Archives pour la catégorie WSIS / SMSI

Sommet Mondial pour la Société de l’Information

Les exemples pour améliorer Internet

 

 

Les exemples pour améliorer Internet sont nombreux, nous ne prendrons que quelques exemples.

 

D’abord les infrastructures

 

Le Brésil a introduit des lois fondamentales pour favoriser le développement de ces technologies. Ce pays a principalement construit des infrastructures. Kiyoshi Mori,  ministre de la communication du Japon. Des questions multiples restent a résoudre et en particulier la contrainte économique. Le Japon est l’un des marchés le moins cher du monde sûrement du fait de la stratégie nationale. L’état a créé un réseau national dès 2004, la politique  consistait à avoir une connexion partout. Les conséquences ont été la multiplication des innovations. Cette situation a conduit à promouvoir la sécurité de l’information, qui a été le deuxième plan de ce pays.

 

Dans les applications

 

Inder Singh, Ministre Indien, explique que son pays est un acteur majeur des TICs, mais qui ne se sont pas réellement diffusés dans l’ensemble du pays. La question d accès reste importante pour le pays. L’Inde a mis en place des priorités. Le plan concerne 100 000 villages avec des centres Internet en cours d’installation pour fournir de l’éducation  et la télémedecine. Ce pays affichent des chiffres très particuliers en plus d’Internet : 22 langues officielles, 200 millions d utilisateurs mobile, 7 millions d usager en plus par an.

 

Ensuite les contenus

 

Pour Catherine Trautman du Parlement européen. Les questions clés sont la liberté d’expression, la sécurité et le respect de la vie privé. Il est important d’éliminer les capacités de censure.

 

Source : Le forum de la gouvernance de l’Internet a eu lieu du 12 au 15 novembre 2007 à Rio de Janiero, Brésil, pour en savoir plus : http://www.intgovforum.org/

 

Les internautes à Rio, à la recherche d’un modèle pour l’Internet

 

 

Il faut rappeler que le réseau Internet est le résultat de la contribution de nombreux pays, de nombreux acteurs. Il est devenu le système utilisé par tous. 1995 est une date fatidique, qui est marquée par l’entrée du grand public, facilitée elle-même par les moteurs de recherche qui sont les germes permettant cette explosion.

 

Un Internet pour tous

 

Pour Sergio Rezende, il s’agit de contribuer à la stabilité d’Internet et de maintenir son devenir dans les axes actuels. Cette thèse est assez répandue. L’ISOC milite pour la stabilité. Sa représentante,  Lynn Saint Amour rappelle que, depuis 1992, les ingénieurs de l’IETF ont construit un Internet qui est resté robuste et est en pleine santé. De plus, le développement des compétences, la création de contenu, l’investissement des entreprises sont fondamentaux et nécessaires et doivent se poursuivre.

 

Un Internet qui respectent les hommes

 

Maud de Boer Bucquicchio, secrétaire général du conseil de l’Europe, veut faire la promotion des droits de l homme. Elle désire mettre en pratique la convention sur les droits de l’homme qui se traduit dans les réseaux par : « Jouir d’un maximum de service avec un minimum de contrainte ».  Cette idée est bien celle qui préoccupe Gilberto Gill, pour qui, l’accès au savoir est la seule solution pour obtenir de la justice et de la sécurité. C’est pour cela qu’Internet doit être un territoire pour tous.

 

Un Internet pour le développement

 

Pour Ivy Matsepe Casaburri, ministre des télécommunications d’Afrique du sud, le défi le plus important est l’élimination de la pauvreté qui va rester encore pendant quelques années, mais Internet peut faciliter sa réduction.

 

Source : Le forum de la gouvernance de l’Internet a eu lieu du 12 au 15 novembre 2007 à Rio de Janiero, Brésil, pour en savoir plus : http://www.intgovforum.org/

 

 

 

Le sommet de Rio de l’Internet affirme une volonté de changement

 

 

La place privilégié des Etats-Unis.

