Archives pour la catégorie Corée

Petit lexique des épices Coréens

L’importance des sauces et des condiments dans la cuisine coréenne devient évidente avec la visite dans le pays. Le soja est une des nourritures de base de ces sauces, il parait qu’il prévient le cancer et qu’il est riche en vitamine E. Ce dernier fait baisser le taux de mauvais cholestérol.

Le Doenjang est une sauce à base de soja qui est répertorié dans la région depuis 2000 ans. Il s’agit d’une pâte de soja broyé avec de l’eau et du sel.

Le Ganjang est une version évoluée du Doenjang. La mixture plus liquide est mise à fermenter pendant deux mois. Des acides aminés et lactiques sont produits à l’occasion de cette fermentation.

Le Gochujang est fait de la précédente sauce (Ganjang) à laquelle on ajoute du poivre et du riz doux. Il subit après un mélange une première ou deuxième fermentation selon les éléments. Elle est souvent plus épicée.

Huile et pâte de sésame sont deux accompagnements traditionnels de Corée. Ils sont parfois mélangés à la précédente sauce (Gochujang) comme sauce pour des légumes.

La Seoul Sungnyemun

Sungnyemun est la porte principale de la forteresse de Seoul. Elle est aussi appelée Namdaemun, pour grande porte sud. La première a été construite en 1398, mais a été reconstruite en 1448. Elle mesure 5 kans de long et 2 de large, le kan est la mesure locale. C’est la plus large porte connue de la ville. Elle aurait donc été construite pendant la dynastie Joseon.

La porte est citée dans des textes anciens. Un texte nomme Jibongyuseol datant de 1634 la cite. Ce texte aurait été écrit par le prince Yangnyeong. Une plaque est accrochée sur la porte, son origine est le sujet de controverses.

Pour la visiter :

29 Namdaemummo (So)-go, Jung-gu, Seoul, Corée

La Corée du Nord, neuvième puissance nucléaire officielle

« La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a procédé, lundi 9 octobre, à un essai nucléaire souterrain couronné de succès », a annoncé l’agence officielle de presse KCNA. Malgré les menaces de sanctions et les mises en garde, l’essaie a eu lieu sur le site de Hwadaeri, près de Kilju. Ce site n’est qu’à 385 kilomètres au nord-est de Pyongyang dans la province septentrionale de Hamgyong. Les sites de Kilchu ,ou Punggye-Yol, sont connus depuis des années par tous les services de renseignement. Selon diverses sources, une secousse sismique de magnitude 3,5 sur l’échelle de Richter, l’explosion a eu lieu à 10 h 30. Il s’agit d’un essai sous-terrain comme la France en avait pratiqué à Mururoa.

L’essai est intervenu le lendemain du neuvième anniversaire de la nomination à la tête du Parti du travail du dirigeant suprême Kim Jong-il. Cette anniversaire a été célébré en grande pompe à Pyongyang,. A cette occasion, la presse locale n’avait alors fait aucune allusion à un essai nucléaire imminent. L’agence de presse KNCA a annoncé « l’événement historique » le lendemain. Elle affirme qu’aucune émission radioactive n’a été détectée dans l’atmosphère.

Images de crise en Corée

Mon arrivée en Corée était toute en nuance. Ce lundi 9 octobre, leurs voisins du Nord avaient annoncé la réalisation d’un essai nucléaire réussi. La Corée du Nord devient donc la 9e puissance nucléaire….

Par rapport à d’autres voyages en Corée, les tas de sac de sable à coté des bouches de métro m’ont semblé moins voyants que pendant mes autres voyages. Mais ce qui est émouvant, c’est que l’inquiétude est visible chez les coréens, ils s’inquiètent de leur situation. Ils se précipitent sur les panneaux où sont affichés les principaux journaux. A l’hôtel, la réception nous a invité de lire les consignes et nous a expliqué que des masques à gaz sont présents dans nos chambres.

J’ai pu voir quelques manifestations, dont mes interlocuteurs m’ont affirmé qu’elles étaient contre leurs voisins du nord. Les forces de polices présentes sur les lieux ne semblaient que vouloir contrôler l’essentiel. La télévision diffuse des informations sur le sujet. Toute l’Asie est inquiète. Les Coréens se rassurent grâce à cela, ils ne sont pas les seuls, mais ils comptent peut être trop sur leurs alliés américains et sur la puissance de l’ONU dont un coréen devient le prochain secrétaire général…

Investissement nordique en Corée

Une rupture est parfaitement visible en 1999, les investissements avaient augmenté jusqu’a cette date avant de se réduire après.

Entre 1981 et 1997, la politique d’investissement était restrictive en Corée. Entre 1998 et 2005, le montant de l’investissement a atteint le milliards de $, après la libéralisation. En ce qui concerne la Suède, la Norvège et le Danemark, des relations commerciales importantes existent dés 1959. La Finlande est entrée en relation avec ce pays seulement en 1973 du fait de la guerre froide. L’investissement qui a explosé en 1999 provient pour l’essentiel des firmes suédoises.

