danielle Leeman, Alain Cazade, Jean-François Chanlat, Gilles Louÿs, Sébastien McEvoy, dirs, L’interculturel en entreprise : quelles formations ? Aspects civilisationnels, économiques, historiques, juridiques, linguistiques. paru aux éditions de Limoges, Lambert-Lucas, col. Info-com, en 2011.

Une version de ce commentaire est paru dans :

Question de Communication, numéro 26-2014

Signé Alain Cazade et Danielle Leeman, l’avant-propos (pp. 9-11) annonce la couleur : « Le lieu d’une recherche spécifique et incontournable, dans le contexte actuel, se dessine ainsi, comme l’importance à lui donner dans les formations dispensées par l’Université » (p. 11). À ce titre, ce livre s’adresse à tous ceux qui, de près ou de loin, traitent de ce sujet ou sont confrontés à ce thème dans leur pratique. Cet avant-propos contient une liste à la Prévert de comportements culturels qui peut servir d’introduction à des cours sur le sujet de l’interculturalité. Quelques pages plus loin, Cornelius Crowley évoque les topoï, sujet bien connu des hommes du marketing (pp. 12-13). C’est également le prétexte invoqué par les auteurs pour s’intéresser à ce sujet.

L’article de Danielle Josèphe (pp. 63-70) commence par une reprise de la définition de Louis Porcher dans La Civilisation (1986, Paris, Éd. Clé) : « Interculturelle est l’attitude qui consiste à construire entre des cultures différentes des relations de réciprocité c’est-à-dire de connaissance mutuelle, connaissance étant prise ici au sens de saisie des lois de fonctionnement de chacune des cultures considérées » (p. 63). Signée Cornelius Crowley, la préface (pp. 11-16) souligne le fait que « la culture est une affaire d’entre » au même niveau que les termes d’intérêts et d’intéressement (p. 11). Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’une affaire d’entre soi, mais aussi d’une affaire « d’entremise et d’entreprise » (p. 11).

Le sujet abordé par Danielle Josèphe concerne l’interculturel dans l’enseignement du français langue étrangère ou seconde. Ce sujet impose de différencier les notions d’interculturel et de multiculturel. Pour cela, elle utilise le concept de Martine Abdallah-Pretceille qui distingue l’interculturel, soit une construction susceptible de favoriser la compréhension des phénomènes sociaux et éducatifs en liaison avec la diversité culturelle, et par ailleurs le multiculturel qui n’a quant à lui pas de vision éducative, mais qui reconnaît la pluralité des groupes et veut éviter leur éclatement (p. 65). Cette distinction semble approfondie par Mehdi Majidi (pp. 81-85). L’organisation doit alors évoluer en trois niveaux. Le local, premier niveau ; c’est celui où le facteur interculturel est important. Ensuite, l’organisation doit intégrer des valeurs stratégiques où la diversité culturelle devient importante. Enfin, l’organisation cherchera la source de son avantage concurrentiel en répondant à des demandes multiculturelles. Concernant les compétences à acquérir en termes d’interculturalité, Maria del Carmen Méndez García nous propose le modèle icopromo (intercultural competence for professional mobility) (pp. 87-92), tandis que le texte des consultants Nicolas Delange et Philippe Pierre (pp. 99-108) invite à réfléchir sur les compétences nécessaires pour les cadres mobiles dans un contexte multiculturel. Ces deux auteurs utilisent la notion de compétence culturelle de Philippe Laurent et Yih-Teen Lee (2005, « Comment appréhender la compétence interculturelle », Revue économique et sociale, 3, sept., pp. 13-21), soit « l’ensemble des connaissances, habilités, capacités et compréhensions qui permettent à une personne qui possède ces qualités de comprendre les comportements, les valeurs et les approches de vie des peuples différents que soi-même, et d’agir de manière acceptable par d’autres pour faciliter la communication et la collaboration » (pp. 103-104). Sans en faire la vraie démonstration, ils concluent qu’il n’y a pas de compétences culturelles, sinon des compétences sociales (pp. 99-107). Dans la même veine, Gilles Louys défend l’idée que ce qui est le plus important, ce n’est pas l’interculturel, mais plutôt l’intercivilisationnel (pp. 109-114). À partir de son expérience d’enseignement des langues dans des écoles d’ingénieur, Didier Bottineau (pp. 115-126) insiste sur l’importance de la pratique de la langue.