 

Le ton a  été donné dès le début du sommet de Rio, plusieurs orateurs se proposent de « passer d’un modèle du monopole propriétaire à celui de la coopération. Aucun ne fustige l’impérialisme américain sur le réseau des réseaux mais il est de bon ton d’évoquer « les hyper-réalistes qui créent un anti-pragmatiste dominant ». Une autre phrase « moustic » de ce sommet est « n’oublier pas que les mondains ne changent pas le monde ». Pour Gilberto Gill, le défi est d’éliminer les dissymétries actuelles.

 

Pour Anriette Sterhuysen, secrétaire général d’APC, il ne faut pas que l’avenir de l’ICANN domine l’espace de discussion dans ce forum. Cela n’empêche pas les américains d’intituler les écrans de leurs présentations par des phrases comme « US and Globally », je rêve !

 

Hamadoun Toure, secrétaire général de l’UIT prône la coopération, la cohérence et l’inclusion. Tout un programme… Jose Gago, Ministre des technologies du Portugal représente l’Europe. Il veut avancer sans revenir au multilatéralisme qui était le cas de la téléphonie, il se réjouit donc de cette approche.

 

La problématique de l’accès est toujours présente…

 

Kiyoshi Mori,  ministre de la communication du Japon rappelle qu’Internet à dépassé le milliard d’utilisateur. Mais ce n’est pas l’idéal attendu. En effet, Anriette Sterhuysen, secrétaire général d’APC rappelle que l’accès est vital car plus de 5 milliards de personnes n’ont pas accès. Elle plaide pour la diversité culturelle et l’innovation, qui viendra avec plus d’accès et d’ouverture.

 

Pour Sergio Rezende, il faut reconnaître l’importance de l’accès efficace à Internet. La fracture numérique doit être éliminée. Elle accroît les différences entre les pays dans tous les domaines où la connaissance est importante et pour les affaires. L’inclusion numérique de tous est donc essentielle.

 

Vers un Internet multilinguistique

 

Cette volonté de changement existe mais dans un moindre domaine à l’ICANN. Paul Twomey, se dit fier de la réalisation d’Internet. La communication est possible dans le monde entier et ceci d’une façon qui n’avait jamais été vue auparavant. Internet est un changement extraordinaire, il se propose de travailler de façon plus internationale et de construire un Internet multilinguistique, ce qui ne m’apparaît pas une évolution majeure.

 

Adama Samassekou pense que chaque citoyen du monde doit pouvoir accéder avec sa langue. Les programmes de formation deviendront plus faciles. Il se plait à rappeler l’excellent message du secrétaire général pendant les SMSI : « les langues, ça comptent ».

Le prochain forum de la gouvernance de l’Internet devrait avoir lieu du 8 au 11 décembre 2008 en Inde.

 

Source : Le forum de la gouvernance de l’Internet a eu lieu du 12 au 15 novembre 2007 à Rio de Janiero, Brésil, pour en savoir plus : http://www.intgovforum.org/

 

 

Pour un Internet multilingue : l’UIT, l’UNESCO et l’ICANN collaborent à l’occasion du Forum sur la gouvernance de l’Internet

 

 

 

L’Union internationale des télécommunications, l’UNESCO et l’ICANN vont participer ensemble aux efforts déployés dans le monde pour définir des normes universelles applicables à l’édification d’un cyberespace multilingue. Ces trois institutions tiennent un atelier sur ce thème aujourd’hui, à l’occasion du deuxième Forum sur la gouvernance de l’Internet, qui se déroule à Rio de Janeiro (Brésil) du 12 au 15 novembre 2007. C’est au moins le point le plus avancé de ce sommet.