L’investissement est le reflet des firmes performances, cela varie selon les pays. Pour la Suède, il s’agit d’équipement de transport et machine. Pour le Danemark, l’industrie agroalimentaire est dominante. Les secteurs que l’on retrouve pour la Finlande sont l’électronique (Nokia) , papier, produits chimiques. Pour la Norvège, le domaine est celui des transports et des équipements de transport. A titre d’exemple, Atlas Copco a investi 1,2 milliards de $ sur la Corée. En général, ces investissements sont plutôt des achats que des joint-ventures

Source :

Communication de Kristiina Korhonen, Helsinski School of Economics au XII th Euro Asia International Research Seminar, Université de Barcelone, Barcelone, 1 et 2 juin 2006

Internationalisation des activités de recherche en Asie

La question des opérations de recherche et développement des entreprises multinationales japonaises à l’étranger, comme celui des entreprises d’électroniques. L’étude a été ciblée sur 25 compagnies multinationales du secteur de l’électronique. Parmi celles-ci ; 12 sont japonaises, 7 américaines, 5 européennes et une coréenne.

En utilisant les bases de brevets et de communications scientifiques, le taux de recherche « off shore » est passé de 1,05% en 1980 à 7,2% en 2004 pour les entreprises japonaises, 10% pour les entreprises américaines, 14% dans le cas des européennes. Dans l’exemple de Canon, tous les brevets étaient japonais en 1985, il y a 11 nationalités repérées en 2005. IBM est passé de 5 à 31 nationalités pendant la même période.

Source :

Communication de Hyashi Tabamuki, Rikkyo University, Japon, au XII th Euro Asia International Research Seminar, Université de Barcelone, Barcelone, 1 et 2 juin 2006

Le développement de la fraude

Parmi les pays mis en avant par Claude Allègre (la Chine, la Corée, le Brésil, l’Inde, …), qui sont par ailleurs des pays où les scandales de fraudes sont nombreux. Mais le mot fraude n’est pas dans son dictionnaire. Hwang Woo Suk et Jon Sudbo défraye la chronique.

En Norvège, Jon Sudbo, un médecin et chercheur de 44 ans, a admis avoir inventé dans ses statistiques une centaines de faux patients pour une étude sur le cancer de la bouche. Elle a été publié en octobre 2005 dans le magazine médical britannique The Lancet.

L’affaire Hwang Woo Suk, qui a éclatée en janvier 2006, en est un exemple. Ce professeur coréen pionnier du clonage avait donc fraudé.. Ainsi le professeur Hwang Woo-suk est tombé. Il est presque au fond du gouffre après différents paliers de déshonneur. Première phase, il a utilisé les ovules de son personnel pour réaliser ces clones alors qu’il eût été plus facile et discret de s’approprier certains ovules de patientes traitées par fécondation in vitro. Deuxième phase, les clones humain n’en étaient pas. Enfin, son chien cloné Snoppy était lui aussi une invention.

La fraude scientifique n’est pas commune selon lui. C’est extraordinaire que cet homme qui avait fait des choses frauduleuses ait été sanctionné par la machine scientifique elle-même. De plus, la fraude serait momentanément possible, mais très difficile sur une longue durée. Dans de grandes revues scientifiques, des articles sont faux, mais à terme un autre chercheur va le montrer. Les scientifiques ne sont pas différents des autres hommes avec les mêmes défauts. Mais la science n’a pas de vérité, ce qui est revanche le cas des mathématiques. « La science, c’est une vérité provisoire, fondée sur un modèle ».

La principale source de danger provient de l’interférence entre les sciences et les médias. Les scientifiques pour des raisons financières deviennent soucieux de leur pub. Cette idée est mis en avant par Jean Yves Nau dans un article du Monde qui explique qu’ « il y eut d’abord la retentissante première, faite le 23 février 1997 dans les colonnes du journal britannique The Observer, qui, en l’occurrence, violait l’embargo fixé au 27 février par l’hebdomadaire scientifique Nature, et annonçant au monde l’existence de la brebis Dolly. Depuis, les publications scientifiques relatives à la création de mammifères par la technique du clonage ont toujours eu un large écho dans les médias, assurant à leurs auteurs une renommée et une aura que jalousent nombre de leurs pairs. Une course à la notoriété qui entraîna des dérapages répétés, tant de la part des chercheurs que des médias. »

Claude Allègre y voit encore deux autres causes. La deuxième source de danger est liée à l’effet des groupes de pression. Ils essayent de pousser des théories et donc des chercheurs.