Evelyn Odonkor (pp. 17-20) a étudié les publicités destinées aux enfants en France, au Ghana et aux États-Unis selon sept axes : l’accomplissement, le bonheur, l’amusement, la force, l’héroïsme, l’humour et la relation adulte-enfant. Parmi eux, seuls les quatre derniers varient en fonction des cultures. L’humour est le seul s’avérant très différent. Par exemple en France, il est possible de se moquer des enfants et des adultes dans les contenus publicitaires, alors que cela ne concerne que les adultes aux États-Unis et que toutes formes de moqueries sont proscrites au Ghana, pays où l’adulte est la personne qui sait ce qui est le mieux pour la famille.

L’article de Patricia Gutiérrez et de Mercé Pujol Berché (pp. 21-31) réalise une analyse intéressante de l’interculturalité dans le groupe d’hôtels Accor entre la France et l’Espagne. Pour ce faire, les deux auteures utilisent pour l’interprétation la notion de chaîne d’action de Hall et Hall (Hall E. T., Hall M. R., 1987, Guide du comportement dans les affaires internationales, trad. de l’américain par E. Jacquemot, Paris, Éd. Le Seuil, 1990). Il s’agit d’un ensemble d’évènements auxquels une ou plusieurs personnes participent. Le texte de Fabien Blanchot (pp. 33-44) s’intéresse aux alliances d’entreprises ; il prend comme support celle de Nissan et Renault. Il propose une liste d’effets des différences culturelles : incompréhension, factionnalisme ou clanisme, déstabilisation managériale. À partir d’une analyse de la littérature, il liste les effets vertueux des alliances interculturelles, ainsi que leur cause. Le management interculturel est alors proposé comme une quadruple action : intégratrice, de sensibilisations aux différences, de connaissance et d’appui sur les similitudes, de développement de compétences d’action. Cette contribution analyse ensuite 14 leviers d’action utilisés dans le cas de l’alliance Nissan-Renault. L’étude de cas de Jean-Pierre Segal (pp. 51-61) sur le transfert du cadre institutionnel métropolitain des relations de travail dans le cadre de la Nouvelle-Calédonie est à la fois captivante, passionnante et témoigne en outre d’un vécu. Sa conclusion est aussi d’une grande valeur et se décompose en trois points : la place de l’école dans ce processus, l’importance des autres variables et la nécessité de recherche-action dans ce domaine. Cette thèse sur l’importance du rôle de l’école est reprise par Danielle Josèphe qui montre comment intégrer l’interculturel dans l’enseignement du français langue étrangère et seconde. En revanche, dans son étude du cas d’une entreprise franco-latino-américaine de parfumerie, Emmanuel Sauvage (pp. 93-98) montre l’importance de la compréhension réciproque.

Diana Balaci (pp. 77-80) explique comment l’interculturalité est apparente dans les bâtiments de l’Institut français de Bucarest. Simon Bouquet (pp. 127-142). utilise comme support de ces démonstrations la Déclaration universelle des droits de l’homme dont il fait une intéressante analyse sémantique.

Ce livre contient des articles de qualités inégales. L’article sur l’interculturel franco-allemand et les styles de management dans les firmes multinationales de Véronique Boirie (pp. 45-50) ne fait aucune référence aux nombreux travaux sur ce sujet liés aux rapprochements européens ou aux tentatives échouées dans le domaine de la construction de matériel de transport, de la pharmacie, des télécommunications et de l’informatique. La conclusion est alors banale ou évidente, selon de quel point de vue on se place : « Les logiques de fonctionnement dans les groupes étudiés sont différentes selon le rapport au pouvoir et à l’autorité et posent la question du rôle des managers et de leur manière de le vivre selon la culture nationale d’origine » (pp. 45-50). L’article de Gilles Lecointre (pp. 71-76) apporte peu d’éléments au débat, mise à part une idée assez éloignée qui est celle de l’instauration d’un contrat d’emploi à long terme dans l’entreprise (celte).

Notons également des pratiques d’autocitations présentées comme des évidences de lecture, lesquelles dans les faits sont improbables, notamment dans le texte de Patricia Gutiérrez et de Mercé Pujol Berché, celui de Fabien Blanchot. Ces auteurs ont du mal à faire croire qu’ils sont mondialement célèbres et que tout le monde a lu leur prose. Les phrases du type « La présente contribution s’appuie en partie sur moi-même » peuvent être mal appréciées par le lecteur intéressé par ce sujet.  