 

Le multilinguisme est un concept essentiel si l’on veut assurer la diversité culturelle et la participation de tous les groupes linguistiques dans le cyberespace. Le risque se précise de voir des centaines de langues locales laissées de côté, de façon non intentionnelle certes, dans l’expansion radicale de la communication et de l’information sur la Toile. Le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) a reconnu l’importance que l’on attache à la diversité linguistique et aux contenus locaux, et l’UNESCO a été chargée en la matière de coordonner l’application de la grande orientation adoptée par le Sommet.

 

A Rio, Paul Twomey, Président et Directeur général de l’ICANN, affirme « Les débats de cet atelier sur le multilinguisme – combinés à notre évaluation des noms de domaine internationalisés – vont aider l’ICANN à progresser vers la mise en oeuvre intégrale IDN.  L’ICANN a entrepris au plus haut niveau la plus vaste procédure d’évaluation des IDN jamais envisagée ». IDN est la solution pour utiliser les autres alphabets (Chinois, cyrillique, japonais, arabe, …)

 

La communiqué de l’UIT donne des explications. « Suite à l’évaluation des noms de domaine internationalisés par l’ICANN, les utilisateurs de l’Internet peuvent désormais, dans le monde entier, accéder à des pages wikis assorties du nom de domaine « example.test » dans les onze langues retenues pour le test – arabe, persan, chinois (simplifié et classique), russe, hindi, grec, coréen, yiddish, japonais et tamil. Les pages wikis permettront aux internautes de créer leurs propres pages dérivées, portant leur nom, dans leur propre langue, sur le modèle: example.test/votrenom. ». J’ai voulu essayé avec mon nom mais je ne parle aucune des ses langues.

 

Les noms de domaine, qui actuellement sont pour l’essentiel limités aux caractères latins ou romains sont considérés comme un élément important dans la multilinguisation de l’Internet, un élément qui reflète la diversité croissante des besoins linguistiques de l’ensemble des utilisateurs. Hamadoum Touré, Secrétaire général de l’UIT, l’affirme : « L’UIT est résolue à aider ses membres à promouvoir la diversité des alphabets utilisés pour les noms de domaine. Cet atelier est une importante occasion de renforcer la coopération nécessaire avec les organisations concernées – UNESCO, OMPI, ICANN notamment – pour assurer et développer l’utilisation de la Toile par-delà les barrières linguistiques ».

 

La Conférence de plénipotentiaires de l’UIT, qui a eu lieu à Antalya (Turquie) en novembre 2006, a reconnu la nécessité de rendre les contenus Internet disponibles en caractères non latins. Pour un utilisateur de l’Internet, il est plus facile de dire ou de consulter des textes rédigés dans sa propre langue, et pour être largement accessible, l’Internet doit être multilingue. Les résultats du SMSI ont par ailleurs rappelé la nécessité d’oeuvrer à la multilinguisation de l’Internet dans le cadre d’un processus multilatéral, transparent et démocratique, faisant intervenir les gouvernements et toutes les parties prenantes.

 

L’UNESCO, avec l’UIT et l’ICANN, s’efforce de rassembler les principales parties intéressées dans le monde entier afin de définir un accord sur des normes universelles applicables aux questions linguistiques dans le cyberespace. Ces questions dépassent largement le simple cadre des noms de domaine internationalisés: elles concernent aussi les normes relatives aux jeux et aux polices de caractères, au codage des textes, à l’utilisation des langues dans les principaux systèmes d’exploitation des ordinateurs, aux outils de développement des contenus, aux logiciels de traduction automatique et aux moteurs de recherche dans les diverses langues.

 

Source : Deuxième Forum sur la gouvernance de l’Internet, Rio de Janeiro (Brésil) du 12 au 15 novembre 2007

Le sommet de Rio commence aujourd’hui

Le sommet sur la gouvernance de l’internet, IGF, Internet Governance Forum, commence ce matin le 12 Novembre à Rio, ce blog va retracer les grands moments et les grandes idées. Cette conférence est une suite du Sommet Mondial pour les Sociéte de l’Information (WSIS, SMSI). Plus de 1000 personnes sont présentes à l’hotel Windsor à barra.