La troisième raison est que certains chercheurs utilisent ces moyens pour obtenir des budgets. C’est le « Glou glou pour obtenir des crédits », dixit Claude Allègre. Hervé Morin dans Le Monde reprend se thème. « Publier ou périr. Telle est l’injonction faite aux quelques 5 millions de chercheurs recensés de par le monde. S’ils ne transcrivent pas leurs résultats dans des revues scientifiques, ceux-ci ne seront pas connus de leurs pairs ni, a fortiori, du grand public. Reconnaissance, avancement et attribution de crédits dépendent de ces journaux, et des comités de lecture dont se sont dotés les plus sérieux pour trier le bon grain de l’ivraie. »

Selon Jacques Testard, chercheur à l’INSERM, « le pousse-au-crime, c’est le mercantilisme ambiant ». Ce chercheur en profite pour fustiger les réformes françaises qui veulent mettre en avant les innovations compétitives. Pour lui, soumettre les laboratoires de recherche à des préoccupations industrielle est une erreur. Le risque est alors de voir poindre des solutions policières de contrôle : comité antifraude, cahier de laboratoire normalisé et infalsifiable, et peut être une caméra de surveillance au dessus des lieux d’expérimentation.

Sources:

Allègre Claude, Dictionnaire amoureux de la science, Plon-Fayard, Paris, 2005, 1021 p., ISBN 2-259-19983-6

Blay Michel, Halleux Robert, La science classique (XVIe-XVIIe siècle), dictionnaire critique, Flammarion, Paris, 1998

Morin Hervé, Le clonage à risque de l’information scientifique par les médias généralistes, article publié le 15 Janvier 2006, Le Monde

Nau Jean Yves, L’affaire Hwang ou les ravages de la course à l’audience, article publié le 15 Janvier 2006, Le Monde

Testard Jacques, L’affaire Hwang Woo-suk ou les dérives de la science-spectacle, article publié dans la série débat le 04 Janvier 2006, Le Monde, page 19

Conservatoire des Arts et Métiers, Paris, 5 janvier 2005, Rencontre avec Claude Allègre, membre de l’Institut, professeur à l’université de Paris VII, et par Robert Halleux, membre de l’Institut, professeur à l’université de Liège.

Version initiale de l’article publié le 9 janvier 2006 et modifié le 18 janvier 2006.

Chine : premier exportateur des TIC

Chine : premier exportateur des TIC

L’Asie devient un leader pour ses technologies

La Chine dépasse les Etats-Unis pour devenir le premier exportateur mondial de biens des technologies de l’information

L’OCDE vient de publier le 12 décembre les statistiques de commerce de produits TIC, issu de la direction de la science, de la technologie et de l’industrie. Le même jours le coréen Samsung annonçait qu’il serait en 2005 le plus important vendeur de téléphones mobiles en France (environ 27%) contre 20% pour Nokia et 18% pour Sagem.

ocde

Les données de cet organisme montrent que la Chine, en 2004, a ravi aux Etats-Unis le premier rang mondial pour les exportations de biens des technologies de l’information et des communications (TIC). Il s’agirait essentiellement de téléphones mobiles, d’ordinateurs portables et d’appareils photo numériques.

La Chine affiche un excédent commercial pour ce secteur de 40 milliards de dollars (USD). En revanche, ce pays devient le plus grand importateur de composants avec 62 milliards de circuits intégrés, 10 de composants discrets. L’excédent commercial de la Chine au titre des TIC avec les Etats-Unis se chiffre, pour 2004, à 34 milliards USD ; avec l’Union européenne, il est de 27 milliards.

Selon l’OCDE, « en 2004, la Chine a ainsi exporté pour 180 milliards USD de biens des TIC, alors que les exportations des Etats-Unis dans la même catégorie se chiffraient à 149 milliards. En 2003, les Etats-Unis occupaient le premier rang, avec 137 milliards USD, et la Chine se classait deuxième, avec 123 milliards. La part de la Chine dans les échanges mondiaux de biens des TIC, importations et exportations comprises, a atteint 329 milliards USD en 2004, en hausse par rapport à 234 milliards en 2003 et à 35 milliards en 1996. En comparaison, la part des Etats-Unis se chiffrait à 375 milliards USD en 2004, 301 milliards en 2003 et 230 milliards en 1996. »

« Les données révèlent une intensification des échanges entre la Chine et les autres pays d’Asie, en même temps qu’un recul correspondant des importations de biens des TIC de cette région en provenance de l’Union européenne et des Etats-Unis. En effet, pour fabriquer des ordinateurs portables ainsi que des téléphones mobiles perfectionnés, la Chine était auparavant tributaire de composants électroniques, les puces, par exemple, qui étaient importés de l’Europe et des Etats-Unis ; elle se procure maintenant ces composants de plus en plus dans d’autres pays d’Asie, notamment au Japon (18 % des importations de TIC de la Chine), au Taipei chinois (16 %), en Corée (13 %) et en Malaisie (8 %). »

La Chine devient le plus gros exportateur de biens des TIC vers les Etats-Unis, principalement des ordinateurs qui venaient auparavant du Japon. Il semble que l’abandon des ordinateurs portables par IBM au profit de Lenovo en soit à l’origine. Elle contribuent pour 27 % aux importations américaines totales de ce type de biens en 2004.