Sur le plan de la forme, l’article de Maria del Carmen Méndez García (pp. 87-92) rédigé en espagnol aurait mérité un résumé en français ou en anglais. Pour éviter la répétition des mêmes auteurs comme Philippe d’Iribarne, Geert Hofstede, Luc Boltanski et Ève Chiapello…, une bibliographie commune aurait pu être présente, d’autant plus que la forme des bibliographies est différente d’un article à l’autre. Sur ce sujet, de trop nombreuses citations d’auteurs ne sont pas présentes dans la bibliographie. Mentionnons par exemple « (Jamet, 2009) » dans l’article de Didier Bottineau (p. 125).

Le livre se termine par deux points de vue apportés, d’une part, par les acteurs du master Interculturel et international de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense et, d’autre part, par ceux du master Management interculturel de l’université Dauphine. Signalons la vision réaliste de ces acteurs qui s’interrogent notamment sur les relations entre les formations et les entreprises et sur la réalité concrète des modèles universels de gestion. Ces résumés et commentaires sont d’excellents apports pour guider le lecteur dans la lecture du volume, tant les différences sont réelles.


 

Marketing ! Un nouvel ouvrage…

etudes de marché

Mon ouvrage réalisé avec Laurent Bister vient de sortir

Le marketing des objets technologiques et des services numériques

 

ou encore :

https://www.facebook.com/pages/Le-marketing-des-objets-technologiques-et-des-services-numériques/1490341717848621

En vente chez Amazon et dans toutes les bonnes librairies!

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L’exemple de servicisation : Komatsu

L’exemple de la société Komatsu[1] est emblématique, car il a permis à cette entreprise de devenir le leader et donc de détrôner Caterpillar.

 

Komatsu a équipé ses camions et ses pelleteuses d’équipements pour suivre les opérations à distance et permettre le management de la flotte. L’offre nommée Komtrax est une application mobile, compatible avec iPhone, iPad et les Smartphones Android. Elle permet donc de gérer à distance, de façon proactive et en tout temps, un parc d’équipements mobile de la société (camions, pelleteuses, équipements de chantier. Parmi les données relevées, notons les heures d’utilisation (SMR), la consommation de carburant, des codes d’alerte  en particulier des pannes, le suivi des déplacements  et des itinéraires, ainsi que la localisation par GPS.

 

 

 

 

Ce texte doit beaucoup a mes discussions avec Yoshio Tanaka, Professeur de dynamiques des technologies au  département du  Management des Technologie (MOT), Université des sciences de Tokyo au cours du Global Forum « Shaping the Future 2013, Driving the digital future, strategies to grow stronger communities and businesses », les 28 et 29 octobre 2013, Palazzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie.



[1] Komatsu est une marque déposée. Komtrax est une marque déposée de Komatsu America Corp., qui est un concessionnaire autorisé de Komatsu Ltd.

Comment faire une politique de l’Internet performante ?

L’OCDE a dans son champ de compétence l’économie de l’Internet

 

Comment faire une politique efficace de l’Internet ? Telle est la question à laquelle l’OCDE a essayé de répondre en se focalisant sur trois points :

 

- la productivité,

- l’innovation et croissance,

- la création d’emplois.

 

Ces trois points ont été mis en avant en fonction du principe selon lequel les technologies de l’Internet sont des « créateurs » d’activité.  C’est pour cette raison que l’OCDE s’est lancée en 2011 dans la production de recommandations sur les principes pour faire une politique Internet (Internet Policy Making Principle).  L’organisation internationale a défini 14 principes, qui ont été révélés par l’observation des bonnes pratiques dans ce domaine.

 

 

Version anglaise (original) et traduction  en français

Promote and protect the global free flow of information; Promouvoir et protéger le flux libre (gratuit) et global d’informations
Promote the open, distributed and interconnected nature of the Internet; Promouvoir la nature ouverte, distribuée et connectée d’Internet
Promote investment and competition in high speed networks and services; Promouvoir l’investissement et la concurrence avec des réseaux à très haut débit et des services
Promote and enable the cross-border delivery of services; Promouvoir et permettre la fourniture de  services transfrontaliers
Encourage multi-stakeholder co-operation in policy development processes Encourager la coopération de multi-partie-prenante dans des processus politiques de développement
Foster voluntarily developed codes of conduct Favoriser des codes de conduite volontairement développés
Develop capacities to bring publicly available, reliable data into the policy-making process Développer des capacités pour fournir des données publiquement disponibles, fiables dans le processus décisionnaire
Ensure transparency, fair process, and accountability Assurer la transparence, les processus justes et la responsabilité
Strengthen consistency and effectiveness in privacy protection at a global level Renforcer la cohérence et l’efficacité dans la protection de vie privée à un niveau global (mondial)

 

Maximise individual empowerment Maximiser la responsabilisation individuelle
Promote creativity and innovation Promouvoir la créativité et l’innovation
Limit Internet intermediary liability Limiter la responsabilité des intermédiaires en ce qui concerne Internet
Encourage co-operation to promote Internet security Encourager la coopération pour  promouvoir la sécurité sur Internet
Give appropriate priority to enforcement efforts Donner la priorité appropriée pour favoriser l’action

 

 

L’organisation  recommande aux pays membres de les mettre en place. La Colombie, le Costa Rica, la Lituanie ont adopté les mêmes principes que les pays de l’OCDE.