Le suivi à distance est possible du sommer est possible, il suffit d’aller sur le site du pays hôte,  il y aura une retransmission en directe via le web. Des questions pourront être posées par email, que ce soit en français, en anglais, en espagnol ou en portugais (voir l’adresse sur le site du FGI ou sur celui du pays hôte). Il prévu que ces questions soient transmises aux responsables des sessions prévues à partir du 12 Novembre pour réponse, dans la mesure du possible.
 

Le démocratisation d’Internet, le développement de l’action sont les points clés. Indirectement, c’est l’enjeu du contrôle d’Internet par les américains est en jeux.

Pour plus de détails :

Pour plus d’information sur la conférence (programme, contributions diverses etc.) : voir http://www.intgovforum.org/


Site du pays hôte sur le FGI : http://www.igfbrazil2007.br/

Comment devient-on un grand homme ?

 

 

Dans son ouvrage, le XXe siècle expliqué à mon petit-fils, Marc Ferro traite de l’exemple de Gandhi, Martin Luther King et Nelson  Mendela. Pour ces hommes, le caractère fondamental est de manifester une exigence de justice dans un monde inégalitaire.

 

Il convient de mettre en place un mode non violent de résistance à l’oppression. Gandhi la baptise « Satyagrapha » ou étreinte de vérité.

 

Le mode est simple, il s’agit d’avoir une action non violente fondée sur trois approches :

 

La non-coopération avec les autorités en place est le fondement de toute action. Cette attitude crée nécessairement des tensions fortes et souvent la création de groupes opposants comme le Ku Klux Klan aux Etats-Unis, ce sont des outils de résistance pour le maintien de la situation.

 

La désobéissance civile passe souvent par la  clandestinité comme cela fut le cas pour Nelson Mandela. Cette forme de désobéissance n’est possible qu’avec un niveau de formation élevée. Ce dernier passera son temps en prison à étudier le droit ce qui lui sera utile par la suite pour imposer ses idées au président libéral blanc De Klerk.

 

Les marches et actions de communication pacifique sont nécessaires, pour s’affirmer. Martin Luther King construit le terme « d’affirmative action » pour lutter contre les ségrégations de tous types.

 

La paix fin des inégalités est alors un accord. Les spécialistes parlent, un peu avant,  de geste de paix. Le philosophe Giorgo Agambem fait remarquer à juste titre, que ce geste de paix, cet accord est du même type que celui qui atteste de la vente sur un marché entre un paysan et son acheteur. Si le titre de paix désigne le plus souvent un pacte, une convention, la connaissance du latin ou du grec impose de discerner des différences. Le latin a deux mots, la « pax » parle de la convention, l’accord, l’état des choses après celle-ci est « l’otium » qui est donc le vide ou l’absence de finalité.

 

Giorgo Agambem souligne alors ce fait. Il affirme dans son ouvrage « idée de la prose » que «toute lutte entre les hommes est une lutte pour la reconnaissance, et la paix qui succède à cette lutte n’est rien d’autre qu’une convention qui institue les signes, les conditions de cette mutuelle et précaire reconnaissance ».  Il fait preuve d’un pessimisme latent très fort qui contraste avec l’optimisme de Gandhi, Nelson Mendela ou  Martin Luther King. Dans le même chapitre, il écrit : « une telle paix et toujours et seulement paix des nations et du droit, semblant de reconnaissance d’une identité dans le langage qui provient de la guerre et finira dans la guerre », même s’il s’agit d’une guerre froide comme l’affirme Mac Ferro.

 

Sources :

 

Aganbem Giorgo, Idées de la prose, Chistian Bourgois éditeur, Paris, 1998, ISBN 2  267 0186 3

 

Ferro Marc, le XXe siècle expliqué à mon petit-fils, Seuil, Paris, 2007, ISBN 978 2 02 040 392.4

 

Rencontre avec Nelson Mendela à Genève dans le cadre de World Telecom en novembre 1995.