 

 

Source : présentation de Jorgen Abild Andersen, OCDE, au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

 

Pour en savoir davantage : http://www.oecd.org/internet/ieconomy/49258588.pdf

 

 

Les cités des métiers, mondialisation d’un concept pour lequel le numérique est la clé !

La notion de cité des métiers a vu le jour à Paris, en 1993 à la cité des sciences de la Vilette.

 

Les cités des métiers sont définies par cinq critères :

 

-          être centré sur les besoins des personnes et être ouvert à tous,

-          être accessible largement (accès libre, self-service, confidentialité),

-          être dédié à tous les secteurs professionnels ou tout sujet,

-          être supporté par un large partenariat de conseil et de financement (incluant les principaux acteurs de l’emploi et du conseil),

-           fonder sur une interaction des différents types de support et de média (conseil, outils personnels et dynamique de groupe).

 

Les cités des métiers ont proliféré dans le monde.

 

Dates Principales évolutions
1999-2000 Première extension des cités des métiers : 4 en France, 2 en Italie
2001 10 cités dans 5 pays, création du CDM NGO Network, réseau des cités
2013 39 cités dans 9 pays et 80 centres associés

 

Tableau 1: Évolution du nombre des Cités des métiers

Les cités des métiers ont évolué avec les technologies. Il y a eu différentes étapes décrites dans le tableau ci-dessous.

 

Année Contenu
1995 Un endroit où l’on vient chercher des informations
1997 Donner des accès aux contenus de la maison et à des événements y compris depuis l’extérieur
2004 Début des applications mobiles
2008 Séparer ce qui est plus facile à faire en ligne et lors d’une  rencontre physique et par conséquent choisir la meilleure façon de répondre
2011 Approche de type Livings Labs
2012 Utilisation des réseaux sociaux
2014 Approche incubateurs de communauté avec des outils en ligne

 

Tableau 2: Évolution du fonctionnement des cités des métiers

 

L’approche « Living Labs » a été une phase importante dans le développement. Il s’agissait de compenser :

 

-          l’isolement lié à une plus grande utilisation des écrans,

-          la pseudo-convivialité créée par les réseaux sociaux,

-          l’effet du « trop d’information » ou encore d’infobesité.

 

Il fallait donc créer des situations d’apprentissage et d’échange. C’est pour cette raison que les cités des métiers ont mis en place des groupes de travail organisés en sessions, ainsi que des clubs, la réception d’utilisateurs à l’extérieur des locaux, des ouvertures le soir et des interviews de dernière minute avant la rencontre des recruteurs avec des self-feedback. Ces actions consistaient aussi dans la découverte des outils en ligne pour trouver des « jobs » sur Internet et sur les réseaux sociaux. Un certains nombre de clubs ont été créés. Ils correspondent à des populations particulières : travailleurs disqualifiés, migrants, malades chroniques et travailleurs âgés. L’idée dans ce cas est d’accueillir leurs réunions en facilitant leur mise en œuvre tout en laissant les acteurs se prendre en main. Il s’agit de créer un incubateur de communauté. L’approche suivante sera de construire des outils en ligne pour devenir encore plus efficace. La dernière action, en l’occurrence la plus récente, consiste à se demander comment utiliser  les réseaux sociaux pour cela.

 

Latinos Travailleurs de plus de 45 ans Contexte de perte d’emploi économique
Post Gradué universitaires Malades chroniques Religieux
Amélioration des compétences Trans-genre Artistes
Femmes créatrice d’entreprise Compétences provenant d’ailleurs Activités complémentaires

 

Tableau 3 : Exemple de type de groupes créés

 

Source : Intervention d’Olivier Las Vergans au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

 

Pour en savoir davantage : http://www.reseaucitesdesmetiers.com/

Le Système d’information peut-il contribuer au développement durable ?

Le Système d’information peut-il contribuer au développement durable ? Tel est l’objectif de « l’opération framboise »

 

« L’opération framboise » est le nom de code pour l’introduction d’ordinateurs « Raspberry » au sein du groupe hospitalier Le Creuzot-Monceau.