 

L’agence passerelle

Au cours du forum des acteurs de la solidarité numérique, qui a eu lieu le 13 septembre 2006 à Lyon, Pierre Alain Muet a qualifié de « rôle de passerelle » en parlant de l’agence de la solidarité numérique. Pour lui, il est nécessaire de faire la preuve par l’action.

L’agence est là car il est nécessaire de faire converger différentes approches dans les actions vers les pays africains et depuis les pays développés. L’adjoint au maire de Lyon rappelle que la coopération décentralisée est fascinante mais elle n’est pas simple. De plus, l’enrichissement réciproque est un des facteurs clés. D’où la nécessité de cette agence. Faire en sorte que l’on mette en œuvre des coopérations a permis de soulever des difficultés. Tous les acteurs ont « en tête des choses qui ne sont pas concrétisées ».

La reconfiguration des machines, la préservation des langues africaines sont des exemples d’objectifs…

Medias en Guinée

L’exemple de l’aide à la formation des journalistes guinéens a été présenté dans le cadre du Forum des acteurs de la solidarité numérique, qui a eu lieu le 13 septembre 2006 à Lyon. En résumé, il s’agit de répondre à la demande de formation de journalistes. Elle a été réalisés via une convention entre les universités Lyon II et Conakry. La Guinée dispose de 400 titres de journaux, pas de quotidien (Absence locale de véritables rotatives), 120 cartes de presses délivrées, 1 journaliste sur 10 est allé à l’université.

Dans ce projet, les TIC ne sont que des outils. Il apprend au journaliste à aller chercher l’information à la source. Le projet s’est vite déroulé. Il comporte trois volets : la signature d’une convention pour l’échange de contenu et d’enseignant, le jumelage des clubs de la presse, l’aide à la formation de journaliste Guinéen. La volonté émane du gouvernement guinéen selon l’idée que la liberté de la presse est l’image de la démocratie. Mais cette forte présence du gouvernement remet en cause la sacro sainte indépendance de la presse.

Dans ce pays, il faut signaler l’importance de la télévision, d’où la réalisation d’une coproduction en france 3 et la télévision guinéenne, RTG qui laisse une grande place à la francophonie. Il y a aussi la mise en place d’un institut infocom à Conacry. Dans ce cas, cela passe par la formation des formateurs guinéens, la mise en place d’ateliers d’écriture. Le budget est de 25000 euros, 5000 euros pour la mission d’exploration, puis deux missions de 4 journalistes pour17000 euros

Solidarité, économie, insertion et emploi

La posture de l’emballement des technologies est la plus souvent admise. Cela conduit à des fractures qui apparaissent en différents points et des risques environnementaux. Tel est le point de départ de la réflexion apporté au cours du Forum des acteurs de la solidarité numérique qui a eu lieu le 13 septembre 2006 à Lyon.

Le Club de la solidarité numérique est une association créée en février 2006 avec pour vision une réduction de la fracture numérique. Deux objectifs sont mis en avant ; favoriser des synergies entre les acteurs, promouvoir des projets de solidarité numérique. Ces deux objectifs sont mis en œuvre via des séminaires de formation. Ils doivent accompagner des projets qui ont émergé ici ou la. La demande constatée est énorme. Cela impose un rôle d’intégration fort avec des acteurs de terrain. Dans ce cas, il s’agit de rechercher des partenariats afin d’apporter une pierre à la solidarité internationale. Ce projet regroupe des firmes comme Objis, HP, Mandriva, et Novatech, il est fondé aussi sur l’utilisation des logiciels libres.