 

Après avoir fait un bilan économique d’une centralisation des opérations, il fallait trouver également une solution pour remplacer le parc. Le constat a été rapidement établi. Un « ordinateur-tour » coûte entre 400 à 500 euros. Un portable coûte plus de 600 euros. Un Raspberry coûte 40 euros ; avec la connectique, clavier et écran, le prix atteint 150 euros.

 

La question principale a été de donner davantage d’autonomie à l’utilisateur. Pour cela, certaines questions se sont posées. Comment équiper des chariots mobiles et  passer d’un coût de 4 000 euros  à 1 500 euros ?

Comment répondre à la mobilité à l’intérieur et hors de l’établissement ? Comment faciliter le partenariat ?

 

En termes de système d’information, il s’agissait de répondre à des nouveaux usages et à l’évolutivité du parc. En même temps, deux objectifs complémentaires étaient visés : renforcer la haute disponibilité, sécuriser les données. La virtualisation du poste de travail a été la solution retenue.

 

Il s’agissait donc d’une virtualisation étendue du poste de travail (VDI  pour  Virtual Desktop Infrastructure). Cette virtualisation a essayé de profiter du système d’exploitation  à  disposition (OS ou Operating System)  afin de personnaliser l’environnement de chacun. Il a été possible d’admettre une logique BYOD  (abréviation de l’anglais « Bring your own device » ou « Apportez vos appareils personnels »).

 

Avec cette logique, l’utilisation de ce type de système pourrait être étendue à la surveillance et la sécurité des locaux, à la connexion de lecteurs de carte RFID (de l’anglais radio frequency identification) et aux badgeuses horaires.

 

Cette solution est dans une logique de développement durable. À chaque vente, la fondation qui a développé Raspberry verse une aide aux pays en voie de développement. La consommation d’énergie est de 2 Watt contre 50 à 100 Watt pour un ordinateur classique. En termes de coûts, cette solution permet de réaliser entre 5 et 30 % d’économie.

 

La virtualisation des applications a été  réalisée par le développement de briques technologiques. Elles doivent permettre la portabilité des usages et dédier des environnements

 

Que ce soit en ce qui concerne la virtualisation des postes de travail, tout comme celle des applications,  la limite est le coût des infrastructures de communication. Pour  1 000 postes de travail dans l’hôpital, 90 % de la population se connecte.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

Les 5 priorités de la stratégie des systèmes d’information de santé

 

Philippe Burnel, délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, a présenté les cinq objectifs prioritaires de son action.

 

Objectif 1

 

Ce premier objectif concerne le déploiement du dossier médical personnel version 2 et des messageries sécurisées. Des systèmes d’information support de la coordination des soins doivent être mis en place. Il y a  une volonté de les déployer en parallèle. Le repérage des choix des professionnels sera alors la source ou la découverte de la bonne solution. À cette occasion, l’objectif est d’envoyer les lettres de sortie dans un délai raisonnable. En énonçant cet objectif, Philippe Burnel nous a laissés dans le flou de cette nouvelle version du DMP.

 

Objectif 2

 

Il s’agit d’aider le patient à s’orienter dans les systèmes de santé. La première étape a été la base de données sur le médicament. Elle se caractérise par une mise en cohérence des informations issues de différents services et agences. La capacité à coordonner les différents sites web, les services et les productions administratives existantes sera poursuivie.

 

Objectif 3

 

L’ouverture raisonnée des données de santé et sociales est l’un des objectifs. Le délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé définit trois types de données. Les données nominatives dont le cadre juridique est déterminé et qui ne sont partageables qu’entre les professionnels (c’est parfois limité aux professionnels de santé). Les données statistiques totalement anonymes ont pour vocation d’être diffusées. Les données apparemment nominatives, mais dont il est possible de re-identifier le patient, nécessiteront une régulation de l’accès.

 

Objectif 4

 

Le déploiement de la télémédecine est le quatrième objectif. Il correspond à la mesure 33 du Conseil de filière annoncé par le Président de la République. Il s’agit de favoriser le développement de la télémédecine. Il sera intégré dans l’article 29 du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

 

Objectif 5

 

Il s’agit de mettre en place des outils pour la réorganisation de vigilance et surtout d’augmenter le taux de collecte. C’est un vaste chantier de mise en œuvre, car il doit prendre en compte notamment des données sociales et des informations provenant des services qui n’ont pas pour vocation exclusive la santé.

 

Actions transverses

 

Les actions transverses concernent en premier lieu la poursuite de l’incitation, pour ce qui est des professionnels de santé, à utiliser les nouvelles technologies ainsi que la sécurité des systèmes d’information.

 

La directive européenne sur le flux transfrontalier, et en particulier l’article 14 qui s’impose à tous les pays dès novembre 2013, imposera un cadre de travail. Ce dernier comprend des points d’interopérabilité et l’identification des professionnels de santé, les problèmes de la nomenclature des soins. Il s’agira de déterminer un ensemble de données dont chaque État s’engage à faciliter le recueil et de rendre possible les prescriptions en ligne. Ce dossier de synthèse  minimum  sera basé sur les travaux du groupe epSOS[1] (epSOS – European Patients – Smart open Services). epSOS utilise la base SNOMED (Systematized NOmenclature of MEDical fields). Une recommandation porte sur le volet médical de synthèse. Il suffit par la suite de déposer ce recueil dans le DMP version 2 pour se mettre en conformité. La seule vraie difficulté concernera le codage dont on ne connaît pas de solution simple, et ce compte tenu du caractère fortement sémantique. Il y a une véritable divergence entre les pays européens, car, par exemple, la France n’utilise toujours pas SNOMED dont la dernière version n’est pas traduite en français.

 

 

 

Au sujet de SNOMED et ICD

 

SNOMED Clinical Terms (SNOMED CT) est le nom d’une nomenclature de santé. C’est une restructuration de SNOMED RT (Reference Terminology) développé par le College of American Pathologists et l’United Kingdom National Health Service (NHS) Clinical Terms plus connu sous le nom de Read Codes. La première version de cette nomenclature était connue sous le nom de Systematized Nomenclature of Pathology (SNOP). Cette nomenclature est la production  de l’International Health Terminology Standards Development Organisation (IHTSDO), organisation internationale non gouvernementale basée au Danemark. Pour en savoir davantage : http://www.ihtsdo.org

 

IHTSDO a passé un accord avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS ou  World Health Organization, WHO) pour assurer un lien parfait entre la classification SNOMED CT et les WHO Classifications. La classification de l’OMS actuelle se nomme ICD-10 pour International Classification of Diseases version 10 (CIM ou Classification internationale des maladies en Français). La prochaine version ICD-11 est en cours de réalisation et devrait être valide en 2015.

 

L’histoire aurait commencé en  1893 lorsque Jacques Bertillon, un médecin français, propose une classification des causes de décès lors d’un congrès à Chicago aux États-Unis.  Cette classification a fait l’objet de cinq révisions décennales jusqu’en 1938. À la création de l’OMS en 1945, l’évolution et la mise à jour de cette classification sont à sa charge.  En 1948,  la sixième révision devient la Classification statistique internationale des maladies, ou CIM-6, elle introduit une classification des troubles mentaux. La version actuelle ICD-10 ou CIM 10 a été validée en mai 1990 et est utilisée depuis 1999. Elle comprend 155 000 codes différents et peut être utilisée dans les diagnostics, les procédures et les protocoles.

 

« L’ASIP Santé est propriétaire de la SNOMED V3.5 VF. Conformément à la loi n° 78.753 du 17 juillet 1978, cette nomenclature constitue une documentation publique. Elle est mise à disposition de ses utilisateurs potentiels, sous réserve de l’acceptation d’un contrat de licence. En l’espèce, cette licence est gratuite. »

Extrait du site de l’ASIP Santé : http://esante.gouv.fr/snomed/snomed/

 

La France n’est pas membre de SNOMED. Les pays européens membres de SNOMED sont la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Lituanie,  l’île de Malte, les Pays-Bas,  la Pologne, le Royaume-Uni, la République slovaque et la République tchèque.

 

 

 

Encadré 1: Pour comprendre SNOMED et ICD

Source : Carrefour de la Télésanté organisé par le CATEL, le 23 et 24 octobre à Paris,  site web : http://www.carrefourtelesante.fr

 



[1] Pour en savoir plus : http://www.epsos.eu/

Dématérialisation des échanges au service des territoires de soin

Bien informer le patient est une préoccupation au cœur de certains hôpitaux.

 

La situation de départ à l’hôpital de Villefranche sur Saône

 

Hôpital de Villefranche sur Saône se considère comme un producteur de flux. C’est pour cela que la direction des systèmes d’information de l’hôpital a décidé de mener une réflexion sur les EAI  (Enterprise application integration). Un des premiers constats est de noter qu’il n’y a pas d’intérêt de raisonner sur flux internet, flux externe. L’hôpital a fait l’acquisition  du logiciel Antares v1. En 2010,  l’hôpital a investi dans Antares v2 avec une double logique EAI et EDI (Échange de données informatisées). Le projet s’est résumé à une reprise des flux de la plateforme, un transfert de compétences et d’assistance.