Un centre de ressources TIC pour des personnels qui ont des handicaps est proposé par Icom, handicap international pour l’Asie, le Maghreb, l’Europe de l’est. Dans ce cas, le projet cherche à faciliter l’accès aux TICs à ses personnes et ainsi d’éviter d’avoir des sources d’exclusion supplémentaires. Pour cela, il faut sortir de la relation d’aide, et donc, sensibiliser, former et accompagner les acteurs.

Un projet autour du e-commerce équitable est proposé par Ethic attitude et Wonderful monde. Au départ, le projet est de constituer une communauté de moyen afin d’influencer la tendance de réduction des prix, donc, de former et d’aider les porteurs de projets, y compris dans des secteurs précaires.

Le reconditionnement solidaire du matériel informatique est réalisé a destination des écoles françaises, mais aussi au Burkina faso, avec la complicité d’ONG (Organisation Non Gouvernementale) . Il s’agit de donner une deuxième vie à du matériel récent ou de reconstruire des machines avec du matériel ancien démantelé. Parmi les acteurs de ce projet, il faut noter la présence de Micronov, statut de sarl, avec des activités de réinsertion professionnelles, de Microsoft, de groupes industriels et bancaires. South com est un projet similaire associant le conseil général du Rhône, le conseil régional de Rhône Alpes, la caisse d’épargne. Il est fondé sur la réutilisation de matériel informatique avec pour objectifs la création de postes d’insertion, celle des réseaux d’échanges et de partage. Comme il existe des domaines d’expertises pointus en Afrique, un objectif complémentaire est de créer des synergies, créer donc des réseaux de partenariat.

La promotion du tourisme africain est une approche proposée par Azimut international consulting qui propose l’organisation d’un salon de tourisme africain. Le démarrage a eu lieu au Benin avec l’édition d’un magasine de tourisme.

Dans ces projets, il y a des problématiques d’accès (énergie, accès à l’information) qui doivent être résolus en préalable.

Solidarité numérique, gestion des territoires, mise en œuvre des infrastructures

Le Forum des acteurs de la solidarité numérique a eu lieu le 13 septembre 2006 à Lyon. Dans cette manifestation, des projets concernant les collectivités locales ont été présentés.

Pour améliorer la gouvernance, il devient nécessaire d’être au plus près des expertises des collectivités territoriales, soit dans l’installation de système, soit dans la mise en place de système énergétique, soit dans la mise en œuvre de SIG (Système d’Information Géographique).

Dans les pays en développement, les acteurs territoriaux sont face à une fracture cognitive. Il s’agit alors de mettre en place des synergies concrètes, de s’identifier aux territoires. Pour André Loechel, la cartographie de l’innovation correspond à la cartographie de l’identité. Il faut en outre disposer de lieux qui permettent l’initiative économique et le développement de l’entreprise. L’association des villes numériques européennes développe une plateforme de coopération internationale. Par son intermédiaire, il s’agit de revoir la stratégie des rapports internationaux, de faire en sorte que les décideurs puissent échanger leurs analyses, de disposer d’une meilleure connaissance des outils de financement.

Pour la diffusion de compétence en système d’informations géographiques, un projet a été réalisé avec la Tunisie (Université de Sfax) et le Maroc (Université Beni mellal). Il a été constitué d’échanges d’enseignants, et dans un apprentissage méthodologique et technique. A partir de cette première coopération, il s’agit de pousser des modes de coopérations des acteurs territoriaux. Un autre projet passant par l’enseignement consiste dans une formation au développement durable et au commerce équitable et la mise en oeuvre de projet associant TIC et développement durable. Il s’agit concrètement d’une formation de troisième cycle incluant des normes de responsabilité sociale de l’entreprise

L’adaptation à l’évolution des TIC et au développement économique a été réalisée par les « Amis de l’Afrique francophone ». Par exemple, un appui institutionnel au TIC a été réalisé par « France guinée coopération ». Elle a consisté dans l’équipement de chacun des 33 ministères. Ainsi 500 ordinateurs ont été installés.