 

24 flux EDI

42 flux EAI

100 000 messages jours

9 gros partenaires externes connectés (CPAM, Trésorerie générale, Mutuelles, Établissement Français du sang, Hospitalis, Thériaque

25 applications connectées

 

 

Encadré 3 : Dimensionnement du projet

Le constat de départ est le suivant : 60 millions de personnes possèdent au moins un portable et 180 milliards de SMS sont envoyés par an. Cette solution de communication est donc populaire.

 

Le projet a été le moment de mettre en œuvre une extension des partenaires et des applications. Le projet phare consiste à établir des communications avec le patient par SMS. Il a commencé par une observation des systèmes d’information existants. La première tâche a été de se poser la question : comment récupérer les numéros de téléphone portable. La recherche des solutions techniques s’est résumée à la tâche suivante : une contrainte s’imposait car le projet devait avoir un faible impact sur les secrétaires médicales. D’où l’idée de faire des expérimentations avant de se lancer. Celles-ci ont montré la possibilité de la faisabilité technique. Grâce aux solutions techniques, la possibilité d’extraire des flux d’information a été validée ainsi que le choix d’un fournisseur d’accès aux push SMS. Une extraction basique autour du dossier patient a été rendue possible par les logiciels.

 

Comment récupérer le numéro de portable ?

Quelle solution logicielle pour envoyer des SMS ?

Comment éviter une charge de travail supplémentaire pour les secrétariats médicaux ?

 

Encadré 4: Les points clés technologiques

 

Les grandes étapes du projet et ses conséquences

 

Le projet a commencé en 2011 par une expérimentation, le rappel de l’hospitalisation du patient avec un rappel en fin des soins. En mars 2012 : deux agendas pneumologie et  cardiologie ont basculé dans le système. En septembre 2012 : le service polysomnographie du sommeil demande à rentrer dans le système. Cette demande a été un signe du succès. L’envoi du code d’accès au parking par SMS pour l’ambulatoire a été ajouté. En novembre 2012, la consultation de pédiatrie a voulu rentrer dans l’offre. En 2013, une généralisation sur l’ensemble des agendas a marqué l’extension à tout l’hôpital.

 

Le principal bénéfice est en termes d’image que le public a de l’hôpital qui devient plus positive. Ce projet a eu une influence directe sur le patient. Cela s’est traduit principalement par une optimisation des rendez-vous, et surtout une baisse sensible des annulations, ce qui représente un bénéfice organisationnel, avec une optimisation des plannings et des flux de patient.

 

Les annulations des rendez-vous sont passées de 6-7 % à 3 %

Pour l’anesthésie, elles sont passées de 25 % à 3 %

Maintenant, elles représentent entre 4 à 5 %  pour ce qui est du secteur ambulatoire.

La perte due aux rendez-vous manqués pour un hôpital qui fait 8 700 opérations ambulatoires a été évaluée à la hauteur de 467 000 euros.

 

 

Encadré 5: Quelques chiffres sur l’impact de la solution

L’optimisation des ressources internes  a été un des points essentiels. Mais le SMS rassure le patient et il a permis d’humaniser la relation patient-hôpital.

 

La société Enovacom

 

Le credo de la société est le suivant : la dématérialisation doit être au service des usages. Enovacom crée une solution HL7 SIU, téléphone et CSV (format de carnet d’adresse) qui fonctionne dans le cadre du logiciel Antares V2. Ces demandes d’envoi SMS sont transmises à un service de routage qui fait la gestion des envois réalisés par la société. Cette plateforme assure les statistiques qui permettent par la suite une facturation à l’usage.  En ce qui concerne le coût : on règle un coût de prestation d’installation, puis la consommation. Le coût des  SMS est en fonction de leur consommation et du nombre de SMS envoyés par an. Cela représente 0,23 à 0,15 du SMS selon la volumétrie.

 

Le problème de confidentialité est un problème plus vaste. Tous les SMS sont visés par les services de la communication. Il y a moins d’informations sur le service que ce qui pourrait être donné, et ce pour des raisons de confidentialité. Pour l’usage que l’on en fait, c’est déjà un plus !

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Enovacom : 521 Avenue du Prado, BP 80 186 , 13268   Marseille Cedex 8, standard : + 33 (0) 4 86 670 000, fax : + 33 (0) 4 86 670 001, site web : http://www.enovacom.fr

 

 

Pilotage du SIH et développement durable

Le Centre Hospitalier Alès Cévennes est un hôpital construit récemment selon les normes Haute Qualité Environnementale.

 

Le pari est non seulement écologique, mais technologique. L’hôpital a été construit avec un réseau voix données image, et équipé de terminaux multimédias, avec 10 bâtiments rattachés et 15 sites distants. Sur les 140 millions d’euros, plus de 3 millions  sont consacrés aux technologies, dont 1 million d’euros aux seules technologies de télécommunication. L’hôpital comporte 800 lits, dont 280 MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique).

 

Les sept personnes de la Direction des Systèmes d’Information  (DSI) gèrent 150 serveurs du système d’information hospitalier (SIH), des équipements de biomédecine ainsi que les réseaux techniques  comme la vidéosurveillance ou la Gestion Technique de Bâtiment (GTB). La virtualisation  a été considérée comme stratégique. La DSI dispose d’un parc de 850 périphériques PC et Clients Légers, plus une centaine d’imprimantes. Plus de trente applications métiers sont en service. La DSI utilisait différents outils de pilotage dont Nagios de Bull. Elle se trouvait dans la situation de répondre au prérequis des indicateurs « hôpital numérique » et notamment ceux de fiabilité, de disponibilité et de confidentialité.

 

L’hôpital était à la recherche d’une solution globale. Il a opté pour l’offre Cairnis qui fonctionne selon une logique DIKW (Data Information Knowledge Wisdom ou Données Information Connaissances Philosophie).

 

Fonction Action
Collecte des données Collecte des informations depuis l’environnement

Exploitation des données via des collecteurs des logiciels

Transformer et structurer l’information Créer des relations entre les données

Consolider les informations

Rendre l’information facilement exploitable

Fournir une information prête à consommer Rendre l’utilisateur autonome en lui apportant la connaissance du système

Édition de rapports, de tableaux de bords, de Key performance indicator (Indicateur de performance clé ou KPI)

Évolution des « output » en fonction de besoins exprimés

Permettre les échanges entre équipes Partage de l’information de la synthèse au détail

Favoriser le travail de groupe dans une logique de service

Tableau 1: Besoins au sein d’un pilotage de système d’information

 

L’offre de CAIRNIS à l’hôpital est celle d’une relation collaborative fondée sur une démarche de service avec des réunions de suivi. Cette offre est focalisée sur l’exploitation directe des résultats basés sur un partage périodique du fonctionnement et par une démarche évolutive des solutions. L’hôpital dispose d’un interlocuteur qui peut répondre aux questions posées et aider.

 

La solution comporte les points suivants :

 

-          Rapport paramétrable,

-          Rapports instantanés,

-          Tableaux de bord,

-          Cartographie décisionnelle,

-          Vues topologiques,

-          Indicateurs de tendance,

-          Indicateurs de consommation.

 

Le projet utilise une démarche Information Technology Infrastructure Librairy (ITIL) que l’on peut traduire par « Bibliothèque pour l’infrastructure des technologies de l’information ». Il s’agit d’un guide de bonne pratique construit à l’origine par des experts de l’Office public britannique du Commerce, mais qui a été adopté par les grands consultants ainsi que les grands constructeurs de matériel.

 

La solution CAIRNIS respecte les phases d’ITIL.

 

Niveau Contenu
Conception de service

 

Gestion des niveaux de service

Gestions des disponibilités applicatives et des composants

Gestion de la continuité

Gestion de la capacité

Gestion de la sécurité

Transition de services

 

Gestion des actifs et de leur configuration

Gestion des changements

Gestion des mises en production

Exploitation de service

 

Gestion des événements

Gestion des incidents

Gestions des problèmes

Gestion des requêtes

 

Tableau 2 : Niveau des contrôles ITIL

 

 

Une des premières phases consiste à connaître la base installée du SI et des éléments de configuration  qui représentent un outil pour toute l’équipe informatique. Les rapports décrivent l’état de santé du SIH, l’accès aux bases de données, la disponibilité, la sécurité. Ils permettent une modélisation des applications. Cette solution permet de calculer des coûts d’utilisation et en particulier des dépenses énergétiques.

 

Le logiciel est construit selon différentes couches. Il est ainsi possible de customiser la base de données, de surveiller les éléments anormaux et de mettre en œuvre des bulletins de sécurité.  L’outil permet une remontée des actions réalisées, mais il ne conduit pas à des actions automatiques. Pour chacun des éléments, il gère les points suivants :

 

-          Propriétaire,

-          Rôle,

-          Criticité

-          Référentiel,

-          Configuration,

-          Interrelation.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/